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Thierry Sallantin

Militant écolo depuis 1967, présent à l'Unesco en septembre 1968 lors du premier congrès mondial sur la situation de la Biosphère ; lauréat du concours général de géographie en 1970 ; boursier Zellidja 1971 (Niger, Azaouak, Touareg), ancien élève de Pierre Aguesse en écologie puis de Robert Jaulin et Pierre Clastres en ethnologie. Ethnologue amazoniste...
 

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Articles de cet auteur

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Derniers commentaires

  • Par Thierry Sallantin (---.---.---.131) 5 juillet 2012 20:32
    Thierry Sallantin

    Petite précision de l’auteur, Thierry Sallantin
    Le mathématicien Alexandre Grothendieck a eu les mêmes récompenses que
    Terence Tao, brillant mathématicien signalé par Leo Le Sage, sur ce
    fil de discussion, donc comme lui les prix les plus prestigieux en
    mathématiques puisque le Nobel de mathématiques n’existe pas, pas plus
    que le Nobel d’économie.Par exemple Alphonse Allais n’a jamais eu le
    prix Nobel comme il est écrit partout : il n’a eu comme les autres
    récompensés en économie, que le prix de la Banque de Suède.
    Grothendieck a eu la Médaille Fields en 1966 et le Prix Crafoord en 1986.
    Il a remis l’argent de sa médaille Fields aux combattants vietnamiens
    alors en guerre contre les USA, et a refusé de recevoir le prix
    Crafoord, ce qui fut à l’époque relaté dans Le Monde et dans le
    Bulletin de la revue du MAUSS.
    Quant à Adam Smith, c’était effectivement un moraliste et un
    théologien, mais les gens le prennent pour un économiste. L’essentiel
    de ses ouvrages, que plus personne ne lit, étaient consacrés à des
    problèmes de morale, ce qui n’est pas étonnant dans le contexte de
    l’époque. De même, il faut se rappeler que Newton était surtout un
    alchimiste, ce qui n’est pas très politiquement correcte de nos jours
     ! On a tendance à taire ces faits réels de la biographie de ce genre
    de personnages.

  • Par Thierry Sallantin (---.---.---.130) 5 juillet 2012 11:54
    Thierry Sallantin

    Réponse de l’auteur, Thierry Sallantin = blancimarron@gmail.com
    à Léo Le Sage :
    Vous trouverez sur internet via un moteur de recherche le Bulletin Sortir de l’économie, animé par un chercheur de Montpellier = Clément Homs.
    Serge Latouche, philosophe de l’économie, explique bien que dès Aristote, les défauts de l’économie avait été bien expliqués : voir ce qu’ Aristote appelle la chrématistique.
    Dans toute l’Asie, du Moyen -Orient à l’Inde, les sagesses et religions avaient insisté sur les graves dangers pour la tranquillité de la vie sociale où menaient la cupidité, la soif d’accumuler des biens matériels, l’obsession de la puissance et du pouvoir. Hélas, en Europe, à partir notamment du réformateur du christianisme Calvin, les sages limites aux trafics d’argent ont été levées : l’interdiction morale du prêt à intérêts a peu à peu disparue. Le Vatican attendra 1830 pour officiellement supprimer cet interdit.
    Dès le début des années 1700, Mandeville dans sa « Fable des abeilles » fera l’apologie du vice, du goût du lucre, donc encouragera un état d’esprit totalement opposé aux valeurs chrétiennes de modération et d’humilité qui existaient déjà dans le judaïsme.A la fin du XVIIIe le moraliste Adam Smith, étrangement, continuera à théoriser dans son essai sur la « richesse des Nations » sur l’avantage des « vices privés » ! Étrange et scandaleuse morale ! Nous en sommes toujours là aujourd’hui, au nom de cette « liberté » (d’où le mot « libéral » et « libéralisme ») qu’ont voulu prendre les assoiffés d’argent, la bourgeoisie alors montante, au détriment des nobles, liberté de s’enrichir sans tenir compte des préceptes évangéliques que véhiculait encore l’Église. Abattre la toute puissance de l’Église, c’était non pas pour se libérer de l’obscurantisme comme on l’a cru, mais d’abord pour jeter à terre ce qui entravait le goût du lucre, la folie insatiable de l’enrichissement, le culte de l’égoïsme et de la frime ostentatoire et individualiste, au détriment de la solidarité, des notions morales de partage et d’égalité, et au détriment des antiques coutumes sociales favorisant la convivialité. Le libéralisme n’est que la liberté effrontée d’être un salaud et fier de l’être. Jaurès dira :« la liberté du renard libre dans le poulailler libre ! »...
    Je n’ai rien contre les mathématiques en tant que plaisir esthétique des jeux de l’esprit, comme le pratiquaient les philosophes grecs, mais je mets en cause l’obsession du chiffrage, qui a commencé par ces comptables travaillant pour les Princes, afin de taxer les gens et enrichir le pouvoir central : on lira Crosby à ce sujet, traduit par le situationniste Mandosio. J’ai vécu en Amazonie au sein de populations qui n’utilisaient pas les chiffres, ne comptant que jusqu’à « 5 » et disant après « beaucoup ». Et j’y ai connu le bonheur...
    Le n° de juin 2012 de la revue « Economie appliquée » éditée par l’ISMEA, 38 rue Dunois 75013 est un numéro subversif qui remet en cause la notion de développement : Jacques Grinevald montre qu’il faut « économiser » la planète, donc n’y prélever des ressources qu’avec parcimonie, gentillesse, dans un idéal de vie stable et harmonieuse compatible avec la coexistence entre les humains et toutes les autres espèces animales et végétales.
    Vous, au contraire, vous vantez les mathématiques appliquées à l’économie « pour vaincre l’adversaire ». Je ne suis pas pour la guerre, y compris pour la guerre économique. Je suis pour le désarmement économique et la disparition de la concurrence, car cela mène à la course à l’absurde et à la destruction de la vie sur Terre. Je suis contre cette stupide virilité qui pousse à la méchanceté, à la lutte, à la concurrence. Je considère l’autre comme un partenaire, un ami avec qui nous échangeons pour le plaisir du lien social et la passion pour l’égalité. L’autre n’est pas un « adversaire ». Je suis pour les relations fraternelles et pacifiées. La bonne nouvelle, c’est que l’économie n’est par reconnue comme une science : le prix Nobel d’économie n’a jamais existé : il n’existe que le prix dit de « la Banque de Suède, en l’honneur d’Alfred Nobel », suite au procès qui a eu lieu lorsque cette banque a créé ce prix et a voulu le faire passer pour un « Prix Nobel » comme les autres. Je suis fier par ailleurs d’avoir connu au début des années 70 le plus grand mathématicien du XXe siècle, Alexandre Grothendieck, maintenant 84 ans, auquel « Libération » du 29 juin vient de consacrer une page entière. Il a lancé le mouvement écolo en France dans son aspect le plus subversif, et a remis frontalement en cause la pratique du métier de chercheur, car ses travaux réputés « purs » sont hélas presque toujours au service de l’agressivité humaine et ont pour résultante, finalement, la mise en danger de la biosphère. Je l’ai revu il y a peu dans sa cachette dans les Pyrénées. Il ne vit désormais qu’au service des plantes, sa passion. Sur tout ce que je viens de dire, on lira les livres de Serge Latouche et le dernier de Gilbert Rist : « L’économie entre songes et mensonges »...
     Thierry Sallantin,blancimarron@gmail.com

  • Par Thierry Sallantin (---.---.---.5) 20 juin 2012 17:45
    Thierry Sallantin

    Thierry Sallantin répond à l’anonyme qui se fait passer ici pour « aberlainnard :
    erreur sur le livre qui vient de paraître aux éditions Rue de l’Echiquier :
    Les limites à la croissance.
    Ce livre est la traduction non pas du Premier rapport au Club de Rome, mais du Troisième, celui de 2004.
    Attention, il faut toujours écrire :
    Rapport au Club de Rome
    et jamais comme pleins de journalistes écrire : »Rapport du Club de Rome« 
    car il s’agit des travaux exécutés par les mathénaticiens du Massasuchets Institute of Technology, le célèbre M.I.T., à la demande du Club de Rome.(dont Dennis Meadows)
    Je reconnais que les éditeurs de ce livre qui vient de paraître (25 euros !!) ont tout fait pour faire croire qu’il s’agissait de la traduction du rapport initial de mars 1972 : je me suis personnellement engueulé avec l’un de ceux qui a participé dans cette édition à cette peu élégante rouerie. Mais en tout petit dans les premières pages, la vérité est bien inscrite. Le texte rajouté à la fin est des plus confus pour mener la plupart des lecteurs à la même erreur que la personne ici qui se fait passer ici pour »aberlainnard"

  • Par Thierry Sallantin (---.---.---.5) 20 juin 2012 17:28
    Thierry Sallantin

    Thierry Sallantin à l’anonyme aobc
    Tout ce que raconte aobc est hors sujet.
    Il ne m’apprend rien sur le passé bien connu et effectivement horrible de ces grandes ONG de protection de la nature, toutes choses bien montrées par Fabrice Nicolino dans son excellent « Ils ont tué l’écologie ».
    Nicolino insiste aussi sur le passé glauque de Maurice Strong. On pourrait en dire autant sur son successeur, Brice Lalonde, de son vrai nom Brice Levy-Forbes, et en cela cousin de John Kerry : les deux mères sont soeurs. De plus il s’agit de la branche des milliardaires Forbes qui ont fait leur fortune au milieu du XIXe dans le trafic d’opium, avec la fameuse Guerre de l’Opium par laquelle les colons européens imposèrent l’opium en Chine.
    Déjà dans le livre « Crédits sans frontières, la religion de la banque mondiale » de Susan George et Fabrizio Sabelli (la Découverte), ces auteurs dévoilaient le passé de Maurice Strong, ce Pdg qui dirigea les quatre premiers Sommets de la Terre, de 72 à 2002,
    Mais le sujet de la discussion n’est pas le décortiquage de WWF ou autre Ong, ce que l’universitaire Christophe Bonneuil, historien des politiques environnementales depuis 1945, fait très bien, en remettant dans le contexte colonial et le contexte de la lutte des deux systèmes industrialistes : le communiste et le capitaliste, le sujet de la discussion est plus modestement l’art de traduire « sustainable »...
    Thierry Sallantin

  • Par Thierry Sallantin (---.---.---.5) 20 juin 2012 17:09
    Thierry Sallantin

    Réponse de l’auteur
    je viens de relire la thèse d’Harribey sur le sustainable development passée à Bordeaux sous la dir ; de S. Latouche : il montre bien que de 88 à 95 la traduction de sustainable a flotté entre pérennisable« sustentable, supportable, soutenable, ecologiquement durable, ecologiquement soutenable et pérennisable, etc...
    Il n’y a aucun rapport entre Serge Latouche et EELV, et déjà en 1973 je faisais partie des gens qui n’étaient pas d’accord avec les écolos qui voulaient participer aux élections et présenter un agronome développementiste, René Dumont, aux présidentielles. J’étais pour les expériences alternatives et communautaires, pour mettre en pratique à la campagne nos idées écolos et révolutionnaires, typiques des années mai 1968, et très influencées par la contre-culture issue de la subversion à Berkeley (Free Speech Movement, puis les Diggers et Jerry Rubin) = voir dans le Nouvel Obs de janvier 1971 l’article de Michel Bosquet (André Gorz) = »la subversion par le bonheur«  »Pour nous le Grand Soir commence tous les matins !« Oui, Cohn-Bendit vieillit très mal depuis plus de 20 ans, comme Michel Field, Denis Kesler, Serge July, et tant d’autres traîtres passés à l’ennemi, récupérés par la société spectaculaire-marchande, comme disent les situs.Mais il y en a d’autres qui restent fidèles à leurs idées radicales de leur 20 ans, comme René Riesel, Michel Besson. J’ai eu la chance de ne jamais passer par la case marxiste ou trotskyste, et donc ouvriériste et technophile, case où sombrèrent la plupart de mes aînés en mai 68 : dès 67 alors au collège, je me suis passionné pour l’écologie et l’ethnologie et je ne m’enthousiasmais pas du tout pour la défense des usines (polluantes, prédatrices de ressources non renouvelables) et la défense de l’emploi, pour moi une vie d’esclave. J’ai remis très vite en cause la civilisation elle-même, et comme j’essaie de »décoloniser mon imaginaire« , je ne répète jamais l’expression absurde : »retour à l’âge de pierre« , expression inventée par le danois Thomsen en 1836. Le mot »retour« est absurde car je ne partage pas la croyance dans la légende occidentale qu’ils appellent »l’Histoire« , avec un avant et un après, une flèche du temps, avec comme par hasard les Blancs à la meilleure place, tout en haut au bout, le bon bout, celui du »progrès« . Et il n’y a pas d’ »âge« de ceci ou de cela, car tout est contemporain. Utiliser des pierres, c’est aussi aujourd’hui, et ce sera peut-être très courant demain. Dans ma vie, j’ai plus vécu »dans la nature« que dans la modernité, et la nature n’est pas hostile ! C’est la ville qui est hostile et dangeureuse. Moi je me suis régalé au milieu de l’Amazonie,en vivant nu, de chasse pêche et cueillette, après bien-sûr toute une période d’apprentissage auprès des peuples autochtones ou dans des vallées isolées, sans électricité, dans des coins perdus des Pyrénées. Je ne comprend pas l’un des intervenants de ce site (caché en toute lacheté dans son anonymat, comme quelques autres ! curieuse pratique !) qui imagine d’emblée la nature comme hostile et dangeureuse. Elle ne l’est que pour les gens trop civilisés, trop ethnocidés, qui ont déjà trop perdu les savoirs ancestraux de la vie normale et libre. Ces personnes sont probablement des êtres domestiqués, domptés par le dressage qu’on impose dans la civilisation, dans les villes, et qui ne se souviennent même plus de ce qu’est la vie libre.
    C’est quoi l’écolo-libéralisme ? Des écolos qui aiment la liberté ? Pour définir une école de pensée du capitalisme, celle de la dérégulation, celle anti Keynes, on dit »carcéralisme« , et non »libéralisme« , car il ne faut pas salir le beau mot de liberté. L’expression des disciples qui obéissent à ATTAC = neolibéralisme, est impropre. Ce capitalisme sans entraves, livré aux seuls appétits aristocratiques du luxe éhonté pour les plus cyniques, capitalisme ennivré par les théories de Hayek et du Mont Pélerin, appliqué par Tchatcher et Reagan puis accéléré par la chute de l’URSS en 89, turbo-capitalisme bien décrit par Naomi Klein dans la Stratégie du Choc, ce capitalisme est le contraire de la liberté, donc on le nomme pas avec un mot qui évoque la liberté, on dit à la place = »le capitalisme effreiné« , différent du capitalisme freiné, freiné par un (petit) souci de justice sociale : le Fordisme, puis les formes étatiques du capitalisme raisonné, régulé, à la Roosevelt pour juguler la rapacité des banques et ne pas revivre la »crise de 29« ...
    Je trouve idiot cette mode de parler de »libéralisme« ou de »néolibéralisme« , fréquent dans les milieux »alter-capitalistes« , qui veulent seulement légèrement réformer le capitalisme.
    Mais je ne suis pas non plus »anti capitaliste« , car ces gens là sont souvent des sous-marins du communisme : encore des conservateurs qui veulent conserver le délire occidental qu’est l’industrialisme et son productivisme démentiel, écologiquement insoutenable.
    Comme on dit chez les anars anglophones, je suis »anti-civ", car je sais que l’avenir appartient aux sociétés qui sauront vivre modestement, tranquillement, joyeusement, et donc écologiquement, à échelle humaine comme dit Kirkpatrick Sale. Le film de Frank Lopez en accès libre sur internet : end=civ, montre bien en quoi je suis beaucoup plus qu’anticapitaliste et anti communiste.
    Merci aux lecteurs de signer comme moi par leur vrai nom : Thierry Sallantin

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