• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Thomas

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires


  • Thomas 22 avril 2008 03:03

    N’y a-t’il pas plusieurs façons de voir et de tenter de décrire les choses pour des "réalités" perçues comme diamétralement opposées ? Que voyez-vous par exemple sur ces images ?

    Une approche du concept de la physique quantique tel que décrit ici (source Wikipédia) peut nous aider à illustrer le débat :

    " Un des grands problèmes de la physique quantique est de donner des images. L’être humain a besoin d’images pour réfléchir, pour retenir ... À titre d’exemple, lorsqu’on ne connaît quelqu’un que par la voix (on l’a eu au téléphone ou entendu à la radio) et que l’on voit la personne pour la première fois, on se dit « c’est bien comme cela que je me l’imaginais » ou bien au contraire « je ne me l’imaginais pas du tout comme cela » ; notre cerveau a donc construit une image pour désigner cette personne, bien que l’on ne l’ait jamais vu...

    Imaginons maintenant une rivière, et posons un rocher dans cette rivière. Le courant, en rencontrant le rocher, va donner naissance à des tourbillons. Le tourbillon se détache du rocher, et en s’éloignant, il s’estompe et disparaît. L’objet observé est le tourbillon, mais est-il un objet en lui-même, ou bien est-il juste le produit de l’interaction de deux autres objets ? Assurément, on peut étudier le tourbillon en tant que tel : position, taille, vitesse... mais il ne peut pas exister seul, il est bien le résultat de l’interaction entre le rocher et le courant..."

     

     

    Où voulons-nous en venir, me direz vous ?.. Et bien d’une part, qu’il n’y a pas d’effet sans cause. Il n’y a pas de légende sans réalité historique (par exemple l’affaire "Jeanne D(’)arc" que certains de nos contemporains, loin d’être de rigoureux historiens, considèrent comme un montage politique de toute pièce), et d’autre part, ce n’est pas parce qu’on arrive à décrire une image d’une manière très habile, qu’il n’existe pas une autre "réalité" que l’on ne voit pas et que l’on pourrait analyser autrement. On peut se torturer les neurones, appréhender les textes de manière rigoureusement analytique et platonique à la manière d’un parfait Sherlock Holmes, il n’en demeure pas moins qu’il existe aussi d’autres approches des textes évangéliques plus synthétiques. Doit-t’on lire le message de l’évangiles de Jean à la loupe entre les lignes ou au contraire, en reculant, par dessus les lignes ? Et le message évangélique de Jean ne vise-t’il pas justement la postérité dans les toutes premières communautés ? nous ne pouvons pas concevoir une transmission micro-codée, dans ce cas, seul un macro-codage, s’il dut en avoir un, serait envisageable, car comme nous l’avons dit : " l’homme a besoin d’images pour réfléchir et retenir" et les messages complexes n’auraient pas pu survivre dans la mémoire collective des premières communautés chrétiennes.

    "Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point." (Marc 10.14-15)

    "Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux." (Matt. 18.3-4)

    "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux" (Matt 5.3)

    Les deux évagélistes nous parlent d’une certaine simplicité et humilité pour accéder au "Royaume des cieux" ou de "Dieu", n’est-ce pas là une des clés de l’Evangile de Jean ?

    "On ne voit bien qu’avec le coeur... l’essentiel est invisible pour les yeux" nous disait Saint-Exupéry à travers son "Petit Prince". Tout comme la dualité "onde" / "particule" nous pouvons dire qu’il existe chez l’Homme une dualité "esprit" / "coeur", deux manières différentes (et souvent opposées) d’appréhender les choses. Donc nous pouvons voir et concevoir avec notre raison ou avec notre émotion. Assurément les auteurs ne raisonnaient pas comme nous, et particulièrement Jean, le seul à avoir connu le Christ de son vivant, et contrairement à ce qui a été dit, écrivait certainement plus de manière "émotionnelle" que "journalistique". Notons avec quelle sensibilité il nous présente la genèse de son évangile... A mon sens, il ne faut voir dans les textes de Jean, tout comme dans l’ancien testament ni de récits historiques, ni de récits politiques.

    Si des évènements aussi invraissemblables que la résurrection de Lazare, et celle du Christ lui-même, citées dans l’Evangile de Jean ne seront jamais considérées comme des réalités historiques par les sceptiques, il n’en reste pas moins qu’aucun ne peut nier qu’elles demeurent toutefois des réalités spirituelles. Voici deux millénaires que nous en débattons, et pourquoi ? Si les effets n’avaient pas de réelles causes le débat aurait été clot depuis bien longtemps.

     

     

    La métaphore du cylindre est l’exemple d’un objet ayant des propriétés apparemment inconciliables. Il serait à première vue incongru d’affirmer qu’un objet a à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle : sur un plan, un objet est soit un cercle, soit un rectangle.

    Mais si l’on considère un cylindre : une projection dans l’axe du cylindre donne un cercle, et une projection perpendiculairement à cet axe donne un rectangle.

    On a donc bien un objet ayant les propriétés de l’un et de l’autre (mais il n’est ni l’un, ni l’autre). « Onde » et « particule » sont des manières de voir les choses et non pas les choses en elles même...







Palmarès