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Toubib56

Jeune médecin généraliste libéral exerçant en milieu semi-rural en Bretagne. Je suis un scientifique dans l’âme, intéressé notamment pas l’astrophysique et la cosmologie et féru de nouvelles technologies. Je suis autodidacte et compétent en bioéthique. J’aime la voile, la mer.
 

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  • Par Toubib56 (xxx.xxx.xxx.156) 18 décembre 2009 14:51
    Toubib56

    @ Gavroche :

    Je pense que tu as raison : l’hypothèse de la 2ème vague tant attendue n’a rien d’évident, même si toute prospective en ce domaine peut s’avérer hasardeuse...

    Le fait le plus marquant il me semble est représenté par l’étude "Taubenbenrg et Morens, dans un article publié par le JAMA" , qui montrent que lors des épidémies précédentes, on observe au mieux un prolongement de la durée d’une épidémie mais pas d’activation de la virulence une fois le pic passé. Donc à priori, on aura affaire à un dromadaire, pas à un chameau... !

    Voici une analyse bien faite par un confrère (source : http://pharmacritique.20minutes-blo...) dont je cite un extrait sur ce sujet :

    "

    Pas de « deuxième vague » fatale lors des pandémies précédentes

    La théorie de la « deuxième vague », déjà bien ancienne, puisqu’elle date des années cinquante, cette théorie donc, repose sur l’idée qu’un nouveau virus pandémique infectant la population humaine mondiale, après avoir tâté le terrain une première fois, muterait pour devenir beaucoup plus virulent et reviendrait pour une deuxième attaque beaucoup plus meurtrière au sein de la même population. Cette théorie est née d’observations faites à partir de la pandémie de 1918, où la mortalité évoluait par vagues successives, notamment aux Etats-Unis, où il y a eu trois vagues : l’une en mars-mai 1918, la deuxième en octobre-novembre et la troisième en février-mars.

    Néanmoins, tout un ensemble de bonnes raisons nous légitiment à penser que la virulence d’un virus pandémique ne s’accroît pas avec le temps. La première est simplement d’ordre logique : un virus qui arrive dans une population qui ne présente pas d’anticorps pour s’en défendre ne rencontre pas de résistance, ou alors très peu. Il ne subit donc pas de pression de sélection et n’a aucune raison de muter. C’est ce qui semble se confirmer avec ce virus type A H1N1 pandémique, qui démontre une stabilité remarquable dans le temps.

    Arguments avancés par des scientifiques

    Taubenbenrg et Morens, dans un article publié par le JAMA [8], mettent en doute l’hypothèse de la deuxième vague. En effet, les études rétrospectives montrent que s‘il y a eu deux ou trois vagues lors de l’épidémie de 1918, la deuxième vague s’est aussi traduite dans certains pays par une mortalité moindre par rapport à la première.

    Ce qui est en faveur de l’hypothèse selon laquelle le facteur déterminant dans la mortalité observée lors de la survenue d’une pandémie dans un pays donné dépend, non du temps écoulé depuis l’apparition du virus et d’une éventuelle mutation de celui-ci qui accroîtrait sa virulence, mais de la saison pendant laquelle le virus se manifeste. C’est-à-dire que le virus, quelque soit le temps écoulé depuis son émergence, se montrera plus agressif lors d’une épidémie hivernale que lors des périodes chaudes de l’année. C’est ce qu’on constate avec les virus de la grippe saisonnière, et ceci peut s’expliquer par les effets du froid sur la transmissibilité du virus et sur les défenses de l’organisme, comme je l’expliquais plus haut.

    D’après l’étude historique de J. Barry et al [7], basée sur les comptes-rendus faits par les militaires dans chaque camp aux Etats-Unis lors de la pandémie de 1918, précisant le nombre de recrues atteintes par la grippe et la mortalité, la première vague de grippe, plus légère, a eu un effet immunisant très net de type protection croisée, conférant une protection contre la maladie et contre la mortalité lors de la deuxième vague, du même niveau que celle qui est présumée (de 60 à 90%, officiellement) pour les vaccins anti-grippaux modernes.

    Les auteurs en concluent qu’il est contre-productif de prendre des mesures de protection contre une pandémie légère qui permet l’immunisation des populations avec un minimum de risques de complications.

    Si le facteur déterminant de la gravité d’une pandémie dans une population donnée est lié à des facteurs climatiques et saisonniers, il est logique, lors de la pandémie présente, de se tourner vers des pays de l’hémisphère sud, ayant subi de plein fouet la première attaque du virus en pleine période hivernale."


  • Par Toubib56 (xxx.xxx.xxx.156) 18 décembre 2009 14:39
    Toubib56

    @ Namja :

    Je pense qu’on s’écarte un peu du sujet "Tamiflu", mais je prends le temps de te donner mon avis sur ta remarque.

    Plusieurs remarques rapides :

    > Tout d’abord la définition de l’OMS, très large, n’a pas de valeur normative pour le soignant en pratique. Cette définition est non contraignante en pratique courante. Dans les faits, c’est plutôt le patient, dans l’échange singulier avec son médecin, qui manifestera une plainte, un état de non-santé ressentie. C’est bien davantage la plainte du patient qui aura valeur de "non-santé" qu’une quelconque définition fut-elle de l’OMS.

    > Les implications économiques de la santé sont une réelle question. Du point de vue du médecin, il me semble essentiel de préserver au maximum son jugement de tout conflit d’intérêt, d’interférences liées à des intérêts économiques. Il existe tout un mouvement au sein du monde médical en France qui est attaché à cette "indépendance" des médecins vis à vis des laboratoires pharmaceutiques, mais également vis à vis des institutions gouvernementales. Indépendance ne veut pas dire rejet ou approbation systématique, mais liberté assumée d’approuver ou de rejeter tel médicament, telle recommandation en visant avant tout le bien réel du patient, ce qui concrètement veut dire une balance bénéfice/risque clairement favorable au profit du patient. La Revue Prescrire est probablement l’organe fédérateur naturel de ce mouvement (minoritaire cependant...) au sein du monde médical en France. Cette démarche repose notamment sur une analyse exhaustive et croisée de la littérature existante. On peut rattacher à ce courant tout ce qui concerne ce que l’on appelle l’EBM (Evidence Based Medecine), la médecine basée sur les preuves... Une telle attitude est exigente pour le prescripteur, tant en terme intellectuels que en temps investi.

    > Une "protection" simple face à tout conflit d’intérêt que peut adopter chaque médecin est de ne plus recevoir les "visiteurs médicaux" que l’on devrait plutôt appeler "représentants médicaux" qui sont en pratique assez chronophages et ne présentent leurs médicaments en vue d’une prescription plus grande par le médecin démarché. Cela tourne parfois au quasi-harcèlement d’ailleurs... Lorsque l’on sait que le coût total annuel pour les laboratoires pharmaceutiques de la "visite médicale" des médecins est de 25 000 Euros par an et par médecin (source IGAS), on se doute bien que ce n’est pas dans un simple but philanthropique ! (Voir : http://www.lefigaro.fr/sciences/20071106.FIG000000013_les_visiteurs_medicau x_epingles_par_l_igas.html)

    > Une autre protection simple pour le médecin est de baser (avec un regard critique cependant) ses comportements de prescripteur sur les référentiels fixés par l’HAS (Haute Autorité de Santé) pour la plupart des affections de longue durée et pathologies courantes. Voir : http://www.has-sante.fr


  • Par Toubib56 (xxx.xxx.xxx.10) 17 décembre 2009 19:10
    Toubib56

    Un article AgoraVox qui va dans le même sens :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

  • Par Toubib56 (xxx.xxx.xxx.10) 17 décembre 2009 19:01
    Toubib56

    Le lien de l’article cité : http://www.voltairenet.org/article1...

    Je ne suis pas du genre "parano" ou "théorie du complot" à la base, mais les informations contenues dans cet article sont très troublantes et rendent plausible le conflit d’intérêt à très grande échelle. La remise en cause de l’expert appelé "Dr Flu" par le parlement Hollandais est en soi troublant.

    Je suis frappé notamment par cette note Washington Post : "les principaux épidémiologistes prévoient que la pandémie pourrait compter parmi les plus bénignes depuis que la médecine moderne documente les épidémies de grippe." 

    (cf notamment : ""I think it is very likely to be the mildest pandemic on record," said Marc Lipsitch, an epidemiology professor at the Harvard School of Public Health," in http://www.washingtonpost.com/wp-dy...)

    Si tout ceci venait à être confirmé, çà serait vraiment énorme : le conflit d’intérêt aux plus hauts étages de l’OMS entraînant une cascade d’aveuglements collectifs à commencer par les médias, le corps médical... çà serait véritablement énorme comme affaire ! A suivre.... mais çà me semble vraiment trop énorme pour être vrai... Un bon sujet d’enquête en tout cas...

    De triste mémoire : "« Plus le mensonge est gros, plus il passe. » (Joseph GOEBBELS)

  • Par Toubib56 (xxx.xxx.xxx.10) 17 décembre 2009 14:46
    Toubib56

    Le virus A/H1N1 circulant déjà connu est un virus humain.
    Le virus A/H1N1 actuel est le fruit d’un réassortiment d’un virus porcin, qui n’est que partiellement semblable au A/H1N1 habituel.

    Pour plus de détails, voir ici : http://pharmacritique.20minutes-blo...

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