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Tristan Bovy-Lore

Tristan Bovy-Lore

Tristan Bovy-Lore est français, né en 1969 près de Genève.
Il a parcouru le monde de 1988 à 2007 au cours de missions professionnelles durant lesquelles il a pu construire un réseau d’amitiés et de contacts important.
De par ses diverses rencontres à travers les pays où il fut résident, Tristan Bovy-Lore a acquis une certaine connaissance des différentes civilisations. Par ce filtre, il a un regard critique sur celles de l’Europe en général, et de la France en particulier.
Aujourd’hui retiré des affaires, il utilise sa disponibilité entre la lecture, l’écriture et la mise en place de projets à caractères humanitaires et culturels. Il partage désormais son temps entre la France, la Suisse, le Liechtenstein, et la Malaisie.

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  • Tristan Bovy-Lore Tristan Bovy-Lore 16 octobre 2007 17:57

    Bob Denard est au mercenariat ce que St Ex fut à l’aviation : un aventurier qui a su vivre sa passion, et qui a marqué l’histoire.

    Pour parler des Comores que je connais bien, il n’a pas laissé là-bas que des mauvais souvenirs. Lors de son dernier coup d’état en Octobre 1995, certains comoriens - notamment ceux qui essayaient d’y investir ou d’y faire investir des « amis étrangers » - ont vu avec une bonne intuition le reversement du régime corrompu du Président Djohar, vieillard qui ne tenait le pays que par son intangible inflexibilité, mais qui avait fait fuir tout investisseur présent ou potentiel.

    Aux Comores, Denard a toujours été considéré comme le bras armé de la France. La DGSE était présente sur ce petit archipel (d’une manière semi-officielle par le biais du personnel militaire de l’Ambassade ou par des personnels civils présents sur les 2 principales îles indépendantes). Lorsqu’il a débarqué en Octobre 1995 avec ses « affreux », la DGSE présente est entrée directement en contact avec Denard à Moroni. Le but était d’évincer Djohar et de mettre en place une alternative (par le biais d’un des descendants du dernier Sultan).

    La DGSE n’a d’ailleurs pas eu besoin de Denard pour « dessouder » plus tard le président Mohamed Taki, par l’intermédiaire d’un « agent féminin » recruté sur place. Ce dernier commençait à trop rendre les Comores dépendantes de l’aide iranienne qui, en contrepartie, installait ses « foundis » dans le but de favoriser l’introduction d’un islam dur dans ce petit pays. L’indépendance d’Anjouan et le musellement de l’opposition lui était également vivement reproché en France. Officiellement, Taki est mort durant son sommeil. Mais l’histoire officielle ne dit pas quel a été le rôle de sa « maîtresse » à ce moment-là...

    En tout cas, merci de cet article.







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