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Un partageux

Partageux rencontre des personnes cabossées par notre société libérale, change leur identité et ne mentionne ni son nom ni sa ville pour qu'on ne puisse les reconnaître. « Devant la servitude du travail à la chaîne ou la misère des bidonvilles, sans parler de la torture ou de la violence et des camps de concentration, le "C'est ainsi" que l'on peut prononcer avec Hegel devant les montagnes revêt la valeur d'une complicité criminelle. » (Pierre Bourdieu)

Tableau de bord

  • Premier article le 31/05/2012
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Derniers commentaires


  • Un partageux 12 septembre 2014 20:58

    Votre démarche me semblait si étrange... Votre réponse me permet de comprendre ce qui la motive. Vous refusez l’avenir promis, en France, à tous ceux qui dérogent à la norme « républicaine » d’une conception étriquée de l’égalité. On peut y mettre, non seulement les handicapés, mais aussi les locuteurs non francophones comme ceux qui sont plus doués avec la main qu’avec la manipulation d’abstractions, comme presque tous ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche. La « méritocratie républicaine » est une belle histoire édifiante racontée par les riches soucieux de conserver leurs privilèges...


    Le professeur Olivier Revol, pédopsychiatre, affirme que l’école française est bien adaptée à environ la moitié des enfants. L’autre moitié est priée de se démerder en tentant de s’adapter à un système qui ne lui convient pas. D’où notamment les 40% de gosses repérés par l’Éducation Nationale comme ayant de grosses lacunes à la fin du CM2. 

    On peut, au nom de principes tout à fait louables, réclamer l’adaptation d’une seule école à tous les élèves. Mais cela me paraît irréalisable dans la pratique. Un sourd a impérativement besoin d’apprendre la langue des signes, un aveugle doit apprendre le braille, un déficient mental a besoin de plus de temps, etc.

    Ou bien on peut mettre en place un système en mosaïque comme aux Pays-Bas. Les résultats tant scolaires que sociaux (puisque vous insistez à raison sur l’avenir des enfants) plaident très nettement pour le système néerlandais. 

    Dans ma famille un handicapé mental, qui a fait toute sa scolarité et sa formation professionnelle en filière spécialisée, a pu ainsi faire des études suffisantes pour trouver un emploi lambda dans une entreprise lambda, passer le permis de conduire, se marier et avoir une vie comme tout un chacun. Toute la famille jouait dans un bowling le jour où je me suis dit que son parcours était à peu près inimaginable en France. Sauf s’il sortait d’une famille disposant des moyens financiers, culturels et relationnels pour lui ménager une vie honorable.

    Il me semble que vous faites fausse route bien que je partage vos désirs d’intégration de tous dans la communauté. Vivre ensemble ne nécessite pas de vivre tous de la même façon. Il faut exiger les moyens adaptés à chaque profil et non tenter d’adapter les enfants à un modèle unique ou tenter de goupiller un impossible modèle unique fonctionnant correctement pour tous. Et ça, en France, on n’est pas prêts d’y parvenir quand on voit par exemple combien sont satisfaits du collège unique qui est pourtant la clé universelle permettant d’éliminer à coup sûr tous les boulons qui ne sont pas au gabarit standard.

    En France on construit avec des « normes handicapés » quand, aux Pays-Bas, on construit avec des normes d’urbanisme où la poussette pour triplés, le déambulateur, les cannes anglaises ou le grand âge comme les fauteuils roulants sont pris en compte globalement. Je crois qu’il faudra encore très longtemps en France avant que l’on supprime enfin la marche qui sépare le trottoir de la chaussée. Parce que cela impose une civilité où le conducteur ne profite pas de l’absence de marche pour garer sa voiture sur une zone réservée aux autres usagers de la voirie. 



  • Un partageux 11 septembre 2014 00:25

    J’ai du mal à comprendre cette obsession de vouloir scolariser ensemble des gamins différents. Les besoins d’enfants autistes sont différents de ceux d’enfants sourds, d’enfants aveugles, d’enfants dyspraxiques, d’enfants ne parlant pas français à la maison, d’enfants débiles légers, etc. 


    Je préférerais de loin que l’on obtienne pour chaque groupe d’enfants une école spécialisée répondant parfaitement à leurs besoins spécifiques. 

    Aux Pays-Bas on a ainsi des écoles pour chacun et non des écoles pour tous (c’est à dire conçue seulement pour ceux qui sont adaptés à l’école « classique ».) J’ai deux autistes dans ma famille qui ont ainsi la chance d’aller dans une école spécialisée dont tout le personnel est compétent dans le domaine. Grâce à cette école ces deux gosses ont pu apprendre à lire et écrire alors que les médecins pensaient qu’ils n’en auraient pas la capacité. 

    Aux Pays-Bas on compte des milliers d’écoles primaires en langue maternelle étrangère (turc, arabe, chinois et une trentaine d’autres langues dont le français.) Ce qui permet aux locuteurs non-néerlandophones de ne pas souffrir d’un handicap générateur d’échec scolaire et d’apprendre le néerlandais comme la langue étrangère qu’elle est pour eux. Ils peuvent ensuite entrer dans le cycle secondaire en ayant une parfaite maîtrise de la langue

    Ce système où l’école est adaptée au profil de l’élève fait que l’on parle de « mosaïque » pour définir l’enseignement néerlandais. Je crains que l’on ne soit pas prêts d’obtenir cela en France. Pour des raisons idéologiques on préfère continuer à voir 40% d’enfants souffrir de graves lacunes à la fin du CM2...

  • Un partageux 28 mars 2013 16:22

    Nous avons un parcours un peu différent. J’ai été membre du PS où j’ai toujours désespéré de ne parvenir à en changer la course vers le mur. Comme beaucoup chuis parti. Et comme beaucoup je suis resté très en colère. 


    J’ai publié une pochade à ce sujet ces derniers jours :

    Le plus fou de ce texte rigolo est que j’ai pris des citations réelles (Harlem Désir et le patron de Pole emploi) qui semblent nager dans le délire...

  • Un partageux 14 mars 2013 22:13

    Plutôt que de problème de vue je préfère parler de paresse intellectuelle. 

    Il y a des écoles où la bourgeoisie pratique l’entre-soi. Belle découverte ! Mais elles sont aussi bien publiques que privées. Dois-je vous dresser la liste des lycées publics parisiens qui entrent dans cette catégorie ? Ou bien vous entretenir du lycée public de Versailles où un gros tiers des élèves arborent un brassard noir chaque 21 janvier ? Ou citer le lycée public de ma ville qui, depuis un siècle, n’a accueilli et n’accueille toujours QUE les enfants de l’oligarchie locale comme tout « lycée d’État de garçons » situé au cœur de la cité de chaque métropole départementale ?

    Puis-je vous conseiller la lecture attentive de salairemoyen.com ? Cela vous convaincra bien mieux que je ne le ferais que la carte scolaire est un excellent moyen de poursuivre la ségrégation fondée sur la séparation géographique selon le revenu, le statut du logement, etc. Chez moi le revenu moyen par foyer fiscal est de 2 200 euros mensuels et ma ville ne compte que 38% de propriétaires occupants. Dans la ville qui la touche le revenu moyen est de 3 200 euros et le taux de propriétaires occupants est de 90%... Ça va déranger votre vision caricaturale mais... Pas une seule école privée dans la ville riche. Et cinq écoles cathos dans la ville pauvre. Dont quatre sont connues pour leur accueil d’élèves « difficiles ». Cette semaine encore j’ai participé à une réunion où la représentante de l’IA, avec l’assentiment de la médecine scolaire, nous parlait d’un élève particulièrement hors normes d’une école (privée) qui sait s’adapter aux profils atypiques.

    Revenons enfin au cœur des préoccupations de notre époque. CINQ millions de personnes n’ont pas de couverture mutuelle faute de pouvoir la payer. CINQ millions de chômeurs. DIX millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. DIX millions de personnes en délicatesse avec le logement. On voit maintenant quantité de sourires édentés puisque le dentiste est réservé aux assez riches pour payer puisque même les mutuelles remboursent très mal les soins dentaires. La tuberculose a fait son grand retour.

    Et une partie de la gauche ne trouve rien de mieux à faire que d’amuser les citoyens avec des billevesées. En s’étonnant ensuite du dédain que le peuple lui manifeste... 


  • Un partageux 14 mars 2013 19:28

    Moi, le partageux rouge et noir, moi l’athée qui n’aime pas être emmerdé par les religieux, suis toujours gêné de lire ou entendre de telles déclarations que les gens qui travaillent dans les écoles « privées » ressentent comme des manifestations de haine. Alors que bien souvent ils travaillent dans ces écoles par les seuls hasards de la vie et de la difficulté à trouver du boulot. Mais le chômage semble si peu figurer au nombre de vos préoccupations que vous n’abordez même pas ce thème ! Alors que vous vous proposez pourtant de mettre au chômage ceux de vos collègues dont votre intolérance ne veut pas... 


    On ne peut que vous recommander la lecture de « La haine de la religion » sous-titré « Comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche » de Pierre Tevanian.

    Mais là n’est pourtant pas encore le point le plus important. Alors que des millions de personnes ont pour tracas l’emploi, le revenu, le logement ou le financement de la santé (le remboursement dérisoire par la sécu de la très chère paire de lunettes ou des très chers soins dentaires...), alors que ces très légers détails empoisonnent la vie difficile de millions de personnes, vous ne trouvez rien de mieux que de détourner les regards avec un combat dont tout le monde, hors corporation enseignante, se contrefout tant il est dérisoire. 

    Tout pendant qu’une partie de la gauche, censée DÉFENDRE D’ABORD LES PLUS PAUVRES, c’est la définition de la gauche, se perdra dans de telles bagarres corporatistes au lieu de se soucier du bien commun de tous et non de certains, la gauche continuera sa traversée du désert puisqu’elle n’est pas crédible...

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