• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

un_passant

Un passant, résidant à Sedan, physicien de formation, reconverti dans la programmation, ayant tenté de créer sa propre entreprise et maintenant en recherche d’emploi comme programmeur Web, au Luxembourg, pour des questions de proximité géographique, essentiellement ainsi que par opportunisme linguistique et culturel (autrement dit, afin de rencontrer d’autres points de vue et avoir l’occasion de parler français mais aussi Anglais et Allemand et qui sait, peut-être à l’occasion, Russe).

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 18 110
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires


  • un_passant 17 février 2009 20:35

    J’ai lu l’article et ma réaction n’est autre qu’une réponse à ce que cela m’a inspiré.

    Pour rappelle, je ne suis pas un fan de Sarkozy, loin s’en faut, quant à aider ceux qui en ont besoin, je n’y suis pas opposé, le problème c’est que relancer le "pouvoir d’achat" est, à mes yeux, un terme fourre-tout ; j’y reviendrai.

    Il me semblerai judicieux de s’interroger sur le coût du logement en France qui est une (grosse) partie du problème (sans compter les abérrations dans l’attribution des HLM). Manifester contre un abus caractérisé me semble légitime. Je parle en connaissance de cause, ayant renoncé à un emploi, en région parisienne, en raison du coût exhorbitant des loyers (et des délais pour les HLM, notamment pour un célibataire).

    Ensuite, il est clair qu’il ne serait pas inutile de taper sur les doigts (et encore, je suis gentil) de la grande distribution et des intermédiaires. Tout le monde sait qu’il y a des abus caractérisés.

    Mais augmenter les allocations... C’est une solution qui me semble simpliste et pas nécessairement favorable. Quitte à dépenser de l’argent, j’aurai tendance un prôner une solution qui court-circuite la grande distribution (hausse de prix injustifiable des hard-discounters), afin de réduire les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Des subventions pour des paniers me semblent plus juste qu’une hausse des allocations, s’il s’agit juste d’alimentation. D’autant que si on est au chômage, faire la cuisine n’est pas une chose monstrueuse, sans compter que c’est meilleur pour la santé que les plats cuisinés et que ça revient moins cher à terme (surtout avec une subvention). Les restos du coeurs pourraient tout à faire faire office de distributeurs agréés (c’est juste une idée).

    Pour le crédit en France, si Sarkozy à sorti une telle énormité, il ne faisait sans doute que suivre l’idéologie d’alors qui était : cette crise, bien qu’importante, est classique, on va la résoudre avec des "solutions" classiques (ce qui est preuve d’une incompréhension totale de la crise, je vous l’accorde, mais est-il le seul ? Si on en juge pas Standard and Poor’s et ses notations, entre autres, sans doute pas).

    Il n’a pas tenu ses promesses ? Ce n’est malheureusement ni le premier, ni le dernier, quant aux prisons... ça fait quoi ? Vingt ans qu’il faudrait construire et renover ? Chose à laquelle aucun gouvernement ne s’est attaqué.

    Maintenant, prendre l’argent d’un voyage en kérosène... si je ne m’abuse on parle de budgets qui tournent aux alentours de 8000 euros... Si vous évoquez les trois millions de français en réelles difficultés, ça ne fait plus grand chose pas personne. Ensuite UIMM... il faudrait aussi tirer l’oreille des syndicats il me semble, alors taper seulement sur Sarkozy qui, pour le coup, n’a peut-être strictement rien à voir avec ce qui s’est passé...

    Qui a hurlé sur le fait qu’un homme politique -de gauche- dont je tairais le nom conserve un logement HLM alors que pour TROIS logements, il paye l’équivalent de la moyenne des français pour UN logement (en proportion du salaire). On n’a pas vu les français dans le rue pour ça alors qu’il n’est pas le seul parmi les politiques et fonctionnaires (certains auraient-ils l’espoir d’avoir les mêmes avantages -pardon- privilèges ?)...

    Au final ce qui m’agace, ce n’est pas que l’on puisse avoir des griefs contre Sarkozy, c’est qu’il serve de bouc-émissaire, laissant ainsi les autres *censurés* croire qu’ils peuvent continuer. D’où mon commentaire.


  • un_passant 17 février 2009 19:11

    Les pistes de réflexions proposées sont intéressantes mais omettent un facteur de taille : les fascismes (1 point godwin smiley pour moi)/extremismes religieux et ceux-là sont plus difficiles à combattres que les dérives d’une idéologie économique car ils ont trait à la foi. De plus vous trouverez toujours des ambitieux qui se rêvent maîtres du monde.

    Ceci dit, cet article à deux mérites, il ne fait pas dans l’anti-sarkozisme et évoque des idées, des pistes de réflexion, ça fait du bien. Alors merci.


  • un_passant 17 février 2009 18:49

    Avant tout chose : je n’aime pas Sarkozy et suis loin d’approuver tout ce qu’il fait mais... (Et si vous n’avez pas envie de lire un pensum, allez directement au dernier paragraphe...)

    Ce n’est pas lui qui a provoqué la crise des subprimes, ce n’est pas lui qui est à l’origine du choix des taux variables par des investisseurs mal conseillés (arnaqués ?) aux USA, ce n’est pas lui qui dirigie les Hedge Funds, ce n’est pas lui non plus qui dirige les agences de notation, il n’est ni trader ni analyste boursier... hors le problème vient pour une partie de là. Si ce n’est que le point d’origine, ce n’est pas la seule source du problème.

    Doit-on rappeler la politique de dévaluation du franc pour financer la politique sociale française (Mauroy en 81) ? C’est en partie la cause de la hausse des prix lors du passage à l’Euro (une partie du malaise face au pouvoir d’achat vient de là, non ?).

    Doit-on approuver (et reprocher à Sarkozy) la logique de tout à chacun qui a été avoir le plus possible, pour le moins cher possible, ce qui a aboutit à acheter chinois plutôt que français (délocalisations, faillites, style... Moulinex, SEB ?) ?

    Les syndicats jouent-ils leur rôle lorsqu’ils agissent dans le sens d’une préservation des chapelles (avantages fiscaux spécifiques, catégorisation à l’extrême) plutôt que pour l’intérêt collectif et commun (plus en fonction des revenus et conditions de vie/travail) plutôt que par (type d’)employeur ? Il me semble que les syndicats sont en partie aussi responsables du clivage privé/public (qui n’a JAMAIS été confronté à un representant d’un service public -et assimilé- qui se comporte comme si on devait lui être reconnaissant d’être là ?)

    Doit-on augementer artificiellement le pouvoir d’achat ce qui risque d’augmenter nos importations et donc le risque de déficit commercial AVANT même d’avoir réussi une politique de relance Européenne qui SEULE peut vraiment aider à sortir de la crise, au moins en favorisant un bloc d’échange régional ?

    Doit-on soutenir des syndicats qui pensent en suivant une idéologie de gauche (en panne d’innovations) ? Ne seraient-ils pas mieux inspirés de lancer une reflexion -au minimum européenne- indépendante des pouvoirs politiques (et des extrèmismes) sur les remèdes possibles ?

    Je n’irai pas plus loin, un catalogue serait indigeste et interminable ; de plus mes questions suggèrent mes réponses. Sarkozy fait de nombreuses erreurs. Est-il un incendiaire ou le seule pour autant ? Non ! Les syndicats et l’opposition ont flairé l’odeur du sang, lié à l’émergence de cette crise internationale, et ne pensent qu’au pouvoir qu’ils pourraient en tirer.

    Ils n’agissent pas pour le bien collectif, s’ils agissaient ainsi, au lieu d’appeler à la grève (en période de crise économique mondiale... quelle cohérence !), ils lanceraient les thinks tank populaires, non seulement nationaux mais aussi à l’échelle européenne. Nous en sommes très très loin. Ils sont, comme d’habitude, dans la confrontation, la recherche du pouvoir, la lutte pour leurs intérêts (individuels, corporatistes et népotiques).

    Je m’en tape de Sarkozy, je le désapprouve, tout comme les mouvements qui font dans la violence et demandent toujours plus. Seule notre solidarité, indépendament de tout pouvoir, qu’il soit économique, syndical ou politique pourrait nous sortir rapidement de là (mais encore faut-il le vouloir, c’est tellement plus simple de se trouver un bouc-émissaire ou de mettre le feu).

    Notre pouvoir, c’est comment et ce que nous consommons, avons-nous besoin des mutli-nationales, des politiques ? Ne sommes nous donc pas suffisamment intelligents pour nous passer d’eux ? Ou est-ce que notre propension à la violence nous aveugle ?


  • un_passant 18 février 2007 18:25

    @ la mouche du coche

    Si chomeur endetté et sans revenu ça n’est pas une situation difficile, qu’est ce qui vous faut en plus ? Un loyer et un ou plusieurs enfants à charge ?

    Le problème est bien là : à force d’avoir trop d’état, on en a oublié la liberté d’entreprendre et le fait que ceux qui veulent entreprendre n’ont pas toujours des fonds (patrimoine, aide de la famille), sans compter l’administratite aigue qui entraîne une perte de temps colossale malgré quelques améliorations. Oui des efforts ont été fait pour la création d’entreprise, mais regardez ces entreprises qui restent désespérément bloquées sur le curseur 19 salariés pour des raisons administratives et fiscales.

    Je comprends bien qu’il est nécessaire que l’état assure une solidarité entre ceux qui gagnent beaucoup et ceux qui n’ont rien. Mais sommes nous obligés d’avoir un état qui, à force de grossir, rend, par sa fiscalité, l’argent nécessaire plus que de raison, bride l’esprit d’entreprise en laissant certains accuser les entrepreneurs d’êtres des esclavagistes dans l’âme et provoque le départ de beaucoup qui veulent simplement se sentir libre (regardez la différence en terme de temps, pour la création d’entreprise au Royaume Uni et en France, au Royaume Uni, en 24 heures c’est réglé, sauf pour certains domaines particuliers comme la banque, la gestion de patrimoine, quoique là encore, il suffit d’avoir les « cautions » ad hoc).

    J’aimerais, en somme, simplement que l’on cesse de voir les entreprises comme de grands méchants loups sous prétexte que quelques multinationales « visibles » font des conneries et abusent de leur pouvoir avec la bienveillance des politiciens.

    Enfin j’ai bien l’impression que ce que j’essaye de faire ne sert à rien, vous restez, chez les tenants de la gauche, pour un trop grand nombre d’entre-vous arc-boutés sur vos convictions, alors même que j’ai essayé de faire un pas vers vous en reconnaissant l’utilité de l’état et la nécessité d’actions sociales. Mais vous vous bouchez les yeux.

    Je ne suis pas Sarkoziste, je me fiche de ce type comme de ma première chemise, il ne m’inspire rien d’autre que de la défiance. Mais Royal fait beaucoup trop d’erreurs de comportement, à mon sens, pour que je lui accorde la moindre caution. Les « je suis une mère » et les poings sur la poitrine, on sait ce que ça signifie, comme avec beaucoup de politiciens « mes propos n’engage que ceux qui y croient ».

    Si je devais voter aujourd’hui, je voterai blanc, mais à force de tourner le problème dans tous les sens, j’aurai tendance à opter, pour ce qui, à vos yeux, est le mal incarné : l’exil pour des pays comme l’Irlande, le Royaume Uni, le Luxembourg, la Suisse.

    Simplement parce que j’attache plus de prix à ma liberté, du-je être pauvre, qu’à une prétendue solidarité mise en place par un état kafkaïen... D’où le fait aussi, qu’entre le RMI, moindre galère et une galère où je suis en accord avec ma conscience, je choisi d’être en accord avec ma conscience et mes convictions.


  • un_passant 18 février 2007 11:40

    @ décurion

    Suis-je favorable à l’idée qu’une association, à but non lucratif, puisse faire concurrence à une entreprise privée commerciale ? Au nom de quoi y serais-je opposé ? Au nom d’une sacro-sainte loi des marchés, contrôlés et fait uniquement par des entreprises privées ? Certainement pas ; d’une part, cette liberté d’association garanti par son existence même que la liberté de tout a chacun existe et s’exprime et, secondo, si l’association est capable de faire mieux qu’une entreprise privée, c’est un excellent rappel à plus d’humilité de la part de sociétés qui parfois prennent un peu trop leurs aises.

    C’est bien cela être libéral : laisser à tout à chacun la liberté de choix, autant que faire se peu en garantissant les droits fondamentaux. Etre libéral ça n’est pas seulement économique, c’est un style de vie où la liberté d chacun est sensée pouvoir s’exprimer, sans avoir à craindre ni un potentiel interventionnsime autoritaire de l’état, ni une prise en otage de la vie économique par des sociétés commerciales ayant pignon sur rue. Il y a deux points fondamentaux : la liberté et la responsabilité.

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Politique






Palmarès