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valou5578

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  • valou5578 6 mars 2009 19:45

    Mon époux a subi une garde à vue de 42 h, il en est resorti meurtri et choqué. Tant qu’il donnait sa version des faits, et qu’il allait dans le sens de ce qu’attendaient les gendarmes, tout se passait bien. Les entretiens étaient cordiaux, les gendarmes avaient un comportement normal et des questions factuelles.

    Lorsqu’il a terminé sur sa version des faits, les questions se sont faites plus pressantes. On lui a suggéré d’en dire plus, les gendarmes ont affirmé qu’ils avaient des éléments accablants, que faute avouée était à moitié pardonnée etc... Mon époux n’ayant rien de concret à rajouter, il le leur a plusieurs fois signifié, mais la garde à vue s’est poursuivie et là, les gendarmes ont utilisé des pressions inacceptables. Ils lui ont dit que s’il n’en disait pas plus il ne passerait pas noël avec sa fille de 3 ans, que je serai obligée de vendre notre maison parce que quand on est en prison on ne ramène pas de salaire et que seule je ne pourrai pas assumer le crédit. Tout ceci bien sûr était hors audition et ne figure sur aucun procès verbal. Mais les humiliations ne se sont pas arrêtées là, après la perquisition à notre domicile, ils ont amené mon époux, dans une voiture de Gendarmerie sur la place du village où il est très connu, à la vue de tout le monde, pour soit disant demander un rendez-vous au Maire du village. Comme s’ils ne pouvaient pas faire ça par téléphone.

    Une avocate est venue voir mon époux en garde à vue et lui a demandé comment ça se passait. Il n’a même pas parlé de ces pressions et intimidations, pensant qu’on lui demandait seulement s’il subissait des violences physiques ou des insultes. De plus, tous les moyens sont bons pour vous faire craquer. Il a dormi sur une banquette de 50 cm de large dans une cellule non chauffée (en décembre). On lui a refusé de prendre sa veste en cellule. Quand il a eu trop froid, il a demandé des couvertures supplémentaires qu’on lui a donné. Au fait les couvertures c’est sans drap, et l’état de propreté laisse évidemment à désirer. Lorsqu’il a enfin trouvé le sommeil, il s’est réveillé à cause de la chaleur étouffante. Et oui, ils avaient trouvé le bouton pour mettre le chauffage à fond. Bref, en garde à vue, les pressions diverses sont monnaie courante, et l’humiliation est de mise.



    Il y a eu une confrontation avec son accusateur. Toutes les petites contradictions de mon époux étaient immédiatement relevées par le gendarme, et mon époux devait toujours préciser ses propos. Par contre, lorsque l’accusateur se contredisait, ou s’embrouillait dans ses déclarations, le gendarme faisait comme si tout était crédible, et ne relevait jamais les contradictions. Il a fallu attendre la fin de la confrontation et que le gendarme demande si quelqu’un avait quelque chose à rajouter pour que mon époux puisse relever ces contradictions. De plus, inutile de dire que la confrontation ne se passe pas dès la première heure de garde à vue, mais lorsque le gardé à vue semble à point, et manquera probablement de lucidité.

    Sa première réaction à la sortie du tribunal, après sa libération, a été d’éclater en sanglots en balançant cette phrase qui m’a choquée :" Ca fait trois jours que je ne me suis pas lavé, que je porte le même slip et les mêmes chaussettes !!!" Il me semblait qu’il y avait des choses plus importantes, mais ce qu’il a retenu en premier, c’est qu’on avait porté atteinte à sa dignité humaine. J’en ai encore les larmes aux yeux.

    De là à affirmer qu’un suicide peut être la conséquence d’une garde à vue, il faut quand même rester prudent. Mais si quelqu’un est déjà mal dans sa tête il est évident qu’il peut être fragilisé un peu plus par cette épreuve. Ce qui est certain, c’est que personne ne ressort indemne d’une telle épreuve, et en tous cas que mon époux a subi un importants traumatisme psychologique..


  • valou5578 26 février 2009 10:47

    Même si c’est un peu hors sujet, je tiens moi aussi à m’insurger contre les techniques d’interrogatoires lors des gardes à vue.

    Mon époux a subi une garde à vue de 48 h, il en est resorti meurtri et choqué. Tant qu’il donnait sa version des faits, et qu’il allait dans le sens de ce qu’attendaient les gendarmes, tout se passait bien. Les entretiens étaient cordiaux, les gendarmes avaient un comportement normal et des questions factuelles.

    Lorsqu’il a terminé sur sa version des faits, les questions se sont faites plus pressantes. On lui a suggéré d’en dire plus, les gendarmes ont affirmé qu’ils avaient des éléments accablants, que faute avouée était à moitié pardonnée etc... Mon époux n’ayant rien de concret à rajouter, il le leur a plusieurs fois signifié, mais la garde à vue s’est poursuivie et là, les gendarmes ont utilisé des pressions inacceptables. Ils lui ont dit que s’il n’en disait pas plus il ne passerait pas noël avec sa fille de 3 ans, que je serai obligée de vendre notre maison parce que quand on est en prison on ne ramène pas de salaire et que seule je ne pourrai pas assumer le crédit. Tout ceci bien sûr était hors audition et ne figure sur aucun procès verbal.

    Une avocate est venue voir mon époux en garde à vue et lui a demandé comment ça se passait. Il n’a même pas parlé de ces pressions et intimidations, pensant qu’on lui demandait seulement s’il subissait des violences physiques ou des insultes. De plus, tous les moyens sont bons pour vous faire craquer. Il a dormi sur une banquette de 50 cm de large dans une cellule non chauffée (en décembre). On lui a refusé de prendre sa veste en cellule. Quand il a eu trop froid, il a demandé des couvertures supplémentaires qu’on lui a donné. Au fait les couvertures c’est sans drap, et l’état de propreté laisse évidemment à désirer. Lorsqu’il a enfin trouvé le sommeil, il s’est réveillé à cause de la chaleur étouffante. Et oui, ils avaient trouvé le bouton pour mettre le chauffage à fond. Bref, en garde à vue, les pressions diverses sont monnaie courante, et l’humiliation est de mise.

    Sa première réaction à la sortie du tribunal, après sa libération, a été d’éclater en sanglots en balançant cette phrase qui m’a choquée :" Ca fait trois jours que je ne me suis pas lavé, que je porte le même slip et les mêmes chaussettes !!!" Il me semblait qu’il y avait des choses plus importantes, mais ce qu’il a retenu en premier, c’est qu’on avait porté atteinte à sa dignité humaine. J’en ai encore les larmes aux yeux.







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