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Consultant informatique.
Journaliste (engagé) indépendant à ses heures perdues.

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  • Premier article le 18/05/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique












Derniers commentaires


  • VDJ VDJ 29 décembre 2015 14:15

    L’acte fondateur le plus important de la stratégie américaine est la création du Cuban Refugee Program (programme des réfugiés cubains) en Février 1961. D’abord conçu comme une extension du programme d’aide aux réfugiés Hongrois de 1956, il était aussi construit autour de la volonté de résoudre le problème d’installation des immigrés cubains en dehors de l’état de Floride, en attentant leur retour à Cuba. Le coût initial du programme avait été estimé à 4 millions de dollars, mais son application se prolongea jusqu’en 1975 pour un coût d’environ 1 million de dollars par an (devenant du coup, parmi tous les programmes similaires, le plus cher jamais entrepris aux Etats-Unis).

    Cette prolongation s’explique, notamment, par l’échec de l’invasion de la Baie des Cochons en 1961 et les suites de la crise des missiles en 1962 qui provoquèrent un changement dans la vision des Etats-Unis sur la durée supposée de la Révolution cubaine et en conséquence, sur la manière que le programme devait être appliqué.

    Parmi les plus belles incohérences (apparentes) de la politique américaine, citons la Migration and Refugee Assistance Act (Loi sur la migration et l’assistance aux réfugiés) votée en 1962 et suivi la même année par la décision du président Kennedy de suspendre les vols entre les Etats-Unis et Cuba. Cette dernière mesure - surprise - eut pour conséquence l’abandon sur place de dizaines de milliers de cubains qui se retrouvaient séparés de leurs familles déjà installées aux Etats-Unis. La seule alternative légale était d’obtenir un visa pour un pays tiers et, de là , tenter une entrée sur le sol américain selon les règles en vigueur pour tout immigrant potentiel. Cependant, ceux qui émigraient de Cuba de manière « illégale » et entraient aux Etats-Unis sans avoir eu recours aux procédures légales étaient accueillis malgré tout et recevaient un traitement de faveur.

    Cette situation provoqua une grande vague d’émigrations illégales - selon les termes mêmes des lois américaines en vigueur - pour atteindre le nombre de 30.000 entre 1962 et 1965. La réponse des autorités cubaines fut d’ouvrir, fin 1965, le port de Camarioca, dans le nord-ouest de l’île, afin de permettre aux bateaux des émigrés cubano-américains de venir récupérer leurs familles dans des conditions de sécurité suffisantes. Durant les mois d’Octobre et de Novembre de cette année, environ 2.700 personnes émigrèrent par ce moyen, obligeant les Etats-Unis à signer le « Memorandum of Understanding » en Décembre 1965, premier accord bilatéral sur le traitement de l’émigration.

    Dans cet accord, le gouvernement américain s’engageait à autoriser l’immigration de 3.000 à 4.000 cubains par mois, en accordant la priorité aux regroupements familiaux. De son côté, le gouvernement cubain instaura des restrictions pour les personnes considérées comme indispensables pour l’économie cubaine ainsi que pour les jeunes âgées de 15 à 26 ans.

    Durant les 8 années que dura cet accord, environ 250.000 cubains purent émigrer, dont 90% avaient déjà une partie de leur famille là -bas.

    Mais l’existence de cet accord ne modifia en rien les relations entre les deux pays. Même lorsque ces départs étaient totalement volontaires et effectués dans un cadre juridique clairement défini, par des moyens de transport appropriés, les Etats-Unis continuaient d’appliquer indistinctement le terme de « réfugiés politiques ». Les vols étaient qualifiés de « Freedom Flights » (Vols de la Liberté) et aucune distinction n’était faite entre immigration légale ou clandestine. Durant la même période, environ 10.500 cubains entrèrent illégalement sur le sol américain et recevaient le même traitement qu’auparavant.

    En 1966, l’administration Johnson approuva la « Cuban Adjustment Act » qui accordait automatiquement l’asile politique à tous les immigrés cubains et réduisait les délais administratifs pour l’obtention d’un permis de séjour permanent et de la citoyenneté américaine.

    Doris Meissner, membre de la commission de l’US Naturalization and Immigration Service (le service en charge de l’immigration aux Etats-Unis) décrivit cette loi comme "une honte nationale par la nature discriminatoire qu’elle oppose entre différentes communautés d’immigrants et les possibles manipulations politiques qu’elle implique".

    http://www.legrandsoir.info/cuba-et-migrations-jeux-enjeux-et-double-jeux.html


  • VDJ VDJ 29 décembre 2015 14:08

    "De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à -vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer. Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violation des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences funestes.« 

    Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba (sorte d’ambassade informelle) entre 1987 et 1990, in »Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.


  • VDJ VDJ 6 avril 2014 12:54

    effectivement et honte à moi. Merci de l’avoir signalé. 


  • VDJ VDJ 6 mars 2014 22:31

    PREAMBULE 

    Si un boucher nous empoisonnait en nous vendant de la viande avariée, les consommateurs que nous sommes n’accepteraient jamais l’idée que « les choses sont comme ça » et qu’il ne nous resterait plus qu’à trouver un autre fournisseur. Mais lorsqu’une journaliste du New York Times ment sciemment sur les armes de destruction massive en Irak - et participe à l’extermination d’un million et demi d’Irakiens innocents - elle se voit simplement « remerciée » et l’affaire est classée dans le casier « déontologie ». Ici, l’impunité est quasi-totale et même revendiquée par la profession journalistique au nom d’une « liberté » qu’elle se garde bien de définir avec précision.

    Pourtant, l’idée que « l’information est devenue un produit de consommation comme un autre » n’est pas nouvelle. Mais ce serait alors le seul produit de consommation pour lequel il n’existe aucune date de péremption, aucun suivi ni traçabilité imposés par des textes, aucune association de consommateurs représentative ni aucune réglementation sur la qualité ou sur les normes.

    Comment ont-ils réussi à nous faire admettre pour notre esprit ce que nous n’accepterions jamais pour notre corps ?

    suite :

    http://www.legrandsoir.info/medias-et-information-il-est-temps-de-tourner-la-page.html


  • VDJ VDJ 20 juin 2013 19:21

    On dirait que la droite tombe des nues. Elle persifle contre une « gauche » qui agit comme la droite a toujours agi.

    Alors, la droite, ça fait quel effet de se cogner dans un miroir ?

    « Quand la gauche protestait contre les violences policières, je n’ai rien dit, je n’étais pas de gauche »







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