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velosolex

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alias "bakerstreet", mais j'ai définitivement perdu mon mode d'accés dans ce labyrinthe des mots de passe google. Ca ne fait rien, je garde l'avatar, ce brave snoopy qui représente pour moi l'omega du stoïcisme. Un genre philosophique arrondi en boucle par la pratique de la bicyclette, sur le mode zen : Des montées, des descentes, et les cheveux, ou ce qu'il m'en reste, au vent léger...Dieu me garde des crevaisons !

Tableau de bord

  • Premier article le 03/02/2011
  • Modérateur depuis le 13/02/2013
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Derniers commentaires


  • velosolex velosolex 1er décembre 12:14

    @velosolex

    Peut pas n’empêcher d’ajouter ce radieux passage des confessions de Rousseau, un de ces textes qui continuent à m’aider à vivre, et me réchauffe, par ces jours froids
    Nous dînâmes dans la cuisine de la grangère, les deux amies assises sur des bancs aux deux côtés de la longue table, et leur hôte entre elles deux sur une escabelle à trois pieds. Quel dîner ! quel souvenir plein de charmes ! Comment, pouvant à si peu de frais goûter des plaisirs si purs et si vrais, vouloir en rechercher d’autres ? Jamais souper des petites maisons de Paris n’approcha de ce repas, je ne dis pas seulement pour la gaieté, pour la douce joie, mais je dis pour la sensualité.

       Après le dîner nous fîmes une économie : au lieu de prendre le café qui nous restait du déjeuner, nous le gardâmes pour le goûter avec de la crème et des gâteaux qu’elles avaient apportés ; et pour tenir notre appétit en haleine, nous allâmes dans le verger achever notre dessert avec des cerises. Je montai sur l’arbre, et je leur en jetais des bouquets dont elles me rendaient les noyaux à travers les branches. Une fois mademoiselle Galley, avançant son tablier et reculant la tête, se présentait si bien et je visai si juste, que je lui fis tomber un bouquet dans le sein ; et de rire. Je me disais en moi-même : Que mes lèvres ne sont- elles des cerises ! comme je les leur jetterais ainsi de bon cœur ! La journée se passa de cette sorte à folâtrer avec la plus grande liberté, et toujours avec la plus grande décence. Pas un seul mot équivoque, pas une seule plaisanterie hasardée : et cette décence nous ne nous l’imposions point du tout, elle venait toute seule, nous prenions le ton que nous donnaient nos cœurs. Enfin ma modestie (d’autres diront ma sottise) fut telle, que la plus grande privauté qui m’échappa fut de baiser une seule fois la main de mademoiselle Galley. Il est vrai que la circonstance donnait du prix à cette légère faveur. Nous étions seuls, je respirais avec embarras, elle avait les yeux baissés : ma bouche, au lieu de trouver des paroles, s’avisa de se coller sur sa main, qu’elle retira doucement après qu’elle fut baisée, en me regardant d’un air qui n’était point irrité. Je ne sais ce que j’aurais pu lui dire : son amie entra, et me parut laide en ce moment.

       Enfin elles se souvinrent qu’il ne fallait pas attendre la nuit pour rentrer en ville. Il ne nous restait que le temps qu’il fallait pour y arriver de jour, et nous nous hâtâmes de partir en nous distribuant comme nous étions venus. Si j’avais osé, j’aurais transposé cet ordre ; car le regard de mademoiselle Galley m’avait vivement ému le cœur ; mais je n’osai rien dire, et ce n’était pas à elle de le proposer. En marchant nous disions que la journée avait tort de finir ; mais, loin de nous plaindre qu’elle eût été courte, nous trouvâmes que nous avions eu le secret de la faire longue par tous les amusements dont nous avions su la remplir.

    Les Confessions - Jean-Jacques Rousseau - L’idylle aux cerises (extrait du livre quatrième)

  • velosolex velosolex 1er décembre 12:10

    @Sharpshooter - Snoopy86

    « Oui, et on se passerait bien de Rousseau »
    On peut se passer aussi des albums de Snoopy...Reste que je pense qu’on peut se passer davantage de Daesh, des « bombes intelligentes », de l’ENA, de Trump, ect..( à chacun de mettre ce qui l’arrange dans la poubelle) que de Rousseau....
    De Rousseau, de Voltaire, ou de Gavroche, des roses du jardin, des trèfles à trois et quatre feuilles, des éléphants hors ceux du PS qui disparaissent ( à chacun de mettre ce qui l’arrange dans l’addition des chose heureuses, de tout ce qui transforme le regard, vous anoblie, fait de notre un être social, intelligent et sensible)
    Boris Vian avait fait un joli poème, lui qui aimait la mécanique, sur le choix qu’il devrait faire entre un oiseau, et une locomotive. 
    Boris VIAN : Elle serait là, si lourde - Paperblog
    On peut se passer d’une loco, mais pas des oiseaux. Sauf ceux c’est vrai qui sont devenus des locomotives

  • velosolex velosolex 1er décembre 11:56
    De quoi vous parlez nous ?...De l’enfer c’est les autres....
    Tant que ce sont les autres qui vous disent cela, tout comme ils ont pu vous dire à un autre moment « T’es trop jeune », c’est pas grave, vous pouvez en rire...D’autant que ce genre de remarque ne touche que ceux qui ont un problème avec le vieillissement, développant une susceptibilité particulière, de façon projective
    ..Il faut savoir s’extraire de la comparaison, de toute compétition, alors vous trouverez si ce n’est le bonheur, du moins la sérénité, 
    La pub et les valeurs de l’époque juxtaposent des images kitch du bonheur : Le beau couple, la fille canon allongée sur une plage, autant d’identifications ridicules, pour quelqu’un qui a passé le seuil de l’adolescence et de sa crédulité...Age , qui n’est pas de loin, la période la plus heureuse de l’existence pour beaucoup, mais au contraire une époque de doute et de passages à l’acte. 
    Alors toute cette grille de maux croisés : Adolescence, adulescence, quadras, sexygénaires seniors, cela ressemble à un catalogue de la redoute où l’on vous invite à change de costume, et où l’on nie la réalité de l’homme, ses vrais aspirations.
    Au moyen âge la mort était la grande affaire de la vie. Un fil conducteur qu’on trouve maintenant ridicule en poussant des cris horrifiés. On a tort : Cela démontre notre négation du processus morbide, de la réalité de la vie, tout autant que de notre impossibilité de nous placer dans un processus universel, qui est une forme d’acceptation de nos limites.

  • velosolex velosolex 1er décembre 02:00

    @olivier cabanel
    La gueusaille a déjà trouvé une cause : La défense de la terre contre le capital. Une forêt : Celle de Notre Dame des landes...

    .Je pensais à Renaud pour la bande musicale, mais le pauvre est mort : Celui qui a écrit « J’ai embrassé un flic », est un escroc qui a pris sa place. Savoir si ce n’est pas encore ce gros con de Fion, ce type qui prendrait le départ de « Paris-Dakar », avec un chargement de rillettes du Mans pour traverser le désert ?....
    Notre Dame des Landes vous dis-je !...Grand comme un grand mouchoir de poche, sans les rayures des pistes, mais c’est à partir de là qu’on peut reconquérir tout le territoire....
    Jeanne d’Arc en son temps a bien reconquérir la France aux Anglais, en partant de Chinon....(Toute allusion au front national est accidentelle, ventre saint gris !...)
    Filon ?...Comment ce type a t’il pu hypnotiser les intégristes du fric et de la culotte ?...
    Je soupçonne le conte Sarkozy de l’avoir ramené de son manoir des Carpates dans son cercueil, ou plutôt son coffre fort.

  • velosolex velosolex 30 novembre 21:01

    @Jeussey de Sourcesûre
    Néanmoins, ce type fielleux s’appuie sur le succès espéré du FN pour arriver à ses fins....Tout comme pas mal d’ailleurs de candidats : Face à Le Pen, tous ces guignols inviteront les Français à faire barrage contre le front...







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