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velosolex

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alias "bakerstreet", mais j'ai définitivement perdu mon mode d'accés dans ce labyrinthe des mots de passe google. Ca ne fait rien, je garde l'avatar, ce brave snoopy qui représente pour moi l'omega du stoïcisme. Un genre philosophique arrondi en boucle par la pratique de la bicyclette, sur le mode zen : Des montées, des descentes, et les cheveux, ou ce qu'il m'en reste, au vent léger...Dieu me garde des crevaisons !

Tableau de bord

  • Premier article le 03/02/2011
  • Modérateur depuis le 13/02/2013
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Derniers commentaires


  • velosolex velosolex 1er décembre 17:00

    @Sharpshooter - Snoopy86
    D’abord un bon auteur n’est ni de droite ni de gauche, il est d’ailleurs....

    Ils se foutent des pancartes de direction à l’usage des ballots : Gauche droite, du pas des militaires !

    . Parfois ils suivent le chemin inverse des citoyens lambda, qui consiste à être de gauche quand ils sont jeunes et désargentés, et bourgeois aigris de droite quand ils prennent de l’age. Voir la chanson, « les bourgeois » de Brel.

    Victor Hugo fut d’abord royaliste, nostalgique de l’ordre ancien avant de devenir de gauche en vieillissant. Mais il n’aurait pas aimé ce mot, « de gauche », lui qui était du parti de l’intelligence, du progrès social, et forcément de l’indignation. 

    Je suis cycliste, mais je ne pense pas avec mes pédales, Rousseau ou non. 
    Elles m’aident juste à respirer, et c’est vrai, en ce sens, à réfléchir. 
    « La loi morale en moi, et le ciel étoilé au dessus de ma tête », comme disait Kant, quand il revenait chaque soir de la piscine en vélo

  • velosolex velosolex 1er décembre 16:49

    @velosolex
    Mais qui a lu Rousseau maintenant, parmi ceux qui ironisent sur sa vie, et son oeuvre ?...Autre cliché, vue comme naïf, « rousseauiste »...un mot inventé par une France cartésienne, corsetée, nostalgique de l’ordre ancien...Rousseau dans « l’Emile, ou de l’éducation » a eu de géniales intuitions : Il fait le procès des enfants emmitouflés dans leurs langes, prône des stimulations, autant de conseils que prônent maintenant les pédiatres...

    Les confessions, du moins le premier tome, celui des souvenirs de jeunesse, est ébouissant. C’est un livre d’aventures, et de ferveur, mais aussi un road movie, construit au hasard des routes et des rencontres, parfois amoureuses. L’héritage de Rousseau, c’est la liberté, le culot, la certitude que le monde n’est jamais clos à ceux qui se montrent curieux, et parfois insolents.
    .Les philosophes des lumières ont enchanté l’Europe, et le monde. 
    Pendant quelques décennies, notre pays a été le phare du monde, le modèle dont on discutait, dont on polémiquait....On est loin de cela maintenant, avec nos locataires propriétaires de l’Élysée, plus référencées avec l’ordre ancien de la noblesse, dont ils se réfèrent, dans la capture des corps d’état à leurs services

  • velosolex velosolex 1er décembre 16:20

    @velosolex
    C’est l’éternel reproche des détracteurs de Rousseau, l’argument lambda....

    D’abord une pensée doit elle toujours être certifiée par une qualité de vie morale que l’on approuve...Dans ce cas, les livres de philo seraient remplis de la pensée de braves types, propres sur eux, mais qui n’ont pas de pensée innovante...Car au délà de Rousseau,la liste est longue des philosophes que l’on peut concevoir comme insupportables de mœurs, rapport à leur idées, mais surtout les nôtres, éthnocentrées.
    - Platon, Socrate, tous les philosophes grecs, qui vivaient et approuvaient les mœurs d’Athènes, avaient des esclaves, et pratiquaient souvent la pédophilie...La république de Platon était tout à fait relative...
    J’ajouterai que nos conceptions de l’éducation, où l’enfant a la place centrale, n’était absolument pas le propre de la france il y a trois siècles : En rapport certainement avec l’espérance de vie qui faisait que la moitié des enfants ne dépassait pas l’age de cinq ans, et que la vie était bien plus incertaine de façon générale, il y avait une grande distanciation affective entre parents et enfants

  • velosolex velosolex 1er décembre 12:40

    @Trelawney
    De l’éducation nationale, il faudrait rêver d’un système, qui au lieu de tacher de vous remplir la tête, semblablement à un grenier où ’il faudrait empiler des bottes de paille jusqu’au plafond, travaille à faire de vous un individu ayant assez de ressources , de volonté, d’intérêts, et de confiance en lui, pour apprendre tout au long de sa vie....On en est loin..

    .A l’heure où notre pays s’alarme une fois de plus sur notre classement comparatif, et donc sur la qualité de l’enseignement, qui aura le courage et la possibilité de changer un tant soi peu cette dynamique qui dure depuis 30 ans ?....
    Je ne tirerais pas sur les profs qui font ce qu’ils peuvent, avec les méthodes et les grilles qu’on leur donne, reste que de dire que les thermomètres sont erronés, et que le coupable c’est l’autre, nous envoie de plus en plus dans le mur, dans cette succession de dénis.
    L’éducation nationale à la Française est la courroie de transmission d’une pensée élitiste et détachée, qu’on trouve dans tous les organismes d’état, de toute une hiérarchisation basée sur l’empilage des diplômes et des titres, et qui débouche sur quelque chose de rutilant, trempé à l’or fin, et qui fait illusion, mais totalement vain, hormis pour cette élite qui se regarde en ce miroir, nos énarques en étant la représentation la plus affirmée, méprisant sur ceux qui restent sur le bord de la route.. 
    Ah oui, nous discutions de l’histoire !...Une matière qui fait réfléchir, qui donne le sens de la relativité, et montre qu’en on sait l’étudier, que la vanité et la bêtise, avec l’arrogance conjuguée, mènent au désastre...

  • velosolex velosolex 1er décembre 12:14

    @velosolex

    Peut pas n’empêcher d’ajouter ce radieux passage des confessions de Rousseau, un de ces textes qui continuent à m’aider à vivre, et me réchauffe, par ces jours froids
    Nous dînâmes dans la cuisine de la grangère, les deux amies assises sur des bancs aux deux côtés de la longue table, et leur hôte entre elles deux sur une escabelle à trois pieds. Quel dîner ! quel souvenir plein de charmes ! Comment, pouvant à si peu de frais goûter des plaisirs si purs et si vrais, vouloir en rechercher d’autres ? Jamais souper des petites maisons de Paris n’approcha de ce repas, je ne dis pas seulement pour la gaieté, pour la douce joie, mais je dis pour la sensualité.

       Après le dîner nous fîmes une économie : au lieu de prendre le café qui nous restait du déjeuner, nous le gardâmes pour le goûter avec de la crème et des gâteaux qu’elles avaient apportés ; et pour tenir notre appétit en haleine, nous allâmes dans le verger achever notre dessert avec des cerises. Je montai sur l’arbre, et je leur en jetais des bouquets dont elles me rendaient les noyaux à travers les branches. Une fois mademoiselle Galley, avançant son tablier et reculant la tête, se présentait si bien et je visai si juste, que je lui fis tomber un bouquet dans le sein ; et de rire. Je me disais en moi-même : Que mes lèvres ne sont- elles des cerises ! comme je les leur jetterais ainsi de bon cœur ! La journée se passa de cette sorte à folâtrer avec la plus grande liberté, et toujours avec la plus grande décence. Pas un seul mot équivoque, pas une seule plaisanterie hasardée : et cette décence nous ne nous l’imposions point du tout, elle venait toute seule, nous prenions le ton que nous donnaient nos cœurs. Enfin ma modestie (d’autres diront ma sottise) fut telle, que la plus grande privauté qui m’échappa fut de baiser une seule fois la main de mademoiselle Galley. Il est vrai que la circonstance donnait du prix à cette légère faveur. Nous étions seuls, je respirais avec embarras, elle avait les yeux baissés : ma bouche, au lieu de trouver des paroles, s’avisa de se coller sur sa main, qu’elle retira doucement après qu’elle fut baisée, en me regardant d’un air qui n’était point irrité. Je ne sais ce que j’aurais pu lui dire : son amie entra, et me parut laide en ce moment.

       Enfin elles se souvinrent qu’il ne fallait pas attendre la nuit pour rentrer en ville. Il ne nous restait que le temps qu’il fallait pour y arriver de jour, et nous nous hâtâmes de partir en nous distribuant comme nous étions venus. Si j’avais osé, j’aurais transposé cet ordre ; car le regard de mademoiselle Galley m’avait vivement ému le cœur ; mais je n’osai rien dire, et ce n’était pas à elle de le proposer. En marchant nous disions que la journée avait tort de finir ; mais, loin de nous plaindre qu’elle eût été courte, nous trouvâmes que nous avions eu le secret de la faire longue par tous les amusements dont nous avions su la remplir.

    Les Confessions - Jean-Jacques Rousseau - L’idylle aux cerises (extrait du livre quatrième)






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