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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires


  • Philippe VERGNES 23 janvier 08:11

    @ Le Gaïagénaire,


    Sur le fait que notre société, dans son ensemble, cherchent à annuler les effets d’une problématique sans jamais chercher à en supprimer les causes, c’est une constante, si je puis dire. C’est même le sport favori de nos politiques de tous bords.

    « ... je m’intéresse non pas à la psychopathie mais bien à interrompre la transmission intergénérationnelle des émotions refoulées de la petite enfance des filles. Ce qui peut se faire facilement à l’école par la biographie (ontogenèse). »

    Et que faites vous des émotions refoulées de la petite enfances des hommes. Vous pensez qu’elles ne jouent aucun rôle dans cette transmission transgénérationnelle ?

    C’est en ce sens que Christiane Olivier souhaite une participation plus active des hommes dans l’éducation des enfants. Tout fonctionne en miroir : la place des femmes dans une société conditionnera ensuite leurs attitudes envers leur progéniture qui a son tour conditionnera la place des femmes dans notre société. Pour que cela change, il faudrait changer de modèle sociétal, passer du patriarcat à un matriarcat. Les sociétés matriarcales sont reconnues anthropologiquement comme étant beaucoup moins violentes.

    Croyez-vous que votre « biographie » serait suffisante pour changer cela et le souhaitez-vous vraiment ?

  • Philippe VERGNES 23 janvier 00:09

    @Le Gaïagénaire,


    Vous basez vos déductions sur des HYPOTHÈSES, formulées très prudemment par A. Lobaczewsky, qui datent de la Seconde Guerre Mondiale et de la croyance en la toute puissance de la génétique. Les données scientifiques actuelles ont dépassé ce stade depuis quelques années déjà.
    Vous ne vous référez qu’à des données qui valident ce que vous avez envie d’entendre pour asséner vos certitudes : c’est ce qu’on appelle un biais de confirmation. Il y a eu de nombreuses autres pistes explorées depuis pour expliquer la psychopathie et les recherches ne sont toujours pas terminées. Ne pas en tenir compte, c’est tomber dans l’idolâtrie ou le sectarisme. L’épigénétique découverte récemment invalide d’ailleurs la théorie du tout génétique. La psycho-neuro-endocrino-immunologie et l’endocrinopsychologie ont une toute autre approche, non moins pertinente, basée sur le fonctionnement et la régulation des glandes endocrines pour expliquer la genèse du mal. D’autres pistes encore explorent les ondes cérébrales.La psychotraumatologie défend la thèse du traumatisme précoce et de la perturbation du fonctionnement cérébral et hormonal.

    Etc.

    Je vous l’ai déjà dis, je ne me limite pas à une seule explication causale pour en faire ma doctrine et le tout génétique, ne vous en déplaise, est dépassé depuis plus de trente ans.

  • Philippe VERGNES 22 janvier 19:46

    @ Le Gaïagénaire,


    Je connais très bien l’excellent essai de Christiane Olivier, mais il conviendrait de ne pas déformer ses propos. Très critique à l’encontre du père de la psychanalyse, elle propose une solution qui, à n’en pas douter, offusquerait de nombreux intervenants de ce fil de discussion :

    "Mais qui donc l’enlèvera de là cette terrible Jocaste, ou tout au moins qui la tempèrera dans ses effets, sinon son époux Laïos le père disparu ? Il faudrait pouvoir le ranimer, le ramener à son palais où se trouvent ses enfants. La place du Père, elle est partout où il y a son enfant : à la nursery, à la salle de bain, à la cuisine, à la maternelle, aux jeux. Partout où règnent les femmes, les hommes doivent exister à leurs côtés et à égalité, si nous voulons voir des enfants dont la sexuation ne tourne pas obligatoirement au partis pris pour ou contre la femme...
    Plutôt que d’analyser un par un les rescapés de l’Œdipe, on se prend à se demander si cet Œdipe ne pourrait pas être aménagé autrement, afin de ne pas déboucher uniquement sur la guerre des sexes et des mots." (pp. 159-160)

    Elle est loin, comme vous le faîte, de faire porter le poids des responsabilités sur les seules épaules des femmes : elle conseille plutôt l’égalité et le partage des tâches dans le couple. Par ailleurs, je vous conseille vivement, si ce n’est déjà fait, de lire son livre sur la violence personnelles et familiale : L’Ogre intérieur. Il fut avec les essais de Marie-France Hirigoyen et de Christophe Dejours parus à la fin des années 1990, l’un des livres qui alerta le grand public sur ces sujets là.

    Mais nous sommes loin dans ce type d’approches du tout génétique que vous prônez comme explication unique à la psychopathie.



  • Philippe VERGNES 22 janvier 14:15

    @ Gatinais33,


    (Je précise que je n’ai eu connaissance de l’interview de Luc Frémiot que lors des corrections de mon article et que, considérant qu’il est probablement le magistrat qui a en France le plus défendu la cause des femmes battues, son analyse était importante à connaître. Qui plus est, Luc Frémiot était aussi l’avocat général lors du procès d’Alexandra Lange défendue par les mêmes avocates que JS.)

    Pour les « moinssages », il y a fort longtemps que je ne m’en préoccupe plus guère sur ce site ou ailleurs.

    Sur les enfants de Pascal Marot, la remarque que vous formulez est une constante dans ce genre d’affaire. C’est bien pour cela que je préfère parler de violences intrafamiliales plutôt que de violences conjugales, car les plus grandes victimes de ce type de violences sont toujours les enfants (et non pas les conjoints, femme ou homme) qui perpétuent ainsi le cycle de la violence (au sens général du terme).

    En ce qui concerne votre recherche de source, bien sûr, cela fait partie d’un tout, mais rien ne « transpire » à ce sujet qui puisse penser que JS était au courant du suicide de son fils avant qu’elle ne passe à l’acte (le mobile aurait alors été la vengeance et la préméditation, or les jugements des deux procès d’assise ont répondu non à la question de la préméditation et par respect pour la justice, déjà fort mise à mal dans cette affaire, je me garderais bien de la « charger » encore plus). JS a par ailleurs été « cuisinée » à ce propos par l’avocate générale lors du premier procès d’assise, mais il n’en est rien sorti. Je ne dis pas que c’est impossible, mais dans cet article je me suis limité aux éléments qui étaient le plus « incohérent » du point de vue de la stratégie de la défense. Des éléments que personne n’avait encore présenté correctement (le « syndrome de la femme battue » et l’ESPT complexe dont je parle dans divers articles).

    Quoi qu’il en soit, je me répète, il y a beaucoup trop de zone d’ombre dans cette affaire pour nous permettre d’en juger correctement. C’est pourquoi c’était une monumentale erreur selon moi d’avoir voulu faire de JS une « icône » de la cause des femmes battues SANS avoir pris la précaution d’apporter une « preuve d’expert ». Surtout que cette « preuve d’expert » est également prévu dans notre Code pénal à l’article 122-1 pour permettre aux accusés de tenir compte de leur droit, comme je l’indique dans mon article.

    Je tâcherais de prendre note de votre conseil le jour où je prendrais enfin le temps de rédiger une fiche de présentation.

    Merci pour vos commentaires.

  • Philippe VERGNES 21 janvier 23:56

    @ Le Gaïagénaire,


    Admettons...

    Mais si l’on suit votre raisonnement, que fait-on alors des psychopathes identifiés ?

    On les mets dans des camps de concentration ?

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