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Vincent Renault

Professeur de philosophie. Vit à San Francisco.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
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Derniers commentaires



  • Vincent Renault 12 avril 2007 19:19

    Merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre.

    Beaucoup des commentaires postés confirment que le problème dont je parle existe bien.

    Pour ma part, je n’ai jamais écrit, par exemple, qu’un étranger et un citoyen ont les mêmes droits. Qu’on pense au droit de vote, pour commencer. Qu’on pense aussi, dans un pays étranger, à la protection dont disposent les ressortissants d’un pays de la part de leurs consulats.

    Ce qui est intéressant (mais aussi alarmant), c’est de remarquer que certains, lorsqu’ils entendent parler de respecter les droits des étrangers, et du danger d’une attitude esclavagiste à l’égard des étrangers, entendent quelque chose de tout différent, à savoir qu’il faudrait accueillir tout le monde et faire de tous les étrangers des citoyens.

    Lecture trop rapide ? Quoi qu’il en soit cela manifeste un malaise profond et des idées bien tordues : beaucoup trop de monde s’imagine que les étrangers viennent ici avec une mentalité d’envahisseurs. Rien n’est plus faux. Les étrangers se battent quotidiennement avec la langue, avec le mal du pays, avec les difficultés à s’adapter, etc. Ce ne sont pas des envahisseurs. Tout ce que montre cela, c’est une lépénisation des esprits, en fait. Les gens sont persuadés que les Huns, les Goths et les Wisigoths sont à nos portes ! La conséquence, c’est que l’étranger est tourné en ennemi portentiel... Sale logique... Tout ce que je veux dire, c’est que la France joue un jeu très dangereux AVEC ELLE-MÊME, en jouant à la pauvre jeune fille effarouchée par la violence potentielle de l’étranger.

    D’autre part, il est triste d’observer qu’on en est venu à définir le Français exclusivement par le « respect de la loi », le « respect des traditions ». Être citoyen, c’est aussi un devoir de participation critique aux débats sur son propre pays, et c’est ce que j’essaye de faire. Ce n’est pas une question de philosophie.







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