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  • Par Vinrouge (---.---.---.26) 21 octobre 2009 12:02

    Tout à fait d’accord avec vous l’auteur ! Le népotisme est partout. Je trouve dommage qu’on n’ait pas profité de cette affaire pour rappeler qu’en France 75% des emplois à pourvoir le sont sans la moindre annonce publique, purement par réseau et par connaissances. (bien sûr, parmi ces 75%, il n’y a pas que du népotisme, mais aussi des reclassement internes, et du copinage...).
    En ce qui concerne le fait que la fille de JB sera (ou non) élue ce qui utilisent cet argument utilisent le même que l’UMP pour parler de Monsieur Fils : être élu quand on est tête de liste d’un parti national ou bien dans un circonscription imperdable pour le parti que l’on représente n’a rien d’un chemin de croix... Les 2 cas sont donc comparables, car il s’agit alors de parler des conditions permettant de se présenter à l’élection dans une position « plus qu’éligible »...

    Petite question à la cantonade : considérant les différents emplois que vous avec tous occupés, toutes les entreprises où vous avez travaillé, à combien s’élève le nombre de stagiaires fils de.../fille de... quelqu’un de l’entreprise ou d’un ami proche ? combien d’employés de la même nature ?
    (perso, j’en ai vu beaucoup, pour toute sorte de stages et d’emplois)

  • Par Vinrouge (---.---.---.26) 12 octobre 2009 20:07

    Je serais d’accord avec vous s’il s’agissait d’un cours de philosophie politique et non d’un cours d’histoire : en philosophie on examine le concept de la manière la plus complète et la plus objective possible alors qu’en histoire, on analyse plutôt son « sort », ce qu’il en a été fait, la façon dont il s’est appliqué dans le temps et dans l’espace.
    Du coup, en la regardant comme un philosophe politique, la question posée de la façon que vous l’avez fait est orientée, mais en la regardant en tant qu’historien, sachant ce qu’il est advenu du « concept » d’homme nouveau appliqué en URSS, elle ne l’est plus !
    Par là-même, l’aberration que vous pointez dans votre conclusion n’en n’est pas une : les gens ne votent pas comme des historiens, mais comme des philosophes politiques !

  • Par Vinrouge (---.---.---.26) 6 octobre 2009 15:32

    En effet, peu de révolutions sans les bourgeois ! Mais aucune révolution sans idéal, sans structure sociale de remplacement de l’existant, sans moyen d’emmener le peuple avec soi... La Révolution Française ou la Révolution Russe ont eu lieu car les bourgeois qui les ont provoquées (ça n’était pas le cas de tous) savaient ce qu’ils voulaient construire, et que cela convenait au peuple.
    Aujourd’hui, même si certains « bourgeois » souhaitent aussi la révolution, personne n’est capable de décliner un idéal et une structure sociale complète qui peut emporter l’adhésion de la majorité (les idées des philosophes des Lumières/ les droits de l’Homme et du citoyen ; le marxisme-léninisme). Les raisons en sont multiples, à commencer par ce qui a été rappelé par quelques intervenants : on ne sait pas ce qu’on a à gagner et trop à perdre - une version à peine modernisée de notre pain et nos jeux (d’ailleurs, les seules grandes révolutions à Rome furent des révolutions de palais...) ! Dans le tissu d’intérêts petits ou grands qui caractérise notre société, difficile de trouver un fil conducteur auquel tout le monde peut adhérer.
    Ce manque d’une idée fondatrice, déclinée, acceptée et partagée rend en effet une révolution impossible !

  • Par Vinrouge (---.---.---.242) 17 juin 2009 16:18

    Tout ce que je vais dire là ne s’adresse évidemment
    Formatage quoi ? Intellectuel ? Pensée comment ? Unique ?
    Si seulement il y avait quelque chose à formater et une pensée, il n’y aurait pas de quoi être désespéré, mais, franchement, pour moi, il n’y a ni intellect, ni pensée !
    Si, quand même, s’il y a une pensée, elle est poujadiste et beauf, elle se contente trop souvent de critiquer le « grand méchant » du moment, sans la moindre analyse, le moindre argument, la moindre recherche d’une alternative PRAGMATIQUE et APPLICABLE.
    Je sais que ce genre de commentaire pourrait susciter de la rage, je m’en fous, je trouve vraiment désespérant ce que je vois : par exemple, on devrait comprendre au vu des résultats des élections récentes que ce qui marche c’est de proposer, de faire rêver, de donner un peu d’espoir, et non de rabâcher « Ah, pauvres de nous, qui sommes dirigés par des escrocs, incapables, vulgaires, enrichis, élitistes, etc. etc. etc. » !
    Mais non, on continue, on reprend toujours toutes ces « horreurs » en prenant un ton de Saint-Just, sans pour la plupart du temps en avoir le talent ni la verve, et finalement, on montre que l’engagement politique c’est, soit le soutien béni-oui-oui d’un crétin ou d’une andouille, en se prenant pour des supporters de foot, soit une dénonciation permanente qui n’avance à rien (ou pas grand chose) car elle ne se contente que d’en rester là !

  • Par Vinrouge (---.---.---.242) 9 juin 2009 16:46

    J’ai une immense respect pour tous les diplômés (je ne commenterai pas votre tentative d’accusation de sexisme, tactique habituelle pour mieux dénigrer ses contradicteurs...) ! J’imagine les difficultés par lesquelles on passe pour obtenir un doctorat, les efforts à fournir et l’ouverture intellectuelle qu’ils sont censés procurer !
    Ce que je déplore, est que les « intellectuels » (parmi lesquels je compte tous les docteurs, quelle que soit leur discipline) abandonnent leur place ! Alors qu’ils devraient expliquer ce qu’ils peuvent, livrer les clés des débats, insister sur l’importance du vote, seule et unique voie pour le changement, je constate que certains appellent à l’abstention, que ceux qui vont voter parfois ne savent même pas ce qu’ils soutiennent, se limitant au « qui », transformant le geste électoral en course de chevaux !

    Ce qui m’a particulièrement énervé dans votre article (mais aussi dans d’autres), c’est ce petit calcul de boutique, cet argument digne des plus fins supporters de foot du PSG (« il a pas gagné parce qu’il a fait 12% des inscrits ») ! Comme l’a dit un intervenant au sujet d’un autre article qui utilise le même genre « d’argument », personne ne songe à contester la légitimité d’Obama, élu avec une vingtaine de pourcents des inscrits... (je ne sais pas si c’est vraiment le cas, si le chiffre est parfaitement correct, mais l’idée est correcte selon moi).
    Avec ce genre de « réflexion », comment peut-on espérer changer quoi que ce soit à quelque chose ? Comment espérer trouver un modèle de société plus satisfaisant ? Le temps presse, mais les personnes sur lesquelles on peut compter pour orienter la réflexion se complaisent dans ce genre de petit jeu ! Dommage...

    Quant à l’abstention, vous dîtes que c’est une erreur politique, je ne suis pas d’accord ! Le vote est un droit ET un devoir : comme disaient les Guignols il y a quelques années, « Ne pas voter peut provoquer un président grave »... Encore une fois, c’est la seule voie pour le changement, et pour rétuiliser un poncif - tellement vrai cependant - des habitants de nombreux pays aimeraient bien avoir le droit de vote, nos ancêtres se sont battus pour l’avoir, et nous, qu’en faisons-nous ? Rien (ou pas grand chose) ! Là aussi, dommage...

    Enfin, je vous prie de bien vouloir me pardonner le ton vindicatif de mon post précédent, il n’est pas mieux que n’importe quelle caricature.

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