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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires

  • Voltaire (---.---.---.7) 9 novembre 2012 12:22
    Voltaire

    L’auteur, comme nombre de commentateurs de ce projet de loi, semble faire une série d’erreurs sur ce que constitue le mariage.

    Le mariage n’est pas destiné à faire des enfants.
    Le mariage instaure une communauté de vie entre deux personnes, et établi des responsabilités de chacun des mariés vis-à-vis de l’autre, et des enfants s’il y en a.
    Deux hétérosexuels peuvent parfaitement souhaiter se marier sans avoir aucunement le souhait d’avoir des enfants, ou souhaiter avoir des enfants sans souhaiter se marier.
    Quant au problème de la filiation parfois soulevé, il l’est souvent de façon insultante vis-à-vis des parents adoptifs et des enfants adoptés. Des parents adoptifs sont les parents de leurs enfants adoptés, de façon pleine et entière, sans pour cela qu’il y ait un lien génétique entre-eux.

    Qu’instaure donc ce mariage pour tous ?

    Il permet une égalité de traitement entre couples, quelque soit le sexe des mariés, devant la loi (par exemple dans la transmission du patrimoine, la reversion des pensions etc.).
    Il permet une égalité de traitement et des responsabilités éducative vis-à-vis des enfants existants. C’est un point majeur. Cela permet non seulement un partage de l’autorité parentale mais aussi l’instauration de droits de successions pour les enfants du couple, s’ils ont été adpté par l’autre parent.
    On touche ici à l’un des sujets sensibles : l’adoption.
    Soyons clairs : ce droit à l’adoption ne sera effectif quasiment exclusivement que vis-à-vis des enfants déjà existants. La situation de l’adoption, notamment internationale, est devenue si difficile que les chances d’un couple homosexuel d’adopter un enfant en dehors du couple sont extrêmement faibles, autant qu’ils ne se fassent pas d’illusion, sauf pour des enfants à particularité (c’est à dire atteint de pathologies ou de handicaps sévères), mais on entre ici dans un autre monde. Pour information, la durée moyenne d’attente d’un couple hétérosexuel pour adopter atteint maintenant environ 5 ans. Vu les conditions maintenant posées pour l’adoption, seuls les couples stériles de moisn de 40 ans ont encore des chances raisonnables de pouvoir adopter des enfants assez jeunes et en bonne santé, et cela va rapidemment se tarrir à l’internationnal.
    Donc on parle ici essentiellement de l’adoption par l’un des mariés de l’un ou des enfants de l’autre marié.

    Reste enfin le droit à la procréation médicalement assistée. C’est sans doute le seul élément encore vraiment sujet à débat. Théoriquement, la PMA est réservée aux personnes stériles. Or les personnes d’un couple homosexuel ne sont pas, sauf exception bien entendu, médicalement stériles.
    A juste titre, de nombreux commentateurs soulignent que l’enfant n’est pas un droit, et le mariage n’a aucune raison d’ouvrir un tel droit. Des mariés homosexuels doivent-ils être considérés comme médicalement stériles ? La question mérite débat, et à titre personnel, je pense que ce sujet ne dervait pas être inscrit dans le projet de loi car il pose des problèmes éthiques sérieux, qui sont sans rapport avec les capacités d’éducation des couples homosexuels (à titre personnel là aussi, je pense que deux parents valent mieux qu’un pour un enfant, quelque soit le sexe des parents).

  • Voltaire (---.---.---.8) 31 octobre 2012 09:08
    Voltaire

    En réalité, le coran indique à multiples reprises (notamment dans les sourates indiquées par l’auteur) que Dieu a applani la Terre.

    S’il est légitme, dans le contexte historique, de penser que cela signifie une Terre plate, on pourrait aussi argumenter d’une érosion de sa surface sans référence à son volume.

    L’essentiel est bien sûr ailleurs : le Coran est un texte ambigu. Il permet de multiples interprétations, comme beaucoup de textes religieux. Mis à part pour certains passages très explicites, sa lecture littérale n’a guère de sens. Un travail de réflexion sur son sens est d’ailleurs encouragé, et l’« interprétation » du Coran est un élément fondamental de l’islam, qui explique d’ailleurs sa diversité. Fondamentalent, cela suggère aussi que l’« intégrisme » musulman n’a guère de sens, dans la mesure où on ne pas pas avoir de lecture intégrale du coran. Les différentes interprétation du coran ont donné lieu à de multiples guerres intestines, mais la réalité est sans doute qu’aucun ne peut se prévaloir d’une lecture « ’exacte », le coran appelant naturellement à une réflexion sur son sens et à un mise en adéquation avec soi-même, en dehors de quelques « piliers » qui assoient son dogme.

  • Voltaire (---.---.---.8) 23 octobre 2012 13:43
    Voltaire

    La création de ce parti était devenu chose inéluctable depuis de nombreux mois (même si l’auteur n’en paraissait pas convaincu lorsque je le lui avait annoncé...). Nécessité fait loi pourrait-on dire. Certes, il a fallu plus d’un an pour que cette nécessité s’impose aux responsables divisés et aux égos démesurés de la galaxie centriste, mais la pression de la base (notamment celle des élus locaux) et de l’électorat central et modéré était devenue irrésistible.

    Trois éléments ont conduit à ce succès souligné par les média :

    - l’echec de Nicolas Sarkozy et de sa politique droitière, et la guerre des chefs à l’UMP, qui crée des clivages et des mécontents à droite ;

    - le refus absolu de la gauche à chercher un accord avec le centre, et sa préférence pour l’alliance traditionnelle des partis de gauche ;

    - l’échec de François Bayrou à rassembler autour de lui, en raison de son incapacité à clarifier ses alliances, et donc à peser sur la vie politique.

    Par rapport à ses prédécesseurs dans l’espace politique modéré, l’UDI a deux atouts : une dimension écologique incontestable, domaine déserté par EELV dont l’existence a éclaté de fait, se réduisant à sa simple composante gauchisante des Verts, rendant orphelins les électeurs de centre-gauche à conscience environnementale, et sa capacité à reconquérir les territoires de part son idéologie très décentralisatrice, comme le démontre le ralliement très rapide de nombreux élus locaux, mal à l’aise avec les systèmes pyramidaux et centralisateurs de l’UMP et du PS. Mais elle devra aussi faire face à des défis : JL Borloo, qui a su imposer son leadership par défaut (en l’absence de Bayrou), ne peut prétendre à incarner un candidat présidentiel crédible (même si 2017 est encore loin), et la réunion des différentes composantes de l’UDI ne manquera pas d’entrainer des petites luttes d’influence locales potentiellement délétères lors des futures élections.

    Pour autant, comme le souligne l’auteur, l’UDI a su démontré lors de ce congrès fondateur sa capacité à relier des valeurs traditionnelles du centre (Europe, rigueur financière) et d’autres plus progressistes (environnement, progrès social). Les vigoureuses critiques exprimées par les leaders de l’UMP sur ses ambitions et sur le ralliement de figures inattendues comme Chantal Jouanno démontrent que la menace est prise très au sérieux à droite quant aux capacités de l’UDI à réaliser des scores importants, au moins lors des élections intermédaires de 2014-2015.

    Si la stratégie politique de l’UDI devrait rassurer les électeurs modérés quant à sa capacité à remporter des élections (et donc à appliquer ses idées) ce qui était le défaut majeur du MoDem, son succès dépendra à la fois de sa capacité à proposer un projet de société original, différent de celui de l’UMP, et à celle de JL Borloo de limiter les querelles internes.
    Le second point s’avèrra peut-être plus aisé à réaliser (car seule l’union est susceptible de redonner du pouvoir à ses dirigeants) que le premier, qui nécessite lui une véritable stratégie de débat d’idée et d’ouverture aux problèmes actuels. C’est donc sur le contenu et la vision que sera jugé l’UDI dans les mois à venir, à sa capacité à proposer des solutions originales en cette période de crise. Mais on ne peut que souhaiter que cela fonctionne, étant donné les ratés à répétition du gouvernement et de la majorité actuelle, et la piètre image donnée par l’UMP dans sa critique stérile.

  • Voltaire (---.---.---.7) 20 septembre 2012 12:46
    Voltaire

    J’ai pu lire un certain nombre de réactions scientifiques à cette publication.

    Deux éléménts principaux émergent, comme je l’avait suggéré dans mon commentaire :

    - un problème statistique : le faible nombre de rats, notamment dans le groupe témoin, ne permet pas de conclure de façon fiable à une augmentation statistique du nombre de tumeurs ;

    - l’apparition normale de tumeurs chez cette souche de rat au cours du vieillissement, ce qui rend problématique des études chroniques à long terme en se basant sur ce critère ;

    A cela s’ajoute d’autres problèmes liés à l’alimentation des rats par du maïs, problème connu et qui augmente la fréquence d’erreurs.

    L’absence d’effet dose, à la fois pour le roundup et pour les OGM, suggère à de nombreux scientifiques que l’étude ne permet pas de conclure de façon fiable à un effet cancérigène de ces produits ; en raison de la faible taille de l’échantillon témoin, la possiblité de simple variations naturelles entres groupes ne peut pas être exclue.

    A mon avis, ce sont des critiques valables ; l’article me pose de vrais problèmes au niveau statistique. Néanmoins, l’effet apparent de précocité dans l’aparition de symptomes chez les rats traités mérite d’être examiné de plus près ; j’aurais aimé une analyse statistique sur cet élément particulier.

  • Voltaire (---.---.---.7) 20 septembre 2012 11:08
    Voltaire

    L’article du Monde m’ayant aussi interpellé, j’ai cherché l’article original et j’ai pu le trouver sur le site de l’éditeur : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

    Plusieurs choses frappent à la lecture de cette publication :

    - la méthodologie statistique décrite dans les méthodes est extrêmement complexe, mais aucune barre d’erreur ne figure dans les résultats sur la mortalité ou sur le nombre de tumeurs. on ne peut donc pas savoir si les résultats obtenus sont statistiquement significatifs ou pas.

    - la lecture de la figure 1 (mortalité) suggère qu’il n’y a pas de mortalité spontanée plus importante chez les males en fonction du traitetent ; par contre, les cas ayant nécessité une euthanasie en raison de tumeurs multiples ou graves chez les femelles semblent significativement plus important chez les rats traités (soit avec OGM, soit avec roudup).

    - en figure 2 (nombre de tumeurs), il ne semble là aussi ne pas y avoir de différences significative sur le nombre total de tumeurs entre rats traités ou non traités, mas par contre on observe une apparition plus précoce de tumeurs chez les rats traités (OGM et/ou roundup).

    Ce qui est frappant, c’est qu’il ne semble y avoir ni effet dose (que ce soit avec OGM et/ou avec roudup), ni différence significative entre rats ayant absorbés des OGM, du roundup, ou les deux. Ceci est assez difficile à expliquer et jette un petit doute sur les résultats, même si rien ne suggère que les rats contrôles ont été traités différemment des rats traités.

    Au final, il faut aussi noter que l’effet noté est assez réduit (un doublement du nombre ou de la grosseur des tumeurs par rapport aux sujets contrôles est un effet assez faible par rapport à celui constaté avec des produits réellement cancérigènes) et demande donc à être etayé statistiquement. En revanche, ce qui parait plus notable est un effet de précosité de l’apparition de tumeurs (tous les rats développent normalement des tumeurs à un âge avancé), qui demande à être étudié de plus près, et surtout validés sur au moins une autre espèce animale (la réponse des rats aux produits cancérigènes est parfois très différente de celle des primates).

    Le caractère très sensationaliste des articles publiés dans les média à propos de cette publication est certainement déplacé, mais cet article a le mérite d’avoir réalisé une étude de long terme qui ouvre des questions intéressantes. Pour autant, le rat (dont la durée de vie est courte, environ 24 mois) n’est probablement pas un bon modèle pour ce type d’étude chronique longue ; il serait intéressant de la réaliser sur des animaux différents comme le porc afin de mieux différencier la survenue de tumeurs naturelles de celles éventuellement provoquées par le roundup ou les OGM. 







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