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Vran

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  • Vran 28 août 2009 13:55

    @ Lisa SION 2 :

    Encore une fois la question de « domination » n’est pas biologique, la philosophie est ue question personnelle, je n’ai donc pas la légitimité de juger tes opinions. Mais tu me semble inclure à ta réflexion des éléments biologiques qui, pour moi, sont erronés. A ça, je peux répondre (comme pour Kalki, il n’y a rien de personnel, mon but est juste de clarifier les concepts scientifiques).

     

    Selon les théories de l’évolution, toutes les espèces sont égales sur le plan évolutif, il n’y a pas d’espèce supérieure à une autre. En effet, les données (paléontologiques, de biologie du développement etc... ) accumulées par les scientifiques suggèrent que tous les êtres vivants sont issus d’un même ancêtre commun. Il n’y a donc pas d’espèce ayant évolué « plus » que les autres ou « depuis plus longtemps ». Considérer l’être humain comme « supérieur » ou « plus évolué » que les autres organismes c’est se jeter soi même des fleurs de façon injustifiée, on appelle ça l’anthropocentrisme.

    Il me semble également incorrect de dire que l’humain a un "pouvoir d’évolution" sur les autres espèces, mais pour expliquer cela, il faut rappeler les mécanismes de l’évolution. Pour qu’une espèce évolue, il faut deux choses primordiales : 1. Il doit se produire des changements. 2. ces changements doivent être transmis à la descendance. Ce qui apporte le changement, ce qui crée la nouveauté, c’est la mutation. De petits changements se produisent dans le génome et peuvent se transmettre à la descendance, c’est la base de toute évolution. Au fil des générations (ce qui peut prendre des milliers, voir des millions d’années), les mutations s’accumulent jusqu’à avoir un effet visible sur les organismes. Ce que fait l’humain par la domestication, c’est uniquement sélectionner un certain profil génétique. Il ne crée pas de nouveauté dans le génome, il pioche sans le savoir dans le polymorphisme naturel pour ne garder que ce qui l’intéresse. Alors effectivement, on peut dire que par cette méthode, l’humain influence l’évolution de la population d’animaux qu’il a domestiqué, mais il ne « fait » pas évoluer l’espèce. Il faut également prendre conscience du fait que la sélection n’est pas du tout une exclusivité humaine, elle a lieu à chaque instant dans la nature. On appelle « sélection artificielle » la sélection dirigée par la main humaine, mais ce terme est lui-même artificiel, car la notion « naturel/artificiel » est purement un fruit de la pensée humaine, elle n’existe pas concrètement. La sélection artificielle, c’est de la sélection naturelle  « made in human ».



  • Vran 28 août 2009 02:39

    Fais très attention Kalki, ton discours est super ambigüe, ça pourrait être mal interprété par les esprits influençables. Ce que l’on appelle « race » n’a pas de sens en biologie, c’est un concept obsolète. Il n’y a qu’une seule et unique espèce humaine, homo sapiens, on peut faire toutes les subdivisions artificielles que l’on veut (nationalité, langue, couleur de peau, marque de chaussure ou plat préféré, peu importe, plus c’est dénué de sens et plus facilement ça passe), il n’y a pas et il n’y aura jamais plusieurs races humaines, et cela pour une raison très simple : Les gens se déplacent, voyagent, se mélangent, se mettent en couple, c’est ce qu’on appelle la migration (ou le métissage). Pour créer deux espèces à partir d’une seule, il faut que deux populations s’éloignent suffisamment l’une de l’autre d’un point de vue génétique jusqu’à ne plus être interfécondes, cela passe souvent par un isolement géographique et/ou reproductif et ça peut prendre des dizaines de millions d’années. Tant que le métissage existera (c’est-à-dire tant qu’il y aura des moyens de transport à longue distance comme les avions ou les bateaux), l’espèce humaine restera une et indivisible sur le plan biologique. Il faut donc être clair : l’eugénisme, la ségrégation etc sont des aberrations scientifiques, ça n’a biologiquement pas le moindre sens, ça arrive quand les mauvaises personnes interprètent de travers les textes scientifiques et c’est de toutes les façons voué à l’échec. Si tu veux vraiment philosopher sur la condition humaine, n’essaye pas d’avancer d’arguments scientifiques, tu as toutes les chances de tomber à côté du sujet.



  • Vran 28 août 2009 01:41

    Dans le principe je suis complètement d’accord avec toi, la question de la légitimité de l’expérimentation animale est très importante. Ayant travaillé dans plusieurs laboratoires, j’ai dû manipuler des animaux et je me suis longuement interrogé sur le sujet (ce qui m’a d’ailleurs conduit au végétarisme). Pour cette expérience en particulier de la ferme aux renards tu as donc parfaitement raison : mettre en place des structures aussi importantes et faire subir la captivité à autant d’individus pour répondre à une simple question biologique est assez démesuré et égoïste (mais elle a au moins le mérite de faire prendre conscience aux gens que domestiquer un animal n’est pas un procédé inoffensif, la vidéo montrant l’individu sauvage terrorisé dans sa cage est assez explicite à ce propos). Néanmoins il ne faut pas généraliser, la science a besoin de l’expérimentation animale pour progresser, c’est une nécessité absolue, bien plus grande que le « besoin » d’avoir un steak ou une tranche de jambon dans son assiette par exemple. Alors oui, la science fait parfois souffrir les animaux, mais toutes proportions gardées, le véritable ennemi, celui qui est véritablement inutile, superflu et meurtrier c’est l’industrie alimentaire.



  • Vran 28 août 2009 01:09

    Merci beaucoup ! (oui Taupo a encore signé pour ses collaborateurs... c’est donc encore moi l’auteur, comme pour les paresseux). En ce qui concerne le destin des animaux élites, il y en a eu plusieurs possibles. Une partie sont restés dans la ferme (l’expérience continue) et subissent donc toujours le même traîtement (qui n’est pas le plus atroce qui soit mais qui n’est quand même pas joyeux joyeux, ça manque beaucoup de liberté). D’autres n’ont pas eu de chance, je vais essayer d’expliquer la situation de façon concise.

    L’équipe de recherche en charge du projet est en manque d’argent pour financer la suite des expériences. Pour essayer de se renflouer, il y a eu une sorte de marché entre le centre de recherche, les industriels de la fourrure, et une association militant pour le droit des animaux. C’est un peu bisarre, mais c’est l’organisation de protection des animaux qui a proposé de remplacer les renards à fourrure classiques (plus ou moins sauvages) par des indivisus dociles dans le but de minimiser leurs souffrance. Tout ça se base sur le fait que les dociles étant plus habitués à l’homme, ils souffrent moins de la captivité (mais évidement au moment de l’abbatage c’est toujours la même barbarie). Drôle de deal donc.

    Enfin, les plus chanceux ont été récupérés par des membres du groupe de recherche avec pour motif officiel de « tester le comportement des individus élite au quotidien dans un environnement humain ». Grosso modo, certains chercheurs les ont trouvé tellement mignons qu’ils les ont adopté en prétextant poursuivre l’expérience chez eux ^^. Et le meilleur c’est que ça marche très bien. En faisant une rapide recherche de vidéos « tame fox » ou « domestic fox » on tombe rapidement sur des images de gens jouant avec leur renard gris de compagnie.



  • Vran 28 août 2009 00:59

    Sans vouloir trop m’avancer je dirais... dans le Poitou. Sinon y’a toute une panade d’éleveurs qui ont un site internet, il suffit de taper « baudet du poitou » sur un moteur de recherche très très connu. (c’est vrai qu’ils sont mignonissimes, les adultes ont les poils si longs que ça leur fait des espèces de dreadlocks, c’est très original)







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