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Wazix23

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Derniers commentaires



  • Wazix23 11 janvier 2013 13:55

    L’auteur est d’un niveau intellectuel du niveau de celui qu’il prête aux futurs manifestants.



  • Wazix23 28 octobre 2012 13:42

    Dans une petite ville de province, garé sur le trottoir par manque de place, mon épouse ne pouvant se déplacer sans canne et n’ayant pas encore sa carte d’invalidité, j’eus droit de la part d’un gendarme à une prune, dans un français approximatif et agrémentée de fautes d’orthographe. A la suite de quoi, je voulais apposer sur le pare-brise un mot ainsi rédigé : si avis de contravention il y a, prière de le rédiger en bon français et sans faute d’orthographe. Mon épouse m’en a dissuadé, ce serait de la provocation et amende supplémentaire.



  • Wazix23 12 octobre 2012 12:56

    Cher Alex,

    Vous savez bien que l’équipage s’arrêtait pour regarder les seins des sirènes qui évoluaient à proximité, ce qui explique le temps anormalement long pour la descente ou la remontée. *
    * quel degré ?

    Bon je sais la blague étant incomprise, je m’attends pour le moins à être moinssé comme d’habitude, au pire mon message effacé. Je fais parti du même bord que vous, nous sommes deux pauvres mecs avec cet attribut supplémentaire pour moi facho, lepeniste etc...
    Bravo à notre décodeur des services secrets.



  • Wazix23 23 juillet 2012 12:00

    Juger les conséquences inévitables au lieu des causes. Comme l’a dit une célèbre actrice à son juge : « Mais monsieur le président fallait pas les laisser entrer ».



  • Wazix23 2 juillet 2012 17:11

    Bavardages pour un massacre

    Mohamed Merah

     

    Quand ça a commencé à flinguer, ils ont attendu le néonazi. Un nostalgique, un tueur d’Arabes et de Juifs qui aurait été élevé à l’hideuse mamelle de la sale Nation française. Et bercé tout contre le mur au chant de l’hymne raciste. Et qui aurait appris à parler avec un ministre de l’Intérieur. Ah ça ! On peut dire qu’ils l’ont espéré de toutes leurs forces, de toutes leurs intimes convictions ! Ça aurait été une affaire tellement simple à raconter, et des responsables si évidents à accabler. Un décryptage presque enfantin. La première balle n’était pas encore engagée dans le canon qu’ils savaient déjà tout de lui.
    À ce moment de l’affaire, chacun était déjà expert en profilage criminel.

    Et puis, méchant coup de théâtre dans les crânes, rétropédalage et tragédie à Boboland, le néonazi s’est effacé sur la pointe des rangers pour laisser toutes les scènes de crime à Merah, un garçon au sourire ahuri qui aimait bien faire des dérapages contrôlés en BMW. Wesh wesh et vos races, bande de blaireaux, vous ne l’aviez pas vu venir celui-là.
    Il a fallu faire la bascule du 3ème Reich au djihad en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Mais suffisamment de temps pour que chacun devienne comportementaliste et expert en psychologie, capable d’expliquer comment la société, la politique, la télé-réalité, les boissons gazeuses et les jeux vidéos, avaient pu engendrer un tel monstre.

    Pendant ce temps, le RAID tentait d’attraper cette raclure vivante et consentait, le jour passant, à ses ultimatums successifs. En fait, tout le monde était très impatient qu’il se fasse refroidir. La presse attendait la bonne nouvelle au fond d’une rue de Toulouse, et nous autres sur BFM-TV qui tuait le temps en invitant des gens qui n’avaient rien à dire. À un moment de la nuit, on y a cru. BOOOM ! Le journaliste qui était en train de meubler l’attente avec des considérations météorologiques a disparu de l’écran, on a cru qu’il était mort, mais en fait non, il avait plongé à terre au son d’une grenade à bruit du RAID. Le cameraman est resté debout, lui.
    La matinée suivante, une trentaine de petites heures après que Merah se fut retranché, le RAID a donné l’assaut. Et a liquidé Merah qui leur tirait encore dessus tout en sautant par la fenêtre. À moins qu’il n’ait été jeté par-dessus le balcon par des flics d’élite, c’est vrai quoi, on ne sait jamais avec ces gens-là.
    À partir de là, tout le monde est devenu spécialiste en techniques de police et interventions.

    Le gendarme Prouteau, riche de ses souvenirs des Irlandais de Vincennes - ce bon vieux temps où il suffisait aux pandores de planquer armes et indices chez des gens pour en faire des terroristes - des écoutes illégales de l’Élysée, et des condamnations en justice que tout ça lui avait coûté, le gendarme de circonstance donc, est aussitôt venu claironner qu’il aurait fait bien mieux que le RAID à coups de grenades lacrymogènes et de sabre laser. La seule performance de Prouteau est d’avoir assuré le baby-sitting de la fille cachée de Mitterrand pendant les deux septennats du boss. Depuis, il fait le meuble dans tous les salons du livre avec le récit de cette belle aventure. Mais bon, il était content Prouteau, has-been mais comblé, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas fait de télé, et c’était une aubaine pour se placer en pole position de la liste des innombrables opportunistes et experts du jour.
    Après lui dans les médias et au-delà, une génération spontanée de petits gendarmes Prouteau sont venus à leur tour donner des leçons de police et expliquer à quel point les effectifs du RAID sont des baltringues qui ne connaissent rien du job.
    Si ces bleu-bites avaient été aussi solidement burnés que leurs détracteurs et autres commentateurs frénétiques, ils seraient entrés chez Merah par la cheminée, une bonne tarte dans sa gueule, et hop ! menottes-police-prison.
    Un expert israélien a aussi ramené sa science, mais c’est vrai qu’après avoir fait mai 68 à Gaza, tous les coups sont permis, phosphore blanc, uranium appauvri, etc, mais pourquoi diable n’a-t-on pas balancé une bombe sur l’immeuble de Merah, quels petits bras ces Français, j’vous jure.
    Mais bon, comme tout ça avait été assez brutal, et Merah terriblement seul, sans gaz ni électricité contre la horde noire cagoulée, certains scrupuleux ont mis un point d’honneur à se la jouer procédurier dans le texte, et le terroriste mort est devenu un tueur présumé. Pendant que d’autres, très émus, transcendaient leur humanité dans le culte du bad-boy victime, efficacement servis par la monomanie des médias qui n’ont trouvé qu’une image pour illustrer la série de massacres, celle du sourire crétin du tueur, une valeur ajoutée au matraquage pleine de sensibilité.

    Et puis, est venu le temps du doute.
    Le père ne peut pas y croire, forcément il nie l’implication du fils. Puis arrive l’avocate en charge de déposer plainte contre le RAID pour assassinat, et qui se livre à un enfumage de presse derrière une table couverte à ras bord de codes pénal, civil, code du travail, code de la famille, des ponts-et-chaussées, etc, pour faire plus vrai, et dit avoir toutes les preuves d’un complot.
    Mais en fait, si tout n’était qu’une machination policière ? Et si Momo était un copain du squale, un agent double, triple ? Et si la DCRI passait son temps à organiser des tournois de tarots avec la DGSE plutôt qu’aller à la chasse aux renseignements ? Et si dans tout ça, Merah n’y était pour rien ? D’ailleurs, j’vous pose la question, est-ce que Merah a une tête de terroriste ?
    Alors bien sûr, tout le monde est devenu spécialiste en renseignement, sécurité intérieure et terrorisme.
    À ces gens-là, il ne fallait surtout pas dire que ce sont des actes qui définissent le terrorisme, que suspicion et présomption ne sont simples que sur le papier, et que tant qu’il n’y a pas d’acte, il est relativement délicat de capturer un non-coupable de rien, et qu’un terroriste, ce n’est pas visible à l’œil nu.

    Alors forcément, est arrivé le temps de la peur.
    Si les services de renseignement et la DCRI, les incompétents de la veille donc, n’ont pas les moyens d’arrêter tous les terroristes avant qu’ils ne passent à l’action, s’il n’y a pas de phénotype unique dans cette catégorie criminelle, pas plus que de mode opératoire standard, alors c’est qu’il faut à tout prix abaisser le curseur du risque à zéro en menant une révolution sécuritaire.
    Quand cette cause a été entendue, la trouille au ventre, l’opinion publique est devenue fasciste. D’une seule voix citoyenne, bien plus fort qu’un Patriot Act à la française, elle a réclamé l’instauration d’un état policier. Et alors quoi ! Les caméras de vidéosurveillance, c’est pas fait pour les chiens ! et puisqu’elles sont là, qu’attend-on pour leur demander la détection par reconnaissance faciale ? Fermeture des frontières dans les deux sens ! Flicage général ! Et puisque des gens pensent mal, parlent mal, ont de sales fantasmes, pourquoi ne pas inscrire le délit d’opinion au code pénal ?
    Une fois le concept lancé, et acceptant tacitement qu’un totalitarisme, par définition, s’applique à tous, beaucoup de gens étaient devenus des gymnastes de compétition à force de grands écarts idéologiques entre l’avant et l’après Merah.

    Dans le même temps, quelques spécialistes en pompes funèbres transméditerranéennes ont estimé que l’idée d’envoyer Merah moisir sous la terre de ses ancêtres était une intention délicate. À ça l’Algérie a fait sobrement savoir que ce type étant français, eh bien, chacun sa merde.

    Et ici ça parle, et ça parle encore.
    Ça bavasse, ça jacte, ça critique, ça expertise, ça s’interdit l’humilité. Les mots se sont empilés en montagnes de conneries, d’indignations extravagantes, d’explications péremptoires, de circonstances atténuantes, de faux procès, de conspirations, d’opportunismes indécents.

    S’ils pouvaient seulement devenir, maintenant, des virtuoses du silence.

    http://police.etc.over-blog.net/

     

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