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wengweng

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  • wengweng 22 août 2007 09:00

    Clemenceau a commencé sa carrière politique au parti raical, à l’extrême gauce de l’échiquier politique. Il connaît une traversée du désert dans les années 1890, site à l’implication de son journal dans le scandale de Panama. Revenu en grâce suite à l’affaire dreyfus, il devient ministre de l’Intérieur en 1906, il réprime dans le sens les grèves de Villeneuve-st-Georges, ce qui lui vaut le surnom de premier flic de France. C’est à ce moment qu’il passe véritablement à droite, qu’il se détache complètement du parti radical pour devenir indépendant. Pendant la Première Guerre mondiale, il critique les gouvernements successifs, qui se laissent dicter la conduite du pays, au lieu d’imposer leur politique, ce qu’il fera une fois au pouvoir, en 1918. Pendant tout ce temps, il reste un journaliste de premier ordre. Pendant les premières années de la guerre, il livre un éditorial par jour. Ses articles restet, encore aujourd’hui, des petits bijoux d’ironie et de verve.

    Les clivages plitiques étaient, bien au contraire, beaucoup plus prononcés que maintenant. On n’à qu’à lire la presse : entre l’Action française monarchique et la Guerre sociale d’un Gustave Hervé à l’extrême gauche, la différence est large. Les socialistes étaient alors vraiement collectivistes, voire révolutionnaires, un centre libéral dominait la scène polituque, et la droite était antiparlementaire et/ou royaliste.

    Je pense que M. Sarkozy a voulu marquer sa proximité avec Clemenceau en raison de la poigne de fer de celui-ci quand il était au pouvoir (1918-19 notamment). Ce fut un moment d’exécutif fort, qui convenait pendant la Première Guerre mondiale, mais dont on a pu dire qu’elle s’approchait d’une dictature, les contre-pouvoirs étant affaiblis.

    Quant à la comparaison avec Napoléon, on peut peut-être la trouver dans le désir de rassembler les Français (révolutionnaires et contre-révolutionnaires), comme dans le slogan « Ensemble », après 15 ans de révolution, et, là aussi, dans le désir de mener gouverner fermement. Ce sont, en tous cas, les intentions de M. Sarkozy. La réalisation sera une autre affaire.







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