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WHAM BAM THANK YOU MA’AM

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  • WHAM BAM THANK YOU MA’AM 15 février 2010 01:10

    Marc-Edouard Nabe parle de Bernard-Henri Lévy dans [i]L’Homme qui arrêta d’écrire[/i], son dernier roman :

    [url]http://alainzannini.com/[/url]

    [url]http://www.marcedouardnabe.com/index.php[/url]

    Extrait :

    [...] Aucune tarte n’en viendra à bout, c’est une mauvaise cible. Un jour, son empire s’écroulera. On dit ça depuis tant de temps que plus personne n’y croit plus, moi le premier. En attendant, je le regarde, il est devenu littéralement luciférien. De nous deux, c’est lui qui dégage le plus de souffre... Et de quels tics il est secoué ! C’est discret mais moi je le remarque... Le sourcil, la joue, la main et surtout la jambe... Plus il fait peur, plus les gens s’accrochent à lui... Je les vois tous, et pas seulement ses larbins officiels, venir lui sucer la poire. Lévit se contente de sourire, mais sa jambe le trahit. Soudain, pris d’atroces fourmis, il fait un mouvement sec de la jambe, comme s’il voulait se débarrasser des morpions accrochés à ses poils. La jambe se libère. Tous les gens présents sont chassés du Train bleu d’un seul coup de jambe de Lévit. [...]

    p.281

    NB : L’orthographe incorrecte de certains noms propres est due à la volonté de l’auteur.


  • WHAM BAM THANK YOU MA’AM 16 novembre 2008 10:33

    Pour élargir votre réflexion sur la question :

    Il s’agit d’un extrait de Trick Baby, du romancier noir américain Iceberg Slim. Dans cet extrait, il se met dans la peau d’un Blanc libéral américain donnant une leçon de cynisme à son homologue conservateur :

    Vous n’êtes pas conscient de l’ampleur du plan à l’œuvre aujourd’hui dans les Etats-Unis qui vise à contenir et contrôler les nègres.
    Cette vaste planification est dans les mains compétentes des leaders libéraux blancs.
    Ce sont les représentants indispensables de la race blanche. Ce sont eux qui, avec leur maîtrise des émotions basiques, leur analyse en profondeur de la psychologie nègre, ont la possibilité de projeter une image compréhensive et miséricordieuse.
    Il est vital pour les pasteurs nègres harcelés, assiégés, et les autres leaders noirs d’avoir la possibilité de faire appel à eux. Un mot en 6 lettres est la clé de voûte de ce grand œuvre.
    Ce mot c’est « espoir ». Cela veut dire que l’on croit pouvoir atteindre ce que l’on désire. L’organisme humain quand il en est privé peut devenir imprévisible, destructeur, meurtrier. Les libéraux sont conscients que les masses nègres espèrent s’échapper des ghettos.
    Elles veulent se répandre dans le sein de la vie américaine et le polluer par leur esprit porté au crime et à la convoitise de nos femmes. Ils veulent être sur un pied d’égalité avec nous. Ils veulent oublier leur noirceur aux dépens de notre culture et de notre intimité. Ils veulent contaminer notre sang anglo-saxon.
    La faute fatale du conservateur consiste à vouloir brutalement et stupidement étrangler l’espoir chez les nègres. La rigidité de son comportement émotionnel ne lui permet pas de pratiquer les arts subtils de la tromperie et de la ruse. Ce sont des armes essentielles dans notre stratégie visant à bercer, à tenir en vie l’espoir chez le nègre sans pour autant céder à ses rêves insensés de liberté.

    Il y a en réalité deux ghettos. L’un est physique, l’autre psychologique. Il est vrai que nous avons sélectionné certains nègres pour porter des cols blancs.
    Presque tous se sont évadés physiquement du ghetto, avec notre aide, bien sûr. Nos motifs sont tout d’abord de renforcer notre image libérale par des campagnes de presse bien orchestrées.
    Deuxièmement, ces nègres que nous semblons libérer sont précisément ceux d’un type peu courant qui possèdent une intelligence et une formation universitaires. Il nous faut les séparer des masses noires bouillonnantes.
    Si nous ne le faisions pas, ils pourraient servir à ces masses sans cervelle de têtes pensantes contre la race blanche.
    Voyons que les différences extrêmes entre le monde nègre et le monde blanc vont nous fournir les moyens de neutraliser et de retirer le venin de ces évadés en col blanc des ghettos.
    Brièvement décrite, la technique est la suivante. Le nègre libéré, qu’il soit dans la politique ou les affaires, ne va pas entrer dans le monde blanc sans trembler. Ses peurs, son sentiment d’insécurité viennent de l’apparence insolite, inconnue, de cet étrange nouveau monde.
    Au-delà, bien entendu, agit son fort sentiment d’infériorité même s’il le dissimule bien. Il éprouve le besoin immédiat, pressant, peut-être inconscient, de se conformer aux mœurs, au protocole de ce monde nouveau. Il a une peur mortelle de violer ses codes de façon évidente.

    Sa terreur est que ses protecteurs blancs remarquent ses erreurs et le renvoient dans le ghetto. Il se contraint à contrôler ses émotions et à se conduire avec patience et urbanité.
    Nous le flattons à mesure qu’il devient plus semblable à nous. Son identité, ses féroces antipathies raciales, s’il en a, se dissipent, se perdent peu à peu. S’il a du mal à accepter ce moule, nous nous moquons de lui et nous soulignons son ridicule.
    On ne peut pas se conduire comme un nègre dans un environnement blanc civilisé. Nous écoutons avec compassion ses demandes, maintenant imprégnées de culpabilité, d’aide pour ses frères noirs dans les ghettos.
    Nous lui jetons quelques miettes de consolation. Mais bientôt il devient un étranger pour ses frères noirs et ils commencent à le haïr. Ils comprennent qu’il les a vendus. Il n’a plus de valeur pour eux, il est inestimable pour nous.
    Il a perdu sa capacité à les diriger pour nous faire mal. Si ce n’est sa négritude, sa façon de penser, son goût pour le confort individuel en ont fait l’une de nos armes. Il nous aide sans le savoir à mener la guerre sans concession contre sa propre espèce.

    Voir aussi ce tract de Marc-Edouard Nabe :

    http://marc.edouard.nabe.free.fr/Nabe_les_pieds_blancs.pdf







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