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xris123

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  • xris123 17 mars 2009 10:56

    excusez-moi, je ne suis spécialiste de rien, mais j’ai entendu dire que le secteur nucléaire produisant actuellement 2,5 % de l’énergie finale consommée dans le monde (avec environ 440 réacteurs), doubler le nombre de réacteurs ne reviendrait qu’à remplacer les existants, qui arriveront tous en fin de vie, le temps qu’on les renouvelle, vu qu’il faut 5 à 6 ans pour en fabriquer un, et qu’ils ne peuvent être construits que par 3
    boîtes au monde, et encore... 450 nouveaux reacteurs ne feraient que recréer plus ou moins la même puissance, tout cela à grands renforts d’ingénierie pour laquelle les gens ne sont pas formés. (voir échec des chantiers des 2 premiers réacteurs en construction). Ceci induirait des risques, de la prolifération lors des livraisons de combustibles frais et usagés, des monceaux de déchets dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’ils ne sauraient les contrôler sur ne serait-ce qu’un millier d’années. (Qui saurait conserver la mémoire et l’intégrité des lieux d’entreposages, de leurs caractéristiques physiques, de leur contenu ?... Des gardiens du temple, comme dans les BD que je lisais il y a 30 ans ?)
    Selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) si on triplait le nombre de réacteurs d’ici 2050, soit la construction de 30 réacteurs par an, au final cela éviterait qu’au maximum 6 % des émissions de CO2 pour une capacité de production couvrant environ 4 à 6 % de l’énergie finale consommée dans le monde. Tout en ayant absorbé une quantité colossale de pépettes pour instaurer une rente à vie aux fournisseurs d’énergie nucléaire, qui sont bien loin de provisionner aujourd’hui les démantèlements des installations auxquels les états devront (du coup !) faire face pour assurer la sécurité des populations.

    L’alternative ne serait-elle pas de proposer les pépettes à d’autres secteurs énergétiques en particulier ceux de l’efficacité énergétique et des renouvelables, solaire passif, exploitation des gisements géothermiques pour Paris et ailleurs dans le monde, biomasse... Nous serions vraiment en situation d’indépendance, on créerait plus d’emplois à long terme, et les économies de CO2 seraient bien plus importantes, puisque les nouvelles productions énergétiques auraient un impact sur nos modes de vie, impacteraient notre bon sens et rompraient avec le dogme de la croissance sans limite, ce que je considère pour ma part comme une notion de progrès et non comme un éventuel retour à la bougie. (ce qui reste néanmoins difficile à chiffrer en termes d’économies d’émissions, mais j’y crois !)

    Donc : soit on triple le parc d’ici à 2050 et on a 6 % d’économies de CO2 à 2050 dans une courbe de consommation énergétique qui continue à grimper allègrement, et qui repose exactement le même problème 60 ans plus tard sans avoir résolu quoi que ce soit, tout en ayant développé tous les principes d’une économie nucléaire basée sur le secret et les interactions avec le secteur nucléaire militaire.... Soit on fait le choix d’une société consciente des impacts de sa consommation énergétique, qui développe des systèmes de production d’énergie localisée et adaptée au site, en toute indépendance et par bon sens.

    Etant donné l’urgence du changement climatique, je pense pour ma part que vendre et construire des EPR en criminel parce qu’il détourne des ressources au profit réel des économies d’émissions de GES.

    Sincèrement,
    CD








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