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yann

Etudiant en médecine

Tableau de bord

  • Premier article le 17/07/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires


  • yann 6 octobre 2007 17:48

    A Thomas : merci beaucoup pour vos commentaires auxquels j’adhère tout à fait.

    Je regrette à titre personnel que mon discours soit mal interprété par certains, qui y voient un désir d’augmentation des honoraires. Réduire le centre d’intérêt des médecins au seul revenu est aussi injustifié qu’inexact. Je désire a priori moi même exercer en milieu rural par la suite, et ne m’insurge donc pas contre la suppression d’un « privilège » qui risque fort de ne pas me concerner directement, mais bel et bien contre une mesure (ce mot est excessif puisqu’aucune modalité n’est à ce jour précisée) qui ne me parait pas à la hauteur de la situation. Comme plusieurs l’ont souligné dans les commentaires ci dessus, le véritable problème réside dans la désagrégation progressive du service public, qui n’est pas le fait des médecins à ce que je sache. Autant un déconventionnement me paraît absurde,inefficace et générateur d’un accroissement de l’inégalité d’accès aux soins, autant une modulation des honoraires (vers le haut ou vers le bas, si si ! )en fonction de la densité médicale, proposée par certains, me paraît être une piste très intéressante à étudier. Quant à mon vote aux présidentielles, étant membre du Modem, je suis désolé de faire mentir votre pronostic ! smiley


  • yann 5 septembre 2007 14:48

    L’assurance maladie en suisse est en effet cette année excedentaire dans la mesures où les assureurs maladie ont fixé leur primes sur une prévision de croissance de leur dépenses de l’ordre de 4,5%. Or celle ci a été de 1,2% en moyenne nationale selon l’office fédéral de la santé publique, soit un niveau historiquement bas puisqu’il faut remonter aux années soixante pour trouver un chiffre comparable. D’où des recettes supérieures aux dépenses. C’est un succès indéniable puisqu’en effet le pays est exposé à des contraintres aussi bien démographiques que technologiques semblables au notre. A quoi rapporter ce succès ? On peut évoquer notamment la plus grande mise en concurrence des assureurs maladie grâce aux récentes réformes, et donc probablement une plus grande rigueur dans les négociations tarifaires et dans la gestion du système. Cependant il me semble que vous avez à tort omis de pondérer votre discours. En effet rappelons que le système de santé Suisse reste très cher (11,6% du PIB en 2006 contre 11,1% en france), et s’inscrit dans un contexte économique plus favorable qu’en france puisque le chômage n’y était fin 2006 que de 3,3%, les cotisations sociales reposant donc sur une base beaucoup plus large que chez nous. D’autre part ne perdons pas de vue qu’il s’agit d’un pays de 7,4 millions d’habitants,ce qui rend des comparaisons à l’emporte pièce hasardeuses même si elles peuvent offrir comme vous le faites des pistes intéressantes de réflexion. Enfin le système de santé suisse a toujours eu un fonctionnement très décentralisé, ce qui facilite naturellement la transition à une plus grande autonomie et liberté d’action des différents assureurs. Or ce n’est pas le cas de la France, où le régime général, comme vous le dites très justement, est en situation de quasi monopole, rendant une telle transition beaucoup plus ardue bien qu’elle soit probablement nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle ou de système idéal, ni en france ni ailleurs. Comme si souvent tout est une question de compromis. A chaque pays de trouver le système qui lui va le mieux, en tenant compte à la fois de contraintes historiques, politiques, sociales ou budgétaires dont on ne peut s’affranchir.


  • yann 3 septembre 2007 22:17

    A JPL : Le choix des Etats-Unis me paraît ici tout à fait malvenu. Je suis bien d’accord que ce n’est pas le modèle à suivre en la matière cependant là n’est pas la question. Il ne s’agit pas de sombrer dans un système de santé ultralibéral mais d’introduire une part de libéralisme afin d’ assurer un équilibre financier, comme le font d’ailleurs progressivement les pays bas ou encore l’Allemagne. Puisque vous parlez de mon avis personnel, dont il n’était pas question dans l’article contrairement à ce que vous semblez penser, je rejoins tout à fait l’opinion de Hasselmann ci dessus lorsqu’il affirme qu’il faudrait « sérier entre le socle solidaire et indispensable, et donc accessible à tous, et le superflu ou fashion (montures de lunettes, cures, chambres particulières...) ». La collectivité ne peut pas indéfiniment tout prendre en charge. Il faudra donc faire des choix ! Nier cette dernière affirmation relève de la mauvaise foi. Quant à la nature de ces derniers, le débat est effectivement ouvert et j’attends avec impatience votre point de vue...


  • yann 3 septembre 2007 21:56

    à Philippe Renève : merci pour votre commentaire. Toutefois je ne partage pas tout à fait votre analyse. Vous concluez par : « Augmentons donc les cotisations, en veillant à ce que chacun contribue selon ses moyens. C’est la seule solution juste et viable, à court et à long terme. » Or c’est à mon sens défendre le statu quo qui contrairement à ce que vous avancez est incompatible avec une vision à long terme puisque cette logique atteindra comme j’ai essayé de le montrer plus haut rapidement ses limites. Pour financer une médecine plus performante en essayant de maintenir une relative égalité d’accès pour tous, une augmentation des cotisations semble effectivement inévitable mais devra obligatoirement se doubler d’une stratégie de limitation des dépenses, et c’est bien là où le bât blesse. On ne peut malheureusement ménager la chèvre et le chou...


  • yann 17 juillet 2007 15:17

    Je trouve regrettable que certaines personnes prennent à tort la moindre réserve exprimée à l’encontre de l’action présidentielle comme de l’« antisarkozysme primaire ». C’est me semble t’il une façon un peu maladroite d’éluder un débat constructif. Il y a probablement du bon dans l’action de NS, nous sommes bien d’accord, cependant rejeter qu’il puisse aussi y avoir le revers de la médaille relève à mon sens du sectarisme. En particulier on peut s’interroger sur l’occupation à outrance de l’espace médiatique, qui est si inhabituelle pour un chef d’état fraçais qu’il me parait légitime d’en discuter, n’en déplaise à certains.







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