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yann

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  • yann 29 décembre 2007 23:33

    Je souhaiterais ajouter une pierre à l’edifice de cette discussion qui ne me semble malheureusement plus veritablement d’actualité... « Finalement, il semble bien qu’au-delà du niveau d’instruction ou de la position sociale une distinction majeure scinde toute société en deux. Nous avons d’un côté ceux qui veulent réduire leur conscience qu’ils considèrent comme un poids à sa plus petite expression en jugeant que, si elle est inutile en termes d’action, elle peut même limiter la puissance de celui qui s’en encombre et d’un autre côté ceux qui la considèrent comme une force qui va permettre de transcender leurs actions en leur donnant du sens. » Pour commencer, je souhaite m’attarder sur cet élement de l’argumentaire en y incorporant un peu de sociologie : Ici est employé le terme quelque peu galvaudé de position sociale. Si on se réfère à l’acception bourdieusienne (ou bourdivine pour certains de ces contradicteurs)de ce terme, il convient avant toute chose de rappeler que le niveau d’instruction fait partie des critères d’évaluation « topographique » de ladite position. Pour autant, ce que Bourdieu enseigne est avant tout une mise en évidence des intérêts infraconscients que tel individu aura à defendre ou à combattre une situation sociale suivant sa propre position sociale. Il me semble un peu reducteur de presenter d’un côté ceux qui VEULENT reduire leur conscience et de l’autre, ceux qui la CONSIDERENT comme une force... Il me semblerait plus judicieux de présenter cette « fracture » comme distinguant ceux qui ont intérêt à ne pas se poser ce type de question et de l’autre ceux qui ont intérêt au contraire à se le poser. S’il me semble capital de condamner l’angélisme néolibéral (rapprocher ces deux termes me brûle les doigts)il me semble aussi important de questionner les intérêts inhérents à la critique des modèles établis. Si les arguments évoqués me touchent et me convainquent, c’est que ce qu’a été ma vie jusqu’alors m’a conduit à une position sociale où il est de bon ton de penser que les fractures sont à combler et qu’une approche ethique est le meilleur moyen d’y parvenir (étant actuellement dans une grande école, je ne peux qu’être sensible à ce que les psy nomment une « dissonance cognitive »). Pour justifier mon point de vue (inévitablement influencé par ma position sociale, cela va de soi) sur l’obsolescence de cette problématique, je n’évoquerai que deux auteurs qui ont particulièrement chamboulé ma perception de l’ampleur des problèmes contemporains : Gunther Anders et Jean Pierre Dupuy qui, à 40 ans d’intervalles et sans avoir connu de parcours similaires en sont parvenus à la même conclusion : Il n’est plus lieu de lutter contre la finitude de l’homme mais bien contre celle de l’espece humaine dans son ensemble. Afin de ne pas passer pour un mystique ou pîre un écolo rigolo, je vous renvoie aux CVs respectifs de ces deux auteurs qui, du fait de leurs positions sociales respectives disposeront d’une légitimité plus grande pour présenter leurs arguments et de ce fait pour (je l’espere) vous faire douter. Bien à vous, Yann







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