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zapinc

zapinc

Né en 1965 à Valence. Père Ardêchois, mère Corse.
Photographe représenté par l’agence VU et iconographe au Nouvel Observateur. A publié en 2002 un livre qui s’intitule "C’est encore loin la mer ? aux éditions Actes-Sud. En 2009, un nouvel ouvrage est edité, toujours chez Actes-Sud : "31 rue de la République" avec Abderrhamane Boufraine, préfacé par Edgar Morin.
Intéressé par toutes les questions relatives à l’identité et à la famille.
 

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  • Premier article le 07/02/2007
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Derniers commentaires



  • zapinc zapinc 24 mars 2009 19:21

     Bonjour,
    Petit post totalement hors sujet, uniquement pour signaler à l’auteur que le beau portrait d’Albert Camus qu’il utilise en illustration de son fort intéressant article devrait être copyrighté ©Henri Cartier-Bresson/ Magnum.
    Derrière les photos, que l’on trouve à foison sur le net en tapant un mot-clef sur Google image, se trouvent des auteurs, des photographes qui vivent de leurs images. Certes Cartier-Bresson nous a quitté, mais ne serait-ce que d’une point de vue culturel, préciser son nom ne serait pas de trop.

    Cordialement

    Zapinc



  • zapinc zapinc 27 juillet 2007 23:55

    ...D’où leur ire sans H fallait-il lire. Désolé.



  • zapinc zapinc 27 juillet 2007 23:45

    Oui, notre image nous échappe, mais plus généralement je crois que les images épuisent le monde et cela, aux différents sens du terme : Dans celui de « vider (quelque chose) de son contenu ou de sa substance » tout d’abord, mais également dans celui de « rendre stérile ou d’user jusqu’au bout », et même de « réduire à un affaiblissement complet ». Si le monde est constamment sous le feu des caméras, comme face à un omniprésent miroir, comment pourrait-il ainsi se reposer ? On a besoin de mystère, de choses à découvrir, de nouvelles images et pas d’un incessant bavardage visuel qui finit par ...épuiser le monde. De plus, ...l’image du monde que tout un chacun conserve en soi à chaque instant se nourrit de ce flot ininterrompu ...d’images et comme on parle rarement des trains qui arrivent à l’heure, ...l’image du monde qui est véhiculée par toutes ces ...images finit par peser sur les consciences, et par former une... image peut-être un peu négative de notre bonne vieille terre.

    Bref, pour se guérir, il faudrait probablement commencer par se sevrer, et regarder moins ...

    Et ne pas confondre polyphonie avec cacophonie...

    Peut-être que nos contemporains sentent aussi confusément cela lorsqu’on les photographie. D’où leur hire.



  • zapinc zapinc 22 juillet 2007 11:35

    Oui philmouss, Peut-être... Il se trouve pour ma part que j’ai essayé et que je n’y ai pas trouvé mon compte. Mais je ne parle que pour moi. La profusion risque trop de devenir boulimie et quand on a tout, tout de suite, ou plutôt quand le champ des possibles est trop grand, on s’y perd je crois. Regardez un logiciel comme photoshop, véritable usine à gaz numérique : quand on l’utilise de manière raisonnable, on obtient ce que l’on recherche, mais lorsque on s’épanche dans tous les filtres, je trouve que les résultats sont rarement probants. Mais ce n’est que mon avis.

    Le principal est de trouver le voie que l’on cherche.

    VM



  • zapinc zapinc 21 juillet 2007 15:26

    Il est vrai que la culture prédomine dans notre rapport à l’image, à notre image. Et l’auteur à raison de rappeler que suivant les cultures, on a pas du tout les mêmes réactions. Cependant, regardez les photos d’Izis, de Doisneau, d’HCB ou de Ronis. Les gens photographiés au quotidien semblent animés de bienveillance. Certes, les photographes sus-nommés étaient de vrais génies de la photographie sur le vif, mais je crois aussi que l’époque joue un rôle non-négligeable. En ce temps-là, les images étaient plus rares, et être photographié était souvent considéré comme un honneur, ou une bonne grâce. Dans les familles, on posait pour la postérité dans ses meilleurs atours, dans le jardin, l’été lorsque la lumière s’y prêtait. Les photographies étaient livrées avec de petits bords dentellés, et les images étaient ensuite collées dans de lourds albums reliés ( voir le travail de J-H Lartigue), bon, au sein des familles bourgeoises certes, mais le petit peuple connaissait déjà le clic-clac merci Kodak et depuis les premiers congés payés, les petits appareils en bakelite faisaient partie du décor.

    Aujourd’hui, les écrans sont partout, ( et cela n’est pas prêt de s’arrêter), les paparazzis traquent les stars et les anti-stars se retrouvent sur les plateaux des émissions de télé-réalité. Chacun a enfin sa part de notoriété. Mais Andy Wharhol ne l’avait-t-il pas prédit ?. La part d’ingénuité et de rêve qui est souvent le dénominateur commun des peuples innocents ou des société balbutiantes (d’après-guerre par ex) est peut-être en passe de s’évanouir. Notre société est peut-être en train de vieillir. L’image est partout mais jamais elle n’aura eu aussi mauvaise presse. Impossible désormais de faire des images dans la rue (à moins de demander bien entendu) sans encourir des regards de franche répprobation quand ce ne sont pas des insultes. Sommes-nous blasés, revenus de tout, méfiants de tout et de tous ? La notion de propriété est si pregnante dans notre société moderne, et l’individualisme si développé que nous ne saurions souffrir qu’on nous emprunte même notre image. Des propriétaires intentent des procés aux photogaphes qui ont eu l’heur de cadrer leur propriété, et certains avocats se sépcialisent dans le droit à l’image. La société se judiciarise de plus en plus et corrolaire malheureux notre patrimoine iconographique s’apauvrit chaque année davantage. Quelle image de notre société livrerons-nous à nos descendants ? ces images libres de droits qui garnissent les catalogues des agences d’illustration, photos trop bien cadrées où des mannequins au physique calibré (cadre, executive women, seniors ...) baignent dans des lumières bibliques ? comment leur transmettrons-nous les images de la vie de quartier, de la banlieue, des zones pavillonaires, des campagnes ? les endroits où il ne se passe rien, sinon la vie ? Que comprendront-ils de la banlieue, en voyant ces images faites trop rapidement par des photojournalistes pressés (aux deux sens du terme) en quète de spectaculaire et de sensationnel. A part certains photographes, qui s’échinent à chroniquer les « temps morts » comme dirait R.Depardon, et qui ne trouvent plus guère de journaux pour publier leurs reportages, l’image s’est considérablement apauvrie. De la gastronomie, nous sommes passés en quelques années au rêgne du fast-food. Je sais, c’est un constat un peu amer, mais malheureusement je crois assez réaliste.

    VM

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