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  • Zeus Zeus 17 décembre 2007 07:24

    Humain comme un train de banlieue

    Vincent Dumoulin

    Dans Le Monde du 8 décembre, Raphaëlle Bacqué livre un récit inspiré de la mort d’Anne-Lorraine Schmitt, assassinée dix jours plus tôt dans le RER (« Mortelle rencontre dans le RER »). De nombreux lecteurs ont exprimé spontanément leur appréciation de cet article qui les a bouleversés. Pourquoi donc cette lecture m’a-t-elle laissé au cœur un lancinant malaise ?

    Le récit est pudique. Sans détails trop sordides, il conserve au fait-divers son ignoble banalité. Le décor est planté avec justesse - cette rame de RER qui suit la « longue cicatrice » de la ligne D à travers l’Ile-de-France ; la jeune fille qui rentre chez elle un dimanche matin pour rejoindre sa famille et, à mesure qu’elle est emportée vers une « mortelle rencontre », à petites touches, l’évocation de sa famille, de ses études. Le RER qui roule, l’arrêt à Goussainville, où monte le pauvre type qui ne sait pas encore, sans doute, que dans quelques minutes il sera un meurtrier. Le drame est raconté en un paragraphe bref, aussi bref, aussi violent que dut être l’agression. À la gare de la Borne-Blanche, un père attend en vain de voir sa fille descendre du train, s’inquiète, cherche, apprend enfin ce qui vient d’arriver. Et le RER, indifférent, continue de rouler tandis que se déroulent les obsèques à Senlis. Tout cela est juste, retenu. Raphaëlle Bacqué a voulu éviter le pathos. Elle a voulu livrer un récit au plus près de l’horreur banale, sans complaisance ni démagogie.

    Malaise

    Pourquoi, alors, ce malaise ? À mesure que je relis l’article, je comprends. Tout est profondément humain dans ce texte, sauf Anne-Lorraine Schmitt. La journaliste n’a pas rendu présente une jeune fille de 23 ans, elle a décalqué un stéréotype. « Allure sage et chevelure claire », « une fille solide, chaleureuse et très croyante » : voilà pour la part d’humanité qui sera accordée à Anne-Lorraine. Tout le reste est cliché. Un extrait de CV - hypokhâgne, Sciences Po à Lille, journalisme au Celsa. Et puis, une par une, les phrases toutes faites qu’on croirait tirées d’un mauvais article sur la « génération Jean-Paul II ».

    Anne-Lorraine « n’a pas peur de grand-chose, si ce n’est du matérialisme des sociétés modernes, qu’elle rejette farouchement ». Il s’agit d’une « peur », bien sûr - cette peur que certains automatismes de plume attachent immédiatement au fameux « repli identitaire », sans doute. Au passage, la personne a déjà commencé à se dissoudre dans l’abstraction, comme son combat farouche contre l’abstraction du « matérialisme des sociétés modernes ».

    Il semble qu’à l’instant de sa mort, ce soit un combat moins abstrait qu’elle ait livré - mais cela ne sera pas donné à comprendre. « Assez différente des jeunes gens de sa génération » : voilà l’unique thème qui sera décliné. À force de broder sur la « différence », Raphaëlle Bacqué passe par profits et pertes la « ressemblance » - une fille de 23 ans, d’aujourd’hui, qui semblait heureuse et douée pour l’être, et qui est morte. On aimerait savoir si elle aime danser, si elle a un amoureux, si elle est sérieuse ou blagueuse, ce qu’elle fait quand elle n’étudie pas, si elle est coquette ou sportive, ce que pensent d’elle ses amis, ses camarades. On ne voit qu’une fille qui semble confite en pèlerinages et retraites. Une fille qui, à l’instar de ses quatre frères et sœurs, a reçu « une éducation traditionnelle dans un univers protégé ». Qui fréquente des prêtres, et aime bien défendre ses idées qui sont, on le devine, « différentes ».

    Ses idées, les voilà : un stage « sur les ondes de la très catholique Radio Notre-Dame », un autre à Valeurs actuelles, « un hebdomadaire très marqué à droite ». Des idées « très », en somme. On ne sait pas bien ce que signifie « très » catholique pour une radio diocésaine. Anne-Lorraine, d’autres sources nous l’apprennent, fit également un stage chez Arte, un autre au Courrier Picard : le relever aurait restitué un peu d’épaisseur au personnage - et la journaliste aurait peut-être hésité à parler de la « très franco-allemande » chaîne culturelle, et du « très picard » Courrier. « Très catholique » passe bien, « très marqué à droite » aussi : ça reste abstrait, idéologique.

    Dans cette « enquête » publiée dix jours après le meurtre, pas un trait ne filtre du caractère, de l’individualité de la jeune fille. Elle est aussi vivante qu’un sondage qui aurait été réalisé à la sortie d’une veillée scoute. Pas d’enthousiasmes ni de coups de cœur, de petites faiblesses ou d’élans généreux, pas de talents particuliers, pas de complexité, pas de beauté, pas d’idéal - tout au plus une certaine « peur » bien faite pour décourager l’empathie. Une seule phrase est mise dans la bouche de cet archétype : « un peu tradi et très catho ». C’est tout ce qu’Anne-Lorraine semble avoir à dire d’elle-même.

    Contraste

    Par contraste, on est saisi par le soin mis à ôter de l’évocation de Thierry Dève-Oglou tout ce qui pourrait se prêter à une lecture politique. C’est un brave prolo qui a des parents retraités, un frère et une sœur commerçants, « un homme un peu massif, discret, renfermé », qui n’a pas son permis de conduire, « peu d’amis, des revenus modestes », un manutentionnaire qui se balade avec un laguiole pour, s’empresse-t-on d’ajouter, « ouvrir les caisses qu’il déplace dans son travail ». Enfin, c’est l’usage qu’il en fait « le plus souvent ». Pause pour laisser résonner l’adverbe au foyer du malaise qui m’a envahi.

    L’homme au couteau n’a qu’« une “tache” dans son parcours », comme on dirait un blanc dans son CV, - un viol commis en 1995 dans le même RER, suivi de deux ans de prison. Et là aussi, la précision qui doit couper court à toute interprétation tendancieuse : il n’a fait que deux ans sur cinq « selon la règle normale des remises de peine ». Avant son retour à « une vie sans histoires ».

    Rien ne me choque dans ce portrait du pauvre gars : rien, sinon le contraste entre son humanité rendue sensible et le prisme sociologique qui efface l’humanité de sa victime.

    Je cherche à comprendre, je me mets à la place de Raphaëlle Bacqué, j’essaie de l’imaginer écrivant son article. Touchée par le drame, sans aucun doute. Mais retenant sans cesse sa plume. Résistant à l’identification qui fait penser : ç’aurait pu être moi, ou ma sœur, ou ma fille, ou mon amie - trop « différente », peut-être ? Écrasée par un surmoi qui lui dicte : attention, ne pas favoriser l’exploitation politique du meurtre - dont nous avons tous vu de détestables exemples. Ne pas laisser la société regarder ses cancers au miroir de ce fait-divers. Ne pas risquer de s’entendre dire que si la fille n’avait pas été blonde et blanche, l’article n’aurait pas été écrit. Ne pas laisser penser que la mort d’une catholique résistant à son violeur a plus de sens qu’un des multiples crimes sordides qui n’ont droit qu’à trois phrases en page « société ». Ne pas apporter de l’eau au moulin de Sarkozy ou « des sites d’extrême droite ». Le moralisme de la journaliste leste chaque paragraphe d’un déni perpétuel.

    Mécanique

    Le résultat est là, qui s’impose désormais à moi avec une évidence effarante. Anne-Lorraine, c’est le message subliminal de cet article, n’avait rien à faire dans notre société, et rien dans cette rame de RER. Elle aurait dû rester dans son « univers protégé », ou bien à Lourdes, ou dans ses « séances de prière », avec ses clones, les filles « un peu tradis et très cathos ». Elle aurait dû faire comme son père, qui ne prend pas le RER pour rentrer chez lui.

    Le RER, c’est le vrai personnage de cet article. C’est lui qui fait le titre, c’est lui qui ouvre le texte et lui qui le ferme, ce RER raté qui désespère les conducteurs et inquiète les usagers, et qui continue de rouler, inchangé, pendant que des gens en uniforme enterrent la jeune fille. C’est le RER que la journaliste a le mieux « senti ». Toute l’empathie refoulée s’est investie dans la rame du train de banlieue. Et ça, tout le monde en a déjà rencontré.

    Les machines, personne ne va les mettre en prison, personne ne va les conspuer dans les sites racistes. Au mieux, des crédits seront débloqués pour améliorer la ligne D. Alors, autant faire porter le chapeau à la lourde mécanique : tandis que le RER glisse vers Villiers-le-Bel, le jour du drame, « une voiture de police » se prépare à tuer « deux jeunes garçons en minimoto ». On croit lire en filigrane de ce rapprochement douteux la leçon de l’épisode : c’est le RER qui a tué une image de synthèse.


  • Zeus Zeus 4 décembre 2007 04:48

    L’école du mensonge, ou l’histoire revisitée pour les élèves du XXI° siècle.

    http://webresistant.over-blog.com/article-14234321.html

    Anne-Lorraine étais une des « notres », voici un superbe article qu’elle avait co-écris, nous t’avons rendus hommage par une vidéo.


  • Zeus Zeus 27 août 2007 19:33

    Bien qu’il se définisse ainsi, l’Idéal Républicain français de l’an 2000 n’est absolument pas la république laïque. Son modèle n’est plus du tout celui de « la séparation de l’Église et de l’État ». Désormais la République Française, peut-être pour mieux ressembler à ses amis du Tiers-Monde, est devenue une théocratie.

    Désormais, il incombe à l’État, et seulement à l’État, de se prononcer sur ce qui est Bien et ce qui est Mal, c’est à dire de définir le champ de la moralité et de la foi. Il existe ainsi une véritable religion républicaine, avec son culte, ses prêtres, son tribunal, ses saints et ses martyrs, etc. Naturellement, c’est une religion d’amour, et elle est universelle. Issue d’une dissidence rationaliste du christianisme, elle lui ressemble autant qu’elle s’y oppose, comme deux images inversées de part et d’autre du miroir. Mais elles sont sœurs ennemies, et la religion républicaine s’ingénie chaque jour davantage à ressembler à son modèle pour masquer ses funestes desseins sous une couverture d’impeccable probité.

    La République Française possède son texte révélé, son Décalogue fondateur : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le fait que cette Déclaration soit à la fois française ET universelle positionne d’emblée la France comme une sorte de Peuple Élu dont le rayonnement sur les nations doit être un devoir sacré. Autrefois la France était « fille aînée de l’Église », désormais son aura divine porte le nom de « Pays des Droits de l’Homme ». Avant le Décalogue, c’était la corruption et l’obscurité. Avant les Droits de l’Homme, il n’y avait que le néant. Depuis 1789, le monde reçoit enfin la lumière [ou plutôt les Lumières] de la bonne nouvelle. Assise sur cette légitimité absolument sacrée et inviolable, la Religion Républicaine [RR] organise le service du culte.

    La RR possède son catéchisme. A l’instar des curés d’antan qui enseignaient une morale moisie, les écoles de la RR veillent aujourd’hui à bien enseigner aux enfants la connaissance du Bien et du Mal. Dans le camp du Bien, on place les vertus théologales : Tolérance, Vigilance, Citoyenneté, Progrès, Solidarité, Diversité. Dans le camp du Mal, on place les vices funestes : Racisme, Intolérance, Inégalités, Discrimination. Évidemment, il convient de faire triompher le Bien et de dénoncer le Mal. Comme il s’agit d’une théocratie, le Tribunal de la RR ne sert pas seulement au jugement des affaires civiles. Il sert aussi au jugement des affaires morales, puisqu’il tranche ce qui est licite de ce qui est illicite, tous objets confondus. C’est la raison pour laquelle on punit sévèrement les Intolérants et les Racistes qui refusent d’embaucher des Noirs dans les salons de coiffure, ou qui refusent d’embaucher des musulmans dans une fabrique de saucisson ou de rillettes. Il ne convient pas de juger d’un crime de fait, comme une agression, un meurtre, ou vol, mais d’un crime moral, c’est à dire une pensée habitée par le Mal. Le Tribunal de la RR est aussi une Inquisition : il est tout à fait en droit de demander des comptes à n’importe qui sur la conduite de leur moralité. Quiconque n’a pas clamé en place publique son antiracisme est soupçonné de déviance morale. Quiconque ne s’est pas flagellé en public pendant les processions électorales de la Passion Antifasciste est soupçonné de servir le camp du Mal. Quiconque ne s’est pas indigné du sort des clandestins risque de se voir convoqué en haut lieu, par exemple par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité [HALDE], l’administration suprême de l’Inquisition.

    Comme il n’est pas de théocratie honorable sans contrôle actif de la vie privée, les tribunaux de la RR font tout pour veiller à la bonne moralité de leurs ouailles, y compris des plus jeunes. L’émancipation sexuelle est bien entendu un impératif, la couleur de peau de ses partenaires sexuels en est un autre. Les tribunaux gardent un œil sur les trombinoscopes multiculturels des chaînes de TV. Les individus ne sont libres que dans la mesure où ils satisfont aux commandements de Vigilance et de Diversité. Le code civil et la morale ne font qu’un.

    Vous noterez au passage l’importance que revêt le fait d’être français ou non. Avoir des papiers français est l’assurance d’une dignité, l’assurance d’avoir gagné sa place au paradis. Je vous rappelle que la France est une terre sacrée car elle est la terre d’élection des Droits de l’Homme : refuser d’accorder des papiers français, c’est comme refuser de se pencher sur ses petits frères pécheurs pour leur accorder le pardon, c’est leur refuser la grâce, c’est comme leur refuser la pleine communion avec l’Église de la RR. Devenir français est d’ailleurs un si grand sacrement qu’il fait l’objet d’une cérémonie du Baptême Républicain, destinée à faire entrer l’impie dans la communauté des croyants. Celui-ci choisit alors publiquement de refuser la souillure pour épouser le Bien. La fusion du fait civil et du fait religieux est de plus en plus complète, si bien qu’on ne sait plus lequel des deux à engendré l’autre.

    La RR possède ses dogmes. En premier lieu, le dogme de l’Immaculée Conception est désormais acquis pour les théologien de la RR orthodoxe. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie, puisque la RR est un détournement du christianisme, mais du Socialisme. Il faut bien comprendre que le socialisme est un des véhicules du progressisme, donc une force divine. Les tribunaux de la RR sont d’une sévérité implacable pour condamner les forces de l’anti-progressisme, donc du Mal [Pinochet, Franco, l’Ancien Régime,...] mais sont d’une clémence miséricordieuse et magnanime à l’égard des forces progressistes passées ou présentes parce qu’elles sont dans le camp du Bien. Les régimes de Fidel Castro, des Khmers rouges ou de Staline n’ont jamais fait l’objet d’une condamnation par les tribunaux de la RR, par exemple, parce qu’ils s’affichent sous la bannière immaculée de la Vigilance, de la Citoyenneté, du Progrès, et de la lutte contre l’Inégalité. Il existe tout de même une exception, puisque le Parti National-Socialiste a profondément trahi la cause du Bien, au point de s’identifier au Mal Absolu.

    D’ailleurs, un autre dogme important de la RR est celui de la Shoah. Quiconque ose remettre en cause le moindre détail de la Shoah s’est ouvertement dévoilé comme un suppôt du Mal. Le dogme est absolument intouchable, le dossier est définitivement clos, l’affaire est bouclée pour de bon. Et, évidemment, les tribunaux de la RR mettent tout en œuvre pour répondre à la vertu de Vigilance et envoyer en prison ceux qui affirment effrontément qu’il serait bon de pouvoir poursuivre l’étude de la Shoah librement. La chasse aux hérétiques est ouverte.

    Le dogme de l’Autre est également un pilier de la RR. L’Autre, parce qu’il est le petit, le faible, le discriminé, le minoritaire, est la voie du salut. En se penchant sur sa condition, on travaille certainement pour le Bien puisqu’il participe à l’œuvre de rédemption qui nous appelle à la sainteté. L’Autre est appelé à devenir bon, autant qu’à nous faire devenir bon en l’amour de notre prochain. Toutefois, si les tribunaux de la RR sont bienveillants avec cet Autre là, ils encouragent volontiers un certain mépris quand l’Autre est un riche ou un puissant [exemple typique : les américains]. Car les riches et les puissants n’ont pas accès au Royaume des Cieux, ils ne sont ni solidaires, ni citoyens, et ils discriminent. Ils se vautrent dans la corruption, donc.

    Et puis le dogme de l’Autre fonctionne avec un autre dogme à la filiation chrétienne-bigote évidente, celui de la haine de soi. Un bon fidèle de la RR sait que dans son corps et dans son âme, il porte la charge du péché originel [encore un autre dogme, incarné par la Colonisation, l’Occupation, etc...], que celui-ci peut ressurgir à tout moment et provoquer la Faute, et qu’il doit toute sa vie expier ce terrible fléau. Les infidèles, ceux qui choisissent le Mal, ne ressentent pas ce besoin d’expiation et de confession ; alors que les fidèles, eux, pour chaque attention qu’il accordent à autrui, rachètent un peu de leur âme.

    Divers groupes de fervents croyants désirent volontairement faire œuvre pour l’Église du Bien. Ils doivent demander auprès des tribunaux officiels une bénédiction pour leur communauté, accompagnée d’une subvention pour en assurer la survie. En général, on les appelle collectifs ou associations. Vers l’an 1000, la France s’est couverte d’un blanc manteau d’églises. Vers l’an 2000, la France s’est couverte d’un blanc manteau d’associations et de collectifs, défendant avec fougue les causes antifascistes, antiracistes, antimachistes, antidiscriminations, etc. Ils forment la troupe des soldats de la RR, manifestant régulièrement leur foi en public, leur dégoût pour le Mal et leur amour du Bien. Ils pratiquent un culte festif destiné à invoquer la Gentillesse et la Tolérance pour effrayer le Mal et le faire fuir. Ils lâchent des ballons pour libérer des otages, ils chantent pour lutter contre le sida, ils défilent contre le racisme, ils chassent les démons sur leur passage. Les Solidays, la Fête de l’Huma, les Enfoirés, les festivals antifascistes en tous genre,... tous ces rites reposent sur la pratique du catéchisme traditionnel de la RR : Tolérance, Vigilance, Citoyenneté, Progrès. Ces militants sont en réalité des ligues de vertu pudibondes et paranoïaques, mais franchement plus proche de la police de la pensée orwellienne ou des tribunaux islamiques iraniens que de l’ordre chevaleresque chrétien.

    Notons que la confusion est parfois possible entre une manifestation de type « grand-messe antiraciste » et une manifestation de type « pélerinage festivo-vigilant ». Car la RR est aussi une religion de pélerinages. Parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Joyeux [festivals métis, festivals d’Avignon ou d’Aurillac, etc], parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Douloureux [Auchwitz, monument aux Justes de France, etc.].

    Les prêtres de la bonne moralité sont nombreux, on les lit dans Libération, on les voit chez Ardisson, on les entend chez Ali Baddou. Ils gouvernent les applaudissements et font tomber les fatwas.

    Jacques Chirac fut l’homme qui instaura solidement la théocratie française, et, à ce titre, il entrera dans l’Histoire. Il fut le premier président à endosser la double casquette de chef de l’État et de chef de l’Église. Il suffit d’écouter ses discours pour s’en convaincre : ils n’étaient remplis que de la Parole du Bien. Au lieu de nous parler de politique, de stratégies économiques ou d’engagements divers pour la patrie, il nous parlait le langage moralitaire de la Diversité, du Vivre-ensemble, de la Tolérance, de la gentillesse et de la bonté qui devait animer nos pensées les plus intimes. Il nous disait combien le Mal était dangereux, et nous prouva qu’il était funeste de se commettre avec les suppôts de l’Intolérance. Maintenant qu’il a cédé la place à un autre homme, le relais de l’autorité des tribunaux de la RR est pris par les milices du régime elles-mêmes [HALDE, CRAN, MRAP, RESF, ACLEFEU, collectifs et associations en tous genres] et M. Sarkozy ne semble pas s’en préoccuper. La HALDE et ses satellites de la Vigilance pourrait bien un jour convoquer les hommes politiques non encore soumis à la loi de la RR pour leur faire entendre raison et asseoir encore davantage son emprise sur la vie publique du pays.

    Comme toutes les religions, la RR possède ses pharisiens. Ils crient leur vertu à qui veut bien l’entendre, ils aiment s’entendre dire combien leurs paroles sont pleines des vertus théologales de la RR, ils s’offusquent médiatiquement de tous les blasphèmes pratiqués contre les vertus du Bien, ils prennent faits et cause pour les petits et clament leur haine de ces égoïstes qui n’obtiendront jamais le Royaume des Cieux. Ils s’appellent Jack Lang et habitent place des Vosges, ils s’appellent Julien Dray et collectionnent les montres de luxe, ils s’appellent François Hollande et mènent la grande vie en clamant leur haine des riches, ils s’appellent les bobos qui roulent en vélos solidaires et partent en vacances dans les pays si pittoresques du Tiers-Monde.

    Enfin, tout comme le christianisme produit des bondieuseries, la RR produit ses Droidelhommeries. Niais et ravis, la RR fabrique par centaines des « Murs de la Paix » à Paris, des tracts appelant à la mobilisation citoyenne et à l’union de prière contre les forces du Mal, des émissions de TV à faire pleurer Margot pour nous sensibiliser au malheur de n’avoir pas reçu le baptême français, des disques entiers de sirop pro-métissage et de crème diversitaire dégoulinante de vertu citoyenne.


  • Zeus Zeus 24 août 2007 16:05

    Le dieu Allah de l’Islam est-il le même que la Sainte Trinité des Chrétiens ?

    * Pour commencer, « celui qui prétend être le prophète d’Allah, Mahomet, devrait avoir des lettres de créances », c’est-à-dire la prophétie, les miracles et l’intégrité de l’ensemble de sa vie...

    « Rien de tout cela ne se trouve chez Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterres, en promenant la mort sur un tiers du globe alors connu ! »

    * Prophète ? « Il n’a même pas su deviner qu’on jour le poison lui serait servi par des mains soumises. »

    * Et les miracles ? « Mahomet répète jusqu’à satiété que Moïse, Jésus-Christ et les autres prophètes ont fait des miracles, témoignage précieux pour notre foi, mais que lui n’est pas chargé d’en faire : il n’est chargé que de la prédication ; voilà la confession de son impuissance et par conséquent de son imposture et de son erreur. » Par ailleurs, dit Monseigneur, « j’ai lu le récit de ses 18 miracles, d’après les auteurs arabes. Ce sont des phénomènes sans raison d’être, des contes puérils ou tout au plus des tours de sorcellerie qui feraient rire de pitié nos fameux prestidigitateurs... Tantôt ce sont des arbres qui se promènent, des pierres qui parlent et autres niaiseries que nous avons honte de rapporter ici. Voilà tout son bagage de thaumaturge ! » Et manque d’arguments et de miracles, Mahomet fait croire que « le miracle des miracles, c’est le Coran, prodige qui dépasserait en beauté toutes les formes humaines... »

    * « 4 ou 5 chapitres du Coran sont assez agréablement tournés, j’en conviens ; mais... qu’est-ce que peuvent faire 5 chapitres pour racheter les prodigieuses niaiseries, les maximes jetées sans ordre, les hiéroglyphes bizarres, les non-sens habituels et les flagrantes contradictions qui remplissent les 114 chapitres de ce tome indigeste ? »

    * « Dans le Coran je n’ai rien trouvé de bien neuf. Presque tout, excepté les infamies, y est emprunté et contrefait. Ce qui est vrai se trouve dans le Pentateuque et dans l’Évangile ; ce qui est faux, dans le Talmud, dans les légendes arabes ou sabéennes, dans les évangiles apocryphes... Or, on voudrait faire descendre fraîchement du Ciel ce qui est déjà vieux sur la terre, et ce que je rencontre au fond de la boue ! »

    *« Le sabre n’est point un argument pour l’intelligence humaine ».

    * « Parce que Jésus s’était choisi 12 apôtres parmi les fidèles, Mahomet en choisit 12 parmi ses sectateurs, ce qui l’a fait appeler par un écrivain du Moyen Age le ’copieur de Dieu’. »... « À la place de la simplicité, de la douceur, de la bénignité, de l’esprit de paix et de pardon, de la pauvreté volontaire, de l’humilité, de l’amour des souffrances de Jésus, vous voyez éclater dans Mahomet la duplicité, la cruauté, la soif des jouissances, du butin, de la domination, de la vengeance et de l’orgueil, à leur paroxysme le plus élevé. »

    * « Pourquoi suis-je obligé, poursuit Monseigneur Pavy, de taire ses 21 épouses qu’il se donne après s’être engagé à n’en avoir que 4, sans compter ses 4 concubines, et cette infâme loi qui lui accorde toute femme musulmane dont le coeur se sentira incliné vers lui », fût-ce une fillette de 8 ans ?... « Donc, il n’est pas l’envoyé de Dieu ».

    * « Le Coran exprime, en de pompeuses paroles, les grandes idées des vertus naturelles, et lâche en même temps ouvertement la bride aux penchants les plus violents et les plus sulfureux... Il supprime les remords en introduisant le fatalisme... Mahomet, vaincu par la chair, accepte comme une loi divine sa domination absolue », par ses instincts les plus indignes.

    * « Mahomet emprunte à chacune des religions existant à son époque une portion de ses doctrines, et de cet amalgame incohérent qui prétend ménager le Chrétien, le juif, le sabéen, l’idolâtre, il forme son symbole et lui donne pour suprême couronnement son aphorisme : ’Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète’... Il se fonde sur l’amalgame des doctrines, et se couronne par l’orgueil de la personne »... « Mais la vérité n’est pas une propriété dont on puisse abandonner même une parcelle, dans l’intérêt prétendu de la paix ».

    * « Le Coran nie la divinité de Jésus-Christ ».

    * « Est-ce le Dieu véritable que le dieu de Mahomet ? Non ! Le faux prophète a donc fait un dieu nouveau ? Pas davantage. Il a fait de son dieu ce qu’il a fait de tout le reste, un bizarre assemblage des qualités les plus opposées ; il l’a arrangé à sa façon. »

    * « Son dieu unique, mes frères, est si faible qu’il n’ose jurer par lui-même !... Son dieu unique est le plus cruel des tyrans, puisqu’il fait lui-même tout dans l’homme, jusqu’au péché, puisqu’il ordonne à tous de croire à la nouvelle révélation du Coran, et déclare en même temps qu’il ne veut pas que les infidèles puissent y croire. Son dieu unique est un dieu sans cœur ; il n’aime pas, et il ne demande pas qu’on l’aime ! »

    * Le dieu de Mahomet « change l’éternelle beauté du ciel en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des moeurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ? »

    * « Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme... Cet homme, Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous ! »

    * « L’islam est une prétendue religion que certains Français entourent encore de tant de respect.... Quelle morale est-ce donc, mes frères, que celle dont votre évêque n’ose pas exposer les principes, même pour les flétrir ? »

    * La morale de l’islam ? « L’association du sang à la volupté, la guerre à l’infidèle, guerre permanente, guerre qui doit durer jusqu’à leur entière extermination ou soumission au tribut. »

    * « En lisant l’Evangile, j’ai appris à prier ; en lisant le Coran, je n’ai rien appris, et le musulman, j’en suis sûr, n’y apprend, lui, qu’à répéter de creuses et de vides formules. Je serais tenté de dire qu’une telle prière est un outrage, puisqu’elle s’adresse à un dieu qui n’existe pas, ou qui existe avec des attributs tout opposés à ceux que lui prête la doctrine du musulman. »

    * Et la science ? « Elle a paru, chez eux, comme un météore ; elle est restée, chez nous, comme un soleil dont les feux alimentent sans cesse l’activité de l’intelligence humaine... Quel progrès ont-ils fait dans l’agriculture ? Aucun ; et, tandis que nos moines défrichaient l’Europe, les musulmans ont abandonné à la stérilité ces belles provinces de la Syrie et de l’Afrique, si fertiles et si peuplées à l’époque où l’islamisme s’abattit sur elles. »

    * « Et la famille ? L’époux y est un capricieux despote, la femme une esclave ; point d’instruction, même élémentaire, pour elle ; point de mosquées où elle puisse prier avant l’âge de la vieillesse. »

    * Les conseils de Mgr , pour convertir les musulmans qui nous entourent ? « Y porter non la guerre, mais la paix ; non la licence du toit domestique, mais la pureté et l’inviolabilité du mariage chrétien ; non la vengeance, mais le pardon ; non ce fatalisme désespérant, qui compromet autant la puissance de Dieu et sa miséricorde que la liberté humaine, mais cette douce résignation qui lui fait compter les larmes comme autant de perles précieuses et les épines de la douleur comme autant de fleurons ajoutés à la Couronne du Christ. Amen. »

    Extraits du sermon prononcé par Monseigneur Louis Pavy, évêque d’Alger, en la cathédrale d’Alger pendant le Carême de 1853







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