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Commentaire de Rage

sur EMR - Écart maximum de revenus


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Rage Rage 11 août 2008 16:53

Bonjour,

L’idée est intéressante sur le fond : elle mérite d’être sans doute précisée et approfondie.

Je m’explique.
Déjà il faut savoir si un "écart type" est la meilleure solution. Ne peut-on pas envisager un coefficient (x3, x10 ou autres) et même apporter à ce coefficient des "primes" suivant le nombre d’employés, la rémunération moyenne/médiane de l’entreprise, voire même encore un ratio entre le salaire le plus élevé et la moyenne de 25% les plus bas ?

Bref, on peut imaginer cela. Faut-il encore que le salaire constitue la "grande part" de la rémunération.

Dire à un patron : pas possible de vous augmenter au delà d’un seuil, c’est déjà très fort. Lui dire de le faire suivant la hausse des salaires les plus bas : c’est un beau défi politique.

Par contre, il faut éviter les "feintes" du type : salaire du chef bas, donc SMIC pour tous mais stock options, participations et autres à 100% dans la poche des dirigeants.

Je pense surtout qu’il est grand temps de rétablir une "pyramide logique" des rémunérations (tout compris, salaire + primes + stock options) avec une graduation progressive et des écarts moins pharaoniques qu’ils ne le sont actuellement.

Prenons un cas "d’école" : Alcatel-Lucent

Comment peut-on d’un côté avoir les incompétents Tchuruk et Russo jouer dans la rémunération des supers-grands et de l’autre avoir une pile de salarié au SMic + prime réduite ? Y a t’il 2 vitesses dans l’entreprise ?

La rémunération des cadres dirigeants devrait être bornée par la loi, non seulement par les résultats de l’année en cours, mais aussi par des ratios de répartition, vis à vis des rémunérations les plus basses, mais aussi en volume dans l’entreprise.

Exemple :
Une entreprise qui fait +10% de résultats, ça pourrait être +15% pour les bas salaires (+1500€/annuel) , +10% pour les échelons intermédiaires (+3000€/annuel) et +5% pour les dirigeants (+10 000€/annuel).
On constate qu’avec ce type de "répartition", le volume reste toujours favorable aux cadres : cela me semble être déjà un consensus intéressant.

- Une hausse relative plus forte pour le bas mais moindre en volume.

- Une hausse relative plus faible mais réelle pour le haut avec un volume consistant.

Aujourd’hui les patrons veulent les 2 (% et volume) alors que les salariés n’ont aucun des 2.


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