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Commentaire de alinea

sur Mourir debout


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alinea alinea 5 avril 2016 14:46

@Gabriel
Absolument Gabriel ; il y a que je suis pas sûre du fondement de la réalité des choix, pas sûre non plus qu’à l’heure de mourir nous soyons dans le même état d’esprit que quand nous étions pris par la vie moderne, avec tous ses abandons essentiels.
Je ne suis sûre de rien et je ne juge pas, mais j’en ai vu mourir, et puis, il y a ce fondement philosophique que nous ne sommes plus libres, abandonnés aux autres. Ne leur demandons pas l’impossible ; qui peut tuer sur demande ? Sauf à en être convaincu soi-même, mais ce n’est plus la même histoire, « soi » interfère.
Philosophiquement parlant, cela ne veut rien dire, faire un choix que l’on ne peut exécuter. Alors c’est une supplique, rien de délibéré.
Il y a deux choses importantes, puisqu’il y a, au moins, deux partenaires :
Celui qui va mourir ne meurt pas parce qu’il n’y est pas prêt, dans le tréfonds de sa psyché. C’est une évidence.
Celui qui l’accompagne veut, lui aussi, abréger ses propres souffrances. Dernier duel. Il faut que quelque chose lâche. Celui qui reste autorise l’autre à partir ; celui qui part est apaisé, il a résolu ce qui l’empêche. Ce n’est pas forcément cette autorisation, ce peut être autre chose. La tension de votre propre souffrance peut-être... il ne faut pas reporter à demain, devant le fait accompli, le temps de l’acceptation. Ou bien un être qui manque et que l’on veut revoir ou bien ce lâcher-prise que le corps comprendra...
Lâchez prise, n’attendez pas de manne. On ne « choisit » pas l’heure de son train, faites confiance, il viendra à temps.


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