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Commentaire de Luniterre

sur E ou A, une seule lettre peut-elle changer le cours de l'histoire ?


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Luniterre 9 juin 13:59

@Hermes

La question importante n’est pas « ouvert ou fermé », mais équilibre intégrant les divers secteurs d’activités dans une dynamique de développement endogène.

A quel niveau se place cet équilibre, là est la question. Commune ? Région ? Nation ? Continent ? Monde ?

A priori, plus ce niveau est restreint localement, plus la démocratie y semble praticable.

Pour autant, une démocratie reste purement formelle et inopérante si les ressources à gérer sont insuffisantes pour un développement endogène. Car il n’y a pas d’équilibre possible, autre que purement comptable et formel.

D’où l’échec inévitable de toute forme de socialisme « communaliste », indépendamment des inégalités évidentes entre communes, qu’il implique, et qui entrainent inévitablement la reconstitution de rapports marchands inégalitaires et capitalistes.

Le cadre des nations anciennement existantes n’est donc pas illégitime, et d’autant moins qu’elles présentent un facteur d’unité culturel préexistant.

Reste à comprendre la nature des échanges possibles entre elles.

C’est donc là que se situe la notion de « fermeture » que vous évoquiez. Notion qu’il me parait plus juste de qualifier de niveau d’équilibre pour un développement économique endogène, donc...

En effet, aucune nation ou communauté économique ne peut réellement survivre en totale autarcie, et de plus, ce n’est pas humainement souhaitable.

Mais là aussi la notion d’équilibre est primordiale et suppose donc des échanges bilatéraux négociés entre toutes les nations.
Pas de « libéralisme », évidemment !

Ces accords bilatéraux doivent donc également être négociés de façon équilibrée et équitable entre chacune des nations échangeant entre elles.
Cela peut paraitre très compliqué, mais c’est pourtant ainsi que pratique... la Suisse !!!

Ce devait être la règle internationale instituée après la guerre, avant que les USA n’imposent, bien plus tard, l’OMC, sur la base du libéralisme déjà imposé par leur domination.

Ce projet d’organisation internationale du commerce (OIC) s’appelait étrangement « Charte de la Havane », dans les années 40, bien avant les Castro, donc !!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_La_Havane


Bien entendu, cela ne résout pas forcément tous les problèmes d’inégalités entre les nations, non plus... Notamment les inégalités de ressources naturelles, évidemment.

Mais cela tend à les amortir et à les rendre non conflictuels. Une très grande nation échangeant avec une petite étant tenue d’échanger, sur cette base, en fonction des besoins nécessaires et suffisants de la petite, et sur une base d’égalité dans cet échange.

A très long terme, on peut supposer que la notion de « région économique » se substituera à celle de nation, et donc possiblement sur des bases plus équilibrées par elles-mêmes, et de taille adaptées à une gestion démocratique, incluant la gestion des échanges entre « régions »...

Évidemment on est actuellement très loin de cet idéal... vers lequel la « mondialisation » ne tend pas du tout, favorisant simplement l’émergence de nouveaux pôles d’accumulation du capital financier, de nouveau pôles de domination sur les petites nations, de nouveaux foyers de guerre potentiels, en fait.

Luniterre

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