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Commentaire de « Publish or perish » a bon dos...

sur Le scandale chronique des résultats scientifiques falsifiés : crise du lobbying et des pouvoirs discrétionnaires


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« Publish or perish » a bon dos... (---.---.106.202) 26 mai 2006 17:38

Attention aux lieux communs sur « publish or perish ». C’est vrai qu’il existe une pression sur les chercheurs pour les pousser à publier, mais c’est surtout un moyen de les contraindre à « rentrer dans les rangs » et à renoncer à entreprendre des recherches originales ou indépendantes.

C’est un moyen, pour les mandarins, d’empêcher l’émergence de concurrents. Lorsqu’on fait partie d’une vaste collaboration sous la houlette de quelques manitous, on ne fait plus de véritable recherche mais du travail d’exécutant, mais on n’a plus aucun problème pour publier ni pour avoir des promotions. Le « chef » s’en charge.

La thématique des résultats falsifiés n’a rien à voir avec ce problème. Ce n’est pas un chercheur « du contingent » qui peut se permettre de falsifier un résultat : la falsification demande des moyens, du pouvoir ou des protecteurs, de l’influence... Autrement, personne ne croira au faux résultat que l’on annonce et les médias ne mettront pas en marche la machine publicitaire.

Hwang Woo-Suk n’avait aucun besoin, pour sa carrière personnelle ni pour financer ses recherches, de falsifier des résultats sur le clonage humain. Il avait réussi à cloner un chien, et ça suffissait largement. Les enjeux du clonage humain ne sont pas alimentaires, mais financiers et industriels au plus haut niveau : ils portent sur des milliards à l’échelle planétaire. C’est pour des enjeux de ce calibre qu’on accepte le risque certain que comporte la falsification délibérée de résultats.


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