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Commentaire de Gil

sur Violences juvéniles et « pathologies de l'agir »


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Gil (---.---.93.79) 26 juin 2006 19:06

Bonjour Zermickus,

Vous dites : « Comme plein de gens, (de victimes), je suis un peu fatigué de tous ces gens »qui comprennent tout« , traduisez : qui expliquent et excusent tout ! ».

Expliquer les causes, c’est tout sauf EXCUSER les actes. C’est une confusion qui est souvent faite, parfois à dessein, mais elle est nuisible, et pour les victimes qui n’y peuvent voir que le déni de leur souffrance, ni pour les délinquants, qui ainsi échappent au rôle symbolique et reconstructeur de notion essentielles à leur reconstruction comme à leur réintégration sociale : accès à la Loi, déconstruction d’un sentiment de Toute-puissance, responsabilité devant ses actes, prise de conscience, réparation...

Psychologiquement, l’appel aux limites est constitutif d’une démarche visant la réassurance et l’apport de repères. Sans cela, point de construction individuelle. On comprends alors l’immense stupidité d’un célèbre slogan de 68 : « il est interdit d’interdire ». Une posture, comment dire ?... criminelle, et criminogène !

Il est plus important que tout de NE PAS EXCUSER l’acte délinquant. Au demeurant, le seul qui soit en droit de le faire, ce n’est même pas le corps social, mais la victime uniquement. Ce pardon ne peut être obtenu que par la réparation de l’acte.


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