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E-cigarettes : le verdict d’une enquête menée sur 19000 vapoteurs

L'utilisation de cigarettes électroniques augmente depuis quelques années de façon exponentielle. Faut-il s'en inquiéter ou s'en réjouir ? Une récente enquête, menée par Konstantinos Farsalinos, cardiologue au centre de chirurgie cardiaque Onassis à Athènes, semble bien démontrer l'efficacité de l'e-cigarette pour se sevrer du tabac.

Menée auprès de 19 000 vapoteurs à travers le monde entier, l'étude consistait en un questionnaire, traduit en dix langues, et publié dans un logiciel de sondage en ligne. Les participants étaient divisés en deux sous-groupes selon leur statut de fumeur au moment de l'enquête : anciens fumeurs ou fumeurs actuels.

Les deux raisons essentielles qui avaient motivé les participants pour commencer à utiliser les inhalateurs électroniques étaient : la réduction des dangers associés au tabac et la réduction de l’exposition au tabac passif par les membres de leur famille. Les participants, dans leur majorité, considéraient les inhalateurs électroniques comme moins nocifs que les cigarettes traditionnelles, 11% d’entre eux les considérant même comme totalement inoffensives.

Les résultats sont probants : près de 81% des participants à l'étude du professeur Farsalinos ont affirmé avoir totalement arrêté de fumer des cigarettes classiques, alors que les fumeurs actuels ont réduit leur consommation de tabac de 20 à 4 cigarettes par jour. Ceux-ci ont généralement utilisé les cigarettes électroniques pendant 10 mois avec une concentration moyenne de nicotine de 18 mg/ML ; 21,5 % ont utilisé un taux supérieur à 20 mg/mL.

On note souvent des taux élevés de nicotine au début de l'utilisation des e-cigarettes, et une réduction progressive au fil du temps. Une minorité des participants utilise même des liquides sans nicotine. La dépendance à la nicotine qu’induit la cigarette électronique n’est d'ailleurs pas très gênante dans la mesure où le produit est consommé par des fumeurs ou anciens fumeurs déjà dépendants ; aucune étude scientifique n'indique que l'inhalateur électronique pourrait constituer une porte d’entrée vers le tabagisme pour ceux qui ne fument pas déjà. De plus, la e-cigarette ne délivre pas la nicotine aussi « efficacement » que les cigarettes classiques.

Les études sur la composition chimique indiquent que l’utilisation de la e-cigarette expose le consommateur à des niveaux de produits chimiques toxiques beaucoup plus faibles que la cigarette classique. Il n’y a ni tabac, ni combustion dans son utilisation.

Des effets secondaires ont certes été rapportés par 59,8 % des participants, principalement des douleurs à la bouche et à la gorge, ou une bouche et une gorge sèche. Ces effets secondaires sont néanmoins minimes et les avantages en matière de santé significatifs, en particulier chez ceux qui ont totalement substitué le tabac par les cigarettes électroniques. Les vapoteurs ont ainsi éprouvé des améliorations significatives de leur état physique et de problèmes préexistants, tels l’asthme ou des maladies pulmonaires obstructives chroniques.

Les données actuelles indiquent donc que l’utilisation de la cigarette électronique constitue une alternative nettement moins nocive que l’utilisation du tabac fumé. Elles sont suffisantes pour éviter des mesures réglementaires restrictives, conséquences d’une application irrationnelle du principe de précaution. La Suisse nous montre l'exemple : maintenant, la cigarette électronique est autorisée dans le parlement suisse, pendant les séances et commissions. Cette décision peut être vue comme un authentique message de santé publique.


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