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24 heures de la vie d’une femme en-chantée par Isabelle Georges

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24 HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME
photo 1 © Grégoire Zibell

Face au trio violon, violoncelle, piano répartis de part et d’autre de la scène du "La Bruyère" se reflète l’autre entité passionnelle à trois têtes, mise en écriture par Stephan Zweig et donc, ici, exceptionnellement orchestrée par Franck Berthier.

La démarche artistique est suffisamment rare pour en apprécier la pertinence musicale se complétant et se fondant dans sa nouvelle si emblématique de toutes les brèves rencontres portées à l’incandescence des sentiments partagés dans l’irrésistible fureur.

Les deux amants vibrent tellement sous le regard attentionné d’Olivier Ruidavet, le tiers témoin et observateur, que la fièvre du jeu pourrait ne passer que pour un épiphénomène opportun mais, cependant, c’est bien l’Amour qui va sortir désillusionné sous les coups de butoir d’une attirance beaucoup plus violente et plus acharnée que s’avère être l’addiction.

De cette incompréhension existentielle entre lui, le joueur, et elle, l’amoureuse, découleront les inévitables ressentiments de circonstances, pierre angulaire de la rupture programmée à brève échéance.

Mettre en chant (Christine Khandjian & Stéphane Ly-Cuong) et en musique (Sergeï Dreznin) cette expérience de l’embrasement des cœurs sur simple déclenchement d’une boule de casino s’arrêtant juste là où il ne faudrait pas pour enchaîner perdition, coup de foudre et rechute, relève d’une inspiration privilégiée à nulle autre pareille.

Et c’est donc avec empathie et fascination que le public, depuis longtemps acquis au charisme d’Isabelle Georges et plus récemment aux talents multiples de Frederik Steenbrink son compagnon de toutes les créativités, vient apprécier, en ce mois de juillet 2015, le mariage tellement inattendu entre la thématique de la passion destructrice d’avec l’accompagnement lyrique, accouchant par leur union, d’un élégant happening dramatique en rouge et noir se mêlant à de fortes composantes cinématographiques.

A apprécier, selon la recommandation de Frederik, dans l’air bien conditionné du Théâtre La Bruyère sous cycle estival accueillant ainsi chaleureusement la compagnie Dont Acte.

photo 1 © Grégoire Zibell

photo 2 © Theothea.com

24 HEURES DE LA VIE D'UNE FEMME - ***. Theothea.com - d'après Stefan Zweig - mise en scène Franck Berthier - avec Isabelle Georges, Frederik Steenbrink & Olivier Ruidavet - Théâtre La Bruyère

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24 HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME
photo 2 © Theothea.com

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