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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > 25 mai 2013, 73ème anniversaire de l’opération « Dynamo » : Churchill (...)

25 mai 2013, 73ème anniversaire de l’opération « Dynamo » : Churchill prend la barre à Hitler !

Oui, les polémiques suscitées par les médias sur l’opportunité de continuer de célébrer le 8 mai nous remémorent les évènements dramatiques de la deuxième guerre mondiale dont il semble que de nombreux témoignages sortent encore de l’ombre malgré la disparition prochaine et inéluctable des derniers témoins. 

Nous connaissons les grands « tournants » de ce conflit mondial : la défaite foudroyante de l’armée française, la résistance désespérée de l’Angleterre, la surprenante rupture par l’Allemagne du pacte qui la liait à l’URSS suivie de l’invasion de celle-ci arrêtée de justesse à Stalingrad, l’entrée en guerre des Etats-Unis suite à l’attaque de Pearl-Harbour…

Bien que des tonnes de littératures aient été publiées sur le sujet il reste pourtant certaines zones d’ombres dans les recoins dont les historiens tentent d’en révéler les mystères.

Je vous propose ici, à l’occasion de son 73ème anniversaire, de revoir les dessous d’un évènement remarquable à la lueur d’informations inédites issues de recherches effectuées dans les archives disponibles, certaines restant encore recouvertes du secret de la part des différents états protagonistes, mais aussi des interrogations d’historiens face aux conclusions aléatoires entérinées par le poids de leurs prédécesseurs. 

Ainsi ce rembarquement inespéré qui permit aux « British Expeditionary Forces » (BEF) de sauver le plus gros des hommes composant ce contingent engagé aux côtés des opérations militaires de l’armée française.

Inespéré, car dès le 24 mai au soir, les armées alliées, françaises britanniques et belges, étaient déjà littéralement encerclées dans le nord de la France par les forces de la Wehrmacht qui n’avaient plus qu’un petit coup de pouce à donner pour faire capituler et prisonnier ce million d’hommes pris dans la nasse !

Dès le soir du 25 mai, Winston Churchill, alors opportunément premier ministre de Grande Bretagne, informé de la situation désespérée des troupes avait à regret ordonné l’opération « Dynamo » consistant à réquisitionner et diriger sur Dunkerque tout engin flottant, du destroyer au chalutier, de la péniche au simple yacht apte à embarquer tout militaire souhaitant rejoindre d’Angleterre…

Churchill, partisan d’une lutte sans relâche contre Hitler, n’avait pas pris cette décision de gaité de cœur, espérant jusqu’au dernier instant qu’une contre-offensive des forces alliées pourrait desserrer l’étau adverse après que le généralisme français, Gamelin, ait été le 20 mai remplacé par le général Weygand qui avait proposé un plan tendant à briser la ligne d’encerclement.

Trop tard : les forces alliées épuisées, manquaient d’armes et de munitions, les allemands avaient renforcés leurs positions, le « plan Weygand » fut un nouvel échec…

Cependant, tandis qu’une résistance acharnée des troupes françaises tentait de retarder l’irrésistible progression allemande vers Dunkerque, soudainement, le 24 mai au soir, un arrêt inattendu de l’avance allemande surprenait tout le monde et permettait la mise en place puis la réussite de l’opération « Dynamo » !

Que s’était-il donc passé ?

Dans ses mémoires, Churchill évoque sans trop s’y attarder un ordre d’Hitler souhaitant épargner ses blindés trop éprouvés, laissant à l’armée de l’air de Goering le soin de finir le travail…

Dans les années qui suivirent, les historiens se contentèrent de cette position venant d’une personnalité des plus éminente, d’autant qu’après le fin du conflit, les généraux allemands prisonniers interrogés sur ce point, confirmeront qu’Hitler lui-même était bien à l’origine de cet arrêt, ce « Haltbefehl ».

Mais l’usure des blindés était-elle la vraie raison ?

Plusieurs historiens se sont saisis de ce petit mystère aux grandes conséquences pour rendre compte que dans les coulisses des ambassades, des discussions étaient en cours entre l’Allemagne et les représentants de partis britanniques et français souhaitant l’arrêt des combats, par l’entremise d’un industriel suédois, Birger Dahlerus.

Ce monsieur Dahlerus, entretenait d’anciennes relations avec Goering, intime complice d’Hitler, mais avait ses entrées chez lord Halifax, ministre anglais des affaires étrangères, et aussi en contact avec le consul de Suède, Raoul Nordling, en poste à Paris.

Il s’avère que Dahlerus accepta de transmettre les offres conditionnelles, mais réputées « généreuses », à ce moment, de la part du Reich en cas d’arrêt des combats.

Tandis que les politiciens français hésitaient et se renvoyaient la balle sur l’opportunité d’un armistice, qui sera signé, mais à des conditions beaucoup moins généreuses, à peine un mois plus tard le 22 juin par le maréchal Pétain, du côté anglais se déroulait en sourdine une lutte de pouvoir entre Churchill d’une part et son ministre, lord Halifax, associé à l’ex-premier ministre récemment démissionnaire (depuis le 9 mai), Chamberlain d’autre part.

A cet instant, ces deux messieurs, vieux routiers des allées de Westminster, étaient eux partisans d’un compromis avec Hitler, ce qui n’était pas une surprise, ayant depuis des lustres défendu une politique dite de «  l’appeasement » vis-à-vis du Reich.

De son côté, Hitler connaissant les rivalités internes du cabinet et fort que son offre d’arrêt des combats ne suscita une crise au sein du gouvernement anglais, espéra une mise en minorité et la chute immédiate de Churchill dont il craignait la détermination et en qui il voyait un des rares hommes politiques anglais ayant percé ses intentions criminelles à venir !

Et donc, sur son ordre, en demandant à ses troupes de suspendre les combats, certains historiens perspicaces ont vu dans cette attitude d’Hitler une perche tendue aux « apaiseurs » anglais, renforçant ses offres de paix menées par voies diplomatiques, pour se débarrasser de ce Churchill empêcheur de nazification de l’Europe, conclure une paix séparée avec l’Angleterre, puis avoir les mains libres pour se tourner vers son véritable objectif : l’invasion de l’URSS et ses étendues immenses propices à élargir l’indispensable « espace vital » du grand Reich !

On connait la suite de l’histoire, Churchill tiendra bon et ne voyant rien venir, Hitler ordonna la reprise des combats, Dunkerque ne fut investie par la Wehrmacht que le 4 juin après une héroïque défense de 40.000 soldats français épuisés tandis que les navires britanniques réussirent à évacuer plus de 330.000 hommes dont 120.000 français.

Cet épisode sera interprété comme un premier échec d’Hitler devant la détermination de Churchill qui parviendra à rassembler la nation britannique dans la résistance au nazisme avec la suite que l’on connait.

Il reste, on s’en doute, encore bien des aspects à découvrir ou dévoiler sur l’histoire de ce conflit, et avec la raréfaction des témoins, l’information est aujourd’hui attendue tant de la publication progressive des archives secrètes que de l’interprétation qu’en feront les historiens. 

Bien à vous.

Pour approfondir : http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=17&t=23180

 http://www.delpla.org/article.php3?id_article=44


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52 réactions à cet article    


  • Ricquet Ricquet 15 mai 2013 09:47

    Le pourquoi du comment permettant d’expliquer cette page d’histoire, peut aussi s’analyser à travers les flux financiers en Europe, dont les grands pourvoyeurs de l’époque sont les Rothschild (révolution russe...) 

    Question : qui a financé le nazisme ?
    Si tu prêtes du crédit à ce que dit Eustace Mullins ici, (historien de la banque) tu peux entrevoir plein de dissonances historiques avec l’histoire, et de multiples raisons de laisser des échappatoires à l’ennemi déclaré.
    (bien entendu, il n’y a pas de réponse à tout cela...)

    • Phaeton 15 mai 2013 10:19

      Bonjour,

      Je ne dis pas qu’il ne faut pas du tout s’intéresser aus flux financiers, mais d’expérience je sais que cette thèse est utilisée par les défenseurs du régime nazi pour dire des juifs : ils l’ont bien cherché.

      Je ne vous accuse de rien, mais votre évocation de Mullins, n’est pas pour me rassurer, car d’historien de la banque(^^) il serait en fait plutôt un théoricien du complot dans lesquels les juifs sont très souvent au premier plan.

      Pamphlet en anglais d’Eustace Mullins à propos d’hitler :

      Eventually America must admit her debt to Adolf Hitler for it was Hitler who first calledupon all Aryan people to unite and challenge Jewish economic and political power. It wasHitler who first enunciated the doctrine of national self-determination and led the armiesof Christian Europe in a great crusade against the godless Jews of the Kremlin. Hitler,like Christ before him, was crucified on a Cross of Gold through the duplicity of his ownChristian people.

      America will never forget that the Jewish International bankers, together with Franklin D.
      Roosevelt, their tool, led us into World War II. Why ? Because Hitler drove the economicleeches of the Rothschild and Warburg families out of Germany. The Jewish “refugees”poured into America and enlisted us as cannon fodder and errand boys in Europe. Hitlerwarned America in 1945, that we would have to face the ultimate battle against theJewish
       Frankenstein Monster of Communism alone. America had helped created themonster, now it would destroy her.

      It is no longer a question of defending America’s independence. It is a question of 
      defending the remainder of Western Civilization from the colored hordes of Asia andAfrica led by Jewish Communism toward the ultimate goal of Jewish World Domination.The Jew plays for high stakes ; world domination or the extermination of their race.

      http://fr.scribd.com/doc/24860672/Adolf-Hitler-an-Appreciation-by-Eustace-Mullins

      Eventually America must admit her debt to Adolf Hitler for it was Hitler who first calledupon all Aryan people to unite and challenge Jewish economic and political power. It wasHitler who first enunciated the doctrine of national self-determination and led the armiesof Christian Europe in a great crusade against the godless Jews of the Kremlin. Hitler,like Christ before him, was crucified on a Cross of Gold through the duplicity of his ownChristian people



       


    • modesto modesto 15 mai 2013 22:54

      réponse à votre allusion : le grand complot judeo-trotsko-maçonnique mondialiste, of course !!!


    • jullien 16 mai 2013 10:54

      @Phaeton

      Je rappelle que ce site est un site francophone. Prenez la peine de traduire les textes écrits en d’autres langues.

      « Finalement l’Amérique devra admettre sa dette envers Adolf Hitler car ce fut Hitler qui appela en premier tous les peuples aryens à s’unir et à défier le pouvoir politique et économique juif. Ce fut Hitler qui énonça en premier la doctrine de l’auto-détermination nationale et qui conduisit les armées de l’Europe chrétienne dans une grande croisade contre les juifs impies du Kremlin. Hitler, comme le Christ avant lui, fut crucifié sur une croix d’or par la duplicité de son propre peuple chrétien. [NdT : Quoi ?!?]
       L’Amérique n’oubliera jamais que ce sont les banquiers internationaux juifs avec la complicité de Franklin D. Roosevelt, leur instrument, qui nous ont conduits dans la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? Parce que Hitler a expulsé d’Allemagne les sangsues économiques des familles Rothschild et Warburg. Les »réfugiés juifs" ont afflué en Amérique et nous ont recrutés comme chair à canon et mercenaires* en Europe. Hitler avertit l’Amérique en 1945 que nous devrions affronter l’ultime bataille contre le monstre de Frankenstein juif du communisme seuls. L’Amérique avait aidé à créer ce monstre, maintenant il la détruirait.
       Il n’est plus question désormais de défendre l’indépendance de l’Amérique. Il s’agit de défendre les vestiges de la civilisation occidentale des hordes des hommes de couleur de l’Asie et de l’Afrique menés par le communisme juif vers le but ultime : la domination juive mondiale. Les juifs jouent gros : dominer le monde ou l’extermination de leur race.

      *
      Errand boys est en fait une expression désuète pour désigner un représentant de commerce.


    • taktak 15 mai 2013 10:28

      merci pour cette article, où l’on voit qu’à tout moment les classes dominantes françaises et anglaise essayèrent de concilier avec les nazis, augurant du choix de la collaboration en France :

      J’en profite pour signaler cet excelent livre sur la période :

      le choix de la défaite de A Lacroix Riz

      On trouve aussi sur le net de multiples conférences de cette historienne.


      • alberto alberto 15 mai 2013 10:40

        Taktak : oui, il s’en est fallu de peu que Halifax entraine l’ Angleterre et son Empire sur la voie d’un compromis avec Hitler !

        Qu’aurait alors été la suite de l’Histoire ?

        Merci pour ton commentaire.


      • non667 15 mai 2013 13:52

        à alberto
        Qu’aurait alors été la suite de l’Histoire ?

        peut être qu’en france on aurait des allemands à la place des « suédois » ?
        peut être qu’en france on aurait pas spilberg et duteil à présider le festival de cannes ?
        peut être qu’en france on serait pas en récession ?
        peut être qu’en europe on serait pas à la remorque des judéo-américains ?
        peut être qu’ on à tué le mauvais cochon comme disait Churchill après Yalta ?
         smiley smiley smiley smiley


      • 1984 15 mai 2013 21:12

        A lire bien sur aussi « L’étrange défaite » de Marc Bloch !


      • alberto alberto 15 mai 2013 10:33

        @ Riquet : je suis assez d’accord avec toi, pour ne pas dissocier les mouvements financiers des évènements historiques ;

        Cet article se concentre sur le déroulement d’un fait militaire aux répercussions importantes sur la suite du conflit, en tentant principalement d’en faire apparaitre les causes...

        Je profite de ce post pour signaler une altération dans le libellé du titre, lire :« CHURCHILL PREND LA BARRE FACE A HITLER »

        Les mystères du copier-coller ?


        • julius 1ER 19 mai 2013 16:39

          Comme l’a aussi souligné Churchill en parlant de l’opération dynamo et en réponse à ceux qui se félicitaient de sa réussite, «  » ce n’est pas en retraitant et en évacuant que l’on gagne les guerres «  » .


        • ZEN ZEN 15 mai 2013 11:10

          Salut alberto

          Merci pour cet éclairage sur un événement (Haltbefehl) qui m’a toujours paru énigmatique
          Le brouillard se dissipe un peu...


          • ZEN ZEN 15 mai 2013 11:13

            Ce n’est pas Belmondo qui nous en apprend beaucoup, malgré son talent smiley


            • alberto alberto 15 mai 2013 12:51

              Salut ZEN

              Le bouquin de Robert Merle est aussi sympa !

              Bien à toi.


            • joletaxi 15 mai 2013 12:56

              l’histoire revue par avox est toujours aussi « étonnante ».

              Il n’est un secret pour personne que aussi bien en Angleterre, que en France, et même aux USA, des partisans déclarés du nazisme étaient très actifs, et que certains industriels ne se sont pas gênés pour faire des affaires avec le petit moustachu.

              Il est tout aussi certain que la percée des panzers avait été très rapide, et que l’intendance ne suivait pas, l’état major craignait que les divisions en pointe ne se fassent couper de leurs lignes, car la résistance s’organisait.

              Il est tout aussi certain que Hitler,par ses hésitations, ses alternoiments, a pris tout au long de la guerre des décisions catastrophiques pour ses troupes, la plus dramatique ayant été Stalingrad.
              Et il n’est pas douteux qu’il a pu espérer une paix momentanée, mais alors, il aurait été en bien meilleure position de force pour la négocier ayant fait prisonnier le contingent britannique.

              Mais pour les adeptes du complot, toute conjecture qui alimente la parano est bonne à prendre

              ,


              • Laurent C. 15 mai 2013 14:26

                Bonjour jo,


                Vous avez parfaitement raison. Je me permettrai une petite précision sur « car la résistance s’organisait » . 
                En fait le 28 mai commence la bataille d’Abbeville avec 400 blindées pour ouvrir une brèche. Si cela ne risquait pas changer grand chose, les allemands l’ont senti passer.

              • alberto alberto 15 mai 2013 15:03

                Bonjour Jo, t’es un marrant et c’est pour qu’on t’aime !

                Pas un jour que tu ne râles après Avox, mais imperturbablement scotché  smiley

                Bon, bien d’accord avec toi sur les sympathies dont bénéficiait Hitler aux US, en GB et an France, mais il ne s’agit pas de ça.

                Point de complot non plus (une phobie qui se soigne)

                Rien que des faits : les tractations Dahlerus-Goering-Halifax ont laissé des traces...

                Il s’en est fallu d’un cheveu pour que Churchill soit mis en minorité !

                Tous les généraux allemands gueulait après l’ordre d’arrêt : preuve qu’il y avait bien moyen de réduire la « poche ». Si Hitler a donné cet ordre, ce n’est pas pour raison militaire, mais politique : mettre la pression sur le cabinet anglais !

                Si le contingent britannique avait été immédiatement anéanti, alors plus de moyen de pression, et les appeaseurs devenus inutiles : à la trappe et Churchill confirmé dans son rôle de va-t-en guerre, ce que craignait justement Hitler...

                Tu vois, Jo, on a le droit d’être en désaccord sur certaines interprétations historiques, sans nécessairement craindre de voir un complot s’ourdir derrière chaque ligne d’article...


              • alberto alberto 15 mai 2013 15:08

                @ Laurent : oui, la bataille d’Abbeville, ce que dans l’article je nomme « plan Weygand ».

                C’était bien vu, mais mis en œuvre trop tardivement avec des troupes déjà éprouvées...

                Bien à toi.


              • joletaxi 15 mai 2013 15:15

                l’ordre de stopper l’offensive n’émane pas de Hitler, mais de Von Runstead,ordre qui sera confirmé par Hitler.
                Je ne vois pas en quoi faire 150.000 prisonniers,de plus empêche de mener une négociation, bien au contraire.
                et les combats n’ont pas cessé pour autant,car les français se sont sacrifiés pour ralentir l’avance allemande.et des centaines de bateaux sont coulés par la luftwafe qui va mitrailler tout ce qui bouge.
                Si cela est un geste d’apaisement pour conclure la paix, vous m’en mettrez une douzaine.


              • alberto alberto 15 mai 2013 16:08

                Non, Rundstedt a donné un ordre d’arrêt le 23 mai connu dans les journaux de marche des armées allemandes sous le non de « Aufschliessbehehl » , ordre de regroupement, mais le véritable ordre d’arrêt vient le lendemain soir du 24 sur ordre d’Hitler soi-même ce qui entraine Rundstedt à ce joindre au cœur des protestataires.

                Quant à maintenir la pression sur le contingent, au lieu de s’en saisir c’est habile, car cela incite plus les apaiseurs à la négociation plutôt que les bellicistes.


              • joletaxi 15 mai 2013 16:27

                Le 24 mai, les avant-gardes de Guderian établissent six têtes de pont sur l’Aa et atteignent Bourbourg ; elles ont pratiquement le champ libre lorsqu’un ordre impératif du général von Rundstedt, confirmé par Hitler, les stoppe jusqu’au matin du 27.

                Plusieurs théories d’historiens ont tenté d’expliquer cet ordre.

                La première veut que ce soit Rundstedt, commandant du groupe d’armées A, qui ait voulu repositionner (recoller en langage militaire) ses troupes, tout en évitant une contre-attaque de flanc qu’il redoutait (menace sans fondement en réalité, au vu de la désorganisation alliée). Depuis un ouvrage de KH Frieser, « le mythe de la guerre éclair », il est en effet admis qu’Hitler n’a fait que confirmer son général, désavouant l’État Major qui s’attribuait le coup de faucille de Sedan (plan jaune sur une idée de Manstein) et renvoyant à Rundstedt la décision. Frieser argue que dans sa directive Nr 13, Hitler a bien donné l’ordre le 24 mai 1940 de préparer " l’anéantissement des forces franco-belgo-anglaises enfermées dans les Flandres et l’Artois. " Il ne voulait donc pas ménager la GB comme certains auteurs le disent en stoppant son armée.

                le chef du corps expéditionnaire britannique, le général Gort, préfère évacuer ses positions et sans prévenir ni le gouvernement britannique ni ses alliés, il fait retraite vers les ports de la Manche. Le lendemain, le cabinet de guerre britannique, mis devant le fait accompli, confirme cette décision unilatérale, mais toujours sans prévenir ses alliés : « En de telles conditions, une seule issue vous reste : vous frayer un chemin vers l’ouest, où toutes les plages et les ports situés à l’est de Gravelines seront utilisés pour l’embarquement. La marine vous fournira une flotte de navires et de petits bateaux, et la Royal Air Force vous apportera un soutien total… ».

                Les troupes anglaises abandonnent donc la droite de l’armée belge pour retraiter précipitamment en vue de se rembarquer à Dunkerque. Dès ce moment, le roi et l’État-major belges se sentent abandonnés, ainsi que le relate l’attaché militaire anglais auprès du roi Léopold III, lord Keyes. Le 28 mai à quatre heures du matin, le roi Léopold III, chef de l’armée belge capitule, après la bataille de la Lys, décision violemment contestée en France et en Angleterre et par son propre gouvernement, mais aussi par son conseiller militaire et plusieurs historiens, notamment le professeur Henri Bernard de l’École royale militaire belge1, qui estime que l’armée belge (600 000 hommes) même fort entamée à la fin mai, aurait dû mieux coordonner ses mouvements avec les Français et les Britanniques.

                Même si la théorie du complot en Uk avait quelque fondement, il s’agirait alors d’une erreur stratégique grave.L’attitude du général anglais qui bat en retraite sans avertir personne ne colle pas vraiment avec une manoeuvre concertée.

                Bref, comme pour Pearl harbouir,comme pour le 11/9 les historiens de Avox fantasment,et la lecture de avox a un côté ludique unique dans la presse, surtout citoyenne.


                • Il n’est également un secret pour personne que Churchill, comme d’autres, politiques et chercheurs renommés, en France et en Allemagne où s’était déjà installé le national socialisme, avant la déclaration de guerre, avaient soutenu et encouragé « l’eugénisme » né aux États Unis et financé notamment jusqu’au cœur de l’Allemagne par la Fondation US Rockefeller. L’eugénisme, synonyme de « sélection raciale » qui devait conduire aux horreurs que l’on connait.
                • Dieu que l’Histoire des hommes soit disant HÉROÏQUES couverts de lauriers admiratifs, s’acharne à enterrer soigneusement leurs ignominies !

              • alberto alberto 15 mai 2013 20:14

                Jo, désolé d’avoir interrompu ce fil : je suis par ailleurs débordé !

                Ce que je peux te dire, c’est que ton interprétation des fait concernant l’origine de cette opération Dynamo date un peu et reste dans une conception disons « académique ».

                Depuis quelques années, certains chercheurs historiens ont pu débusquer les roueries d’Hitler et à ce sujet, je ne saurais trop t’inviter à parcourir la lecture des liens que j’ai inséré à la fin de mon article.

                Bonne soirée.


              • Herlock Sholmes Herlock Sholmes 15 mai 2013 14:52

                Op Dynamo, c’est aussi un des 1ers coups tordus de Churchill envers la France et les Français... 


                Et il y en aura d’autres à Mers-el-Kébir, Dakar, Bir-Hakeim...

                A Dieppe, il sacrifiera les Canadiens...



                • alberto alberto 15 mai 2013 15:11

                  H. Sholmes :« Dynamo, c’est aussi un des 1ers coups tordus de Churchill envers la France et les Français... »

                  Tu pourrais développer un peu, ça m’intéresse ?

                  Merci !


                  • Herlock Sholmes Herlock Sholmes 15 mai 2013 15:42

                    Les troupes anglaises qui tenaient le front de la poche de Dunkerque avec les troupes françaises, « désertèrent » de nuit, sur des ordres secrets et sans avertir leurs alliés, pour s’embarquer en catimini... Les trous créés dans ces brèches permirent aux ennemis de s’infiltrer dans le dos des défenseurs français et de les prendre à revers...


                    Manœuvre efficace mais déloyale !

                    Des témoignages français ont rapporté que la priorité d’embarquement sur les plages, lors des premiers temps, était pour les troupes anglaises, et que des soldats français ayant réussi à s’embarquer sur les gros navires furent débarqués manu-militari... Un des cargos coula par la suite sur une mine ... 



                    • alberto alberto 15 mai 2013 16:16

                      Shomes : le catimini dans cet imbroglio, je n’y crois pas trop.

                      Ce qui est exact, c’est que toutes les troupes françaises n’avaient pas été averties de l’ordre de rembarquement des anglais et de les voir partir pouvait faire penser à une dérobade...en catimini !

                      C’est également exact que dans un premier temps la priorité était donnée à l’évacuation des anglais et seulement une fois le gros du contingent embarqué, les navires se sont occupés des français.

                      C’est encore exact que Churchill était machiavélique, et pas seulement à l’encontre des français.

                      Bien à toi.


                      • Herlock Sholmes Herlock Sholmes 15 mai 2013 16:56

                        Il remit ça en promettant des débarquements en été 42, en septembre 43 et au printemps 44, ruses de guerre qui causèrent de nombreuses pertes au sein de la Résistance française...


                        Ces mêmes méthodes de « coups tordus », d’intox, de manipulation et de sacrifice, sont toujours d’actualité et il suffit d’ouvrir grand les yeux chaque jour pour s’en rendre compte...

                        Et ce sont toujours les mêmes qui sont à la manœuvre, et toujours les mêmes ceux qui vont être sacrifiés...



                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 mai 2013 20:10

                          A mon grand père maternel qui y a été fait prisonnier ,puis a du marcher des semaines en colonnes vers le sud de l’Allemagne ...
                          J’imagine son désarroi, lorsqu’en camp, avant de partir, avec ses camarades et pour il ne savait ou ,il pensait à sa famille à une portée de main ,vers Saint Omer ...


                          • alberto alberto 15 mai 2013 20:25

                            Bonjour Aita Pea Pea,

                            Ravi de te retrouver là !

                            Il en fut de même pour de nombreux soldat prisonniers, dont mon père en poste sur la ligne Maginot, alors que des ordres venus du haut commandement les ont sommé d’abandonner leurs casemates...

                            Bien à toi. 


                            • Bobby Bobby 16 mai 2013 15:04

                              Bonjour,

                              Il existe bien des aspects, de l’histoire qui ne figurent pas dans ce qui constitue le communément admis, trop sujet aux « tendances » de l’esprit à accepter tel ou tel élément, plus en fonction de ce que l’on aura déjà accepté comme véritable, que pour des raisons appartenant plus à une logique pure. C’est la, une raison pour laquelle il est important de diversifier ses sources autant que possible. L’histoire que l’on nous donne à lire, n’est qu’une lecture assez « politique » de « faits »...

                              Il y a un éclairage que je n’ai que peu trouvé, dans votre intéressant article, c’est l’aspect financier de cette guerre ! or, il me paraît fort important, voire essentiel.

                              Une approche économique montre des pans presque totalement obturés de cet épisode de notre histoire, ayant eut des conséquences... si importantes !

                              Les capitaux investis en Allemagne montrent en effet des intérêts qu’il vallait mieux cacher... une analyse de l’historien économique belge, travaillant au Canada, Robert Jacques Pauwels en dévoile une partie dans « le mythe de la bonne guerre, ed. Aden, 04/2005 » ! à titre d’exemple.

                              Il paraîtait étrange par exemple à ceux qui ne l’auraient pas lu, de constater que les GI américans furent très surpris de découvrir qu’en soulevant le capot de certains camions allemands, ils découvrirent des moteurs qu’ils connaissaient fort bien... des Ford et des GMC..., que près des usines opel, les populations allemandes allaient se réfugier dans ces usines, qui n’ont pas reçu une seule bombe de toute la guerre ! (GMC)...(e.a.), que d’importants capitaux ont été investis en allemagne avant guerre aussi bien par les américains que par des anglais... et même par des français ! (ce qui peut expliquer certains « arrêts » inexplicables autrement)

                              On entame là un « nerf de la guerre » qui risque de déplaire beaucoup à certains, mais n’en constitue pas moins l’essence même de bien des confits !

                              La « crise » actuelle en Europe, sur fond de capitalisme à la Friedman, me fait penser... que tout n’est peut être pas encore écrit !

                               
                               


                              • alberto alberto 16 mai 2013 20:51

                                Merci Bobby pour ton commentaire,

                                D’accord avec toi sur les aspects économiques de cette guerre dont de larges pans ont été occultés et aujourd’hui encore au grand public !

                                Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que le trouble personnage « Hitler » a complétement dérapé prenant le monde entier à revers...

                                Dans ce contexte, l’attaque de Pearl Harbor et l’entrée en guerre des États-Unis a changé la donne ?


                              • Bobby Bobby 16 mai 2013 21:53

                                ... pas vraiment ! si les américains n’étaient pas intervenus, la guerre aurait probablement duré quelques mois de plus, probablement 6, ou même moins selon quelques sources !

                                Il faut dire que leur intervention étonnamment tardive (Hitler leur a déclaré la guerre le 11 décembre 1941 ! et il n’y a eu aucun accrochage militaire entre ces deux nations, pourtant en guerre déclarée...jusqu’au début 44 je crois ! Mieux, les E.U. ont continué à fournir de l’armement, de l’essence à l’Allemagne et surtout les additifs chimiques indispensables à l’aviation ! sans ceux-ci, pas un avion allemand ne prenait l’air !...

                                Leur intervention donc, semble bien n’avoir été motivée que par deux motifs (selon Pauwels déjà cité) : L’avancée extrêmement rapide des armées soviétiques, la peur de les voir continuer sur leur lancée et s’accaparer toute l’Europe, ce qui aurait entraîné la perte de l’hégémonie américaine sur le monde et le fait que les E.U. avaient fait tourner l’industrie à plein régime depuis 41, nuits et jours et qu’il était devenu très clair qu’elle avait dépassé très largement ses capacités internes à écouler le stock ainsi constitué. il fallait trouver un nouveau marché. Les moins jeunes d’entre-nous se souviennent avoir vu fleurir les « Stocks américains » un peu partout en Europe.

                                Bien avant le commencement des hostilités la multinationale Itt/Schaub-Lorentz fournissait les communications indispensables à la « BlitzKriek », basée sur des idées écrites dans un petit manuel par un officier français dont le haut commandement ne s’est pas soucié à l’époque... il allait pourtant devenir général et diriger la France à plusieurs reprises après guerre...

                                N’oublions pas que c’est principalement grâce au « plan Marshall » (qui estimait qu’il ne fallait pas détruire complètement l’Allemagne), et a ses propres capacités industrielles qu’elle se positionne d’aujourd’hui en tête des Pays d’Europe au niveau économique... Ce n’est pas un hasard !


                              • Bobby Bobby 16 mai 2013 22:28

                                Pour le volet Japon/E.U.,

                                On peut difficilement croire que les E.U. n’aient pas sciemment provoqué le conflit en toute connaissance de cause... les japonnais avaient envahi un partie importante de la Chine, la Manchourie et ne semblaient pas prêts de s’arrêter... le blocus décidé par les américain était fort efficace et le Japon avait entamé ses réserves pétrolières... ne pouvait donc faire face à plus long terme à cet embargo et c’était bien connu des décideurs aussi bien japonais qu’américains.

                                Les services de renseignements américains avaient très précisément renseigné le nombre de bateaux démarrant des ports japonnais...

                                L’attaque japonaise de Pearl-Harbour visait essentiellement la destruction des trois porte-avions américains dont c’était le port d’attache... mais le 7 décembre, pas un seul n’y était !... Simple concours de circonstances ? Je ne le pense pas !

                                 ...Voilà qui clos ma participation ponctuelle, heureux d’avoir apporté un éclairage un peu différent des croyances généralement admises à ce sujet et dont les impacts se retrouvent à bien des niveaux aujourd’hui, dans le monde entier.

                                Bien à vous



                              • alberto alberto 16 mai 2013 22:52

                                Oui, Bobby :

                                Mais le rôle démoniaque d’Hitler ne doit pas être si aisément oublié !

                                Non plus le rôle de Churchill qui a très tôt pris la mesure de cet ennemi...

                                Et puis enfin, l’aide matérielle massive octroyée par les États-Unis vers l’URSS a aussi contribué à vaincre le Reich ?


                              • Bobby Bobby 17 mai 2013 10:07

                                Oui, bonjour Alberto,

                                Il est facile de trouver des personnes déséquilibrées.... nous le sommes d’ailleurs tous, plus ou moins ! Adolphe l’était assez, frustré de plusieurs côtés... dont a fini par profiter toute une frange internationale dirigée par l’appât du gain au plus haut niveau. Ce sont bien ces intérêts financiers qui ont provoqué cette guerre Hittler n’en aura été qu’une des fanfreluche, efficace dans son délire morbide.

                                On le voit très bien avec les dirigeants actuels, quel que soit leur appartenance politique, ils sont pieds et poings liés par une oligarchie très bien organisée qui interdit tout écart à leurs normes.

                                Même Ch. Lagarde, qui ne présente pourtant pas la moindre parcelle de « gauchisme,’ a déclaré récemment que 1/2% de la population mondiale détenait 35% des capitaux mondiaux, une situation d’un déséquilibre fort dangereux jamais vu auparavant sur notre planète ! (le mot »crise’ n’a pas le même poids pour tout le monde ! n.d.l’a.)

                                Tu vois, pour moi, il est peu intéressant de désigner les personnes jouant le rôle de bouc émissaire, même si elles ont effectivement joué un rôle peu positif personnel car face à ces réalités bien plus préoccupantes parce que aux effets de levier beaucoup plus importants...

                                Bien à toi

                                B.


                              • agent orange agent orange 16 mai 2013 17:11

                                Merci Alberto pour cet article intéressant.

                                Pour comprendre les relations incestueuses entre les britanniques et Hitler, il faut se souvenir que son ascension a été favorisée non seulement par des industriels et banquiers américains, mais aussi par l’aristocratie anglaise, en particulier le Cliveden Set.
                                Le but de cette manoeuvre était de pousser l’Allemagne à entrer en guerre contre l’URSS de Staline et l’anéantissement mutuel de ces deux pays afin de préserver « The British Empire ».
                                La donne changea à la signature du pacte Ribbentrop-Molotov durant l’été 39 et la guerre débuta quelques semaines plus tard.



                                • alberto alberto 16 mai 2013 20:55

                                  Salut agent orange,

                                  Je suis aussi assez d’accord avec ton post, sauf que peu des chefs d’états de l’époque, excepté W. Churchill, avaient pris la mesure démoniaque du leader allemand !

                                  Bien à toi.


                                  • Kookaburra Kookaburra 19 mai 2013 12:19

                                    Merci Alberto pour cet article intéressant que je découvre tardivement. Certains commentaires soulèvent des questions sensibles interprétées différemment par chaque pays concerné. Lors de la débâcle à Dunkerque on reproche à Churchill d’avoir voulu sauver les soldats anglais avant les français. N’Est-ce pas normal qu’un pays s’occupe d’abord de ses propres ressortissants ? A Mers-el-Kébir on reproche à Churchill d’avoir coulé la flotte française. N’avait-il pas proposé d’autres solutions qui furent rejetées ? On reproche aux Américains d’être entrés tardivement dans la guerre. L’Amérique ne voulait pas s’y mêler, ni dans la première ni dans la seconde. Elle s’y décidait seulement après des attaques répétées des U-Boots allemands (dans la première guerre) et après Pearl Harbour dans la seconde. On minimise l’importance des participations des Etats-Unis dans les deux guerres. Dans la première, sans les Américains, Allemagne aurait occupé la France. Dans la seconde, sans les Américains, ou l’occupation allemande aurait perduré ou toute l’Europe aurait été sous la tutelle des Russes.

                                    J’aimerais savoir votre opinion sur ses questions sensibles. Je ne prétends pas être dans La Vérité.


                                    • alberto alberto 19 mai 2013 13:21

                                      Salut Kookaburra,

                                      Merci pour ton intervention, rapidement :

                                      Oui Churcill ne pouvait faire autrement que de chercher à sauver prioritairement ses coreligionnaires, devant son opinion publique, mais aussi sachant que la bataille de France était perdue, il lui importait de récupérer ses troupes pour les batailles suivantes...

                                      Oui, l’affaire de Mers-el-Kebir a été mal débattue sur zone entre les amirautés françaises et anglaises dû aux rigidités des deux parties,
                                      mais surtout du fait que l’amiral Darlan, côté français, très « maréchaliste », rejetait toute proposition britannique...

                                      Pour ce qui est de l’intervention tardive des U.S., je serait plus réservé : deux choses ont été déterminantes : bien sur l’attaque de Pearl-Harbour, et aussi, probablement, l’avancée des Russes...

                                      Oui, la participation américaine a été déterminante du fait de son aide matérielle à l’Union Soviétique, puis de ses action d’abord en Afrique du nord...et en Normandie !

                                      Mais ce que je voudrais surtout faire ressortir, c’est la personnalité démoniaque de l’adversaire dont chacune des actions depuis son accession au pouvoir en 1933 trompait ses interlocuteurs !

                                      Bien à suivre.

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