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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Accomplir simplement... sainement s’accomplir

Accomplir simplement... sainement s’accomplir

Accomplir, par la même occasion s'accomplir, au sens hébraïque du terme, c'est bien ce qui nous hante tous, chacun selon son caractère et sa culture.

Tout le reste c'est du remplissage baroque qui tend à faire oublier l'essentiel, la structure, la colonne vertébrale, l'essence, le sens et pour finir la vie.

« L'accompli » au masculin, c'est une personne qui s'est réalisé dans une activité.

Jadis, c'était un rêve, aujourd'hui, cela semble une chimère.

Au temps ou notre monde occidental était en gestation, quand la sandale romaine arpentait les sentiers poussiéreux de Galilée et que l'empire de la ville éternelle faisait trembler le monde à grand renfort de sesterces, les pharisiens philosophaient.

Ils s'interrogeaient interminablement et obsessionnellement sur l'accompli et l'inaccompli. A cette époque costumée d'un drapé qui revient à la mode en des formes sinistres, on palabrait sur ce thème récurent, au fond rien n'a vraiment changé sous le soleil...de Satan pour plagier un peu Georges Bernanos.

L'accompli : les verbes hébreux ne se conjuguaient pas au présent, au passé ou au futur (comme c’est le cas dans les langues indo-européennes), mais à l’accompli ou à l’inaccompli. […] Inaptes à rendre ces nuances dans le grec […], les traducteurs antiques de l’Ancien Testament et du texte primitif-hébreu du Nouveau ont, le plus souvent, rendu l’inaccompli par un futur et l’accompli par un passé ou un présent — manœuvre certes inévitable, mais qui a le désavantage, lorsque les exégètes ne recourent pas à la considération du sémite originel, de leur faire produire de fausses théories sur la temporalité biblique et néotestamentaire. — (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 245)

A la lumière de ces précisions voici le texte extrait des 4 Annonces de André Chouraqui.

Un texte savoureux pour illustrer une chronologie parmi d'autres pour répondre à la question soulevée dans l'introduction. Le texte remanié dans l'esprit et dans la forme pour respecter l'époque, mieux toucher le sens et chatouiller le cœur.

 

Loukas : 10 29-37

 

Mais il veut se justifier, il dit à Yéshoua :

« Et qui est mon compagnon ? »

 

Yéshoua reprend et dit :

« Un homme descend de yeroushalaïm à Yericho.

Il tombe au milieu de bandits.

Ils le dépouillent, le chargent de coups

et s'en vont, le laissant à moitié mort.

Par coïncidence, un prêtre descend par cette route-là.

Il le voit et passe à l'opposé.

Ainsi d'un Léwi : survenant en ce lieu,

il voit et passe à l'opposé.

Un Shomroni faisant route,

vient près de lui, voit : Il est pris aux entrailles.*

Il s'approche, panse ses blessures,

y verse de l'huile et du vin.

Puis il le fait monter sur sa propre monture

et l'emmène au gîte où il prend soin de lui.

Le lendemain, il sort deux deniers,

il les donne à l'hôtelier et dit :

« Prends soin de lui. Ce que tu dépenseras en plus,

moi, je te le rendrai à mon retour. »

 

Quel est ton avis ?

Lequel de ces trois a-t-il été le compagnon

de l'homme tombé aux mains des bandits ? »

 

Il dit :

« Celui qui l'a matricié. »

 

Yéshoua lui dit :

« Va ! Toi aussi, fais de même. »

 

Le héros de l'histoire n'est pas bon, comme l'ont galvaudé les exégètes, les prêtres et les rêtres et les générations qui suivent, suivent encore et suivent toujours, trahissant ce qui est à la fois un acte simple et l'expression du souffle divin, et avec le temps, devient une morale mièvre un savoir faire hypocrite de surface.

 

Cette parabole répondait à la question majeure « que dois-je faire pour vivre éternellement

 

Si Jésus à placé le samaritain ( shomroni) au centre de la parabole, qui d'ailleurs est beaucoup plus qu'une histoire, compte-tenue de l'enjeu, c'est qu'un samaritain dans le contexte de l'époque est un paria, un être méprisable, un barbare de la loi et de la foi.

Pas de synagogue, pas d'église...pas de quoi se vanter, peu de vertu. Ce n'est évidemment pas un intellectuel et contestataire politique, c'est un homme simple.

Certes près de la nature, dans la survivance de pratiques archaïques, païennes...il est étranger à la religion de son temps, il est donc « méprisable ! »

Mais...

* Il est pris aux entrailles, c'est l'empathie, il est entré dans l'autre, il est l'autre et ressent sa détresse, ses douleurs, sa misère, il est simplement vivant dans son humanité

c'est tellement banal que tout le monde passe à côté.

Il est bien sur plus facile de se mettre à la place d'un malheureux quand on est un paria, mais là n'est pas la pointe de la métaphore.

 

L'empathie a récemment fait l’objet de nombreuses investigations neurophysiologiques chez l’adulte et l’enfant, principalement en utilisant les techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle. En particulier, ces recherches indiquent que lorsque nous percevons autrui dans des situations douloureuses dont la cause est accidentelle par exemple, les circuits neuronaux de la carte somato-sensorielle qui sont impliqués dans la douleur physique sont actifs chez l’observateur.

 

L'empathie métaphorique de la fable nous parle d'un acte animal tout à fait naturel, un acte de sublimation génitale.

Les mamans connaissent bien cela par l'expérience de l'accouchement. C'est un acte d'amour, c'est donné dans un courant de vie ininterrompu.

L'occasion d'observer nos compagnes de plus près ce qui est doublement agréable.

Cet art ancestral, maternel et pédagogique, harmonieusement répété, qui nous restitue dans notre verticalité motrice allant-devenant. Libre de préjugés intellectuels, moraux ou sociaux, tout le monde s'y retrouve.

Un jour la maman a regardé son enfant, il était fragile, si petit, comme dépourvu de tout, elle s'est aimé en lui, elle l'a aimé comme elle même, il était son prolongement naturel.

Il fut paré de tous les charmes et de tous les dons, la métaphore du miroir.

Accomplir simplement... sainement s'accomplir. Encore une affaire de femme dans un prétexte évangélique.

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ut4lacPpZw4

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Ut4lacPpZw4#t=12s


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81 réactions à cet article    


  • jack mandon jack mandon 19 juin 2012 16:33

    Bonjour edelweiss,

    Il y a comme pour tout espèce de texte plusieurs niveaux de lecture.
    Ce qui m’importe dans cette histoire métaphorique, c’est la jonction de la psyché grecque
    et le cheminement spirituel hébraïque. Deux mondes à cet époque antagonistes politiquement.
    Faux problème, vécu d’ailleurs à tous les temps. L’analyse et la spiritualité sont pour moi convergents.
    Lien subtile et permanent entre le créateur et la création.
    Que les interrogations demeurent c’est naturel mais cela devrait stimuler la recherche.

    Merci de votre visite


  • Gollum Gollum 19 juin 2012 14:51

    Beau et simple texte mais l’essentiel est dit.


    L’empathie se trouve aussi abondamment dans le monde animal comme le montre une vidéo d’un hippo attaquant un crocodile qui avait jeté son dévolu sur une gazelle et qui sauva celle-ci et bien d’autres exemples..

    Mais les « religieux » ne veulent souvent pas voir ces exemples parce qu’ils impliquent une trop grande proximité entre l’homme et l’animal. Seul l’homme doit être capable de caritas selon eux. Parce que seul l’homme serait capable de surnaturel. Vision biaisée parce qu’il est probable que le surnaturel se cache dans le naturel et qu’il y a union intime entre les deux.

    On peut aussi se poser la question de quelle empathie se targuait l’inquisiteur quand il envoyait au bûcher l’hérétique.. en toute charité chrétienne.

    • jack mandon jack mandon 19 juin 2012 17:11

      Bonjour Gollum

      Bien sur l’empathie se retrouve dans toute manifestation de vie, nous ne le percevons pas toujours.
      C’est aussi vrai que l’on respire naturellement et que notre cœur bat indépendamment de notre volonté.
      Un témoignage fait état d’une scène surprenante. Dans la fosse aux ours un bébé était tombé.
      L’ourse eut le réflexe empathique de rendre l’enfant à la mère.
      Une affaire de femelle me direz vous...non vous ne me le direz pas...

      La bonté n’a rien à faire là dedans, c’est neurologique, comme la sympathie d’ailleurs,
      mais ce n’est pas le même circuit qui s’active dans ce cas.
      Ce qui est encourageant c’est que cela peut aussi s’éduquer, par la programmation
      neurolinguistique par exemple, ça donnerait une autre énergie à l’enseignement.

      C’est pourtant essentiel puisque cela induit la possibilité de changer de point de vue.
      L’évolution s’établit de l’empathie à la tolérance, puis à l’admission de la différence.

      Si les extrémistes de tout poil, religieux ou politiques entraient dans l’âme d’autrui,
      ils gagneraient en humanité et en sagesse. Le dogme obscurcit leurs neurones.
      Les débordements dont vous parlez se traitent en psychiatrie.

      Merci de votre visite

      PS : Derrière votre pseudo, je retrouve quelqu’un que je connais.
      Si ce n’est pas vous, alors je sens une fraternité d’esprit.


    • soimême 20 juin 2012 19:12

      Gollum, L’empathie se trouve aussi abondamment dans le monde animal, tu trouve pas que c’est un peut tiré pas les cheveux cette affirmation ?

      Il faut dire que mon chat quand il a faim à beaucoup empathie vis à vis de moi !

       


    • Gollum Gollum 21 juin 2012 07:20

      Non ce n’est pas tiré par les cheveux. Votre réflexion est typique de ceux qui n’ont qu’un contact extrêmement orienté vis à vis des animaux par une idéologie sous-jacente, idéologie qui est d’ailleurs du même ordre que celle que l’on appliquait aux noirs à l’époque de l’esclavagisme.


      L’exemple que j’ai proposé est typique d’une empathie que jusqu’à très récemment on n’aurait jamais cru possible dans le monde animal. Cet hippopotame qui prend des risques pour sauver une gazelle dont à priori elle n’a rien à faire, voilà le genre d’exemple que nos idéologues de la suprématie de l’homme sur l’animal (qu’ils soient tendance religieuse ou athée) ne veulent pas voir.. On peut citer aussi les buffles ou les éléphants en Afrique qui prennent de gros risques pour sauver leurs jeunes.. Ou l’exemple de cette lionne adoptant une gazelle et la bichonnant comme si c’était son propre lionceau. Ou encore cette mère chimpanzé gardant avec elle le cadavre de son rejeton dont elle n’arrive pas à se séparer...

      Tous ces sentiments au fond très « humains » embarrassent les théologiens de tous poils parce qu’ils posent le problème de l’âme. Les animaux ont-ils une âme ? Sont-ils promis au salut ? Bref, encore des débats théologiques passionnants en perspective... (Je précise à cet égard que l’on sait que les chimpanzés éprouvent le sentiment de la faute et de la culpabilité qui va avec..). 

      Nos théologiens veulent donc rabaisser les animaux et se trouvent donc en phase (une fois de plus) avec les industriels qui veulent aussi en faire des objets pour les raisons évidentes que l’on sait...

    • JL JL1 21 juin 2012 07:55

      Bonjour à tous,

      pour y voir un peu plus clair dans le monde animal, il faut ne faut pas confondre empathie et générosité, défaut d’empathie et égoïsme. L’animal n’est pas généreux, c’est évident ; il n’est pas égoïste non plus.

      L’animal n’est pas immoral, il est amoral : sans morale. C’est son instinct de la solidarité de groupe qui lui tient lieu de morale, et même d’empathie. L’empathie est une composante du comportement qui ne s’acquiert que progressivement, au contact d’autres empathies. Un peu comme une petite flamme qui se répand.

      Les chiens par exemple, au contact de leurs maîtres, peuvent développer beaucoup d’empathie. A moins que ce ne soit de l’amour, ça se ressemble. Et peut-être, les grands singes ont-ils une morale, et ce qui va avec : empathie, égoïsme .... Mais la différence entre la morale animale et l’humaine est que l’a première est purement pragmatique alors que celle des hommes est très verbalisée. Chacune a ses ses limites, ses défauts et ses qualités spécifiques, mais seule celle des hommes est susceptible d’être pervertie.


    • jack mandon jack mandon 21 juin 2012 09:47

      Gollum,

      "Votre réflexion est typique de ceux qui n’ont qu’un contact extrêmement orienté vis à vis des animaux par une idéologie sous-jacente, idéologie qui est d’ailleurs du même ordre que celle que l’on appliquait aux noirs à l’époque de l’esclavagisme.« 

      Nous sommes au coeur de l’équation

       »L’homme est le roi de la création« 
      Qui a dit cela ?
      L’HOMME.

      L’homme, une grandiose mutation. Le cerveau d’un primate s’est trouvé décuplé, un cerveau extraordinaire, hypertrophique, géant.
      C’est la bête à la grosse tête, que la bible appelle Adam.

       » Quelle nouveauté que l’homme, s’écrie Pascal, quel monstre, quel chaos."

      L’histoire du Samaritain que les prêtres et les pasteurs osent déformer,
      par ignorance ou simplement par arrogance voilée,
      nous parle d’une espèce de nouvel Adam qui utilise naturellement l’empathie.
      Le lévite et le prêtre sont hélas déformés culturellement et surtout sont dans
      une relation de peur en regard de la différence et de la nudité humaine.
      De plus les commentaires que l’on fait à leur endroit sont aussi faux, car on banalise
      cet enseignement fondamental et on le réduit à des valeurs de moralité, d’égoïsme.
      Bref n’importe quoi. Et pendant ce temps, l’homme à la conscience tranquille
      continue sa mission civilisatrice, la guerre, la révolution, la violence, la haine, le mensonge,
      les tortures, les camps de concentration, le nucléaire...etc.

      La seule révolution qui vaille, c’est la révolution de l’innocence.
      Ce n’est pas pour demain.


    • Gollum Gollum 21 juin 2012 10:10

      Bien vu Jack. Entièrement d’accord. L’essentiel du christianisme c’est le Cœur et rien d’autre...


      Tout ce qui a été rajouté par dessus est fruit de l’intellect, intellect qui déssèche bien souvent les âmes et qui les empêche de percevoir l’essentiel... 

    • Gollum Gollum 21 juin 2012 10:49

      A JL1 : pour y voir un peu plus clair dans le monde animal, il faut ne faut pas confondre empathie et générosité, défaut d’empathie et égoïsme. L’animal n’est pas généreux, c’est évident ;


      rien n’est évident avec l’animal... Les dernières études éthologiques ont bouleversé notre vision de celui-ci. Ce que l’on pensait impossible (empathie, intelligence, conscience de soi, conscience morale) s’est révélé. Et a rendu celui-ci très proche de l’homme.

      il n’est pas égoïste non plus.

      L’animal n’est pas immoral, il est amoral : sans morale. C’est son instinct de la solidarité de groupe qui lui tient lieu de morale, et même d’empathie. 

      Le propre de l’ancienne éthologie est d’avoir voulu tout expliquer par l’instinct. On est en train de revenir là-dessus..

      L’instinct est la tarte à la crème des anciens éthologues pour maintenir une vision mécaniste et matérialiste de l’animal...

      L’empathie est une composante du comportement qui ne s’acquiert que progressivement, au contact d’autres empathies. Un peu comme une petite flamme qui se répand.

      Oui elle peut se développer mais elle peut aussi être innée comme le montre mon exemple de l’hippopotame.. rappelons aussi le cas du dauphin venant spontanément au secours des naufragés, phénomène connu dès l’antiquité... d’où son nom, venant d’un mot grec voulant dire frère/fraternité. 

      Et peut-être, les grands singes ont-ils une morale, et ce qui va avec : empathie, égoïsme ....

      Il est probable que certains animaux évolués sont capables de sadisme. Les orques notamment adorent jouer au ping-pong avec des otaries vivantes.

       Mais la différence entre la morale animale et l’humaine est que l’a première est purement pragmatique alors que celle des hommes est très verbalisée. Chacune a ses ses limites, ses défauts et ses qualités spécifiques, mais seule celle des hommes est susceptible d’être pervertie.

      Il y en effet la verbalisation. Mais ce qui est très révélateur est que vous finissiez par seule celle des hommes, etc.. voulant maintenir une supériorité de l’homme sur l’animal. Supériorité d’ailleurs que je n’ai jamais nié mais que je préfère qualifié de différence radicale. Car le terme supériorité a une connotation de puissance qui a souvent eu des effets désastreux..

      Cette différence radicale n’est pas incompatible avec un esprit d’empathie avec les créatures quelles qu’elles soient. C’est ce qui caractérisait les tribus indiennes d’Amérique et dont était complètement dépourvu l’homme blanc. C’est toujours le cas d’ailleurs.. D’autre part cette différence radicale n’est pas si radicale que cela comme montré plus haut. Attention au piège des mots.

      Pour revenir au langage, là aussi considéré autrefois comme spécifique de l’humain, cela a été battu en brèche : dauphins, oiseaux, sont capables de communiquer. Les abeilles aussi. Quant aux singes évolués les dernières études montrent qu’ils sont capables de réelles performances.. Mais même les plantes communiquent ! puisque un acacia attaqué par une gazelle dans le désert est capable de prévenir ses collègues afin que celles-ci sécrètent une toxine pour se protéger.

      Bref tout se passe comme si l’univers entier était rempli d’une intelligence universelle et d’un amour universel dans lequel puiserait tous les êtres vivants quel qu’ils soient...

      Inutile de dire qu’un telle vision est incompatible avec Darwin. Darwin très prisé par les financiers anglo-saxons, ce qui n’est pas un hasard, mais c’est un autre débat.

    • jack mandon jack mandon 21 juin 2012 11:02

      Bonjour Gollum,

      Un détail qui a pu fausser le comportement religieux monothéiste,
      j’inclus les trois religions issues des pérégrinations d’Abraham.

      La notion de l’âme.

      Dans la bible, "Yhwh Dieu forma l’homme de la poussière du sol, et il souffla dans ses narines
      un souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante"
      (Gen.,2,7)
      L’homme est une âme vivante. C’est Platon qui a introduit la notion de dualisme.
      L’hébreu ignore la dichotomie âme-corps, l’âme c’est l’homme.
      L’homme n’a pas d’âme, il est une âme.
      De la même manière, dans la bible l’homme est corps
      L’homme en hébreu est une âme vivante avec toute la richesse de son intelligibilité.
      L’essence de cette chair qu’est l’homme, c’est l’âme.
      La chair pour les hébreux, c’est l’homme avec sa fragilité, c’est ce qui le différencie du créateur.
      Les équivalences dans le nouveau testament sont légion.
      Mat. 24,22 ; Mc., 13,10 ; Lc.,3,6 ; 1 Cor., 1, 23 ; Rom., 2, 9....etc.
      Ainsi les expressions « marcher selon la chair »trouvent leur équivalence d’expression
      « marcher selon l’homme » chez Paul 1 Cor.,3,3, comme il dit aussi bien : " n’êtes vous pas charnels
      et ne marchez-vous pas selon l’homme ?

      Tout cela pour arriver à ce raccourci fâcheux qui veut que les grands responsables monothéistes
      ont permis de martyriser et de brûler le corps humain pour, parait il, sauver l’âme.
      Le pire est que cela se poursuit dans certaines régions du monde.

      C’est un sujet inépuisable.


      Bien à vous


    • jack mandon jack mandon 21 juin 2012 11:14

      Gollum,

      Quand l’analyse s’ouvre au bon sens et que le regard porté sur la vie
      se charge de sensibilité, de poésie et d’humanité, j’éteins mon ordi
      et je vais courir et crier dans la montagne ma joie de vivre.

      Merci pour vos sereines interventions.


    • Gollum Gollum 21 juin 2012 15:03

      C’est Platon qui a introduit la notion de dualisme. 


      Oui, Plotin a corrigé cela en disant que c’était le corps qui était dans l’âme et non l’inverse... mais apparemment tout le monde s’en fout.


      Sinon pour en revenir aux religions du Livre, on peut dire qu’elles sont trop masculines, et comme l’esprit masculin est porté à la séparation des choses... à la tendance à légiférer et régenter, comme une fâcheuse tendance au pouvoir, bref..


      Le christianisme était plus féminin, le Christ était entouré de femmes, mais Pierre et Paul ont finalement pris le dessus... On n’est jamais mieux trahi que par les siens c’est bien connu.


      Nous en sommes là. Bien des esprits s’éveillent et changent mais y a encore du boulot...


      Merci à vous. Et bonne balade en montagne smiley



    • jack mandon jack mandon 22 juin 2012 08:09

      Bonjour Gollum,

      « Le christianisme était plus féminin, le Christ était entouré de femmes, mais Pierre et Paul ont finalement pris le dessus... »

      Lors de commentaires précédents vous évoquez souvent le caractère féminin du christianisme et sous entendez le machisme des religieux.

      Je pense tout à coup à Léonardo da Vinci qui dans le dernier repas se permet de placer à droite de Jésus un personnage féminin, Marie-Madeleine
      Pierre menaçant qui lui applique la paume de sa main gauche sous le menton,il jalousait cette femme.
      Dans le même temps, on perçoit son bras droit armé d’un couteau qui se prolonge dans le dos de son voisin.
      Mais il est bien connu que Léonardo avait des conceptions frondeuses pour son époque, d’ailleurs il s’expatria en France avec sa Joconde sous le bras pour fermer les yeux dans les bras de François 1er au château de Blois...dans un pays qui allait devenir laïque...bref.

      Enfin globalement, le machisme, le racisme et bien des ismes prolifèrent dans toutes les religions monothéistes.
      Une raison préside à ces déviations, un des ressorts de la foi est l’émotion, l’émotion est projective, donc conflictuelle.


    • Gollum Gollum 22 juin 2012 18:32

      Oui l’ésotérisme de Vinci est connu. 


      Quant au religieux, l’homme n’est pas spontanément religieux ou mystique. La meilleure preuve est que la grande majorité des mystiques chrétiens sont des femmes. Jean de la Croix se parle au féminin dans ses textes. Il veut être l’épouse de l’époux ! 

      L’homme lui a besoin de comprendre. Il est spontanément gnostique. Mais cette porte a été fermée dans le christianisme officiel.. Faut pas comprendre, faut avoir la foi.. Il y a ici un esprit de soumission, dévastateur pour la psychologie de l’homme. Bref, je suis pas loin de penser que le christianisme officiel pousse à l’inversion.. D’ailleurs nos écclésiastiques sont tous habillés en robe.. d’où peut-être un besoin de compensation dans tous les travers masculins qui sont ceux que vous évoquez. Dont le machisme et la haine de la Femme. Et de la Chair. Et du plaisir. Inutile de dire qu’une voie de développement tantrique est impensable dans le christianisme classique.

      En Asie c’est le contraire. On a plus d’hommes que de femmes. La raison en est que l’Asie est plus métaphysique et gnostique par essence. La foi est importante mais n’est pas première.

      A mon avis le Christ était un gnostique. Il parle d’ailleurs des clés de la connaissance qui ont été perdus par les juifs de l’époque. Il leur reproche de non pas seulement entrer dans le Royaume mais d’empêcher ceux qui veulent y entrer d’entrer. 2000 ans après rien n’a changé. Les clés de la connaissance sont toujours perdues.. Et cela au nom de la foi.

      L’intégration du féminin se fait par l’intellect, mais un intellect gnostique. Sans féminité, impossible d’entrer dans la Gnose parce que celle-ci ne suit pas une logique linéaire masculine. C’est la logique que l’on trouve à l’œuvre dans le Tarot, l’astrologie, la Kabbale.
      Dans le Tarot, la lame XXI représente le Christ en Gloire au milieu des Quatre Vivants. Ce Christ est représenté avec deux seins bien apparents. On ne peut pas être plus clair dans cette image crue de la nécessité du Féminin pour pénétrer les Mystères..



    • Gollum Gollum 24 juin 2012 13:03

      Sur le rapprochement que j’ai opéré entre homosexualité et l’univers mental du catholique j’ai trouvé ça : Benoit XVI


      Si cela se trouve avéré le moins qu’on puisse dire est que cela est assez symptomatique. Outre ce que j’ai dit plus haut sur l’attitude servile qu’il y a à faire l’éloge exclusif de la foi ce qui entraîne une attitude de soumission, on peut aussi y voir aussi le résultat de la dévalorisation extrême du féminin dans cet univers là. 

      Il s’est d’ailleurs passé le même phénomène dans la Grèce antique où le féminin était dévalorisé ce qui a entraîné une explosion de l’homosexualité..

    • jack mandon jack mandon 24 juin 2012 17:25

      Bonjour Gollum,

      On peut aussi aborder la question très simplement, en se référant à la dynamique des pulsions qui conditionne le comportement humain.
      Pour cadrer, au risque de paraitre un peu technique, à la lumière de la psychanalyse.
      Chaque individualité est constitué de pulsions qui interagissent.
      Pour l’essentiel et pour simplifier, 4 vecteurs, contenant chacun une pulsion masculine et une féminine.
      Ce qui nous donne 8 pulsions en interactions permanentes avec toute la complexité des interférences intérieures et extérieures, subjectives et objectives. ( je vous épargne le développement mais me tiens à votre disposition pour poursuivre dans ce sens)
      Il existe un test projectif que j’ai utilisé pendant près de 30 ans qui rend compte du profil du patient, de plus et c’est compréhensible, c’est toujours en mouvement...mais selon un mode et un rythme qui fait la différence et qui souligne la personnalité de chacun.
      Vous évoquiez le caractère spécifique du croyant, il est manifeste qu’il possède une Anima forte, c’est à dire une composante féminine active, je parle ici du croyant, du mâle. Les métiers de l’art et l’artisanat relatif à la mode, à la femme.
      Ce trait de caractère le sensibilise profondément. Il existe maintenant un lien entre la sensibilité, l’émotivité, la réceptivité et la tendresse, c’est à dire un ensemble de vibrations que l’on attribut généralement à la femme.et qui donne une coloration particulière à la sexualité.
      Vous évoquiez l’homosexualité ce n’est pas en soi un problème. Le problème est dans les comportements de lutte et de refoulement engendré
      par les conceptions et les regards conflictuels chez la personne concernée et dans son environnement.
      Pour aller dans votre sens, car c’est bien là un aspect du problème, il existe un phénomène projectif qui consiste à redouter, combattre, dévaloriser le féminin et par là même provoquer une explosion de son expression de manière anarchique.
      Pour l’antiquité grecque, même phénomène, et d’ailleurs il n’est pas anodin de prendre en compte le rôle paulinien dans l’évolution des premiers chrétiens, les « gentils ». Le rejet de Pierre pour Marie-Madeleine, Curieux comme la femme se trouve, malgré elle, en interférence avec le sentiment religieux chez l’homme. De plus, historiquement et chronologiquement, le christianisme et plus particulièrement le catholicisme sont très imprégnés des philosophies  et pratiques païennes.
      Cependant, religieuse ou non la conscience évolue vers la lumière dans une soif d’harmonie et de plénitude.
      Tous les êtres humains sont concernés par les dérives de l’âme. Ce n’est pas le travers propre aux croyants.
      Les prêtres sont parmi ceux qui sont en première ligne des vicissitudes, compte tenu de leur célibat qui n’incline pas toujours à l’équilibre.
      Quant au port de la robe chez le prêtre, le monothéisme est né au moyen orient, dans un contexte ou la robe était portée par l’homme, avant l’avènement de Jésus et même après, maintenant, chez les purs et durs, les musulmans. C’est une question de mode et de tradition.

      Aux points importants que vous soulevez, il est fait maintenant des réponses éclairantes, mais en revanche, je ne savais pas combien tout cela était encore refusé et refoulé à ce point. Le contact avec Agoravox me laisse songeur.

       



    • jack mandon jack mandon 19 juin 2012 17:24

      Bonjour selena,

      pensees.positives.over-blog.com/article-amities-improbables-661116...pensees.positives.over-

      blog.com/article-amities-improbables-661116...


    • jack mandon jack mandon 19 juin 2012 22:18

      Bonsoir Selena,

      Un peu énigmatique ce cheval géométrique qui aurait pu naitre
      sous le pinceau de Braque ou Picasso.
      D’habitude la robe des équidés se répand en volutes qui se mêlent
      avec une certaine douceur aux courbures voluptueuses animalières.
       
      Bonne soirée


    • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 10:28

      Bonjour Selena,

      L’hélianthe pousse sur le fumier.
      Il faut savoir vanter les mérites de la décomposition,
      de celle-ci on peut rêver à la composition.
      « Rien ne se perd, rien ne se créait, tout se transforme »


    • Suldhrun Suldhrun 19 juin 2012 18:31

      Le bonjour jack .

      Étrange chose qu est la vie ... un bricolage d inductions en attendant , 

       plus tard , plus tard , je vous dirais .

       Nous les alchimistes , avons tout notre temps ,

      Bel article , hum plus tard !


      • jack mandon jack mandon 19 juin 2012 22:26

        Bonsoir Suldhrun,

        Enigmatique, comme le zèbre de Selena..

        Il est vrai qu’un alchimiste flirte avec la brume du clair-obscur.

        Alea jacta est

        Bonne nuit fantomas !


        • loco 20 juin 2012 00:20

           
           Bonsoir,

           Et on nous bassine avec les islamistes ???? L’emballage,le verbe sont plus recherchés, mais le prosélytisme de même facture......


          • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 10:19

            Bonjour loco,

            La question n’est pas de brandir des vérités et des dogmes pour importuner.
            C’est d’interrogation et de recherche dont il s’agit.

            Pour l’essentiel, « la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. »

            Le prosélytisme est une forme de violence.

            Merci de votre intervention


          • alinea Alinea 20 juin 2012 01:30

            Savez-vous que le système aspectuel du français : accompli/ inaccompli est un des plus complexe du monde ?
            D’une richesse incroyable ; juste un petit exemple :
            Hier, j’ai lu.
            Hier, j’ai lu cet article.
            Le système aspectuel du français ne dépend pas du temps ( tense) ; ce qui le rend difficile à apprendre pour les étrangers !
            En anglais, tout est beaucoup plus simple, c’est sûrement pourquoi cette langue est tant affectionnée dans le monde !


            • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 10:08

              Alinea bonjour,

              Le choix de votre pseudo est à la mesure de la question que vous soulevez.

              Aspect accompli/inaccompli

              Dans l’aspect accompli, l’action est envisagée au-delà de son terme : du point de vue de celui qui agit le procès du verbe est achevé. Ex. : Jean a chanté, Jean avait chanté, Jean aura chanté. À ce moment-là, Jean est sorti, Jean était sorti, Jean sera sorti.

              L’aspect non accompli envisage l’action se déroulant : Jean chante, Jean chantait, Jean chanta. Jean sort, Jean sortait, Jean sortit.

              On croit souvent que le passé simple est accompli et pas l’imparfait, parce qu’on a l’impression que l’action est achevée. Et effectivement, tous les verbes au passé dénotent une action achevée du point de vue de celui qui parle. Mais l’aspect est une manière d’envisager l’action au moment où elle se produit et pas par rapport au moment où l’on en parle. La notion d’aspect est libérée de la notion de temps en répondant à cette question : comment évolue l’action au moment où elle se produit (quel que soit le moment) ? Réponse : au moment où « Jean chanta », on voit Jean en train de chanter : l’action n’est pas terminée (aspect inaccompli), de même que dans jean chantait. Et au moment où Jean a chanté/Jean avait chanté l’action est déjà accomplie, on peut voir Jean sortant du conservatoire de musique : Jean avait déjà chanté lorqu’il sortit du conservatoire/Jean a déjà chanté lorsqu’il sort du conservatoire.

              La différence passé simple/imparfait n’est cependant pas gratuite et tient à la différence aspect sécant/non-sécant.

              Et cela nous entraine aux limites du temps et de l’espace.

              Entre temporalité et intemporalité Moïse, le grand initiateur de la culture hébraïque qui semble-t-il rédigea les cinq premiers livres de l’ancien testament, le Pentateuque,

              Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome,

              je disais donc Moïse conversait avec le créateur.

              Depuis lors il semble naturel que les linguistes se cassent la tête pour expliquer l’inexplicable et que nous ayons recours à l’intuition pour palier le néant de notre existence humaine.

              Merci de votre intervention qui soulève bien des questions.

               


              • kriké 20 juin 2012 12:22

                Bonjours Jack
                j’ai jeté un coup d’œil sur ton profile qui est bien différent des personnes
                « soignantes » que j’ai croisés en psychiatrie. (je me suis enfuit)
                j’ai bien trempé dans la psychologie transpersonnelle (stanislav grof)
                mais je n’appartient à aucun groupe ou école.

                Au fait donc....
                si tu as un peu de temps pour lire cet entretien avec Ken Wilber
                Il aime bien les catégories celui-là......enfin bon.

                je cite au passage (.Il est agacent le bougre .....)

                 "il y a le groupe des états altérés, qui habituellement évite le développement, les stades, la pratique soutenue et regarde plutôt du côté des états non-ordinaires provisoires, souvent induits par des drogues ou la respiration." (j’ ai pratiqué à titre expérimental)

                heu. !!! provisoires c’est lui qui le dit.
                il entend quoi au juste par états non ordinaires.. ?
                état ordinaire je ne sais plus ce que cela veux dire.

                INTEGRAL WORLD  (en français)

                si tu as des infos (lien etc...) sur cette affaire je suis preneur.
                si tu as le temps.
                CDT.


              • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 17:09

                Bonjour Kriké,

                Vaste sujet.
                Pas de chapelle, pas d’école, pour l’essentiel de ton questionnement tu es seul.

                Par delà toutes les techniques, je trouve que Jung a posé des bases sérieuses
                sur les mystères de la psyché.

                Il pense qu’au bout de la pénible exploration de notre inconscient se trouve la découverte du soi, notre lumière intérieure.
                Un peu comme dans les grandes histoires, les grands défis mythiques, un obstacle fait barrage à cette progression. Il s’agit de notre ombre.
                C’est la face obscure de notre âme, elle contient l’ensemble des traits de caractère qui n’ont pas pu émerger dans la conscience, qui n’ont pu se vivre au quotidien.
                L’héritage du judéo-christianisme nous invite à nous élever, à nous distancer de ces vibrations négatives.Ce n’est pas la meilleure stratégie
                Notre positionnement relativement à l’ombre doit être respectueux et patient, alchimique en un mot.
                Comme je le disais plus haut à un commentateur,
                « L’hélianthe pousse sur le fumier »
                L’enfer ce n’est pas les autres, comme le prétend Sartre.
                L’enfer, c’est cette partie de nous même que l’on redoute et que l’on dissimule en la combattant chez les autres,(projection)
                c’est notre ombre.Un monde complexe riche et créatif.
                Il faut apprendre à le domestiquer, ce peut être un champs de mines, cela
                nécessite alors des connaissances et des pratiques d’artificier.
                C’est un travail qui peut se révéler mouvementé et de longue haleine.

              • kriké 20 juin 2012 21:56

                @ Jack

                Maintenant je suis plutôt seul,mais j’ai fait parti d’un petit groupe de 3 « chercheurs »pendant 13 ans.
                un psy (doctorat spécialisé psychosomatique)
                un intello de bonne qualité (philosophie,psychanalyse,physique et mathématique.)
                moi c’était plutôt l’expérimental qui me motivait.
                je suis resté 4 ans (82-86) au CHSR de sotteville-les-rouen  (vidéo :historique de la maison)
                je suis parti suite à d’important conflit avec des médecins chefs et l’administration.
                Il y en a un qui est en prison pour pédophilie d’ailleurs.
                Le dieu là-bas c’est Lacan .
                je ne sais pas s’ils ont trouvés le skizo-coque 
                Bref l’ouverture d’esprit c’est pas ça.
                Pas la peine de parler de C.G. Jung alors la psychologie transpersonnelle,
                du suicide !.
                Une chose est sûr, je n’ ai pas terminé,on pourrai dire que je chemine.

                merci de ta réponse


              • jack mandon jack mandon 21 juin 2012 09:01

                Kriké

                A vrai dire, en matière de psychiatrie les progrès sont assez minces.
                Des médicaments aux molécules à double effet sortent sur le marché.

                J’ai la conviction que l’hémisphère droit du psychiatre moyen
                est de la taille d’un pois chiche, c’est à dire que s’occuper de l’âme
                humaine quand l’univers créatif est par trop limité est un non sens.

                En revanche, la chirurgie est en pointe.

                Vous êtes seul, moi aussi et cela n’arrange rien.

                Je me permets une image pour illustrer ce que je pense de la recherche,
                C’est l’éclectisme de Pasteur qui a permis à cet homme de génie
                de cerner avec justesse en qualité de chimiste et physicien les erreurs,
                les errements de la médecine et de la chirurgie de son temps.

                Il avait ce brave homme un cerveau droit actif et créatif et une grande
                liberté de pensée et d’action hors des dogmes universitaires. 


              • alinea Alinea 20 juin 2012 12:21

                Le problème du passé simple est qu’il est limité au champ du « récit ». Tandis que le passé composé, lui, n’est autorisé, si j’ose dire parce que en réalité, c’est l’emploi de ce temps qui le définit, au « discours ». Dans les deux modes ( discours/ récit)nous avons besoin d’accompli et d’inaccompli. J’ai peur de vous contredire mais le passé simple pose l’acte comme un point, en ce cas il est toujours accompli tandis que l’imparfait, selon son environnement, peut être soit l’un soit l’autre. Dans le discours, le passé composé, on l’a vu, est soit l’un soit l’autre selon son environnement. L’imparfait fait partie des deux modes.
                Je pense que le monde entier est dans le langage, puisque le langage est homme et que ce monde « est » par notre regard. J’aime particulièrement la grammaire, si fine, en tout cas en français.
                En tout cas le langage est la seule réalisation de l’homme qui s’est faite par tous, sans auteur proclamé, toujours mouvante, toujours vivante, toujours en devenir...
                On ne loue que l’habileté à le manier. On devrait plus s’émerveiller devant ce seul symbole d’humanité qui s’est construit sans dessein, sans conquête, si varié et si riche...


                • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 16:18

                  Alinea,

                  Au coeur du discours, bercé par les mots, touché par la finesse du langage,
                  je me suis même demandé quel jour nous étions. J’étais donc hors du temps.
                  Emerveillé par le symbole de l’humanité dont vous évoquez la construction sans dessein,
                  sans conquête, si variée et si riche.

                  Merci pour cette démonstration de belle curiosité.


                • Suldhrun Suldhrun 20 juin 2012 14:13

                  Le bonjour a tous

                   Le temps , une dimension de la nature comme tant d autres .

                  Ressentir , imaginer , concevoir , développer , s informer , décider , se donner les moyens pour enfin : réaliser !

                  Bref , impressionner la réalité de nos désirs toutefois en tenant compte de l avis ( la vie ) des autres .

                  Car la nature universelle a imprimé une morale au temps et par la même a nous les alchimistes !


                  • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 16:01

                    Suldhrun,

                    ...initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et,
                    par-dessus tout, à aller au bout de son rêve...

                    Paulo Coelho, L’Achimiste.

                    Merci l’ami


                    • soimême 20 juin 2012 16:56

                      C’est beau comme un évangile se texte, mais ce n’est pas l’évangile ce texte.
                      Quand on parle d’un sujet en autre l’empathie, en réalité c’est que l’on la possède pas !, est démontre notre ignorance sur le sujet !

                      C’est trop facile de pensé que l’empathie devient notre propriété par des efforts, c’est la pire illusion de pensé cela, ce n’est ni plus ni moins un Don qui nous est donné quand on à renoncé à avoir des illusions sur soi même.

                      Être moraliste est une chose, être morale est autre chose !

                       


                      • Suldhrun Suldhrun 20 juin 2012 17:44

                        Le bonjour soimême la volonté !

                         Doit souffrir pour apprendre la grâce , l endura , comme disons les troubadours . !

                        LenTriumph des Willens (1935) - Triumph of the Will i Riefenstahl n en partage point l idée , la vanité du temps vivait _ elle


                      • soimême 20 juin 2012 18:19

                        @ Suldhrun 

                         Doit souffrir pour apprendre la grâce, à ton avis la vie serait bien triste si y avait pas de petites contrariétés, un jour il te seras peut être donné de le voir sous un autre point de vue !


                      • jack mandon jack mandon 20 juin 2012 17:29

                        Bonjour soimême,

                        Nous avons étudié, chez des patients congénitalement insensibles à la douleur (ICD), les régions cérébrales mises en jeu lors d’une tâche consistant à imaginer la douleur d’autrui [1].

                        En moyenne, les patients ICD présentaient des réponses significativement inférieures au niveau des aires visuelles occipito-temporales. Compte tenu du fait que le degré d’activation de ces régions augmente avec la valence émotionnelle d’un stimulus visuel, cette activation réduite suggère que la vue de a douleur d’autrui a moins d’impact affectif immédiat chez les patients ICD.

                        L’analyse des corrélations entre les réponses cérébrales à la vue de la douleur d’autrui et les capacités d’empathie de l’observateur révélait des différences très significatives entre les deux groupes : chez les patients, le degré d’activation du cortex préfrontal ventromédian - une région cérébrale connue entre autres pour son rôle essentiel dans les processus d’inférence de l’état émotionnel d’autrui et dans les émotions sociales telles que la compassion - était étroitement corrélé au score d’empathie. En revanche, aucune corrélation n’était observée dans le groupe témoin dans les mêmes conditions.

                        L’ensemble de ces résultats suggèrent que les patients ICD, qui sont privés des mécanismes de résonance automatique faisant appel aux expériences douloureuses antérieures personnelles, recourent, lorsqu’ils doivent imaginer la douleur d’autrui, à des processus plus complexes d’inférence émotionnelle associés à la mise en jeu du cortex préfrontal ventromédian et dont le recrutement est - à l’inverse de ce que l’on observe chez les sujets sains - étroitement dépendant de leurs capacités d’empathie.

                        Ce rôle primordial de l’empathie comme moteur des processus d’inférence émotionnelle pourrait être étendu à l’ensemble des interactions sociales dans lesquelles nous cherchons à comprendre et à partager avec autrui des affects liés à une expérience que nous n’avons nous-même jamais vécue [2].

                        [1] Danziger N, Faillenot I, Peyron R. Can we share a pain we never felt ? Neuron 2009 ; 61 : 203.
                        [2] Danziger N. Vivre sans la douleur ? Odile Jacob, Paris, 2010.


                        • soimême 20 juin 2012 18:14

                          Votre expérience relate plus de l’auto suggestion hypnotique, avec des moyens techniques en aucun cas c’est le MOI du patient qui est actif, d’où l’illusion thérapeutique !

                          Vous confondez et c’est bien le malheur de notre époque entre deux attitudes qui sont la compassion et l’empathie !

                          Quelle différence entre empathie, sympathie et compassion ?
                          http://dianedechievre.over-blog.com/article-3047427.html

                          Pour être dans l’empathie, c’est un travail conscient sur les motifs et les mobiles de la sympathie et de l’antipathie et tant que l’on ne reconnait pas que nous sonnes avant tous social et anti-social, il y a peut de change de connaitre ce qu’est être dans l’état de l’amathie !

                          Bien sur on peut faire semblant d’être empathique, le temps d’une séance, cela ne veux pas dire que l’on est empathique.

                          Le fait que vous vous appuyez sur de la recherche neuronale est une erreur, vous constatez juste un effet en aucun cas la cause.

                          Ce que vous relatez se sont d’obscures expériences de dilatant, et le drame cela veut remplacer les paroles des Évangiles.

                          « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

                          Personne ne peut reconnaitre les fait naturel si y nies le SPIRITUEL dans la nature et en l’occurrence dans l’homme.

                          Pour moi, votre argumentation n’est pas probant, ceci dit il n’est pas interdire de tendre vers cela, en tous consciences de nos imperfections acceptés !


                        • Suldhrun Suldhrun 20 juin 2012 19:04

                          L e Re soi etc.............

                          Vivre est un devoir , 15 ânes de légion étrangere , j ai accepté .

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