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Adaptation scénique de « Confidences trop intimes » par Patrice Leconte au Théâtre de l’Atelier

Si une histoire d’amour pouvait être celle d’une méprise, comment ne pas se rendre complice d’une duperie dont il suffirait au final de retourner le contexte, et par conséquent le décor, comme un gant, pour observer qu’un flirt longuement déguisé se serait considérablement valorisé à l’ombre d’un coup de foudre resté en latence ?

Une folle embrassade amoureuse pourrait alors enfin se déchaîner en passion contenue jusqu’à l’inéluctable.

En adaptant son film intimiste réunissant Sandrine Bonnaire et Fabrice Luchini pour construire la rencontre d’un second couple de scène sur une palette théâtrale dont les émotions successives seront scandées par un tempo asynchrone différant en permanence la prise de conscience mutuelle, Patrice Leconte signe, sous la réécriture de Jérôme Tonnerre, une mise en scène feutrée, subtile et pleine de retenue drolatique.

Fonctionnant comme une psychanalyse qui aurait débuté sur un malentendu, ce qui constitue une caractéristique sui generis, le rythme des séances va se configurer en une suite de rendez-vous manqués en apparence, sans que l’un des deux protagonistes soit en mesure professionnelle ou affective d’y mettre un terme.

La craquante Mélanie Doutey et le secret Jacques Gamblin s’associent pour le meilleur dans une spirale troublante que trois garde-fous, à savoir un thérapeute orthodoxe (Alain Rimoux), une ex-compagne vigilante (Marilyne Canto) et un mari virtuel, auront à l’oeil depuis qu’une simple confusion de portes aura initialisé le subterfuge de leur relation paradoxale.

Le Théâtre de l’Atelier vibre aux frémissements des sentiments qui transparaissent sous la carapace des politesses et prévenances rituelles alors que chaque frustration de la pseudo-cure analytique évalue ceux-ci au prix d’un effort de reconquête qui, de toute évidence, sera totalement validée par la réussite de ce "transfert" sublimé.

Photo visuel affiche © Gérard Giaume / H&K

CONFIDENCES TROP INTIMES - *** Theothea.com - de Jérôme Tonnerre - mise en scène : Patrice Leconte - avec Jacques Gamblin, Mélanie Doutey, Marilyne Canto et Alain Rimoux - Théâtre de l’Atelier -


Moyenne des avis sur cet article :  3.43/5   (23 votes)




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7 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.61.196) 6 février 2007 12:14

    La recension est intéressante, mais pas très claire, je trouve. Auteur, quand tu écris : « Fonctionnant comme une psychanalyse qui aurait débuté sur un malentendu, ce qui constitue une caractéristique sui generis », tu veux dire quoi, exactement ?..

    Et par rapport au film, la pièce n’est-elle pas de trop ?..


    • Theothea.com Theothea.com 6 février 2007 13:25

      Tel Mr. Jourdain, « l’auteur » faisait donc de la « recension » sans le savoir !... Merci à Sam pour la découverte de ce mot... si peu prosaïque.

      En ce qui concerne « la caractéristique sui generis », je voulais simplement signifier qu’il semblerait qu’une psychanalyse débute souvent sur un « malentendu », fut-il ancien et enfoui.... en bref « inconscient », n’est-ce pas ?

      Par ailleurs n’ayant pas vu le film, je ne suis pas en mesure d’apprécier la valeur de son rapport à la pièce, si ce n’est que le couple Gamblin-Doutey fonctionne à merveille.

      cordialement Theothea


    • La Taverne des Poètes 6 février 2007 18:51

      Et Leconte est bon ? Parce qu’en tant que cinéaste, il faut bien le dire il très irrégulier, passant du navet (« Les vécés étaient fermés de l’intérieur »...) au chef-d’oeuvre (« Tandem », « Ridicule », « Les grands ducs »...).


      • Vierasouto Vierasouto 7 février 2007 04:21

        Le film était plutôt du côté des bons Leconte... « Les Vécés... » c’était son premier film, plutôt un document sur une époque !


      • chantecler (---.---.4.90) 7 février 2007 10:38

        @ Théothéa : ton article est trés bon. Excuse-moi de profiter à nouveau de la ligne des commentaires pour dire ceci, qui a un lien avec « Confidences trop intimes »...

        Il y a deux façons de jouer aux cartes : honnètement ou en trichant. Quand on commence une partie, même sans enjeux,il vaut mieux savoir à qui on a affaire...

        En ce qui concerne Avox, il y a triche en ce qui concerne le vote des commentaires constructifs ou non. Certains commentaires « constructifs » sont déglingués par ceux qui votent en fait « d’accord », « pas d’accord ». Je ne veux pas aborder de nouveau le problème des inversions de votes fréquents...

        Alors que les choses soient claires, puisque ce système persiste, j’annonce publiquement que je tricherai : je voterai « d’accord » ou« pas d’accord ». Point barre....


        • mathieu (---.---.207.227) 16 février 2007 01:00

          c’est surement une blague d’auréoler cette pièce de louanges ! l’adaptation est desasrtreuse, on s’ennuie à mourir, le texte est sans charme et la musique agacante. Jacques gamblin fait ce qu’il peut pour sauver les meubles mais ça ne suffit pas. N’y courez pas, fuyez ! :


          • Theothea.com Theothea.com 17 février 2007 02:34

            Merci Mathieu de nous avoir fait part de votre opinion... à ceci près qu’il n’est pas pertinent de conseiller de courrir ou de fuir telle ou telle pièce. A chacun de choisir en fonction de ses informations et de son intuition.

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