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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Alain Delon, what else ?

Alain Delon, what else ?

En ces temps de disparitions des dinosaures (Cassel, Brialy, Noiret) il serait de bon ton de célébrer le plus grand debout des diplodocus, Alain Delon. Avant de devenir parfum, linge de maison, matériel de bureau ou lunettes, l’homme de Romy fut acteur, et pas qu’un peu.

Difficile de passer outre Alain Delon ces jours-ci. Présent à Cannes, en bas comme en haut des marches, sur Canal+ chez Denisot, puis à la remise du palmarès, loin des Caraïbes et de leurs pirates, de ce festival de tronches qui fument (c’est du belge ?), Alain Delon tout en humilité (sic) qui ose demander au public du palais du festival « 25 secondes d’applaudissements » en hommage à Romy Schneider, qu’il a bien connu, bien aimé, bien quitté. Romy, comme il l’appelle, avec laquelle il a chopé quelques coups de soleil bien huilés sur le tournage de « La Piscine », avec Maurice Ronet. Alain Delon avec sur le revers de la veste, clin d’œil à Godard, une broche « STAR » aussi aveuglante que son ego.

Cannes terminé, le tapis roulé, le Roumain rentré chez lui, Alain Delon était encore de service hier soir, pour essuyer de chauds sanglots à la mémoire de son « frère » Jean Claude Brialy, mort d’une longue maladie à 74 ans. Delon tout en émotion, en cernes, en mots lourds d’amis perdus, comme Cassel, comme Brialy, ou malades, comme Jean-Paul Belmondo. « Moi, je suis en pleine forme » avoue Delon à un Denisot sans larmes visibles « Et j’ai un peu honte », poursuit l’acteur. « Jean Claude est parti, hier soir, à la fin de ma pièce ». C’est toujours à la fin d’un moment Delon qu’il se passe quelque chose. Le cinéma lui-même, semble s’être déroulé autour d’Alain Delon. La France, elle-même. Le monde, peut-être. Et ses plus belles femmes. Des Romy, des Mireille, des Nathalie. Alain Delon est tout, mais tout n’est pas Alain Delon. Mikaël Youn (au hasard) n’est pas Alain Delon.

C’est quoi, aujourd’hui, Alain Delon ? Toujours une licence, qu’on retrouve sur des parfums, des accessoires de bureau, du linge de maison, des montres, des chemises, des lunettes de soleil, des produits vendus en Asie, à Hong Kong, à Taïwan, en Malaisie, aux Philippines, à Macao, au Vietnam, pour des recettes qui fuient en Suisse, Rue des Battoirs 7 CH-1205 GENEVE, pour être plus précis. Pour le reste, c’est-à-dire l’invention des frères Lumière, le cinéma, plus grand-chose à se mettre sous la dent depuis au moins vingt ans, si ce n’est des navets, plus ou moins remarqués, plus ou moins navets, mais la plupart bien nuls, bien dispensables, tout à fait en dessous, à des années lumières, justement, de ce à quoi le bel homme nous avait habitués. Parce que quand même, "Mélodie en sous sol", "Rocco et ses Frères"," La Piscine", "La veuve Couderc", "les Granges Brûlées", "le Guépard", il fallait les tourner, ces films-là, il fallait les jouer ces rôles-là. "Le Clan des Siciliens", "Borsalino","le Cercle rouge". "L’homme pressé", "M. Klein", "Trois Hommes à abattre". J’en passe.

Mais celui qu’on ne peut passer, c’est "Le Samouraï", 1967, de Jean Pierre Melville. Gare au chef-d’œuvre. Delon est un tueur. Jeff Costello. Imper, chapeau, regard de plomb. Pas un mot, juste un canari dans une cage. Un tueur à cage. Un silence de plomb, de ce plomb dont on fait les balles. L’art et la manière de tout exprimer sans rien dire. L’art de se taire, dans un genre aujourd’hui offert au vacarme, au tintamarre des bandes son et des effets surround. Delon dans "Le Samouraï" atteint le sublime sans ouvrir la bouche, il touche à l’âme et au fond des choses comme peu d’acteurs étaient ou sont ou seront capables de le faire un jour. Jamais depuis ce Melville-là, d’il y a quarante ans, aucun acteur, aucune actrice n’a tutoyé la grâce à ce point-là. Le non-dialogue de Delon et de son canari dans cet obscur objet, vrai film noir couleur encre, restera comme le plus parfait dialogue de sourd entre un piaf et une star. Pour ce rôle-là, et si nécessaire uniquement pour celui-là, il est raisonnable de tenir le Delon comme le plus grand acteur français encore vivant, ou déjà mort. Sans discussion.

Et ce n’est pas tout. L’homme Delon était à la hauteur de l’acteur. Pas un demi-sel, pas une demi-baguette. Pas une vaguelette. Un vivant d’au-delà l’existence, une sorte de prince, ou un roi. Pascal Jardin (écrivain fondamental, accessoire papa de l’Alexandre du même nom) l’a connu, bien connu, reconnu. Dans « La guerre à neuf ans », Jardin raconte Delon, qui bousilla sa voiture le lendemain de leur rencontre, et lui remboursera en petites coupures gagnées au casino quelques jours plus tard. « C’est le seul homme qui me tienne sous son regard, le seul qui m’ait parfois donné envie d’être une femme afin de mieux le connaître. »(...) « Ce va-nu-pieds de Bourg la Reine est un prince. Il est d’une étoffe d’autrefois, de celle des grands capitaines, de celle des hommes que Richelieu faisait pendre haut et court ou anoblir tout de suite. Sa richesse vient du fait qu’il est multiple et que tous les personnages qui cohabitent en lui s’entendent mal entre eux. » (...) « Par les temps plats que nous vivons, je ne connais qu’Alain Delon qui traîne après lui autant de mouvement, de drames et d’éclats. Personnage shakespearien égaré dans une époque de série noire, il promène sur le monde un regard d’acier où semblent briller des larmes de la petite enfance. »

Ce regard d’acier est encore présent, de temps à autre, chez l’immense acteur devenu ringard, beauf ou totalement has been aujourd’hui. Plus tellement shakespearien, il faut l’avouer. Mais Shakespeare n’habite plus l’époque, qui n’est même plus de série noire, plutôt de série télé, de soap opéra, de séducteurs Nespresso, rien d’autre. Si Alain Delon donne aujourd’hui toujours l’impression d’en faire « trop », c’est parce qu’il n’est plus de ce temps, sans étoile ni grandeur. Dix barils de Brad Pitt, douze capsules de Clooney ou vingt bouteilles de Jude Law n’y changeront rien : Alain Delon ne se répètera pas. Il est bien dans cette peau de vieil homme encore attirant de « Sur la route de Madison », avec Mireille Darc, un de ses amours ratés. Il ne compte plus tellement mais s’applaudit encore, continue de se persuader que, quoi qu’on en dise, les foules se déplacent pour lui, crient son nom, le désirent encore. Il frôle alors de temps à autre le pathétique, surtout quand on sent qu’une partie du public n’y croit plus, n’est pas dupe, et de toute façon n’y connaît rien.

Mais Delon n’en a cure. Il sait qu’il n’est plus là que pour les hommages, et les décorations. Il fait partie de ces rares grands acteurs encore en vie, ou presque, qui passent de temps à autre chez Drucker exercer leur mémoire, faire renaître ces instants où la grâce était en eux. Rappeler combien ils ont tant existé.


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47 réactions à cet article    


  • JEanlOu JEanlOu 1er juin 2007 10:53

    Et c’est vous qui dites ca ?


  • alala 1er juin 2007 12:51

    @ l’auteur

    J’apprecie que vous fassiez un article sur Delon, un homme talentueux mais qui c laissé grisé par son succes jusqu’à perdre pied avec la realité. L’ironie de l’histoire c que vous collez à ce profil.

    Attention l’ombre (bleue) de DW plane sur vous.

    Ce serait pas mal aussi de repondre à quelques commentaires de temps en temps au lieu de nous faire une boulimie d’articles parfois choquants comme celui concernant Cantat.


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 1er juin 2007 10:29

    « La vieillesse est un naufrage, voilà tout » (De Gaulle) . Pour un Serrault ou un Dutronc ( voire un Piccoli), qui ont pris épaisseur et brio avec l’age, combien de Delon, de Brando...

    « A la fin, toujours la mort gagne », disait Staline. Quelques fois, c’est méme avant la fin...

    Tout le monde ne peut pas rester figé dans la légende, comme James Dean ou Camus. (Que serait-t-il devenu à 72 ans ?) Bref, avec Sarkozy et ses radars, il n’y a plus assez d’accidents de la route....


    • LE CHAT LE CHAT 1er juin 2007 10:50

      tout me monde peut pas partir comme gregory lemarchal , heureusement , ni être fauchés au sommet de la gloire comme freddy mercury ou buddy holly ....

      Delon restera Delon !


      • arturh 1er juin 2007 11:13

        Alain Delon condamné à être caricaturé par la gauche cinéphile bobo. « C’est quoi, aujourd’hui, Alain Delon ? Toujours une licence, qu’on retrouve sur des parfums, des accessoires de bureau, du linge de maison.... »

        Mais évidemment, l’auteur ne peut pas accpeter cet autre Alain Delon : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20070427.OBS4492/alain_de lon_devoile_une_partiede_sa_collection_de_peint.html?idfx=RSS_culture


        • Bill Bill 1er juin 2007 11:14

          C’est vrai que Delon a mal vieilli... Mais un film comme le samourai ne serait peut-être plus possible aujourd’hui. Il reste un symbole cet homme-là ! Pour les actrices c’est pareil, après Romy Schneider, Simone Signoret, les Arletty et autres actrices merveilleuses, les petites nouvelles font un peu « pouf »...

          C’est aussi lié au cinéma actuel, qui est de plus en plus mauvais, il lui faut du bruit et des effets spéciaux bidons, irréalistes. Noiret, ce bel acteur vient de nous quitter, c’est au tour de brialy, qui se flattait d’avoir « failli » jouer avec Guitry, failli seulement, mais c’était tout un honneur, et ces acteurs-là savent ce qu’est un VRAI rôle.

          Alain Delon n’est pas encore fini, et je le comprends fort bien : il a incarné le cinéma, et une certaine idée du cinéma.. ; A sa place, je me prendrai plus au sérieux encore qu’il ne le fait !!!

          Bill


          • snoopy86 1er juin 2007 16:27

            @ Ludovic

            Tu as oublié Visconti, qui n’est pas rien

            Même si je ne suis pas un fan abdolu de Delon, il a tourné avec les plus grands

            Pour rejoindre Lilian, « Le samouraï » c’était quelque chose.


          • Bill Bill 1er juin 2007 17:48

            @ Ludovic et Snoopy

            Et les Granges brulées ? Avec Simone Signoret vieillissante, c’était aussi quelque chose ! Un formidable film !

            Bill


          • maxim maxim 1er juin 2007 11:56

            ah le Delon,le vrai ,celui de Plein Soleil,du Guépard,de Mélodie en sous sol,du Samourai,de Adieu l’ami,de Rocco et ses Freres ......de la Piscine bien sur ....du Cercle Rouge evidemment ....et ceux que j’oublie ...

            comme j’oublie les couacs télévises du commissaire Valence ( c’est bien ça ????) qui nous ont rappelés qu’il avait peut etre un retard d’impots à honorer au plus vite ......

            et que ce truc indigeste où l’on voit des des rôles de commissaires ayant dépassé allègrement l’âge de la retraite,ces rôles donc n’étaient dévolus qu’ à Roger Hanin ou Pierre Mondy ......

            eh oui Delon vieillit,il ne l’admet pas lui même sans doute ,mais la prostate ,le col de fémur,la mémoire qui flanche,le dentier qui ne tient plus en place et qui fait zozoter ,les érections matinales moins impérieuses ,les lunettes pour viser la cuvette de wc ,nul n’échappe aux outrages du temps ,Delon comme monsieur Tartempion ......


            • snoopy86 1er juin 2007 12:24

              @ Maxim

              Merci pour la check-list..

              Je vais contrôler tout çà..

              Snoopy


            • maxim maxim 1er juin 2007 13:39

              Snoopy ....

              le pire c’est encore le dentier dans le verre de flotte sur la table de nuit .......

              imaginez ,une rencontre agréable ,le désapage la nuit ,discrétement la dépose du dentier ....la nuit de folie ,et le lendemain matin,la cruelle réalité au grand jour quand la belle se réveille et qu’elle découvre le clapoir qui baigne avec les résidus dentaires qui surnagent.......


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er juin 2007 15:04

              SNOOPY ET MAXIM

              Je vais vous réserver une place dans une bonne maison de retraite où il y a de jeunes infirmières qui vous aideront à pisser et vous redonnerons la joie de vivre !

              A part ça très bon article de Lilian mais sil est vrai qu’on peut admirer la qualité d’un acteur comme Delon cela fait ressortir encore mieux la vacuité du cinéma français d’aujourd’hui . Alors que les Américains ont des jeunes qui arrivent sur le marché nous avons une petite relève et surtout des films qui en dehors de certains polars sont nuls à chier . Exemple je viens de voir « comme t’y es belle » film français et j’ai vu VOLVER d’Almodovar le lendemain .

              Je n’en dirais pas plus .

              Salut et fraternité .


            • snoopy86 1er juin 2007 16:24

              Salut Cambronne et merci

              Maxim, tu me fais parfois penser à un Bérurier mâtiné de professeur Choron

              En toute amitié...


            • maxim maxim 1er juin 2007 18:09

              salut CAMBRONNE .....

              d’accord avec toi ,et c’est vrai que chez nous pour l’instant la relève ne relève pas grand chose ......

              nos grands : Delon est unique dans son personnage,Belmondo du temps de sa splendeur idem ,Depardieu a trop joué ,dommage ,il a été un monument ..... pour moi,c’est Gabin qui a la palme ,on a jamais retrouvé un acteur de cette envergure .....il nous reste JP Marielle qui na pas assez été employé .....le regretté Patrick Dewaère que Orson Wells avait classé comme le meilleur acteur du monde à la suite de Raimu avant Guerre .....reste aussi Daniel Auteuil ,excellent dans des rôles dramatiques .......

              on attend effectivement la relève ......

              SNOOPY .....merci pour Béru et Choron ,et curieusement ,j’ai une ressemblance physique avec ce dernier ,meme coiffure c’est à dire très lisse ,mais en plus solide physiquement ......

              meme sans la webcam ,on peut s’imaginer un individu ????

              tu as le don divinatoire bien affuté .......

              mais on m’a déjà plusieurs fois fait la remarque de ma ressemblance avec Georges Bernier .......


            • alala 1er juin 2007 12:57

              @ Léon,

              Simple proposition :

              Vous ne pourriez pas recadrer la photo, car de voir d’aussi grosses valises ca me donne envie de partir en vacances ...


            • snoopy86 1er juin 2007 17:45

              @ Léon

              Alain Delon doit bien en avoir aussi...


            • alala 1er juin 2007 18:20

              Faut reconnaitre que c du beau boulot smiley


            • spartacus 1er juin 2007 12:19

              Une autre facette de l’acteur :

              << Quand le procès de l’attaque du fourgon blindé de 1979 s’ouvre, le 21 juin 1994, celui qui est considéré comme le parrain de Nantes est sur le banc des accusés. Roland Charmard-Bois, dit « Chamard », déjà tombé deux ans plus tôt pour trafic de stupéfiants, est accusé d’être le commanditaire du braquage. Chamard donne aussi dans la politique, révélait, deux ans plus tôt, notre confrère Franck Renaud (*). Ancien du SAC, on le voit par exemple assis aux côtés du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, lors d’un dîner-débat en soutien au candidat Jacques Chirac, entre les deux tours de la présidentielle de 1988 ! Mais c’est un autre homme, contact régulier de Chamard à Nantes, qui retient l’attention de tous. Il s’appelle Jacques Lafaille, dit « Carcasse » ou « Carcassonne ». Une armoire à glace au visage taillé à la serpe. Des yeux enfoncés, un nez aplati... Une vraie gueule de cinéma. Les journalistes, stupéfaits, apprennent qu’il a d’ailleurs tourné, comme figurant, dans « Paris brûle-t-il ? » et « Borsalino », aux côtés d’Alain Delon et Belmondo. Delon viendra d’ailleurs en personne au procès, soutenir « son ami Carcassonne, un type bien »

              source : « Le Télégramme.com » du 17/09/2006

              Et qui ne se souvient de l’affaire Marcantoni ?

              Delon a toujours du être attiré par les truands, peut-être parce que parti du bon côté il aurait facilement pu aller du mauvais ?


              • claude claude 1er juin 2007 14:10

                et... très suisse pour les impôts... smiley le parfait citoyen français qui a demandé la nationalité suisse pour ... la vue sur le lac léman ???

                sans rancune calmos, smiley, mais cela me fait rager que des personnes comme vous et moi bossions pour payer nos impôts, et vivre le plus deçamment possible... alors que ceux qui, en ne conservant que la moitié de ce qu’ils gagnent annuellement, nous ferait vivre agréablement pendant 15 à 20 ans... smiley

                bonne journée, smiley


              • alala 1er juin 2007 14:31

                @ Calmos,

                Vous dites « Il a de beaux restes que je souhaite à tout le monde et à moi en particulier. » VOus vous voulez le pécho smiley

                En lisant les posts g pu constater que la 1ere qualite qu’on lui trouve en tant qu’acteur c qu’il est beau ou l’a eté smiley

                Jouer à la perfection des roles qui correspondent a ce que vous etes ou à ce que vous pourriez etre, ça n’est pas reservé à une elite bien au contraire.

                Je ne suis pas specialiste en Delontitude mais d’apres ce que je lis des amateurs il n’a jamais su se mettre en danger en incarnant des personnages aux antipodes de ce qu’il est. Si talent immense il a, prouver il ne l’aura jamais fait (moi j’adopte la yodatitude).


              • claude claude 1er juin 2007 16:20

                cher calmos,

                dans ma liste, j’ai oublié l’innérable jean-pierre rochefort... smiley tout un monde c’t’homm’là !!! : élégant, cultivé sans être pédant, jouant l’autodérision avec un rare bohneur, il enchante mes oreilles quand je l’entends parler...

                j’ai hâte d’être aux JO de pékin pour le ré-entendre commenter les épreuves de dressage... un vrai bijou de compétence et d’humour, jamais méchant.

                et puis son sourire...  smiley

                il est des hommes qui deviennent beaux en vieillissant : rochefort en fait partie smiley


              • claude claude 1er juin 2007 16:22

                correction : inénarrable jean rochefort smiley


              • alala 1er juin 2007 16:35

                @ Calmos

                Vous dites :

                « mais dans toutes les critiques que l’on peut lire et entendre ,il y a une grande part d’envie. »

                et

                « on est prétentieux que devant les regards de ceux qui se sentent petits. »

                Vous faites dans la nuance aujourd’hui smiley

                C bon ca les generalités. Ca m’etonne que vous ayez pas ecrits que tous les noirs ont un gros kiki smiley

                J’apprecie vos posts ... en regles generales ...


              • alala 1er juin 2007 18:13

                Si vous trouvez votre kiki gros c que vous avez pas vu le mien smiley lol


              • maxim maxim 1er juin 2007 18:15

                CALMOS ....

                si on commence à parler de concours de quequette ,on va faire le score de Nicolas le Bargeot d’hier .......


              • maxim maxim 1er juin 2007 18:37

                Calmos ....

                c’est de ta faute

                c’est la grosse b.... à Dudule

                j’la prend ,j’la suce ,elle m’e......,

                ah !que c’est bon que c’est chaud,que c’est rond

                quand il m’la cale dans l’oignon

                c’est pas une b... ordinaire

                quand il m’la fout dans l’derriere ,

                de foutre de merde elle est toute remplie

                des c....... jusqu’au nombril,

                a Dudu-le .....


              • Dragoncat Dragoncat 1er juin 2007 13:01

                @ l’auteur

                Le sujet de l’article est sympa, l’écriture fluide, et le tout est très agréable à lire... Comme d’habitude.

                Un point signalé plus haut auquel je m’associe : quitte à nous régaler de votre prose, quelques interventions de votre part au milieu des commentaires seraient les bienvenues. Quand on a apprécié - ou détesté - un article - sur Agoravox, c’est la cerise sur le gateau.

                Dommage de ne nous faire que le service minimum...

                Cordialement

                Dragoncat


                • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 2007 17:12

                  @dragoncat,

                  D’accord avec toi. Le silence radio d’après pourrait se retrouvé aussi avant. A quoi sert le déjeuner s’il n’était pas suivi du diner et du souper. smiley

                  La prose est bonne mais les sujets se ressemblent.


                • TSS 1er juin 2007 13:23

                  je suis au regret de ne pas partager ce point de vue !pour moi,le dernier c’est Bebel !!

                  Un gars qui parle de lui à la 3ème personne qui soutient sarkho,qui donne des leçons aux Français tout en etant planqué à Genève avec le statut de resident suisse !ça me pue au nez !!


                  • claude claude 1er juin 2007 13:55

                    je ne suis pas une fan de delon, car ce n’est pas lui qui s’adapte aux rôles, mais les rôles qui font du delon.

                    d’accord, il est beau, impassible, glacial, élégant, arrogant...

                    mais je préfère mille fois les galipettes de belmondo qui sait marier le drame comme dans « pierrot le fou » ou la comédie la plus déjantée comme « l’animal ». d’autres acteurs de cette génération mériteraient qu’on leur fasse honneur : jean-pierre marielle, jean-pierre kalfon, michel duchaussoy, pierre brasseur, robert hirsh, robert hossein, michel aumont, michel bouquet, michel galabru ...

                    ce sont des comédiens qui n’ont pas hésité à remettre leur image en jeu, en jouant des contre-emplois, des rôles où ils pratiquent l’autodérision ou des films de débutants...

                    le seul film où j’ai trouvé que delon jouait juste, c’est celui où il a reçu son césar « notre histoire » avec natalie baye.

                    désolée d’avoir dézingué votre idole...

                    bon après-midi smiley


                    • jamesdu75 jamesdu75 1er juin 2007 15:26

                      Sans parler du côté artistique de l’homme.

                      Il transpire pretention, la pluspart de ses « amis » sont des tyrans au pouvoir. Quand il parle a quelqu’un il à toujours ce côté autin qui donne envie de lui foutre des baffes dans la gueule. Quand il s’eteindra je ne pense pas être aussi triste que pour Noiret qui était vraiement en plus d’un excellent acteur Humain (avec la majuscule).


                      • Jojo2 1er juin 2007 15:59

                        Il font partie de ces (nombreux) acteurs de cinéma dont on ne sait pas s’ils ont du talent où s’ils ne sont que le reflet du talent du metteur en scène.

                        C’est pas comme avec le trio Noiret, Rochefort, Marielle...


                      • lyago2003 lyago2003 1er juin 2007 18:24

                        Dans ce beau concert d’éloges, je vais un peu faire tâche tant pis.

                        N’oublions pas qu’Alain Delon à fréquenté pendant un certain moment du « monde » justement pas très fréquentable !

                        je pense à l’affaire markowich entre autres.........

                        Pour finir je trouve que delon à été un acteur moyen bien servi par une gueule d’ange et désservi par un caractère à la limite du méprisant et une opinion très généreuse envers son égo par contre très féroce pour les « ceusses » qu’il avait en inimitié.


                        • clementine 1er juin 2007 19:29

                          IL S EN OCCUPE DEJA BIEN TOUT SEUL


                          • lyago2003 lyago2003 1er juin 2007 21:55

                            L’affaire Markovic - fin 1968

                            L’affaire Markovic : une sordide affaire politique greffée sur un fait divers banal. Dans le village d’Élancourt (Yvelines), le corps décomposé de Stephan Markovic est trouvé dans une décharge. Cet ancien garde du corps d’Alain Delon, d’origine yougoslave, vivait dans un des apartements de la star du cinéma. La correspondance privée de Markovic semble impliquer Delon et un truand corse François Marcantoni.

                            Le juge Patard qui mène l’instruction interroge au départ Delon, et Marcantoni. Puis un évènement fait tout basculer : une lettre anonyme dans le Figaro implique de hauts fonctionnaires et d’anciens membres du gouvernement dans des soirées douteuses organisées par Marcantoni. Puis on apprend qu’un certain yougoslave nommé Akov, a des révélations à faire. On est désormais loin du simple fait divers, et l’affaire devient politique. Le tout Paris ne parle que de l’Affaire Markovic et les rumeurs s’amplifient, on parle même de photos. La rumeur finira par atteindre les oreilles de Georges Pompidou lui-même. Il en sera profondément meurtri et avouera plus tard qu’il était proche du désespoir.

                            Cette affaire ne sera jamais totalement élucidée, mais il est certain que des hommes politiques et membres du gouvernement ont profité de l’affaire criminelle pour y greffer une affaire politique afin d’assassiner la personalité publique des Pompidou. Les fausses déclarations, des témoignages de mythomanes, des photos truquées ont été les outils d’une campagne de salissage. Georges Pompidou sera tout particulièrement touché au plus profond de lui-même par le fait qu’on ait voulu l’attaquer indirectement en impliquant sa femme pour qui il avait énormément d’affection.

                            Pompidou, lors d’un entretien avec de Gaulle, lui exposera très clairement sa déception face à la réaction des hommes politiques au pouvoir. /« Mon Général, vous savez pourquoi j’ai demandé à vous voir. J’ai trois choses à vous dire : Je connais assez ma femme pour savoir qu’il est impensable qu’elle se trouve mêlée si peu que ce soit à cette affaire. On cherchera peut-être à »me mettre dans le coup« . Nulle part on me trouvera. Je n’en dirai pas autant de tous vos ministres. Ni place Vendôme, chez M. Capitant, ni à Matignon, chez M. Couve de Murville, ni à l’Elysée, il n’y a eu la moindre réaction d’homme d’honneur. »/ Pompidou affirmera par la suite que de Gaulle ne semblait pas satisfait de lui-même en le quittant. L’affaire aura eu une conséquence durable : une rupture personelle entre Pompidou et de Gaulle.

                            En 1969, quand Georges Pompidou accède à la présidence, il demande le départ de Jean-Charles Marchiani du SDECE : il le tient comme responsable de la création et de la diffusion de photos truquées. Vingt ans après la mort de Pompidou, Charles Pasqua nommera Marchiani préfet ...

                            Page d’origine : www.reseauvoltaire.net/article6800.html

                            http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article15


                            • OPUS 1er juin 2007 22:06

                              Bon je vois que les nombreux frsutrés qui n’ont pas réussi se moquent de Delon et les mêmes confirment en fait que la critique est facile et l’art difficile ; Delon reste et restera génial et tan pis pour les autres , après tout, je n’aime ni depardieu ni clavier !!!


                              • lyago2003 lyago2003 1er juin 2007 22:08

                                CARRIERE AU SOUS-SOL ? Delon. Nom court. Personnage brut. Caricatural. Caractériel, même. Une sorte d’icône d’un temps révolu. Mais quel temps ? Alain Delon n’a pas été de la nouvelle vague, et il a rarement croisé d’autres chemins que ceux qu’on lui avait tracés. Delon aujourd’hui, c’est l’apogée oubliée, la déclin achevé, l’éléphant au cimetière. Il semblerait qu’à force de s’étouffer dans son vase clos de rencontres (Deray, Clément, Melville), il n’est pas parvenu à respirer l’air frais indispensable à toute renaissance. Delon est la cendre de ce cigare écrasé par les producteurs. Il ne vaut plus rien sur le marché, tellement il a accumulé les bides. Alors faut-il le panthéoniser comme la cinémathèque l’an dernier ou divers festivals et soirées de gala ? Ou faut-il encore espérer que ce géant déchu fasse un come-back retentissant ?


                                • OPUS 1er juin 2007 22:58

                                  ON SE DEMANDE CE QUE VOUS LEUR AVEZ FAIT MONSIEUR DELON PEU DE COMEDIENS ONT FAIT VOTRE CARRIERE ET LES PREUVES SONT FAITES DEPUIS LONGTEMPS.....


                                  • maxim maxim 1er juin 2007 23:55

                                    Lyago....

                                    bien entendu ....Delon ne pouvait jouer que du Delon ,avec son physique de pur sang ,racé froid,dur,séducteur,qui lui sayait durant sa jeunesse et sa maturité ,et l’âge venu,la belle et froide machine s’est grippée ......et le moment du décrochage est arrivé .....

                                    je crois qu’il a 73 ans ou quelque chose comme ça ,bon et bien ça y’est ,il a beau s’accrocher c’est le début du sucrage de fraises ......

                                    j’oubliais dans les acteurs que j’avais cité ,Ventura qui a été un des plus grands que nous ayons eu et qui a bien marqué son époque pour ses rôles en géneral bien choisis et interpretés ,et lui aussi avec des rôles sur mesure qui ne convenaient qu’à lui seul......


                                    • Thomas Roussot Thomas Roussot 2 juin 2007 03:27

                                      Très bon article, oui Delon a su incarner quelque chose de métaphysique, dans le silence et l’ascèse de certains rôles. Depuis, il est devenu l’épouvantail de lui-même, un clown triste et un peu pathétique.

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