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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Alice Winocour, une jeune réalisatrice dans la cour des Grands

Alice Winocour, une jeune réalisatrice dans la cour des Grands

Alice Winocour est née à Paris le 13 janvier 1976 et a grandi dans le 13ième arrondissement, dans le quartier des peupliers, élevée sous le regard attentif de sa mère qui l’a préparé à recevoir une éducation particulièrement riche, mais aussi de son père, producteur de superbes documentaires. Alice après des études de droit rejoindra naturellement la Femis.

Elle débute sa formation dans un premier temps à la section production, pour rejoindre rapidement celle du scénario. Elle a 27 ans quand elle co-écrit son premier court-métrage Orphée : «  Il descend aux enfers, avec la bénédiction des dieux, pour ramener à la vie Eurydice. Mais pour cela il doit s’engager à ne pas la regarder dans les yeux…. » C’est Kamen Kalec qui réalisera ce court-métrage de 12 minutes. Alice y donnera la réplique à Stefan Piryov.

En 2004, elle gagnera le prix de l’Avenir pour le meilleur scénario. Elle écrira alors son premier court-métrage Kitchen en 2005. C’est l’histoire d’une femme qui préparant le dîner de son mari s’empêtre dans la cuisson de deux homards qui s’enfuient à la mesure de la décomposition de son couple. Elle choisira Elina Löwensohn, pour le rôle principal et Bernard Nissile dans le rôle du mari. Kitchen sera présenté à Cannes en compétition la même année pour la Palme d’Or du court métrage. Il obtiendra le grand Prix du court métrage au festival International du film d’Aventures de Valenciennes en 2006, ainsi que le prix d’interprétation Féminine.

En 2007 elle réalisera Magic Paris avec comme interprète principale Johanne ter Steege, pour lequel elle obtiendra le prix de meilleur réalisateur au Festival du film romantique de Cabourg.

Elle co-écrira en 2008 le film Home avec isabelle Huppert et Olivier Gourmet.

En 2009 elle réalisera un court-métrage de 15 minutes Pina Colada dont elle sera aussi la scénariste, avec Aurore Clément et Yann Tregouet.

C’est en 2011, à 35 ans qu’elle va réaliser son premier long métrage Augustine avec Soko et Vincent Lindon sur son propre scénario : « Hivers 1885, à l’hôpital de la Pitie Salpêtrière, le professeur Charcot étude une maladie mystérieuse : l’hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori et la vedette de ses démonstrations d’hypnose. D’objet d’étude elle deviendra peu à peu objet de désir. »

Le film sera quatre fois nommé : au festival international du film de Stockholm (2012), au festival de Cannes (2012), à la semaine internationale de la critique (2012) et au festival du film Francophone d’Angoulême (2012).

C’est donc un film tiré d’une histoire vraie, au départ le rôle du professeur Charcot aurait du être tenu par Benoît Poelvoorde.. Quant à celui d’Augustine Alice Winocour voulait absolument une inconnue. C’était sans compter avec la force de persuasion d’une chanteuse mythique et un peu bizarre : Soko. Celle-ci a voulu à tout prix tourner ce film et à force d’harcèlement elle a obtenu l’accord de la productrice et de la réalisatrice.

La réalisatrice dit de son film : « L’hystérie en soi, est tout sauf naturelle. Le corps se met à faire des choses qu’il ne peut pas faire normalement » ; pour expliquer l’atmosphère fantastique et parfois irréelle de son film elle fait bien volontiers référence à David Cronenberg et David Lynch.

Le film à l’affiche aujourd’hui fait couler beaucoup d’encre et suscite de nombreuses critiques plutôt élogieuse dans l’ensemble de la presse ; ainsi le Monde n’hésite-t-il pas écrire : « Alice Winocour ne manque pas de cran... Loin de n'être qu'illustratifs, les rapports de forces entre le médecin et la malade chargent le film d'une tension érotique et anxiogène, électrisée par un duo d'acteurs joliment complémentaires - elle animale et explosive, lui tout d'émotivité rentrée ».

Une nouvelle étoile du film français a fait ainsi son apparition, Alice Winocour a écrit et réalisé un pur chef d’œuvre : Augustine. Elle a pris beaucoup de risques et c’est sans doute pour cela même que son film est une réussite. C’est avec impatience que nous attendons de voir la suite…


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3 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 13 novembre 2012 18:23

    Bon quand papa est producteur tout est beaucoup plus facile. On a l’argent, les nominations, les acteurs connus, les retours presse, les articles qui vont bien. La cuillère est en or, dessus comme dessous, et à l’intérieur. On se demande bien quels « risques » l’auteur de cet article pense que cette réalisatrice prend. smiley


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 13 novembre 2012 15:23

    @Parkway,

    je suis peut être comme vous me décrivez « obtus » (cela n’engage que vous) mais dans lm genre sectaire agressif vous êtes pas mal non plus.

    Mais votre harcèlement ne me gène en rien, la haine de gens comme vous est un encouragement à continuer sur sa voie.


    Bien à vous tout de même.

    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 novembre 2012 21:46

      Elle rejoindra « naturellement » la Femis .......
      Qu’ajouter ....

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