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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > André Comte-Sponville et le gai désespoir

André Comte-Sponville et le gai désespoir

Le philosophe André Comte-Sponville vient de sortir chez Albin-Michel un livre sur le gai désespoir qui est une remarquable leçon de vie à l’usage de tous. Ce qu’il nous faut cultiver avant tout, c’est le goût de vivre.

Le philosophe André Comte-Sponville vient de publier un ouvrage qui a pour titre "Le goût de vivre et cent autres propos" * dans lequel il fait l’apologie de la sagesse et revient ainsi à la source même de la philosophie occidentale. Tout d’abord, il se définit comme un philosophe rationaliste, matérialiste et humaniste. Rationaliste parce qu’il croit à la toute puissance de la raison qui lui apparaît comme le meilleur outil pour comprendre le monde et se comprendre soi-même ; matérialiste parce qu’il considère que tout est matière ou produit de la matière ; humaniste enfin parce qu’attaché à l’humanité et aux droits de l’homme. Néanmoins, il distingue deux types d’humanisme, dont celui qu’on peut appeler religieux, au sens où c’est une religion de l’homme, celle à laquelle il adhère, si bien que cet humanisme s’apparente plus à un humanisme de la miséricorde tel qu’on le trouve chez Montaigne, lequel disait : Il n’est rien si beau et légitime que de faire bien l’homme et dûment. Etre humaniste, c’est donc se conduire le plus humainement possible, sans se faire pour autant trop d’illusions sur l’être humain. 

Car la sagesse est d’abord ce qui importe. C’est la vie heureuse, mais la vie heureuse dans la vérité. Soit le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité. Il s’agit de penser mieux pour vivre mieux. D’abord parce que la dimension atemporelle de la sagesse est sans doute aussi ancienne que la civilisation. Dès lors que nous sommes doués de vie et de pensée, la question se pose pour chacun d’entre nous d’articuler l’une à l’autre ces deux dimensions. Cette démarche de sagesse fait partie de la condition humaine. Le besoin de philosophie d’un public de plus en plus large s’explique par le déclin des réponses toutes faites. Celles apportées par les grandes idéologies, mais aussi les sciences humaines. Avec le temps, on a découvert que les sciences humaines ne sont finalement que des sciences approximatives, et surtout qu’elles ne répondent pas à la question : comment vivre ?

Toute sagesse est individuelle. Toute politique est collective. C’est pourquoi nous avons besoin des deux et de la différence entre les deux. Au temps de ma jeunesse - dit le philosophe - nous avions le sentiment que tout passait par un salut collectif et donc par la politique. C’était une illusion, parce qu’il n’y a de bonheur qu’individuel. Pour autant, aucune société ne peut se passer de communion et de fidélité. Qu’est-ce que le philosophe entend par communion ? Communier, c’est partager sans diviser. C’est donc un paradoxe. On ne peut partager la plupart des choses qu’en les divisant. Songez à un gâteau. Comment le partager sans le diviser ? C’est impossible. On ne peut donc communier en un gâteau. En revanche, on peut communier dans le plaisir qu’il y a à manger ensemble un gâteau. Le plaisir de chacun est augmenté et non diminué par le plaisir de tous. C’est la raison pour laquelle on parle de communion des esprits, car seuls les esprits peuvent partager sans diviser.

Je veux dire par là - poursuit Comte-Sponville - qu’une société a besoin de pouvoir partager un certain nombre de valeurs communes. C’est du reste l’un des deux sens étymologiques du mot religio en latin, que certains rattachent au verbe religare - relier. Ce qui nous relie, c’est un certain nombre de valeurs communes.
Venons-en à la fidélité, qui nous ramène, elle, à l’autre étymologie possible du mot religio, qui nous viendrait, non de religare mais de religere, relire, recueillir. En ce sens, la religion repose sur un ensemble de textes fondateurs qu’on ne cesse de lire, relire et, par là, de transmettre. La fidélité consiste donc à transmettre ce que l’on a reçu à ceux qui viennent après nous. C’est à cette double condition - communion et fidélité - qu’une société peut subsister. Nos sociétés sont aussi menacées par deux dangers symétriques : le fanatisme, surtout à l’extérieur, qui est une espèce d’excès de foi, et le nihilisme, surtout à l’intérieur, qui est un manque de fidélité.

Bien que personnellement athée, je reconnais qu’il n’y a pas plus de preuves de l’existence de Dieu que de son inexistence. Pascal le savait. C’est pourquoi, je me définis comme athée non dogmatique et fidèle. Pourquoi non dogmatique, parce que tout athée que je suis, je reconnais que mon athéisme n’est pas un savoir. Si quelqu’un vous dit savoir que Dieu n’existe pas, il y a de fortes chances pour que ce soit un imbécile. Pareillement d’une personne qui vous dit savoir que Dieu existe. C’est là une double erreur : théologique, parce que la foi est une grâce, ce que le savoir ne saurait être et, philosophique, parce qu’on confond alors deux concepts différents : le concept de croyance et le concept de savoir. L’athéisme que je professe n’est ni un savoir, ni un dogme : je ne sais pas si Dieu existe ou non.
Et pourquoi athée fidèle ? Parce que tout athée que je sois, je reste évidemment attaché, par toutes les fibres de mon être, à un certain nombre de valeurs morales, culturelles, spirituelles, qui sont nées le plus souvent dans les grandes religions, et spécialement, pour nous Européens, dans le Christianisme, dont je perçois toujours la grandeur. Ce n’est pas parce que je suis athée que je vais cracher sur deux mille ans de civilisation chrétienne et trois mille ans de civilisation judéo-chrétienne. La fidélité n’est pas une croyance mais un attachement à des valeurs et la volonté de les transmettre.

Mais si Dieu n’existe pas, il y a assurément quelque chose de désespérant dans la condition humaine. C’est pourquoi tout le monde préférerait, moi inclus, qu’il existe. Il y a d’ailleurs tout lieu de se demander si Dieu n’a pas été inventé pour satisfaire ce désir que l’on a de Lui. Quand on ne croit pas en Dieu, ce n’est pas la morale qui change ; ce qui change, c’est qu’on passe d’une dimension d’espérance à une dimension de désespoir. Je crois que Pascal, Kant, Kierkegaard ont raison de dire qu’un athée lucide et cohérent ne peut échapper à une part de désespoir. Leur erreur - me semble-t-il - c’est d’avoir confondu le désespoir et le malheur ; parce que, de même que l’espérance n’est pas la même chose que le bonheur, le désespoir n’est pas la même chose que le malheur. Si l’on espère être heureux, c’est que l’on n’est pas heureux, et, inversement, quand on est heureux, il n’y a plus rien à espérer. Comme dit Spinoza, il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir. Si bien, que m’appuyant à la fois sur les sagesses antique et orientale, j’ai été amené à proposer ce que j’appelle une sagesse du " gai désespoir ". Loin de chercher une consolation dans une vie après la mort, il s’agit d’apprendre à aimer la vie présente. Le désespoir que j’évoque n’a donc rien à voir avec la tristesse et le nihilisme. C’est un désespoir tonique, dynamique, actif : espérer un peu moins, aimer et agir un peu plus. C’est pourquoi j’ai appelé mon ouvrage "Le goût de vivre". Il ne s’agit pas d’inventer des systèmes, non, simplement d’apprendre à aimer la vie. Tel est le but de la philosophie et sa réussite la plus haute.

Le goût de vivre et cent autres propos " d’André Comte-Sponville - Albin Michel ( 416 pages ) 20 euros


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17 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 26 juillet 2010 10:41

    Tout d’abord, il se définit comme un philosophe rationaliste, matérialiste et humaniste. Rationaliste parce qu’il croit à la toute puissance de la raison qui lui apparaît comme le meilleur outil pour comprendre le monde et se comprendre soi-même


    Je vais le dire brutalement. On en a soupé de ces soi-disant « philosophes » rationalistes à la mode occidentale qui nous empoisonnent depuis deux siècles..

    Pour un esprit de Tradition, l’Absolu ne fait aucun doute. Avec toutes les conséquences qui vont avec. 
    Je préfère et de loin me tourner vers le Vedenta et les Upanishads que vers ce genre de guignolo.. 
    Pour un esprit traditionnel, la « raison » est au contraire le pire ennemi qui soit. Tout simplement parce qu’il n’aura toujours qu’une vision parcellaire de la Vérité. Si vous ne voyez pas le lien de conséquence entre la crise extrême que nous vivons et ce culte de la raison portée au pinacle, c’est que vous êtes contaminée. Au contraire la crise moderne donne amplement raison aux façons de voir traditionnelles..

    • JJ il muratore JJ il muratore 26 juillet 2010 15:40

      @franck 2012. Génial. Vous êtes GENIAL !
      En effet critiquer et condamner un auteur en affirmant ne l’avoir jamais lu oser le faire...
      Vous devez avoir un don de voyance phénoménal !
      Je vais vous donner ma date de naissance et vous me communiquerez les prochains n° du Loto. OK ?
       


    • herbe herbe 26 juillet 2010 11:21


      Je l’aime bien puisque tout rationnel qu’il est, il consacre la spiritualité, pas mal pour un athée ! :

      http://legaut.chez-alice.fr/foi/comte-sponville.htm


      • PhilVite PhilVite 26 juillet 2010 14:35

        Pas mal pour un athée ??

        Je n’ai jamais compris pourquoi un athée devrait avoir du mal avec la spiritualité.

        Contrairement à dieu, l’esprit n’est pas une hypothèse.


      • herbe herbe 26 juillet 2010 19:09

        D’accord avec vous, on ne devrait pas mais ...

        A noter comme le dit sisyphe on confond souvent un un athée et un agnostique (souvent même ceux qui se définissent)...


      • PhilVite PhilVite 26 juillet 2010 20:18

        Vous avez raison, dans ce domaine, les définitions sont à géométrie variable.
        Je viens de relire les pages de Comte-Sponville sur son athéisme (« L’esprit de l’athéisme », pages 81-87), et pour moi ça ressemble beaucoup à de l’agnosticisme, bien qu’il s’en défende absolument. Que pour lui l’athéisme soit une « autre » croyance me gêne particulièrement.


      • JL JL 26 juillet 2010 11:22

        Bonjour, à part nous informer sur la sortie de ce nouvel ouvrage, ce dont je vous remercie, et nous faire des copiés-collés fort intéressants au demaeurant, c’est quoi l’idée ?

        Les commentaires précédents n’ont pas de rapport avec votre billet, et pour cause, mais vont directement sur la personne d’ACS.


        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 26 juillet 2010 11:32

          @ JL

          Peut-être l’envie de lire le livre ...


          • zozolekivi zozolekivi 26 juillet 2010 14:03

            Je suis complètement d’accord quelques réactions à votre article : à savoir ne lire qu’en diagonale ce que vous partagez de votre gai désespoir ci-dessus smiley

            Parce que c’est bien d’évoquer un sentiment, une interrogation et un désespoir qu’on provoque cette partie dubitative et hésitante en chaque être que parfois la spiritualité parvient à calmer et même à apaiser : la pensée nihilistique opposée à la pensée philosophico-religieuse, sans entrer dans aucun dogme ni doctrine ni encore invention fantastico-onirique d’influence mystique.

            Là je partage ce qui semble être de la foi et la pensée presque religieuse. De la foi en une profonde quiétude qu’il est possible de trouver non pas en d’incessants questionnements, mais en des réponses radicales. Si vous devez vaciller dans votre foi ou raisonnement, en faire part ainsi en mélangeant savoir, religion, connaissance et philosophie purement verbale et orale, sans aucun appui physique, cosmologique et archéologique, effectivement vous perpétrez un cycle sans fin.

            Ce cycle est plus nocif que le cycle de la vie même. Qui lui est inerte et inaltérable, mais que des pensées hésitantes rendent pénibles.

            Vous remarquerez que finalement la véritable interrogation est de savoir et comprendre pourquoi une personne de votre qualité a besoin de se rapprocher et peut-être à se raccrocher à une idéologie quelle qu’elle soit.

            J’ai parlé de spiritualité plus haut, mais ça aurait aussi pu être des mathématiques ou de la psychologie pour palier à cette recherche de soi et répondre à ce désir de grâce intérieure.

            Parce que quelque part, plus que vous ne rassurez les esprits simples, vous les confondez, il suffit juste de lire le titre smiley

            Pour finir, il s’agit pas là d’une plainte de l’expression de vos opinions et philosophie, mais pour traiter d’un thème aussi difficile que Dieu, uniquement des mots ne suffisent pas.
            Si votre livre comporte autre chose, alors tant mieux.

            Cette réaction ne constituera alors qu’une remarque sur votre article très peu attrayant pour ma gouverne.


            • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 26 juillet 2010 14:24

              @ zozolekivi

              Il ne s’agit nullement de mes propres convictions - je suis personnellement chrétienne - mais des propos du philosophe athée André Comte-Sponville qui, bien que loin des mes doutes et de mes croyances, me sont apparus d’un grand intérêt, car proposant une sagesse, une harmonie, qui peuvent en aider beaucoup à trouver un apaisement à leurs inquiétudes. C’est un compte-rendu d’un ouvrage publié récemment.
              Mais il est curieux de constater que nombre de commentateurs jugent d’un article sans l’avoir lu et vous écrivent à la seul lueur de leurs à-prioris. Ce qui n’ouvre aucune perspective.


              • sisyphe sisyphe 26 juillet 2010 16:11

                J’aime bien Comte Sponville, pour certains de ses précédents ouvrages ; notamment « l’esprit de l’athéisme » (je n’ai pas lu celui ci). 

                Il me semble qu’il fait, ici, une confusion entre un athée et un agnostique ; l’athée est sûr que Dieu n’existe pas, quand l’agnostique avoue son incapacité de savoir... 

                Mais évoquer, comme vous le faites dans le dernier chapitre (je crois en son nom) ; (je cite) : 

                Mais si Dieu n’existe pas, il y a assurément quelque chose de désespérant dans la condition humaine. C’est pourquoi tout le monde préférerait, moi inclus, qu’il existe. Il y a d’ailleurs tout lieu de se demander si Dieu n’a pas été inventé pour satisfaire ce désir que l’on a de Lui. Quand on ne croit pas en Dieu, ce n’est pas la morale qui change ; ce qui change, c’est qu’on passe d’une dimension d’espérance à une dimension de désespoir. Je crois que Pascal, Kant, Kierkegaard ont raison de dire qu’un athée lucide et cohérent ne peut échapper à une part de désespoir. Leur erreur - me semble-t-il - c’est d’avoir confondu le désespoir et le malheur ; parce que, de même que l’espérance n’est pas la même chose que le bonheur, le désespoir n’est pas la même chose que le malheur. Si l’on espère être heureux, c’est que l’on n’est pas heureux, et, inversement, quand on est heureux, il n’y a plus rien à espérer. 

                sans faire référence à Camus, à sa définition de « l’absurde », au « Mythe de Sisyphe », c’est ;

                soit de l’ignorance (ce que je ne soupçonne pas chez un homme cultivé comme Comte Sponville),

                soit une volontaire scomotisation ; qui me laisse très perplexe.... 

                Car, pour Camus, de la conséquence d’un ciel désormais jugé vide (sans dieu), nait le sentiment : et de l’absurde (de la condition humaine), mais également de la nécessaire révolte, pour donner un sens à sa vie, et l’indispensable SOLIDARITE entre les humains (« Je me révolte, donc nous sommes » )... . 

                « Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

                Je n’ai pas lu ce livre, mais d’après le compte rendu que vous en faites, il semble manquer à Comte Sponville cette dimension « sociale », qui fait, justement, le lien entre le politique et la « sagesse » individuelle. 

                Bref, ce livre ne me semble rien apporter de plus, par rapport à Camus, quant à la question de la croyance, de la mort de dieu ; mais, en revanche, trop centré sur l’individu in abstracto, quand chacun sait qu’il est un être social, donc forcément dépendant du contexte social et politique dans lequel il évolue. 


                • JL JL 26 juillet 2010 22:41

                  Vous savez Sisyphe, Comte-Sponville sait sûrement faire la différence entre athée et agnostique. Ne vous laissez abuser par la confusion que cet article entretient entre les propos d’Armelle et ceux du philosophe.

                  Par ailleurs, il est faux de dire que l’athée est sûr que dieu n’existe pas : il doute autant que l’agnostique, mais contrairement à ce dernier qui ne se prononce pas, l’athée a fait le choix de ne pas croire. L’athéisme en ce sens est une anti-religion, et à tous les sens du mot : notamment par le fait que l’athéisme ne « relie » pas.

                  Quand aux croyants, il en existe aussi plusieurs sortes : outre ceux qui ont la foi et qui sont une minorité, il y a d’une ceux qui ont fait le choix de croire en un dieu « révélé », d’autre part ceux qui doutent mais cherchent désespérément leur dieu : je veux parler des adeptes de l’intellgent design.


                • PhilVite PhilVite 27 juillet 2010 00:10

                  « il doute autant que l’agnostique, mais contrairement à ce dernier qui ne se prononce pas, l’athée a fait le choix de ne pas croire »

                  Donc l’athée choisi de ne pas croire. OK
                  Mais que fait donc l’agnostique, contrairement à l’athée ? De croire ??

                  Parce qu’entre nous, il n’y a pas d’autres alternatives. Soit on croit, soit on ne croit pas. Celui qui dit « je ne sais pas », « je ne me prononce pas », affirme par là même qu’il ne croit pas. C’est de la logique de base. Sinon, il dirait « je crois », point.

                  Si Comte-Sponville consacre des pages à la distinction entre athéisme et agnosticisme, c’est que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

                  De plus, son passé de croyant ayant perdu la foi, joue, à mon avis, beaucoup sur sa conception de ces choses.


                • Salsabil 27 juillet 2010 01:16

                  Ah ! ben voilà, James ! On abuse du Martini-vodka et on se contredit soi-même ou presque, heu...enfin... avec l’aide de Comte-Sponville.

                  Ben non, effectivement, tout n’es pas si simple.

                  L’agnostique se laisse le choix du doute. C’est confortable, non ?

                  Le croyant comme l’athée, a décidé, de manière irrémédiable : il est un dieu ou il n’est pas.
                  Pas l’athée ni le croyant, hein !!! « Il est ou pas » dans le sens « il existe, ou pas » !!!! C’est pas pour vous, c’est pour les chieurs éventuels ! Ca évite de gâcher des lignes, c’est que je suis écolo, moi ! smiley

                  Gouroute 1ère - Priez pour moi - Et ramenez des pépètes sonnantes et trébuchantes au pied de la statue de ma secte ! Merci ! smiley smiley

                  PS : c’est la faute à Phil Vite, pas la mienne !


                • PhilVite PhilVite 27 juillet 2010 12:33

                  Dites-donc, Dame Gouroute, j’abuserais du Martini-vodka ? Moi ?

                  Alors que je vous imagine en train de tapoter sur votre clavier à 1h16 du matin (!), assise seule à la table que vos convives ont quittée il y a un quart d’heure à peine, sous le vieux tilleul et dans le chant des grillons. Vous avez repoussé deux ou trois assiettes pour pouvoir installer votre ordinateur, et là, une main sur le clavier et un verre de rosé dans l’autre (oui, il reste toujours un peu de rosé dans les bouteilles après les repas d’été sous les tilleuls, c’est comme ça !) vous vous penchez (attention, pas trop !) sur dieu et les chieurs ! Et vous m’interpellez sur la cohérence de mon discours sur ce sujet ???

                  Oupps...attention, votre coude a failli dérapé ! Bacchus est un salaud !  smiley


                • loco 26 juillet 2010 22:30

                   Salut, Sisyphe, oui, la révolte, et sans espoir, pas de révolte ; d’où, peut-être, chez le philosophe-édulcorant-du-quotidien si bien-pensant, l’apologie du dé-s-espoir si souhaité par les conservateurs de ce monde en crise. Je rappelle que cette soupe du désespoir = non-espoir nous fut déjà servie par le même dans sa conférence « le bonheur désespérément ». Quant à son athéisme, pour ceux qui résistent et tiennent à ce qu’un chat soit appelé chat, il semble qu’ayant prié Dieu de sortir par la porte, il dorme désormais la fenêtre ouverte !


                  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 26 juillet 2010 23:47

                    La non-croyance au père Noël est-elle un savoir ou bien seulement une autre forme de croyance ?

                    http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com

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