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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Après le silence

Après le silence

Roman de Didier Casting

Editions Liana Levi

222 pages

Août 2015

 

Louis Catella, mouleur, travaille dans les Fonderies du midi.

Fils d’ouvrier, il est ouvrier à son tour….

Il se marie et élève ses trois fils avec sa femme qui travaille au foyer.

Comme beaucoup de travailleurs de la fin des années 60 il est engagé fortement.

Louis est syndicaliste CGT, militant communiste et chrétien… Pour lui comme pour d’autres ces engagements politiques et « spirituels » ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

La vie est dure, très dure mais Louis est contestataire, délégué syndical et ouvrier très sérieux.

Il appartient à cette école qui veut que les syndicalistes soient les meilleurs travailleurs qui soient.

Le 16 juillet 1974, c’est l’accident qui fauche notre héros.

Rien n’est comme avant, sa femme Rose est effondrée… Elle n’aura plus de vie personnelle, intime… Elle est la femme d’un seul homme.

C’était ainsi.

L’auteur qui écrit là son premier roman décrit avec chaleur et minutie le milieu ouvrier de cette époque.

Un dialogue étonnant, impossible dans la réalité, commence entre le père mort et son fils cadet.

Comment faire son deuil d’un père qui est présenté comme un héros moderne ?

Plusieurs années après le drame, le tribunal doit statuer, suite à la plainte déposée par la famille de Louis et le syndicat des métaux.

La juge estime que ces travailleurs morts dans un accident de travail étaient courageux et téméraires.

Rose Castella comprend vite que les deux adjectifs « se combattent »...

Il s’agit là de minorer la responsabilité des patrons dans l’accident :

 « Non, ils n’étaient pas téméraires comme vous dites, ils étaient contraints à un rendement infernal qui les soumettait à des risques qu’ils ne cessaient de dénoncer. » 

La vie continue pour les fils et notamment le cadet qui trouve une autre voie que celle de son géniteur.

Les temps ont changé, les mentalités aussi… Une autre Ere commence.

Cette chronique sociale et humaine est passionnante et l’auteur réussit à intéresser son lecteur et à répondre à son invitation à la réflexion.

Jean-François Chalot


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5 réactions à cet article    


  • sarcastelle 23 août 2016 16:32

    Et ne voudriez-vous pas nous confier, M. Chalot, ce qu’en fait de roman ouvrier vous pensez du héros de 325 000 francs ? 


    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 24 août 2016 03:18

      Je ne comprends pas comment le militant syndical, adhérent d’un syndicat révolutionnaire, nourri de marxisme et de lutte des classes, peut concilier ce choix avec la religion catholique, qui nie la lutte des classes, choisit la réforme par le dialogue social entre des êtres humains qui sont conscients qu’ils doivent trouver le meilleur point d’accord, ayant finalement les mêmes intérêts. Je me souviens qu’au siècle précédent « la politique de la main tendue » a essayé de passer outre à cette évidente opposition entre deux conceptions de la société. Malheureusement, il n’est pas possible de demander à ce syndicaliste quelques explications, pourtant ce sont bien les exigences du capital qui a condamné à mort ce salarié et je suppose qu’il n’a pas considéré cet accident ainsi provoqué comme la réalisation d’intérêts communs patrons/salariés.


      • sarcastelle 24 août 2016 13:22

        @Danièle Dugelay

        .
        On en déduit que l’accident du travail n’existe pas en pays socialiste. 
        .
        J’avais un collègue PCF avant la mort de l’URSS, CGT et catholique déclaré. 
        Comme je disais assez librement ce que je pensais du communisme, j’ai eu droit à un jour à : « T’as de la chance que je sois chrétien... »
        .
        Authentique ! 


      • JDCONSEIL 24 août 2016 18:16

        @Danièle Dugelay
        Je pense que vous faites une confusion entre « chrétien » comme Chalot l’a écrit et « catholique » comme vous le dites. Pour le reste, je crois que Jésus a de son temps toujours choisi le camp des pauvres, des exploités et des opprimés et que de toute évidence il aurait été contre l’alliance du sabre et du goupillon. Les nombreux prêtres ouvriers ne se soucient eux pas de savoir si les ouvriers sont des militants syndicaux et considèrent ces derniers comme leurs alliés plutôt que comme leur concurrents.. 


      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 25 août 2016 07:03

        Par le travail nous assurons nos vie et nous payons notre dette sociale ..........

        La France a perdu toutes ses valeurs fondamentales uniquement et seulement pour satisfaire les ambitions et la vanité de politiciens corrompus.

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