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Arctic Monkeys : quand Internet se fait l’écho d’un mouvement musical

Qui pouvait imaginer qu’Internet enfanterait des tendances musicales ?

Et pourtant, c’est bien ce qui se passe avec le phénomène Arctic Monkeys, un groupe d’adolescents boutonneux qui nous viennent tout droit de Sheffield en Angleterre. Quatre mioches, propulsés par Internet, qui ont vendu 118 501 exemplaires de leur album Whatever people say I am, that’s what I’m not. Il leur aura fallu attendre une semaine de plus pour atteindre 363 735 ventes, un nombre incroyable si on se base sur l’histoire de la musique anglaise.

Le secret de leur réussite est très simple, ils se sont servis de l’outil de communication le plus utilisé de nos jours, nous voulons bien entendu parler d’Internet. C’est grâce au bouche à oreilles des internautes que ces quatre gamins ont réussi à percer dans le monde impitoyable de la musique. Le plus gros du travail a été réalisé sur un site Internet bien connu des jeunes qui naviguent sur le web, le célèbre myspace.com. Un espace qui offre aux jeunes groupes l’opportunité de se faire connaître de leurs cybercitoyens. Un site qui permet aux jeunes gens possédant une guitare, des amis avec sans fibre musicale, et pourquoi pas des textes, de se faire connaître et de créer autour de leur blog une première communauté de fans.

Mais ce site Internet, qui a ses allures d’indépendance, l’est en fait de moins en moins ; en effet, de nombreuses maisons de disques ont déjà mis quelques billets afin de pouvoir se faire de l’argent sur ces groupes qui attirent les jeunes par leurs couleurs de liberté. La révolution musicale devra attendre la création d’autres sites pour se faire entendre une nouvelle fois.


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2 réactions à cet article    


  • truth (---.---.253.155) 8 mars 2006 20:28

    C’est l’illustration que « l’industrie de la musique incarnée par les majors » peut se retirer de la partie. Plus besoin d’eux pour véhiculer, faire connaitre, promouvoir de nouveaux groupes. Au revoir et merci au peer-to-peer.


    • Noeud (---.---.86.161) 13 mars 2006 13:27

      Il s’agit ici d’un phénomène qui va en s’amplifiant et ne concerne pas uniquement le monde anglo-saxon. Tout dépend de la façon dont internet est utilisé. En France, certains groupes ou artistes ont réussi à se faire un nom, tout en restant à l’écart des grands médias plutot politiquement corrects et envahis par des démarches marketing. Sans internet, qui connaitrait Malin Plaisir,Jann Halexander, Laurent Viel ou encore Sebastien Wild. Quant à la chanteuse Robert, elle a rempli l’Olympia avec un public qui la connait essentiellement grace au net.

      Si internet fait peur aux majors, bien qu’elles ne le disent pas officiellement c’est aussi parce que, comme le disait le meneur de Malin Plaisir, il n’y a plus besoin d’aller se faire humilier devant un directeur artistique arrogant, pour pouvoir exprimer en musique ses sentiments et sa vision du monde. Autrement dit les jeux de pouvoir ne sont plus les mêmes et il est bon de le dire sans passer pour un marxiste pur et dur.

      Le cas d’Arctic Monkeys n’est pas isolé et c’est une bonne nouvelle. Quelque chose change dans le monde de la musique, l’internaute citoyen ne peut pas s’en plaindre.

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