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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Arts et intergénération (2/3) : Quels publics ?

Arts et intergénération (2/3) : Quels publics ?

« Quand les artistes s’intéressent à la vieillesse, les arts vivants comme lien entre les générations » partie 2 : Quelles sont les effets induits sur les publics ? Une rencontre co-organisée par le Forum de Nivillac, et l’Association Départementale pour le Développement des Arts Vivants du Morbihan (ADDAV 56).[i] C’est bien une nouvelle approche de l’intergénération qui s’est dessinée. Invité du festival, le sociologue Eric Donfu [ii] a approfondi ce thème, le mercredi 3 février, en introduction au débat. ( 2/3)[iii]

Deuxième question : Quels sont les effets induits par de tels projets ?

La représentation de la vieillesse n’est pas nouvelle, comme le prouve cette statuette Hellénique réalisée en 325 av JC.[i] Forme dure, presque cruelle d’un corps devenu infertile, avec un souci du réalisme étonnant. Le rejet de la vieillesse se lit dans ce corps. Mais avec un ventre cependant rond, c’est une statuette qui devait avoir des vertus cachées, ou sa place dans la mythologie grecque… Il n’y a pas de progrès dans l’art. Depuis les peintures des grottes préhistoriques à l’art contemporain, nous pouvons établir une hiérarchie des expressions artistiques, noter une évolution des techniques de rendu, mais aucun progrès dans l’expression elle-même. Alors quelle meilleure invitation au dialogue des âges autour des arts ?

Quel « public » ?

Dis-moi la musique que tu écoutes, je te dirai qui tu es » semblent dire les sociologues. Est-ce à dire que nos penchants musicaux seraient guidés en sous-main par notre milieu d’appartenance ? Si tel est le cas, comment opère cette influence sociale sur nos goûts musicaux ? Pour le sociologue Pierre Bourdieu (La Distinction, 1979) les goûts musicaux sont autant une question d’oreille forgée par l’habitus (c’est-à-dire des conduites et des habitudes incorporées) qu’un moyen de « distinction sociale ». Dans certains milieux cultivés (Bourdieu dit « dotés d’un capital culturel élevé), il est plus « chic », plus « distingué » d’apprécier la musique baroque, alors que l’accordéon apparait comme vulgaire. [ii] 

La théorie de l’habitus

Pour Pierre Bourdieu, ce qui vaut pour la musique vaut aussi pour le langage, la conduite automobile, la façon de se comporter en société et la pensée la plus abstraite. La théorie de l’habitus que P. Bourdieu a introduite en sociologie vise à rendre compte de ce double processus : D’une part le conditionnement de l’individu par des règles de conduites, des normes de comportement, des façons de s’exprimer, de ressentir, de penser, etc.… propres à un milieu social. D’autre part le fait que ces conduites acquises sont aussi des dispositions à agir, des savoirs et savoir faire qui permettent, dans un univers social donné, d’agir « librement », c’est-à-dire de façon avisée et stratégique.

Dépasser la notion de public

Mais nous pouvons considérer que le public d’une relation intergénérationnelle n’est pas le public d’une œuvre classique. Chacun a vu ces foules de parents enthousiastes se presser pour assister au spectacle – hasardeux – de fin d’année de l’école de leurs enfants. Ces mêmes petits enfants qui sont demandeurs de relations plus fréquentes avec des grands parents[iii].

Il n’y a pas de progrès dans l’art et les enfants s’expriment facilement

En famille, dès l’enfance, les dessins sont l’objet de l’attention de toute la famille. Ils sont souvent très expressifs et révèlent les discours de l’enfant. La musique et la lecture participent aussi à la construction de la personnalité des jeunes. Naturellement, les grands parents sont à l’écoute de leurs petits enfants et souvent les complices de leurs créations, de toutes leurs créations. 

Un échange amplifié par les différences de générations

Nous avons recueilli de nombreux témoignages mettant en scène des personnes dites « âgées » dans l’écoute, la danse ou l’interprétation de thèmes musicaux d’avant-garde. Rock, Tektonik, mais aussi Rap, danse contemporaine, il semblerait que l’âge ouvre l’esprit, et que la confrontation des cultures puisse amuser et intéresser.

Trois niveaux : Enseignements, diffusion, création

Au-delà de l’intérêt du public, il est donc important que la notion d’âge soit bien intégrée aux trois niveaux de toute politique culturelle : Les enseignements, la diffusion et la création. Il faut former les plus âgés à l’utilisation d’Internet, et multiplier les occasions de brassages de générations, sans jamais oublier cependant que beaucoup de personnes âgées aspirent aussi à l’autonomie et au calme.

Une approche de « l’esthétique informationnelle »

Le cadre familial est évidemment important, mais il ne peut être le seul. Les artistes, par leurs techniques et leur inspiration, ont beaucoup à apporter à ces liens intergénérationnels, qui fonctionneront d’ailleurs aussi bien entre des personnes de 50 ans et des personnes de 90 ans, qu’entre des enfants et des adultes. Ils peuvent aussi imprégner leurs arts de cette richesse, comme ce danseur qui déplie son corps devant des personnes en chaises roulantes… Comme le souligne Abraham Moles, « les messages visuels ou sonores parviennent à l’individu par l’intermédiaire de ses sens. L’information est une mesure de la complexité du message et de nombreuses applications de cette notion sont possibles dans les différents domaines artistiques. On peut en déduire une théorie de la forme en termes d’informations mesurables, c’est-à-dire en éléments d’une esthétique informationnelle applicable aux différents messages littéraires, poétiques, picturaux, etc… »[iv] Nous savons déjà que la personne âgée recevra ces messages avec une acuité particulière…

La création doit aussi s’exprimer dans l’urbanisme et l’architecture

Au-delà, la prise en compte de l’âge conduit de plus en plus les urbanistes et les architectes à repenser leurs plans. Il s’agit notamment d’adapter les villes et les quartiers au vieillissement de la population. La largeur des trottoirs, les cheminements piétons, les équipements urbains comme l’éclairage et les bancs mais aussi les espaces verts de proximité et les transports publics adaptés sont devenus indispensables. Les logements eux-mêmes en doivent plus être « adaptés » au handicap mais « adaptables », par des largeurs de portes de 90 cm, des espaces et des accès prévus. 

Les effets induits sont donc multiples, mais pour répondre à cette question, nous préférons exposer en quelques pages les enjeux d’une politique active d’intergénération, tels qu’ils apparaissent en 2010.

Le mot génération est indissociable des mots production et création

Le mot « Intergénération » ne fait pas, à notre connaissance, encore partie du dictionnaire. Mais le mot génération est indissociable des mots production et création. Production - de la procréation à l’éducation – d’êtres semblables à leurs parents, et création par eux d’un nouvel univers, de nouvelles identités, souvent en opposition à l’ancienne génération. 

La démarche créative est donc au cœur de tout dialogue entre les âges

La démarche créative est donc au cœur de tout dialogue entre les âges. Et il s’agit d’une évidence trop oubliée face à l’omniprésence des questions comptables. Des questions que nous devons aussi, comme sociologue, vous rappeler. Et il n’est pas innocent de ma part de débuter mon intervention loin de tout effet flatteur. Car sur ce sujet, il faut aussi être en prise avec les vrais enjeux. 

Les moins de vingt ans, celles et ceux qui ont entre 20 et 64 ans, et celles et ceux qui ont plus de 65 ans

De quels âges parle-t-on ? De trois âges en réalité : Les moins de vingt ans, celles et ceux qui ont entre 20 et 64 ans, et celles et ceux qui ont plus de 65 ans.[v] Et des échanges et de l’équilibre entre ces trois âges, celui de l’enfance, de la maturité et celui de la vieillesse. Cet équilibre est déjà remis en question par la modification des calendriers de vie. L’allongement de la jeunesse touche tout le monde, et la vieillesse est désormais confondue avec la dépendance. Et il y a depuis 2006 notamment, un effet démographique qui fait désormais pencher la balance du coté des séniors, qui de plus en plus nombreux. [vi] L’Europe devient progressivement un « continent gris ».

Trois « jeunes » pour deux « vieux » aujourd’hui

On comptait cinq jeunes de moins de vingt ans pour une personne de plus de 65 ans au début du 19e siècle, il y a trois « jeunes » pour deux « vieux » aujourd’hui. Et financiers ensuite : Les régimes de retraites sont déjà lourdement déficitaires alors qu’un salarié sur trois partira à la retraite d’ici 2020. Les conseils généraux ont déjà du mal à financer l’APA (Aide personnalisée à l’Autonomie) alors que le nombre de personnes de plus de 75 ans sera multiplié par 2,5 entre 2000 et 2040, entrainant mécaniquement une forte croissance du nombre de personnes dépendantes. On évalue qu’il augmentera de moitié durant cette même période (2000/2040), passant de 800 000 à 1 200 000. [vii]Une personne sur quatre issue des générations d’après guerre risque ainsi de connaitre la dépendance, à un âge plus tardif. Il s’agit aussi d’une génération, celle des « baby boomers » qui ont fait le moins d’enfants. Le nombre des « aidants » familiaux potentiels va donc se réduire, sollicitant donc davantage l’aide publique, et donc la solidarité nationale.

Quel conflit des générations ?

Dans le même temps, sur le fond autant que sur les fonds, des sondages et des essais alimentent le spectre d’un conflit des générations, accusant, pour le moins, les « baby boomer » d’être des « enfants gâtés ». Certains les désignent comme responsables des injustices et des inégalités qui frappent les jeunes foyers. On dénonce notamment leur insolente prospérité, et la captation à leurs profits des postes de pouvoirs au point d’en faire des boucs émissaires. Si ce « pouvoir gris » passe mal, c’est non seulement parce que près de 60% des députés et sénateurs ont plus de 60 ans, c’est aussi par ce que, pour la première fois, le niveau de vie des nouvelles générations est en recul par rapport à celui de leurs parents au même âge. 

Les babyboomers : Les derniers à pouvoir profiter ?

Ceux qui vont quitter la vie professionnelle avec un niveau de vie élevé, propriétaires de leurs logements, en pleine forme, semble être les derniers à pouvoir profiter ainsi d’une nouvelle vie après 60 ou 70 ans. Après les Japonais, les jeunes Français sont ceux qui ont le moins confiance dans leur avenir (27% se disent certains d’avoir un bon travail dans l’avenir contre 60% au Danemark ou aux Etats Unis) Le fossé entre ces deux générations, les juniors, durement frappés par la crise, et des séniors au niveau de vie élevé peut donc grandir dans les prochaines années. Et pourtant, justement, dès demain, des efforts financiers supplémentaires en direction des ainés vont faire appel à la solidarité nationale.

Les relations entre générations sont en réalité plus proches que jamais

Alors une « guerre des gé[viii]nérations » est-elle inévitable ? Nous ne le croyons pas, car les relations entre générations sont en réalité plus proches que jamais, sous l’effet, notamment, des métamorphoses de la famille, dont l’esprit est passé en trois ou quatre générations de la norme aux liens. Mais l’enjeu d’un investissement nécessaire et le risque d’incompréhensions sont là.. Il faut donc s’affronter aux problèmes révélés par des prévisions démographiques et financières inquiétantes, sans attendre d’y être confrontés dans l’urgence.

Un nouvel esprit de famille

Qu’en est-il aujourd’hui en France de "l’esprit de famille" ? : "La famille élargie a-t-elle disparu ? Le rôle des générations s’est-il effacé ? L’amour filial est-il fini ? Certainement pas", comme l’affirme Claudine Attias-Donfut.[ix] Cet esprit de famille se traduit par la persistance de liens de solidarité qui, s’ils n’excluent pas les tensions, se manifestent par de multiples échanges (de biens, de services, d’amour) et par ces transmissions multiples qui font de la famille un "relais de l’histoire et de la mémoire".

Les retraités se placent désormais au cœur des foyers

L’allongement de la vie – de trente ans au cours du 20e siècle, dont 15 ans depuis 1950) fait que l’intergénération est déjà une réalité dans les familles. Elle favorise les échanges, entre trois, voire quatre générations. Tout en renforçant leur autonomie, ce qui n’est pas contradictoire, au contraire, les retraités se placent désormais au cœur des foyers. Ils participent notablement aux frais occasionnés par une naissance, aident leurs enfants et gardent leurs petits enfants.

Une complicité nouvelle entre les grands-parents et les petits enfants

Une complicité nouvelle entre les grands-parents et les petits enfants, révélée à la fin des années 70 est constitutive d’un nouvel « esprit de famille ». La jeunesse et la vitalité des nouveaux grands parents sont aussi des raisons de fierté pour toute la famille. L’arrière grand-mère, parfois dépendante, met la « génération pivot », souvent les grands parents, à dure épreuve, en ayant à aider à la fois leurs parents et leurs enfants. Mais elle est aussi considérée comme une passeuse de vie, et un réservoir de mémoire.

La famille, lieu privilégié de l’intergénération

La famille est bien le lieu privilégié de l’intergénération et, au-delà, d’actions communes entre les générations. D’ailleurs, « organiser des activités communes » est, selon un sondage récent, le meilleur moyen de transmettre le sens de la famille à ses enfants pour 21% des personnes interrogées, presque autant que « faire des repas un moment privilégié » (23%).[x] Nous savons déjà que les randonnées, grâce au coté modulable de ce sport de plein air apprécié par les séniors, est déjà l’occasion de partages intergénérationnels. Les activités artistiques, littéraires et intellectuelles sont bien-sûr un mode privilégié d’échange, depuis l’écriture et la lecture, en passant par Internet qui favorise les échanges entre les générations. Une récente étude réalisée dans 9 pays, avec 9000 personnes interrogées, démontre d’ailleurs que pour 71% des gens, Internet resserre les liens familiaux, voire améliore les relations entre parents.[xi] 

Une famille qui a changé

C’est la famille elle-même qui change. La parole se libère, et chacun veut être lui-même tout en étant avec les autres. Les enfants sont plus autonomes, mais aussi, pour les quadras notamment, plus « classiques » et plus directs. On « dénaturalise » l’aide à ses proches. Elle n’est plus automatique et désormais, le lien compte davantage que la norme.

Dans le même élan, tout en recherchant à se faire « enrôler » par leurs enfants-parents pour des gardes et des services, les grands-parents fixent désormais des limites à l’aide quotidienne. Une limite qui vise en réalité à la qualification de leur rôle. Ils préfèrent une complicité choisie avec un petit enfant de 2 ans au baby sitting d’un nouveau né.

Des séniors actifs

Les conséquences se confondent avec le bénéfice. Car la vitalité et la jeunesse de ses parents est aussi un sujet de fierté. Et les séniors peuvent désormais choisir d’être des grands-parents gâteaux ou indignes, pompiers ou créatifs, au choix. Même s’il n’y a plus de rôle prédéfini, mais ils ne sont plus passifs, mais actifs. Plus d’icônes, mais des acteurs. Disons plutôt qu’ils sont acteurs de leurs vies, et qu’ils n’hésitent plus à remonter sur la balançoire après 60 ans. Il n’y a plus d’incompatibilités entre le fait de vivre, de réaliser ses rêves, voire de refaire sa vie et le fait de se rendre disponible pour sa famille, et particulièrement pour ses petits enfants. Ils sont acteurs de leurs vies comme de la vie de famille.

Une nouvelle génération de grands parents

Nous sommes en effet à l’heure d’un passage de relai entre les grands-parents des années 80, celles et ceux qui sont nés après la guerre de 14, et les nouveaux grands-parents, enfants du baby-boom, nés après la guerre de 40. Et celles et ceux que vous évoquez, ces « baby boomers » qui ne veulent pas vieillir, sont en effet une catégorie qui existe de plus en plus, sous l’effet de l’allongement de la vie en bonne santé, de 30 ans en un siècle et de 15 ans depuis 1950, mais aussi en raison de l’état d’esprit de ces grands innovateurs que sont les enfants de 68. On pouvait penser que leur bonheur affiché agacerait… Eh bien non en ce qui concerne les grands-mères, en tous cas !

La vitalité des séniors plébiscitée

Nous en avons eu la surprise dans un sondage exclusif réalisé à l’occasion de la fête des grands-mères du 1er mars 2009, 82,8 % des français déclarent que les grands-mères d’aujourd’hui doivent être tonique et prendre plus de temps pour elles mêmes, loin devant le fait de se rendre disponible pour la famille (59%) [xii]

A tout âge, et quel que soit le milieu social, c’est désormais leur vitalité qui représente le premier patrimoine familial. Au point que, dans ce même sondage, nous avons relevé un autre chiffre révélateur : 41% des français pense que la grand-mère est souvent plus jeune d’esprit que leurs fille-mère ! D’ailleurs, près de 40% des grands-mères déclarent porter fréquemment des jeans…. Et les grands-pères profitent de l’investissement de la grand-mère pour se délaisser de leurs habits d’autorité et se révéler de vrais compagnons de jeux pour leurs petits enfants comblés. Est-ce une chance pour des activités artistiques communes ?

 

Eric Donfu

 

(Lire la suite, « Des effets thérapeutiques ? »)


[i] [i][i] La table ronde co-organisée par le Forum-Nivillac et l’ADDAV56 dans le cadre du festival Promn’ons nous, est suivie le 10 février au matin par une autre table ronde sur le même thème co-organisée par le Strapontin de Pont-Scorff, l’Hôpital de Port Louis et l’ADDAV56 à l’hôpital de Port Louis (56).

[ii] Eric Donfu, sociologue français né en 1961. Président de DRS Dialogues et Relations Sociales, un atelier d’études sur les transformations de la société contemporaine, conférencier, auteur notamment de Oh Mamie Boom (éditions Jacob Duvernet, 2007) , chargé de cours à l’université de Paris VII.

[iii] Un grand merci à l’ADDAV 56 , Anne Sophie Billard et Catherine Bargudoni notamment qui ont rendu cette manifestation possible. A « Ancre-Réseau jeune public en Bretagne » et à Yan Laudrain, directeur du CCAS/Logement Foyer de Nivillac. Et enfin merci au directeur du Forum Nivillac, Frédéric VASSE, et à tous les collaborateurs qui ont œuvrés au bon déroulement de cette journée du 3 février.

 grecques, étrusques et romaines. Torse décharné de vieille femme (grotesque) (C) RMN / Hervé Lewandowski. Période : époque hellénistique (323-31 avant J.-C.) terre cuite. Lieu de découverte : Izmir (origine) Hauteur : 0.082 m. Paris, musée du Louvre

 

[ii] La Distinction, critique sociale du jugement, Pierre Bourdieu, les éditions de Minuit, Paris, 1979.

[iii] DRS Dialogues et Relations Sociales, Sondage réalisé à l’occasion de la fête des grands-mères 2006 : 70% des petits enfants souhaitent davantage de relations avec leurs grands-parents.

[iv] Abraham Moles, Théorie de l’information et perception esthétique, Denoël, Paris, 1972.

[v] Sur une population totale de 64 667 374 habitants au 1er janvier 2010 (contre 60 508 150 en 2000) la France comptait 15 942 895 jeunes de moins de 20 ans, 37 962 592 personnes entre 20 ans et 64 ans et 10 761 917 personnes âgés de 65 ans ou plus, dont 6 321 104 femmes et 4 440 813 hommes. (Source INSEE, recensement)

[vi] Les plus de 65 ans représentent quant à eux 16,5% de la population. Française et 17% de la population européenne, et les plus de 80 ans 4,9% en France, 4,4% dans l’Europe des 27 et 5,5% en Italie, par exemple. Les projections pour 2025 et 2050 sont de 21,7% de plus de 65 ans (dont 10,5% de plus de 75 ans) en 2025 et de 26,2% (dont 15,6%) en 2050, pour 21,9% de jeunes de 0 à 19 ans. 

[vii] INSEE données sociales, édition 2006 (Chapitre 7 Santé et protection sociale)

 [ix] Sociologue, directrice de recherche à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), Claudine Attias-Donfut est une spécialiste internationalement reconnue des relations entre générations. Elle a publié notamment Sociologie des générations (PUF, 1988), Les Solidarités entre générations (Nathan, 1995), Le Nouvel Esprit de famille (avec N. Lapierre et M. Segalen, Odile Jacob, 2002), L’Enracinement (Armand Colin, 2006) et Grands-parents (avec M. Segalen, Odile Jacob, 2007).

Elle vient de publier « Le destin des enfants d’immigrés, le désenchainement des Générations (Stock,2009).

[x] Quel est le meilleur moyen de transmettre le sens de la famille à ses enfants ?
Sondage en ligne réalisé par AuFéminin.com, mars 2010

Nombre total de réponses à cette question : 2236
Organiser des activités communes 21 %
Faire des repas un moment privilégié 23 %
Favoriser la bonne entente entre frères et sœurs 27 %
Montrer que l’on a soi-même de bons rapports avec sa famille 30 %

[xi] Maxi, Internet et les liens familiaux, Cyril Guinet, journaliste, janvier 2010.

[xii] Etude DRS/IPSOS sondage national réalisé en 2008 sur la base d’un échantillon représentatif de la population française


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