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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Attention danger ! Sons explosifs

Attention danger ! Sons explosifs

Il était une fois, deux petits agneaux, qui tournant le dos à la grisaille et la misère, allèrent devenir grands... très grands... les plus grands.

Que ce fut long, tel un cancer qui ronge l’appareil auditif, une absence de l’être aimé, long comme une marche conduisant Jésus au sommet de la colline Golgotha, un vrai calvaire en somme.
Et ces bruits pendant ces années sur les forums, cette traque incessante de l’information suprême, mais qui éclate tels ces ballons de baudruche trop gonflés (on regrette que ce ne soit pas Paris Hilton et toutes ses frasques en pâture)... et enfin, après huit années d’une condamnation à une trop lourde peine, ils sont là et c’est foudroyant, tel un éclair par une nuit trop lourde d’orages... La légende est bien de retour avec ces quatre lettres de flamme, eux sont toujours au firmament du rock ou plutôt du hard rock, rien n’a changé... on vous aura tant attendu AC/DC.

AC/DC, groupe légendaire emmené par deux frangins, les Young, natifs d’Ecosse et exilés involontaires, au pays des kangourous, issus d’une famille fuyant la misère du pays des Highlands.
L’Histoire retiendra que c’est leur frangine qui trouva sur une machine à coudre Singer, le nom du groupe, même s’ils ne réalisèrent par la connotation grivoise de ce dernier (signifiant aussi bien courant alternatif/courant discontinu ou être à voile et à vapeur au pays chez les Anglo-Saxons).

L’école ne fut par leur fort et c’est vers la musique que se tourna l’aîné des deux, Malcolm, et c’est tout naturellement qu’Angus lui emboîtera le pas.
Localement le groupe acquiert une renommée non feinte, mais c’est avec l’arrivée d’un chanteur - ex-batteur, ex-chauffeur de salle, mais au vrai charisme - que le groupe se retrouvera sur le pas de tir du succès. J’ai nommé Bon Scott.

Leur son est un dérivé amplifié du bon vieux blues des familles, la structure musicale et les accords sont assez simples, mais ce qu’ils font sonne prodigieusement bien et ils sont reconnaissables immédiatement.
Du 31 décembre 1973, date de leur tout premier concert, jusqu’au début des années 80, la planète hard rock s’embrase pour ces cinq gus (ajoutons donc le bassiste Cliff Willians et le seul natif d’Australie, le batteur Phil Rudd) et c’est le carton à chaque album, avec des titres qui sont passés à la postérité : Highway to Hell, Back in Black.

Mais c’est bien connu toutes les légendes se nourrissent aussi à la source de la tragédie et celle-ci survient en février 1980 avec la mort du chanteur, victime du syndrome Jimmy Hendrix, mort étouffé par son propre vomi, après une soirée trop arrosée à Londres.

Bien des groupes, ainsi atteints, auraient disparu, mais il est écrit que les vrais héros ne meurent jamais et, une fois trouvé le nouveau vocaliste, Brian Johnson, un ancien mécano de Manchester, presque inconnu de la galaxie musicale, une bombe atomique arrive chez les disquaires. Le graal de tout hard-rocker, la référence, Back in Black (album le plus vendu au monde après le Thriller de Michael Jackson). C’est l’apocalypse dans les walkmans Hells Bells, Back in black, You Shook me all Night Long, etc. Tous les titres sont parfaits, il n’y avait rien à jeter.

Au milieu de la période des années 85-90, c’est le creux de la vague, des disputes aussi entre membres et le départ du batteur (qui coïncidence se juxtapose avec la mise en berne du groupe). Et puis faut l’avouer des albums de moins bonne facture et un carrément raté à mon goût Blow up your Video, si ce n’est un titre potable. Pas assez donc.

Survient, comme toujours, le retour en grâce, avec un titre dans la bande originale du film Terminator et le welcome back derrière les fûts du batteur de toujours finalement... en effet Phil Rudd reprend du service. Sortie également d’un bon album Ballbreaker et en 2000 de Stiff Upper Lip.

Et depuis… rien ou presque jusqu’à ce jour avec l’arrivée sur les ondes de Rock’n’Roll Train (voir lien d’écoute plus bas) premier single du futur album, Black Ice, dont la sortie mondiale est pour le 20 octobre.

AC/DC est un groupe qui ne s’est jamais préoccupé de politique, leurs textes tournent souvent autour d’une bonne virée entre potes et de filles à séduire et, s’ils ont pour certains taquiné un peu plus que de raison du goulot, ils n’ont pas connu ces problèmes liés à la drogue, ce qui est étonnant pour une troupe des seventies.
Pas plus qu’ils ne font la une des manchettes à scandale, ils ont, en dehors de leur parcours, une vie plutôt bien rangée.

Alors que vive le bon gros rock et, comme dans le film Highlander, s’il ne devait en rester qu’un, ce serait forcément ce mythique groupe, car on ne dure pas plus de trente ans si le talent n’y est pas (quoique Johnny je me demande encore comment c’est possible).

A peluche

Liens utiles

Ecoutez Rock’n’Roll Train ici : www.myspace.com/acdc

AC/DC sur Wikipedia : fr.wikipedia.org/wiki/ACDC


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