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« C’est pas ma faute à moi » clame l’industrie du disque

La chute des maisons de disque n’en finit plus si l’on veut bien croire les -20 % de ventes de CD musicaux enregistrés depuis le début de l’année. Avec un coupable tout désigné, le téléchargement de ces vilains internautes fossoyeurs du paysage culturel de demain...

Bon une fois qu’on a dit ça, il faut tout de même bien considérer que nombre de personnes qui ne téléchargent pas n’achètent pas non plus. Pourquoi ?

  • Bêtement je dirais d’abord qu’il n’y a peut être pas grand-chose à acheter... Que les temps de la démocratisation (années 70) puis de la diffusion de masse (année 80) ne sont plus de mises. L’offre est à la fois multiple et réduite, pré-formatée et parfois baclée. Objectivement, un vrai bon album du début à la fin et pas seulement trois titres corrects, ce n’est pas si courant. "C’est pas ma faute à moi", clame Julien, intronisé chanteur vedette par la grâce de la télévision crochet. Refrain repris par l’industrie du disque qui refuse de se remettre en cause, cautionne des carrières ultra rapides et des produits marketing à la qualité douteuse au nom du sacro-saint profit. Oui mais avec les TIC, si un album est mauvais, la planète entière le sait en quelques minutes !
  • En second, on peut penser qu’il y a d’autres choses à consommer : du téléphone portable, de l’internet, de la télévision illimitée, du DVD... le porte-monnaie du mélomane n’étant pas aussi extensible qu’une corde vocable, il faut bien faire des choix. D’autant que ces activités sont également très chronophages. Pire certains supports canibalisent même le CD comme les chaînes de télé musicales par exemple.
  • Troisième raison apparente, le consommateur ne trouve pas le produit qui lui plairait ou pense qu’il ne le trouvera pas. Plusieurs pistes : la quasi-disparition des magasins de vente spécialisés et avec le conseil, l’orientation, l’accompagnement à la découverte. La grande surface incite à acheter pas à chercher. Dès lors les têtes de gondole guettent l’indécis, mais se ressemblent toutes et vénèrent toujours les mêmes vedettes. Idem pour les grandes émissions télévisées : Hallyday, Bruel, Garou, Fiori, Dion... avec ça on fait quelques émissions non ? Problème, on propose une offre restreinte et plutôt redondante qui ne passionne plus toutes les foules. Et qui condamne les autres artistes. La pensée se radicalise. Les tonnes de compilations en tout genre accroissent ce sentiment de fourre-tout et d’uniformité. Les vrais-faux retours, adieux... en rajoutent une couche. Le marketing appliqué aux albums avec pré-annonce de lancement, publicité, publi-reportage, présence dans les émissions, inondation radio... crée un terrible fossé entre ces artistes et les autres en termes de temps d’expression, de lisibilité.
  • Quatrième frein, la radio, média naturel de la musique aurait-elle ratée le virage du nouveau millénaire  ? Autant la télé satellite révolutionne l’offre, autant le haut débit permet un surf illimité sur le web, autant les fréquences radio demeurent figées. L’echec des radios libres devenues toutes commerciales et semblables ne proposent ni débouchés ni perspectives de développement.
  • Le support lui-même, le CD a vécu : fragile, imposant il ne peut légitimement se mesurer aux supports numériques. D’autant qu’il se vend cher.
  • La structure de l’industrie, elle-même, faite de majors et de puissants labels ne permet plus assez de réactivité. Les voilà incapables de dénicher les nouveaux talents et dépassés par des initiatives non anticipées : le succès de Kamini sur le web depuis son village de l’Aisne, Radiohead qui met en vente son album sur internet au prix que les fans veulent bien l’acheter, Prince qui le propose gratuitement...
  • Le piratage enfin qui excuserait tous les points précédents et justifierait les chiffres alarmants et les mesures radicales d’interdiction demandées. Bon, quand j’étais petit, jeune lecteur, j’avais un poste radio cassette à double cassette qui me permettait à la fois d’enregistrer la radio sur une cassette vierge ou de copier une autre cassette. Personne ne nous reprochait rien. Curieux. Aujourd’hui les ventes légales en ligne progressent de 8 % ce n’est déjà pas si mal et atténuent encore sûrement le vrai-faux séisme de la fraude.

La musique accumule les fausses notes, la faute surtout à des chefs d’orchestre par trop consuméristes. Et si l’avenir appartenait aux artistes ? et s’il retrouvait une liberté, une autonomie source de plaisir retrouvé pour l’auditeur. Car la demande est bien réelle, et parfois assouvie sous certaines formes en témoigne par exemple le succès des tournées, des spectacles, des lives. A eux aussi de se mobiliser, comme Avril Lavigne, contre cette hypocrisie repressive.
Et gloire aux victimes de ce monde impitoyable : Jeanne Mas a vendu 500 exemplaires de son dernier album, Romane Serda compagne de Renaud, 8 000, et Michel Jonasz, 10 000...

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25 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 19 novembre 2007 12:26

    Il me semble qu’il y a deux sujets différents.

    L’offre musicale se porte très bien. Elle est riche et diverse. On ne le voit pas nécessairement sur MTV.

    L’industrie musicale se porte mal. Son métier n’est pas de créer de la musique mais de fabriquer des CD. Le CD est mort, et elle n’a rien réussi à inventer pour le remplacer. Il y avait pourtant de la place à l’imagination, mais elle a fait tous les mauvais choix possibles en matière de support (DRM), prix et image.

    Quelques internautes qui avaient vu venir le sujet avaient inventé la « licence globale » au début des années 2000. Les industriels se sont débrouillés pour la faire rejeter : cela arrangeait les créateurs, pas eux.

    Aujourd’hui, nous voyons les majors sombrer commercialement, et dans le ridicule avec les idées Olivennes. C’est rigolo.

    Vivement la mort de la RIAA et de la MPAA que l’on puisse recommencer à construire. Encore qu’il me semble qu’il soit trop tard pour la licence globale. La valeur acceptée du produit a disparu.

    A la place, les jeux vidéos se sont très bien développés et se rapprochent en valeur de ce qu’était le marché de la musique industriel. Autres temps ...

    Ca aurait été intéressant de pouvoir relater la rencontre des 4 patrons de UMG, WMG, BMG et EMI qui a décidé vers 2001 de flinguer Napster et se saborder ainsi eux-mêmes, pour l’histoire de la bêtise humaine.


    • float float 19 novembre 2007 15:47

      Article que je rejoins sur la majeure partie des points... Seulement, je ne serais pas aussi optimiste que vous quant à l’avenir des majors. Car finalement, c’était à peu près la même histoire lorsque la cassette enregistrable est apparue, puis lorsque les graveurs de CD ont été commercialisés. A chaque fois, l’industrie du disque a agi de la même manière : peser de tout son poids sur les décisions législatives, pour retarder la transition du grand public, et se donner le temps de s’installer en leader du marché qui émerge... Et ils ont à chaque fois réussi.


    • float float 19 novembre 2007 15:48

      Désolé, le commentaire précédent répond à l’article et non au commentaire de Seb59


    • Forest Ent Forest Ent 19 novembre 2007 17:22

      « A chaque fois, l’industrie du disque a agi de la même manière : peser de tout son poids sur les décisions législatives, pour retarder la transition du grand public, et se donner le temps de s’installer en leader du marché qui émerge... Et ils ont à chaque fois réussi. »

      Oui, mais la donne est un peu différente cette fois-ci. Il s’agissait à chaque fois de substituer une industrie à une autre. Il y avait une filiation naturelle.

      Cette fois, il n’y a plus besoin d’industrie du tout, juste de bon usage des télécoms. Ils auraient une sortie en s’associant avec d’autres industries (fai, baladeurs), mais celles-ci les boufferont progressivement, puisqu’il n’y a en fait plus besoin d’industriels ni d’intermédiaires.

      C’est distrayant de voir les requins se bouffer entre eux, mais il est vrai que ça pourrait être encore pire demain, si les majors étaient remplacées, comme tenté, par Microsoft et Apple. Mais je n’y crois pas trop. Les DRM ne se vendent pas. Ils font trop de soucis. Je pense qu’ils ont simplement tué le marché.


    • float float 19 novembre 2007 15:51

      Encore une fois, je ne serais pas aussi optimiste... Le temps du gavage de pognon a simplement évolué : il est probable que les majors gagnent désormais plus sur les droits d’auteur et cie, par la revente de leurs catalogues à tel ou tel site de téléchargement en ligne, ou par des produits/services dérivés... que sur la vente de CD et DVD.


    • Deneb Deneb 19 novembre 2007 16:18

      Pour paraphraser Goebbels : Quand j’entends parler de consommation et d’industrie en rapport avec la culture, je sors mon revolver...


      • patroc 19 novembre 2007 16:51

        La musique est à présent devenu gratuite ou presque grâce à internet et c’est très bien comme çà. Aux majors de s’adapter (donc de disparaître, pauvres d’eux !) et aux artistes de s’en servir comme ils le souhaitent (cf Radiohead, précurseur d’une nouvelle façon de « vendre » leur musique). A part les majors qui se sont gavées sur le dos de l’artiste et du consommateur, c’est du « pouvoir d’achat » pour tous, artistes et consommateurs. Merci internet !...


        • LaMoukat 19 novembre 2007 17:23

          Si on regarde l’augmentation (explosion ?) des autres marchés des biens « culturels » (Jeux Videos, DVD etc...) il n’y a rien d’autre a voir qu’un déplacement du CD en faveur de ces autres biens. L’industrie du disque brille par son archaïsme et son incompétence et essayent de faire payer leurs erreurs aux artistes et aux consommateurs Il est bien dommages qu’elle ait un tel poids au gouvernement, cela nous éviterais des lois complétements stupides et liberticides.


          • boumboum 19 novembre 2007 19:27

            Bien sûr, vous avez tous raison, voler des biens n’a jamais fait de mal à personne. Juste pour rire, vous bosser dans quoi ? Vous êtes tous au chômage ? Vous êtes tous bénévoles à plein temps ? C’est bien connu, il n’y a que les majors qui vendent de la musique. Les petits disquaires, les petits producteurs ; ça n’existe pas, les petits artistes non plus. Mais, dites-vous, Radiohead à une nouvelle technique ! Tu aimes, tu paies ! Et si ça marche pour eux, ça marchera pour tout le monde !

            Et puis dites, vous, (dans les commentaires) y a les jeux videos. Mais vous saviez que certaines boites, parmis les meilleurs (Deus Ex)ont mis la clé sous la porte ? Et quel jeux se retrouvent au top ? Ceux qui se joue en ligne (controle accrue, besoin d’un code spécial) et les jeux pourris (qui veux gagner des millions) parceque ces gens ne savent pas pirater. Mais les jeux solo, oubliez, ça n’a tout simplement plus d’avenir !

            Ce n’est pas la faute des majors, non, c’est la faute du legislateur, qui me laisse impunément télécharger tout ce que je veux, en un minimum de temps, sur des sites accessibles via google et avec des logiciels libre. Ceux ci sous pretexte d’échange de fichier légaux, sont diffusés librement pour favoriser le vole.

            Je ne sais pas de quelle pauvreté musicale vous parlez, peut être devriez vous arretez de regarder la télé, car ce n’est pas dur à savoir, ce n’est pas là que l’on peut dénicher les perles rares (qui existent). ce smusiques qui font vibrer, celles qu’on peut écouter et reécouter pendant des années, (telepopmusic à l’instant).

            Je ne vois pas comment on peux se plaindre de l’offre actuelle, des millénaires de musiques s’offre à nous (à l’instant Costa Diva dans mon casque, classique, et ensuite Ez3kiel, classique également, même si plus moderne). Les sites de téléchargement légaux foisonnent, et pour pas chère ! 1€ la musique, disponible dans l’immédiat, qui dit mieux ? A oui, y a les DRM, mince, moi qui voulait graver cette musique sur un disque, pour ensuite en faire un frisbie que je casserai, je ne pourrais le faire que 3 fois, je n’aurais que 3 frisbis disponible, quelle honte ! (ouach, Dj Krush, une tuerie : You’ve got a very soft vision of art !)

            Vous n’ètes que des enfants pourris gâter sans connaissance musicale !

            De la part du plus gros téléchargeur illégale du site surement ;). Encore aujourd’hui j’ai télécharger pour 2 GO de film. Mon Ipod est plein (30go) et je n’ai du acheter que 2 ou 3 cd qui datent... Et pourtant, en me rendant sur mon site favoris, lorsque j’ai vu cela : « The CRIA threatened the company renting the servers to us, and because of this it is not possible to keep the site online. Sorry for the inconvenience and thanks for your understanding. » J’ai souris bètement, contant de vois que certains gardent la tête sur les épaules.

            Je suis un voleur, vous êtes des idiots.


            • DJ.PESSOA DJ.PESSOA 19 novembre 2007 21:05

              Il y a du vrai dans cette invective. :)

              Cependant, ne soyons pas binaire : l’un dit « c’est les majors qui sont pas gentils et qui font du sou avec de la musique pas bonne. » l’autre dit : « C’est les internautes qui sont pas gentils et qui cassent le sou en téléchargeant gratuitement. »

              Une analyse plus poussée conduirait, j’en suis sûr, à des positions moins radicales...

              Ma première impression quand je regarde les têtes de gondole, les pubs diverses, c’est que le marché est trusté par des produits de qualité médiocre.

              Après ça, je suis parfaitement d’accord, aujourd’hui nous avons accès à des trésors comme jamais dans aucune époque (mon exemple : j’écoute des chants ethniques des Inuits ou des Mongols, puis des enregistrements de Callas ou Menuhin, et de temps en temps, Pink FLoyd ou Duke Ellington : quelle chance !)

              Enfin je pense qu’un mode de paiement adéquat à notre époque doit être trouvé. Qui permettrait idéalement aux artistes de qualité (de la musique, du cinéma ou des jeux) d’en vivre malgré un public très réduit. Quant aux requins et leur engraissement sans fin, s’ils disparaissent sous une forme, ne réapparaïtront-ils pas sous une autre ? ;)


            • ytty54 ytty54 19 novembre 2007 22:12

              Le patron de la Warner vient d’ailleurs de déclarer : “Nous nous sommes bercés d’illusions. Nous pensions que notre contenu était parfait tel qu’il était. Nous croyions que notre business resterait béatement à l’abri alors que le monde de l’interactivité, des connections constantes et du partage en ligne explosait. Et, bien évidemment nous avions tort. Oh, que nous avions tort ! En restant immobiles ou en nous déplaçant à un rythme de glaciation nous sommes, par mégarde, partis en guerre contre les consommateurs en leur refusant ce qu’ils voulaient et pouvaient trouver par ailleurs. Le résultat, bien sûr, c’est que les consommateurs ont gagné.”


            • Forest Ent Forest Ent 19 novembre 2007 23:43

              @ Boumboum

              Ce post me rappelle l’interview de Murat dans « le monde ». Pour lui, c’est la faute aux majors et aux internautes.

              J’en ai marre des sermons. Ca va dans la presse officielle.

              J’aime bien la musique. J’en joue beaucoup. Je vais au concert quand je peux. Je n’achète plus de CD, uniquement de copains.

              C’est ma très grande faute ? J’ai tous les défauts consumériste égoïste malhonnête ? Je ne me souviens pas de m’être fait engueuler par l’industrie quand j’empilais des vinyles dans mes placards.

              Napster nous a montré il y a 7 ans qu’il y avait un truc plus simple et plus pratique que le CD, que l’on pouvait cliquer sur le morceau qu’on voulait et le récupérer sans se déplacer en cinq minutes. A l’époque, j’étais prêt à payer pour un service équivalent. Mais on ne me l’a pas proposé depuis, et je crois que je n’en ai maintenant plus rien à faire.

              Non, les DRM, ce n’est pas que limiter la gravure de CD. Le forfait NeufCegetl par exemple ne permet pas de charger un baladeur mp3. Ca sert à quoi ? Je ne vais pas payer pour une arnaque pareille.

              Le législateur n’a pas fait son travail ? Et la DADVSI, c’est quoi ? Les flicages les plus éhontés et les atteintes les plus viles aux libertés publiques. Et ça a magistralement foiré.

              Il faut être complètement fou pour dire « c’est la faute du public ». Le public sait très bien ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, et il ne faut pas le prendre que pour un con. Les industriels ont décidé consciemment qu’ils ne nous vendraient pas le produit que nous voulions acheter. Tant pis, il n’y en aura pas d’autre. Et si les industries crèvent, après s’être foutues de notre gueule à ce point, et après nous avoir traités de tous les noms d’oiseaux possibles, je me marrerai un max.

              Les choix étaient clairs en 2006.

              Requiescat in pace.


            • Regine M Regine M 20 novembre 2007 03:14

              Juste pour relativiser l’idée qu’un « vilain téléchargeur » appauvri les artistes :

              Sébasto, n’est pas ma tasse de thé mais son histoire est édifiante. cliquez là


            • boumboum 20 novembre 2007 10:15

              Mais c’est fantastique ! Les artistes peuvent vivre sans etre paye ! Faudrait qu’ils nous expliquent comment ils font ! Comme je l’ai dit, il n y a pas que les majors qui existent, mais bon, du haut de votre science infuse, les autres ne sont que de degats collateraux et necessaires pour faire bobo au vilaines majors qui exploitent notre porte monnaie !

              Napster est devenu payant, ils ont plus ou moins couler, je ne sais pas, je suis passe aux Torrents et a soulseek. Mais dite, Itune ca existe ? 1€ la musique, 10€ le cd, mince encore trop cher, on paie des taxes au gouvernement, inadmissible ! Et a l’epoque ou est apparu le cd, on pouvait en faire ce que l’on en voulait, c’etait mieux ! On pouvait le mettre sur son balladeur mp3, le graver sur un vynil, et meme le rentrer dans son autoradiok7 de voiture ! Et puis bon, faut dire que certains magasins en lignes ne propose toujours pas de musique sans DRM, que ce n’est pas passe non plus passe dans les journaux. Et pour le reste le mode de paiement n’est pas adapte, je ne peux pas envoyer un cheque de 1€, je suis oblige d’utiliser ma carte de credit sur internet, quelle horrrrreur !

              Bien sur il y a des artistes realistes qui proposent des musiques gratuitements, et sa marche ! Ils mangent des cacaouhettes, bosses a la Fnac, et font de la musique d’ascenceur. Le gratuit sur Internet, ca a deja existe, vous savez ce qui s’est passe ensuite ? La bulle a explose. Mais bon, vous avez raison, tout travail ne merite pas salaire !

              Je ne suis pas pour la repression des internautes (je prendrais perpete), quoiqu’un petit peu ne ferait pas de mal. Mais tant que l’on pourras acceder a des sites comme thepiratebay, mininova et autres et que l’on pourras telecharger des logiciels comme emule, soulseek sur telecherager.com et bien les artistes seront contraints a vivre dans la precarite, le tissu musicale se reduira, et on se retrouvera a ecouter la musique dans des ascenseur et trouver ca beau. Paradoxalement les musiciens, eux, sont controlles, et ils ne peuvent meme pas telecharger les samples et logiciels comme cubase qui valent 3 mois de salaires a la SNCF.

              Nan, decidemment, la musique doit rester gratuite, les majors doivent toutes crever, les internautes iraient forcement acheter la musique si les plateformes etaient plus adaptes et les politiques prennent toujours les bonnes decisions malgre le fait qu’il dependent totalement des caprices de l’electorat.


            • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2007 15:56

              @ boumboum

              J’ai l’impression d’entendre une énième fois la propagande de la RIAA. C’est gavant, ces leçons de morale.

              Les compositeurs, via la Sacem, ont choisi en 2006 de couler avec les majors. C’est leur choix. Grand bien leur fasse. Les interprètes avaient fait avec la Spedidam le choix inverse. C’est amusant : ils ne touchent rien sur la vente en ligne.

              La création musicale n’a rien à voir avec l’industrie musicale. C’est cette deuxième qui est en cause. Le produit que le public était prêt à acheter est simple et clair : forfait de téléchargement illimité sans DRM. Ce n’est quand même pas dur à comprendre.

              Ceci ne peut être réalisé efficacement que par une société indépendante à la fois des producteurs/créateurs et des fabricants d’appareils genre Apple et Microsoft. Pour débloquer la situation, une intervention étatique aurait été utile. Mais pour certains, le marché doit tout résoudre.

              On a tenté gentiment de proposer des solutions. On s’est fait cracher à la gueule en 2006 pendant le débat sur la DADVSI. Piétiner et rouler dans la farine en direct. Alors maintenant, que l’industrie se démerde. Elle a réussi non seulement à déclarer la guerre à ses clients, mais aussi à décourager tous les middlemen de bonne volonté. Qu’elle crève et qu’on rigole !

              Les dés roulent.


            • boumboum 20 novembre 2007 17:05

              Je reve ou vous etes obsede par les majors ? Vous vivez dans quel monde ? Non mais vraiment, expliquez moi, car moi je ne vois pas comment on peux vivre sans etre paye, comment vous faites pour gagner de l’argent ? Allez dites le moi, je veux savoir !

              Dites moi concretement comment un musiciens peut proposer sa musique gratuitement et vivre, en faisant des concers ? Tout le temps ? Perso je trouve le concert de Moby absolument ridicule mais bon...

              Je vais vous aider, dites moi quel metier vous faites (en esperant que vous n’etes pas chomeur) et je transposerai ce qui arrive a la musique, film et jeux a votre activite.


            • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2007 17:21

              C’est vraiment un dialogue de sourds. Alors la musique là-dedans ... smiley

              Je n’ai jamais dit que les créateurs ne devaient pas être rétribués de leur création. Ca n’a rien à voir. Je me suis d’ailleurs tordu de 2000 à 2006 à participer à des échanges sur des forums où l’on essayait d’imaginer et proposer des mécanismes de marché internet post-industriels. La DADVSI a tué tout ça.

              Ce sont bien les majors - et pas le public - qui ont tué les artistes à la suite d’une prise d’otages effarante, dont vous ressassez les échos. Je refuse d’en endosser la moindre responsabilité.

              Pas la peine de pleurer sur le destin des créateurs, ou bien envoyez vos carnets de doléances à la RIAA et l’IFPI qui se sont érigées en meilleurs juges du bien commun. Elles ont pris leurs responsabilités, elles. Moi, je m’en tape.

              Je constate que ceux qui, comme Demian West, ont soutenu la DADVSI sur AV clament qu’elle marche bien et que les créateurs n’ont pas de souci.

              Enfin, je vous engage à lire un historique de cette affaire sur mon site :

              http://forestent.free.fr/

              où vous trouverez également des infos sur la structure capitalistique des majors et leurs liens avec les pouvoirs politiques.


            • boumboum 20 novembre 2007 19:16

              A vrai dire c’est un dialogue de sourd parceque je parle d’un truc un peu différent.

              Ce qui me rend dingue, c’est que le législateur laisse des logiciels comme soulseek libre d’acces pour des raisons totalement hypocrites alors qu’il faudrait tout simplement l’interdire et mettre la pression sur les sites qui le distribut. Il faudrait egalement obliger les FAIs à bloquer les sites clairements pirates. Ce qui n’est pas vraiment très dur à faire...

              Après ça, je me sentirais beaucoup mieux.


            • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2007 20:56

              C’est l’approche DADVSI : interdire, interdire, interdire, ... et puis ah tiens il n’y a plus de marché.

              Ce serait plus simple de packager tout ça en abonnements payant pas trop cher (illimité et sans DRM). Ca se vendrait et ça supprimerait le problème. L’ensemble du marché industriel de la musique représente moins de 2 euros par mois et par prise ADSL. Ce n’est pas la mer à boire. A la place de ça, on développe des sytèmes de flicage qui coûtent trois fois plus cher.

              Je pourrais disserter là-dessus des pages, je l’ai fait dans le passé de bonne foi avec l’espoir que ça servirait à quelque chose. La DADVSI a tout bloqué.

              Je n’ai plus qu’un truc à déclarer : que la peste emporte la RIAA et la MPAA. Qu’elles crèvent, le plus vite possible. Que les majors sombrent dans la faillite et la décadence. Qu’on rigole sainement.

              Et que l’orchestre joue jusqu’au bout. smiley


            • fkl... 19 novembre 2007 22:02

              Internet a créé la gratuité et on ne pourra plus la lui voler.

              Toute fois La gratuité a un prix : la liberté. Un nouveau modèle économique est né de cette gratuité. Quand tu télécharges un type de musique, que tu fais un type d’achat etc. pas difficile d’imaginer la mine d’informations sur ton « compte ».

              Regardez bien ! On vous observe...


              • Bigre Bigre 19 novembre 2007 22:21

                En complément d’information, vous pouvez écouter et télécharger, tout à fait légalement plus de 5500 albums sur www.jamendo.com et vous pouvez aussi y encourager les artistes par vos commentaires et vos contributions volontaires. Ce que je vous invite à faire !

                Bigre !


                • Martin Lucas Martin Lucas 20 novembre 2007 15:31

                  Jamendo est un bon site, il ne demande qu’à être connu...des consommateurs, et pas seulement des musiciens !


                • chmoll chmoll 20 novembre 2007 13:20

                  ben ouié tiens !! d’la fabrication d’un CD, à sa cmmercialisation l’prix est multiplié environ par 10 n’ont qua baisser les prix

                  parait que mireille mathieu et enrico mathias,lance un appel ,ont n’écoute plus nos chansons ,pirater nous svp !!


                  • Indigo Indigo 20 novembre 2007 17:58

                    >Forest Ent « je vais au concert quand je peux. Je n’achète plus de CD, uniquement de copains. »

                    je crois que tu as tout dit. Aujourd’hui ce que veulent les gens c’est une relation plus forte encore avec l’artiste. On ne va plus acheter que des CD des copains.

                    Payer pour l’artiste n’est pas un problème si on l’aime vraiment et si l’on sait qu’il nous donne pas juste un morceau de plastique mal torché en échange, mais qu’il y a une vraie relation. L’avenir est aux communautés musicales pas aux marchés de masse. Bref à un copain on peut acheter un truc ou même lui prêter de l’argent. On le fait pour lui, on sait que c’est pas pour un parachute doré.

                    Des sites comme Sell a band ont tout compris (et ses clones comme Spidart, mymajorcompany...).

                    Je n’achète quasiment pas de CD (ou d’autres produits) d’artistes avec qui je ne sens pas qu’il y a une relation.


                    • Martin Lucas Martin Lucas 22 novembre 2007 23:17

                      Il y a néanmoins une situation en péril dans les nouveaux modèles proposés. Pouvons nous trouver un modèle économique qui permette aux artistes non concertistes de gagner décemment leur croûte ?

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