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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Catulle Mendès, la biographie

Catulle Mendès, la biographie

   Baudelaire, Richard Wagner, Gauguin ou Zola et Courteline... Sinon qu'ils sont tous des enfants du XIXe siècle, qu'ont-ils en commun ? L'amour de l'art, de la perfection, de l'échange culturel ? Certes oui, mais surtout ils furent, chacun dans leur domaine, peu ou prou des proches d'un des auteurs les plus prolifiques de l'époque, le parnassien Catulle Mendès. Beaucoup, depuis sa disparition en 1909, dont Allan Raitt ou Eric Vauthier comme Jean-Pierre Saïdah souhaitaient découvrir son histoire. Grâce à Verstaevel-Magnier Stéphane c'est chose faite : Catulle Mendès, poète protée est une biographie d'un grand intérêt, précise et solide qu'il est indispensable de lire.

  Né à Bordeaux en mai 1841, Catulle Mendès, fils de Tibulle Abraham Mendès et de la catholique Suzanne Brun, passe sa petite enfance de coche en coche, parcourant de nombreux pays d'Europe. De retour en France, la famille s'installe à Toulouse. C'est ici que l'adolescent découvre la littérature et qu'il signe ses premières oeuvres, ici qu'est jouée sa première pièce. Parti à Paris avec la ferme attention de s'y faire un nom, il crée La Revue fantaisiste autour de laquelle se réunissent Leconte de Lisle et Théophile Gautier, Baudelaire, José-Maria de Herédia ou Villiers de l'Isle-Adam... avant de co-diriger le célèbre Parnasse contemporain. Ses poèmes font se tourner vers lui les critiques de la presse nationale : Catulle profite de cette petite gloire pour contacter un génie qu'il admire presqu'autant que Victor Hugo, le compositeur Richard Wagner et, c'est accompagné de son épouse, Judith Gautier, la fille de Théophile, qu'il le rencontre à Tribschen. Une amitié se noue, désormaid le poète prend fait et cause pour la "musique de l'avenir" et quoique la guerre franco-prussienne sépare les deux hommes, Mendès demeurera, sa vie durant, un admirateur inconditionnel du créateur de L'Or du Rhin. De retour en France, le Parnassien se fait, vers après vers, livres après livres, un nom. Romancier, dramaturge, critique, nouvelliste, Catulle Mendès est un touche-à-tout, une plume protéiforme. Ses amis s'appellent maintenant Courteline, Mallarmé, Hugo, Rostand, l'académicien Coppée et Sarah Bernhardt... à la demande du ministre de l'Instruction Publique il rédige un Rapport sur le mouvement poétique français de 1867 à 1900 ; précédé dde Réflexions sur la personnalité de l'esprit poétique de France ; suivi d'un Dictionnaire bibliographique et critique et d'une nomenclature chronologique de la plupart des poètes français du XIXe siècle. Père d'enfants qu'il a eu avec la compositrice Augusta Holmès, leurs filles posent pour Auguste Renoir ; quant à sa seconde épouse, Suzanne Mette (elle a divorcée de Louis Boussac en 1892 et abandonnée son fils Marcel, le futur magnat de l'industrie), elle lui donne un fils, Primice, qui décèdera au Chemin des Dames en 1917.

 Catulle Mendès, beau-père d'Henri Barbusse et de Mario de La Tour de Saint-Ygest, grand-père du peintre Christian Caillard, décèdera à Saint-Germain-en-Laye en 1909. 

 En retraçant l'existence d'un artiste qui fut si célèbre en son temps et qui chut si vertigineusement dans l'oubli, le biographe nous offre de découvrir une autre facette de la scène littéraire du début de la Troisième République. 


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2 réactions à cet article    


  • toubab 30 janvier 18:22

    On peut lire des textes sur le site de la Bibliothèque Electronique de Lisieux, c’est par ce biais que j’ai découvert ce maître de la plume.


    • toubab 30 janvier 22:02

       Voilà pourquoi je bois autant que je puis. L’absinthe enroue, le genièvre aussi. Après avoir bu, je n’ai plus le son de parole que j’avais dans le temps. Et, à force d’avaler tout ce qui sèche et brûle la gorge, j’espère bien arriver à ne jamais plus entendre, quand je tire le bras aux hommes de la rue, la voie douce dont j’appelais maman et dont je disais que je l’aimais à mon premier amoureux. » LA TUEUSE d ’ECHO

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