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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Ce soir je dors chez toi », une comédie légère et sympathique

« Ce soir je dors chez toi », une comédie légère et sympathique

Alex et Laetitia s’aiment. Pour lui, elle est la femme de sa vie, il ne peut pas vivre sans elle, mais préfère tout de même que chacun vive chez soi.

Ce film est la première réalisation d’Olivier Barroux, le fameux O du duo comique de Canal + : Kad et O. Pour son premier film, Olivier Barroux a décidé d’adapter une bande dessiné de Dupuy et Berberian : Monsieur Jean. Sans l’avoir lu, le réalisateur a tout de même réussi à nous faire retrouver les personnages attachants de cette BD.

Une comédie romantique fraîche et bien interprétée

Les acteurs du film campent vraiment très bien leur rôle. En effet, le couple Alex et Laetitia, joué par Jean-Paul Rouve et Mélanie Doutey, est tout à fait crédible. On s’attache très vite aux deux personnages. Mélanie Doutey nous emporte par sa spontanéité et sa fraîcheur. Laetitia est fragile, mais déterminée. Elle est pimpante et veut à tout prix vivre avec Alex, un écrivain médiocre dont le premier livre est un désastre. On trouve dans ce film un nouveau Jean-Paul Rouve. On a plutôt l’habitude de la voir en comique, des fois lourd si l’on se souvient des Robin des Bois. Là, Jean-Paul Rouve est romantique, sensible ce qui n’est pas pour nous déplaire. L’alchimie entre les deux protagonistes nous touche beaucoup, en regardant le film tout ce que nous leur souhaitons c’est qu’ils vivent heureux, nous souhaitons leur dire que parfois ce qu’ils font n’est pas la bonne chose à faire.

L’autre personnage du film qui ne passe pas inaperçu est Jacques joué par Kad Merad, le compère d’Olivier. Il est l’éditeur d’Alex. Il joue en quelque sorte l’intermédiaire entre les deux amoureux. C’est lui qui sert de pretexte à Alex pour ne pas accueillir Laetitia chez lui. L’éditeur nous fait rire tout d’abord par son allure : cheveux long et garde-robe assez douteuse (l’acteur avoue qu’il s’est inspiré d’un éditeur qu’il avait rencontré), mais aussi par son côté décalé. Il se fait livrer du caviar pour le petit déjeuner ou bien met une boîte de conserve dans le micro-ondes, ce qui lui vaudra un séjour à l’hôpital. Bien que particulier, on aime cet éditeur fantasque, père d’un enfant disant que les adultes sont parfois stupides, qui préfère la pollution de Paris à l’air frais de la mer.

Olivier Barroux orchestre très bien ce film, le choix des acteurs est très bon. On s’attache très rapidement aux trois personnages principaux, ils nous font rire, mais pas uniquement.

Une histoire banale qui allie humour et émotion

Pour son premier film, Olivier Barroux s’éloigne des films qu’il avait co-écrit avec Kad, tels que Mais qui a tué Paméla Rose ou encore Un ticket pour l’espace. On est loin de l’humour décalé de ces films. Il s’attaque ici à une chose qui touche tout le monde : l’engagement. Sujet qui peut paraître banal pour une comédie romantique, mais qui ne nous ennuie pourtant pas. Le couple donne une bonne énergie au film. Ils s’aiment un jour, ils se quittent le lendemain. Il n’y a pas de scènes inutiles, il y a juste ce qu’il faut pour passer un bon moment, même si parfois le spectateur se doute de la suite des événements.

En prenant l’engagement comme sujet, le réalisateur touche un large public. Et pour donner plus d’ampleur au film, il réussit à allier parfaitement l’humour et l’émotion. On pleure, on rit et on rit même en pleurant. Ce film est très émouvant, notamment vers la fin. Le spectateur peut se mettre à la place des personnages et, de ce fait, se sentir touché par ce que ce couple vit. Les musiques collent très bien à certains passages, le répertoire passe de Bach à Pink. Les musiques renforcent parfois cette émotion, spécialement lorsque qu’Alex se retrouve plaqué et sort pour chercher celle qu’il aime.

En sortant, nous pouvons être surpris d’avoir été ému par un film réalisé par un comique assez décalé. Cette première réalisation est un succès. Le public qui ira voir cette comédie romantique sera peut-être plus féminin que masculin, de par son sujet et sa légèreté. Alors Mesdames allez-y.


Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (7 votes)




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2 réactions à cet article    


  • Wlad Wlad 22 novembre 2007 13:54

    Excellente critique pour un film que je classerais comme « moyen plus ».

    En effet, le final abracadabrantesque et relativement amoral (n’oublions pas que les deux protagonistes, euh... pour ne pas en révéler trop, je dirai « piscine et »gourmette", Ludivine, tu m’auras compris) m’a un peu surpris (dans le mauvais sens du terme). En outre, le niveau de vie des deux amoureux est assez incohérent : pour Laetitia, admettons ; mais comment croire qu’un écrivain raté orphelin puisse payer le loyer d’un loft bobo de 200 m² ?

    Sorti de ces deux points, il est vrai que la fraîcheur du film, la densité du scénario et les nombreuses bonnes surprises (le revirement d’attitude de Jacques à la campagne, la scène sous-marine, le père de Laetitia...) en font un moment très agréable.


    • melanie 22 novembre 2007 15:15

      Très décevant ...

      J’adore la frimousse de Melanie Doutey, mais franchement c’est un peu léger pour une comédie qui se veut américan love story, mais où manque cruellement la cohérence, la structure et les dialogues.

      C’est téléphoné, on sait comment ça débute, comment ça évolu, comment ça finit : Sur une musique comédie américaine ...tout est sans surprise.

      Melanie fait ses yeux de petite fille étonnée, joue son glamour, Kad en fait des tonnes, très loin du rôle exellent de père dans le film « t’en fais pas, tout va bien », seul Jean Paul Rouve est à peu près dans ses chaussures.

      Le scénario est indigent, les répliques sans saveur sont immédiatement couvertes par de la zizique à fond les tuyaux pour indiquer l’ambiance.

      Autant Melanie Doutey était convaiquante dans Clara Sheller, autant là , elle nous fait sa cyclothymique qui fait ses petites crises, sans aucune cohérence pour relancer des péripéties d"un scénar plat et convenu.

      Bref, c’est un flop, même si Olivier a su se faire accompagner de sympathie et de promotion chez Ruquier et Drucker, où c’est vrai Melanie fait toujours son petit effet glamour.

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