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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Céline et les bonnes intentions

Céline et les bonnes intentions

A propos de « Céline, la race, le juif  » de Pierre-André Taguieff et Annick Durrafour chez Fayard sorti le 1 février 2017

(et aussi de «  l'Art de Céline et son temps » de Michel Bounan chez Allia

Que des polémiques littéraires agitent encore notre pays, au moins pour les quelques rares lecteurs subsistant encore, n'est pas mauvais signe. Pour eux la culture est encore un enjeu important et non simplement une ligne statistique, une ligne de budget. On aimerait également que ce soit un sujet important pour les hommes politiques se présentant à la Présidentielle, mais aussi pour les citoyens, on peut toujours rêver. Les tenants de l'idéologie dominante, cette bien-pensance très mièvre, n'aiment pas la littérature. Elle diminue les performances économiques, elle implique de réfléchir sur les fins de ce monde. Elle encourage à l'indépendance intellectuelle, à rejeter l'instinct grégaire (quelle horreur !).

Je ne suis -je l'espère- pas le seul mais personne n'a jamais pu m'imposer quoi lire et surtout comment le lire. Aucune censure, y compris parentale, excepté des conseils de bon sens. Cela m'amuse encore toujours à titre personnel quand quelqu'un s'étonne : « Mais quelqu'un de ton milieu (sous entendu bourgeois et catholique) comment se peut-il que tu aies lu autant ?.Bien entendu, comme tout lecteur compulsif, j'ai parfois lu en boulimique, sans savourer vraiment le verbe d'un auteur, dévorant tout et n'importe quoi sans avoir forcément la maturité nécessaire. Depuis j'ai essayé et essaie toujours de développer mon palais...

Quand j'ai lu « le Voyage au bout la nuit » en seconde, j'étais sans doute trop jeune mais ce roman a marqué le reste de ma vie, et de mes goûts littéraires. Que Céline se fût avéré un salopard m'a choqué mais ne me semblait pas littérairement parlant d'importance :

On peut avoir du talent voire du génie dans n'importe quel art et être un sale con voire un immonde salaud. Ils sont innombrables parmi les écrivains tout comme dans le reste de l'humaine espèce, c'est ainsi. L'ouvrage à charge sorti au début du mois de Février de Taguieff et madame Durrafour tout comme celui de Michel Bounan édité il y a quelques années oublie la complexité de l'humaine nature, que nul n'a une âme blanche ou noire, que l'on trouverait plutôt une infinité de gris au cœur de l'esprit humain. Bien entendu il est plus rassurant de diviser l'humanité entre bons et méchants rassurants, de voir des monstres dans les criminels alors que le mal est d'une grande banalité..

Aux yeux des auteurs de « Céline, la race, le juif », les personnes raisonnables essayant de nuancer le propos sur l'écrivain sont automatiquement des adeptes d'un « célinisme » soit cynique, soit naïf. Ils font de l'auteur un genre de gourou ce qu'il n'a jamais. Il existe certes des « céliniens » qui prétendent lire ses romans pour justifier leur propre haine des juifs, mais ils ne sont pas légions. Céline a commis le crime ultime de par cette détestation, détestant le genre humain dans sa globalité. Rappelons aussi que les deux premiers pamphlets du « bon » docteur Destouches ont été ses plus grands succès de librairie, trouvant un écho extrêmement favorable dans l'opinion publique de son temps sans que personne n'y voit malice. Pourquoi ne pas punir aussi tant qu'il est temps tous ses lecteurs ? Leurs descendants de même ?

Les auteurs sont au fond dans le masochisme mémoriel le plus banal...

...Exemplaire qu'elle doit être la littérature.

...De la charge émotionelle citoyenne et civique.

...Le style, l'écriture, du nanan ! Rien d'important ! Il faut que ça soit une leçon d'instruction civique !

A partir du moment où l'on commence à moraliser la littérature ou l'écriture, on oublie l'une et l'autre considérées uniquement comme véhicules de démonstration pour une cause, une idéologie, une théologie aussi ou pour édifier les foules, ou contre le racisme, l'antisémitisme et le risque de retour des heures les plus...

...Vous connaissez la suite.

Quelle importance après tout ? Et le fait que l'écrivain soit réputé infréquentable me donnait de toutes façons encore plus envie de connaître le reste de sa production et de sa vie, sans pour autant sympathiser automatiquement pour ses vues politiques et son antisémitisme obsessionnel. L'autre raison était l'amitié indéfectible de Marcel Aymé, auteur que je révère, jusqu'à la fin, y compris après l'indignité nationale. Si le père de Dermuche ou de Delphine et Marinette la lui offrait c'est qu'il devait y avoir une certaine valeur humaine en Céline, malgré tout, et malgré son abjection parfois.

Dans sa vie ou dans ses livres. Aymé quant à lui fit paraître une nouvelle évoquant de manière claire et nette le sort des juifs pendant la Seconde Guerre.

Les auteurs de ces livres à charge contre Céline en font un agent des nazis, un antisémite stipendié par l'« Hitlérie », sans aucun remords. Ils oublient ne serait-ce que l'épisode du dîner chez Otto Abetz avec Gen Paul où Céline qualifia Hitler de « juif » et son comparse se lança dans une imitation paraît-il très réussie du dictateur. Ils prennent le lecteur pour un idiot immature, incapable de faire la part des choses, incapables de garder ce qui tient de la littérature, sombrant dans la crédulité absolue, dans une candeur abjecte en adoptant les convictions de Bardamu-Céline. Et ils sont prêts pour cela à des jugements dignes de l'Inquisition ou à de nouveaux autodafés au nom de bonnes intentions liberticides.

Dans « Rigodon », Céline racontera sa « rencontre » dantesque de toutes les victimes des camps qu'il crut rencontrer dans « l'Hitlérie » sous les bombes alliées. Ce n'était pas une manifestation de repentir, ou de remords, mais sans doute la compréhension intime de la souffrance des victimes du nazisme. Céline c'était l'hyperémotivité à fleur de peau, et non juste un écrivain éructant, employant de l'argot dans ses livres comme le montre Taguieff et Durrafour, un pitoyable primater humain fragile...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

illustration empruntée ici et

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62 réactions à cet article    


  • baleti baleti 13 avril 16:06

    « Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationniste ? 
    Jusqu’à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne ? 
    Jusqu’où est-il allé ? 
    Que savait-il vraiment sous l’Occupation ? 
    Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement, ou aussi des actes ? »

    Qui peu répondre a ses question ???????

    «  »Avec Céline, c’est tout un imaginaire raciste, antisémite et complotiste qui se livre à l’observation.«  »

    Quand l’antisémitisme est juxtaposer au complotisme , la question du racisme n’a plus la même place, l’observation reprend ses droits.
    Du coup les 5 questions ci-dessus, on une réponse général. 

    • Alren Alren 13 avril 16:33

      @baleti

       Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationniste ?

      Parfaitement comparable à celui d’un Brasillach qui fut fusillé : un écrivain de talent littéraire incontestable peut faire beaucoup plus de mal même sans dénoncer son voisin juif, communiste ou prisonnier évadé à l’ennemi que le petit pétainiste du quartier, car il a une influence sur les milliers de lecteurs dont certains dénonceront le juif, le communiste, le prisonnier évadé qui était leur voisin tranquille avant la guerre et ne l’auraient peut-être pas fait sans l’avoir lu.


    • Harry Stotte Harry Stotte 13 avril 17:28

      @Alren

      « Parfaitement comparable... »


      En particulier du point de vue des condamnations : douze balles + 1, contre un an de prison par contumace, la comparaison s’impose d’elle-même.


      Ils auraient pas eu beau chpile, avec vous, Sacha Guitry et Arletty !

    • baleti baleti 13 avril 18:05

      @Alren


      Je crois que la question étais poser, justement pour ne pas le confondre au collaborationniste

      Céline étais seulement, se qu’il est interdit d’être de nos jour, apporteur de réflexions sur un sujet qui est au centre, de nos société, encore de nos jours.
      Le public visé, n’étais surement pas le petit pétainiste, je ne pense même pas que Hitler et le nazisme l’ai inspirer, mais plutôt un problème qui se pose encore de nos jours.
      J’aurai aimer l’entendre developer, l’antisémitisme, perso je pense que se terme n’a aucun sens et aucune réalité existentiel, seul le racisme existe, le reste n’est que « tromperie ». 

    • Harry Stotte Harry Stotte 13 avril 18:17

      « Le public visé, n’étais surement pas le petit pétainiste, »



      Sûrement pas, non. Bagatelles pour un massacre est de 1937, sous Léon Blum, L’école des cadavres de 1938, sous Blum ou Daladier

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 avril 19:50

      @baleti
      la question est « faut-il moraliser la littérature au nom de bonnes intentions » ?
      Le fait est que Céline était un salopard ET un génie des Lettres.


    • baleti baleti 13 avril 21:15

      @Amaury Grandgil


      La question se pose pas, on ne peu t’imposer une lecture.

      Salopard, un raccourcie pour éviter un débat d’idée.

      Pense tu que sans la guerre 39/45, il aurais pas aborder se sujet ?
      pense tu qu’il est raciste ?




    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 avril 21:22

      @baleti
      Céline a écrit ses pamphlets en 1936 et 37, avant la guerre.
      Il n’était pas exactement raciste mais misanthrope...
      Et c’était un salopard excepté pour ses clients comme médecin des pauvres...


    • baleti baleti 14 avril 09:43

      @Amaury Grandgil


      Préférer la solitude, ne fait pas de to,i obligatoirement, un misanthrope 
      Ses raccourcis, pourrai faire de toi un salopard

      C’est surement pas dans ta paroisse, qu’on a appris a juger les gens, sans même les avoir côtoyer.
      Notre sensibilité ne devrais pas nous influencer a décrire se que l’on « perçoit » 

      Bientôt tu le fusille, sur des on dit

    • baleti baleti 14 avril 09:49

      @Amaury Grandgil


      Préférer la solitude, ne fait pas de to,i obligatoirement, un misanthrope 
      Ses raccourcis, pourrai faire de toi un salopard

      C’est surement pas dans ta paroisse, qu’on a appris a juger les gens, sans même les avoir côtoyer.
      Notre sensibilité ne devrais pas nous influencer a décrire se que l’on « perçoit » 

      Bientôt tu le fusille, sur des on dit
      Je viens d’entendre B. Pivot dire qu’il méritais le Goncourt, et d’après toi pourquoi ne l’a fil pas eu ?

    • Harry Stotte Harry Stotte 14 avril 09:52

      @Amaury Grandgil

      « …Je vois dans ces flots d’invectives, je vois surtout des gens qui boivent, qui mangent, qui dorment, somme toute, toutes les fonctions humaines, qui sont toutes assez vulgaires, et je dirais qu’ils sont lourds. Leur esprit est lourd. C’est ça qu’il me semble surtout… Il n’a jamais cessé d’être lourd. J’ai remarqué, j’ai lu tellement de vers, et plus particulièrement des vers du XVIIe, soi-disant galants… J’en ai trouvé trois, quatre de bons… sur des milliers.



       » II y a très peu de légèreté chez l’homme. Il est lourd n’est-ce pas !… Et alors maintenant, il est extraordinaire de lourdeur. Depuis l’auto, l’alcool, l’ambition, la politique… le rendent lourd, encore plus lourd. Nous verrons peut-être un jour une révolte d’esprit contre le poids. Mais c’est pas pour demain. Pour le moment il est lourd. Alors, voilà si j’avais à mourir, je dirais ils étaient lourds, voilà c’est tout. Oh, ils étaient méchants parce qu’ils étaient lourds, ils étaient lourds, jaloux d’une certaine légèreté […]. Jaloux d’être lourd. C’est tout. Infirmes. Ils pèsent, ils sont infirmes. La lourdeur les rend infirmes. Par conséquent on peut se méfier, ils sont prêts à tout. Oh oui, prêts à tout. Pour activer encore la lourdeur ils boivent, et alors quand ils boivent, c’est des marteaux pilons. C’est effrayant. Des marteaux pilons sans contrôle, c’est surtout ça qu’ils sont. Ils augmentent leur poids, au lieu de se rendre léger. Ah, ils ne sont pas du côté d’Ariel. Ils sont de plus en plus Caliban. De plus en plus…" Interview 1957

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 avril 12:29

      @Harry Stotte
      Oh oui, la lourdeur, celle de notre époque particulièrement


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 avril 12:36

      @baleti
      Céline était misanthrope, pour moi ce n’est pas un défaut.
      Quand je parle de lui comme d’un salopard, j’ironise, pour notre époque moralisatrice oui il l’est...
      Mais il était complexe comme nous tous.


    • baleti baleti 14 avril 13:22

      @Amaury Grandgil


      misanthrope est souvent utiliser, pour définir ceux qui n’aime pas le genre humain, une conclusion trop rapide pour les « solitaires ».
      Avec ou sans ironie, salopard est a double tranchant

       pas compris,mal écouter,du faite il étais boycotter surtout sur ses positions concernant les juifs, c’est se qu’il la mis hors circuit.
      La littérature qui bouffe a tous les râtelier, étais pas « sa tasse de thé ».Brutal, par se qu’en colère, animer par dégout des cause de la penser l’hypocrite.
      Le franc parler, n’a toujours pas sa place dans la littérature.

      Le débat sur ses réflexions,a toujours été orienter sur sa personne, c’est dommage.La qualité patauge rarement dans le mielleux.
      Les reproche que l’on peu faire sur n’importe lequel d’entre nous, ne doit pas prendre le dessus.

      Notre pragmatisme ne peu s’épanouir, si on a pas trouver sa place, il n’y a pas de gris, on est un peu noir, un peu blanc, et grandie celui que l’on nourrie.


    • baleti baleti 14 avril 13:32

      @Harry Stotte



      Ne serais ce pas, nous, les lecteurs qui nous nous reconnaitrions, dans cette lourdeur ?


       jaloux d’une certaine légèreté […]. Jaloux d’être lourd ????????



    • Harry Stotte Harry Stotte 14 avril 14:14

      @baleti

      « Ne serais ce pas, nous, les lecteurs qui nous nous reconnaitrions, dans cette lourdeur ? »



      C’est difficile à dire. C’est un don, la légèreté. Chez Céline, elle va peut-être de pair avec son hypersensibilité. Allez savoir


      On a plus de facilité à détecter la lourdeur que la légèreté, y compris pour nous-mêmes. Mais je n’ai pas un problème existentiel avec ça. 


      Dommage quand même qu’il ne nous ait pas légué deux ou trois vers, qu’il a trouvé bons, parmi les milliers qu’il dit avoir lus. On y verrait plus clair. Et on pourrait comparer avec les vers lourds entre lesquels les légers sont inévitablement « coincés ».

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 avril 19:54

      @baleti
      Il a quand même été réédité par Gallimard grâce à Jean Paulhan et Roger Nimier dans les années 50, des personnes intelligentes.


    • baleti baleti 15 avril 10:38

      @Amaury Grandgil


      mais qui le connais dans le fond ?
      Ou sont les débats de littéraire et intellectuel ses convictions ?

      sa vision de la franc maçonnerie, n’a t’elle pas été réduite a de l’antisémitisme ?
      N’a t’il pas seulement pointer du doigt, serte avec virulence, une inquiétude ?

      Il se disais anarchiste, il dérangeait tous le monde, s’il avais vécu de nos jours, il aurai surement succomber a un accident.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 15 avril 11:51

      @baleti
      Quand on lit les entretiens avec le professeur Y ou sa correspondance on voit bien qu"il était bel et bien antisémite ce qui à son époque était largement répandu. Il était très loin d’être le seul. C’était un antisémitisme relié au dégoût de la bourgeoisie.


    • baleti baleti 15 avril 12:50

      @Amaury Grandgil


      Derrière l’antisémitisme se cache souvent, l’anti-maconnerie,
      La maçonnerie c’est les juifs kabbaliste
      Tu parle de l’un ou de l’autre, on retient juste que tu est antisémite, une logique peu « morale »

      La bourgeoisie ne peu vivre hors de la maçonnerie
      L’avouer ou le décrire, c’est mettre en avant une forme de soumission par le chantage.

      Les juifs qui sont prient en otage par les sionistes et kabbaliste, subisse la définition d’antisémite, un débat qui est « surveiller »

      Noyer le sionisme kabbaliste, dans l’antisémitisme, reste leur seul moyen de survie.


    • Harry Stotte Harry Stotte 13 avril 16:19

      « Que Céline se fût avéré un salopard m’a choqué mais ne me semblait pas littérairement parlant d’importance... »



      Je ne dirai pas que le goy qui ne s’est pas marré cent fois en lisant Bagatelles pour un massacre, mérite pas se savoir lire, mais il y a quand même des formules et des passages jubilatoires.


      Et, à ma connaissance, il n’a jamais balancé un juif à la Gestapo, ni même à la Kommandantur. Une année de prison par contumace, à une époque qui avait encore le peloton facile, à mes yeux, c’est une vraie référence.

      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 avril 21:24

        @Harry Stotte
        Ses deux pamphlets en 1936 étaient plus de la tradition de l’antibourgeois assimilé au juif.


      • Harry Stotte Harry Stotte 14 avril 00:29

        @Amaury Grandgil

        « Ses deux pamphlets en 1936 étaient plus de la tradition de l’antibourgeois assimilé au juif. »



        Pas d’accord, c’étaient deux pamphlets contre la guerre. Autant que contre les Juifs, il en a contre les Français, ça on ne le dit jamais. 


        Il y a des passages d’une violence inouïe contre ce peuple « dégénéré », « alcoolique », qui se laisse conduire à l’abattoir sans moufter.





      • Louve de France Louve de France 14 avril 00:47

        @Harry Stotte

         L’infréquentabilité  de Céline fait probablement partie des attributs qui font que nous l’aimons tant smiley 

        Aujourd’hui tout est lisse, propre....Trop propre ! Seul Houellebecq se détache de ses contemporains, avec sa clope au bec, il est un peu Célinien quelque part. 

      • Harry Stotte Harry Stotte 14 avril 09:44

        @Louve de France



        «  L’infréquentabilité  de Céline fait probablement partie des attributs... »


        En 2011, il fut un temps question d’organiser une célébration nationale
        à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort (1.7.61). J’avais trouvé cela tout à fait inconvenant. 


        Heureusement, Serge Klarsfeld en sa qualité de président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, fit échoué le projet et Bardamu échappa ainsi à cette vicieuse tentative de normalisation, On avait eu chaud.

      • Louve de France Louve de France 14 avril 13:18

        @Harry Sotte

        Il ne manquerait plus que Céline devienne fréquentable ! Quelques rares écrivains ont une perspicacité qui les rend infréquentables, pour toujours. 


        Nous ne pouvons que remercier Serge Klarsfeld car il a su garder intacte l’infréquentabilité de notre écrivain   smiley 


      • Harry Stotte Harry Stotte 14 avril 13:59

        @Louve de France



        « Nous ne pouvons que remercier Serge Klarsfeld car il a su garder intacte l’infréquentabilité de notre écrivain. »


        Pas trop chaleureusement quand même smiley

      • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 avril 18:48

        Le livre de Taguieff a deux intérêts :
        1) La bibliographie, les notes et l’index (environ 400 pages)
        2) L’anthologie historique de texte racistes et antisémites.
        D’ailleurs il est beaucoup plus question dans ce livre d’antisémitisme et de racisme que de Céline !

        Malheureusement, comme souvent avec Taguieff, la démonstration est (trop) souvent bancale.

        Par exemple, citer Vacher de Lapouge, alors qu’il était totalement ignoré en France jusque vers 1941

        ou beaucoup plus pervers, jouer de la fausse logique citoyenne sur le mode de : Pierre qui a connu Paul qui a connu Jacques... donc Pierre a connu Jacques.
        Taguieff joue à ce petit jeu de con en arrivant même à placer (page 86) le révisionnistes allemand Zündel (né en 1939 et qui à ma connaissance n’a jamais ni écrit, ni publié une seule ligne sur Céline)


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 avril 21:27

          @Robert Lavigue
          Je préfère largement quant à moi la biographie de Céline par Philippe Muray ou « le Paris de Céline » aux éditions Alexandrines


        • marceau 13 avril 18:49

          -De Gaulle racontait qu’en 40 à Londres il avait été rejoint par deux catégories de français ; les juifs et les antisémites.

          -Preuve que l’antisémitisme était très largement répandu au sein de la population française, à cette époque, et pas seulement parmi les collaborateurs, loin s’en faut.Et pas seulement la population française.

          -Tout ça pour dire que Céline ne fut en rien une exception en matière d’antisémitisme, au contraire même . 

          -, On pourrait évoquer l’affaire du St Louis, un paquebot qui au printemps 38 convoyaient entre 1000 et 1500 juifs allemands fuyant l’Allemagne nazie. Arrivé à New York le capitaine du navire demanda aux autorité américaines la possibilité de débarquer sa cargaison humaine, les autorités américaines refusèrent, elles ne voulaient pas que leur pays soit envahi par les juifs.

          -Laval lorsqu’il était Premier Ministre de Pétain entrepris des démarches auprès des autorités américaines pour qu’elles puissent accueillir les milliers de juifs étrangers et apatrides que les allemands, qui occupaient la France, avaient installés en France (en zone libre).Laval proposa même que l’or de la Banque de France, déposé auprès de la banque centrale américaine soit utilisé pour financer leur installation aux USA. Après de nombreuses tergiversations les autorités américaines refusèrent, pour les mêmes raisons précédemment évoquées !


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 avril 18:54

            Mieux vaut lire Céline en chemise brune de Kaminski,
            il n’y a pas tromperie sur la marchandise et au moins c’est bien écrit !


            • covadonga*722 covadonga*722 13 avril 18:59

              @Robert Lavigue
              en même temps ça aurait fichu par terre une bonne partie de la démonstration de l’auteur.


              ah fait moi j’aime bien l’écriture de Céline et pour le reste rien a foutre et mort aux cons surtout a « belles conscience » 

            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 avril 19:52

              @covadonga*722
              idem


            • Passante Passante 13 avril 19:31

              donc bien sûr oui, y’a le débat gentil/méchant, antisem/sem...
              et bien sûr en paravent, en prétexte, mais de quoi ?
              c’est d’époque ! et céline n’est là que comme un redoutable révélateur :
              celui du frileux, du fliqueux de l’époque -

              car pourquoi, à quoi résisteraient-ils sinon à un timbre, à une voix ?
              terrible Voix, redoutable,
              céline c’est pas des images, seulement
              c’est cette voix, cette jouissance,
              pire
              cette jouissure :
              en stock ! : tu ouvres trois pages fou rire assuré, garanti gigantesque
              déchirant toute la déco, c’est de la dynamite...

              donc, vous procéderez smiley

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