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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ces « connards » de Bretons (1) : le dessinateur René Pétillon

Ces « connards » de Bretons (1) : le dessinateur René Pétillon

Le Prix 2001 du meilleur album au Festival de la BD d’Angoulême, l’auteur de "L’Enquête corse", le père du détective Jack Palmer, est un "connard" de Breton comme dirait Sarkozy, lequel fait d’ailleurs partie des meilleurs clients du caricaturiste, pour son comique inné. Le métier de René Pétillon, c’est dessinateur. Autodidacte complet, son succès a fait un bond avec l’adaptation de "L’Enquête corse" au cinéma en 2004.

Le triomphe de L’Enquête corse a "stupéfié" son auteur. Tout comme le succès ultérieur de Bienvenue chez les Ch’tis étonnera Dany Boon. Le régionalisme aurait-il le vent en poupe ? L’Enquête corse a été couronnée "meilleur album" au Festival de la BD d’Angoulême, et elle a connu un gros succès de librairie : 300 000 exemplaires vendus au minimum. Elle a même reçu le Prix de l’humour corse.

Dans sa toute première bande dessinée Gomar et Kolabuck, Pétillon empruntait tout bonnement les noms des personnages à deux garagistes de Lesneven, ville bretonne du Finistère où il est né. C’étaient ses débuts. Jack Palmer est né plus tard, d’abord timidement en 1974 dans la revue Pilote.

Le regard de Pétillon sur les animaux politiques

Le Breton a tout naturellement caricaturé Nicolas Sarkozy (dans un recueil d’une centaine de dessins intitulé Sarkorama). Sarko est pour lui un "client de rêve", mais pas dans le sens où il véhiculerait le rêve, mais parce que l’homme se caricature lui-même. "Je vois deux approches possibles du dessin politique, dit-il, la surenchère et le décalage par rapport à la réalité. Sur ce terrain-là aussi, Sarko se charge de tout lui-même. En rajouter, ce serait prendre le risque de devenir très lourd."

Il dit aussi "Je travaille beaucoup sur la mauvaise foi. Elle est, avec l’amnésie, constitutive du discours du politicien. " Ainsi, à la fin des années 70, il crée Le Baron noir, une BD qui paraîtra en feuilleton quotidien dans Le Matin de Paris. Manipulateur et démagogique, ce Baron noir dramatise les faits à outrance pour les besoins de sa politique ; il ment et distribue volontiers les promesses en considérant qu’elles n’engagent que ceux qui y croient (un air connu...).

Il s’est régalé des "raffarinades" comme celle-ci : "On constate une baisse dans l’augmentation du chômage".

De Pétillon journaliste à Jack Palmer détective

René Pétillon se sent "davantage journaliste qu’artiste" et c’est de fait un journaliste méticuleux, qui se documente, approfondit et réfléchit longtemps avant de produire une de ses synthèses satiriques dont il a le secret. Il parvient ainsi à traiter des sujets d’actualité sensibles comme la question du voile sans heurter, sans méchanceté non plus.

En 1993, il a commencé à dessiner pour Le Canard enchaîné. Récemment, il a fait trois contributions sur le site "Rue 89".

De journaliste farfouilleur à détective, il n’y a qu’un pas. Jack Palmer est un détective "loser" perdu dans un rôle trop grand pour lui, comme le manteau dans lequel il flotte allègrement. Les aventures de Palmer en Corse sont savoureuses (le film est de moins bonne facture que la BD). Palmer n’est qu’un prétexte à Pétillon pour se moquer gentiment des pratiques des habitants de l’île de Beauté : les réunions cagoulées, les vaches fictives, les règlements de compte fratricides et la multitude invraisemblable de mouvements corses aux noms très curieux.

L’enquête de Pétillon sur la Corse ne lui a pas permis de conclure : "C’est une île compliquée pour un continental" ce à quoi répond un ami corse : "Pour un corse aussi".

Pétillon et les religions

A la fois moqueur et respectueux des religions, René Pétillon a été élevé dans la tradition catholique. Son père boulanger essayait de convaincre ses frères de venir avec lui dans sa secte (catholique pratiquant, le père du dessinateur avait mal supporté les changements dus au concile Vatican II et avait rallié une dissidence catholique qui prédisait la fin du monde). Cette histoire a inspiré au fils l’album Super Catho. L’album a très bien marché en Bretagne et n’a pas choqué le cousin - un autre Pétillon - supérieur des Frères de Ploërmel, une congrégation religieuse enseignante. Pour l’islam, Pétillon déclare : "Nous devons soutenir les musulmans contre leurs intégristes". A propos des caricatures de Mahomet, que même Sarkozy défendit lors de sa campagne présidentielle, il dit : "C’est une bavure professionnelle". Le rédacteur en chef du journal danois n’aurait pas dû, selon lui, les publier.

Liens :

Extrait d’interview sur You Tube
Article de Télérama de mai 2008


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51 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 juillet 2008 10:25

    Quand-même La Taverne , pour un connard de prononcé vous faites 450987 articles .

    Allez , j’ vous dis par exemple panard ou Panhard-Levassor que répondez-vous ?


    • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 11:10

      450986  ! Permettez que je rectifie ce point quand même...


    • claude claude 30 juillet 2008 12:17

      bonjour capitaine,

      la réelle expression était " c’est le panard, levassor !"

      c’est la phrase que prononça, au bord d’une belle ria bretonne, un beau matin de juillet, à la fraiche, dans le soleil levant, les oiseaux dérouillant leur voix à la rosée matinale.... le copain d’émile levassor...

      par cette phrase anodine, le copain d’émile ne se doutait pas qu’il allait décider du destin de son ami.
      en effet, quand celui-ci rencontra quelques années plus tard, rené panhard, ces quelques mots lui revinrent en mémoire, et c’est ainsi que fut fondée la prestigieuse maison panhard-levassor...
       smiley



    • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 juillet 2008 12:39

      Bonjour Claude ,


      -  :) elle est bien bielle votre histoire j’ lai transmise à Dyna  smiley


    • ASINUS 30 juillet 2008 13:05

      DYNA
      sans blague vous avez connu ?
      le toubib de mon bled garait la sienne devant l ecole primaire
      une bicolore beige et bordeau
      ptain !

      le nombre de " quand je serais grand j aurais........


    • claude claude 30 juillet 2008 14:44

      bonjour asinus,

      ahhhhhhhhhhh la dyna panhard !
      à l’époque j’étais gamine,
      et je la trouvais sympathique, cette voiture car elle affchait un superbe sourire !

      et puisqu’on parle de bd,
      la voiture nommée turbo-rhino de spirou et fantasio ressemblait bigrement à un coupé de la dyna...
      www.bdgest.com/forum/bdgest/Collections-et-demandes-d-informations/voitures-fantasio-spirou-sujet_39109_1.htm
      www.arrakis.es/ espiru/spirou/krister/car_f.htm

      et la dyna panhard apparait dans le tome 17 : spirou et les hommes bulles : spirou.spirou.com/albums/17/index.htm

       smiley


    • claude claude 30 juillet 2008 15:37

      @ sampiero

      vous parlez de qui là ?

      certainement pas de la taverne !

      ne le comparez au niveau zéro de l’intelligence humaine qu’est lerma !!!

      on s’en fout que la taverne soit de droite, du centre ou de gauche : il écrit des choses plaisantes, intéressantes sur lesquelles on peut discuter en restant courtois...
      ce que visiblement, vous n’avez pas assimilé !

       smiley




    • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 17:25

      Surtout, Claude, que je ne suis ni de droite, ni du centre ni de gauche, puisque l’on doit se dire "démocrates" pour se différencier des centristes. C’est compliqué tout ça...


    • claude claude 30 juillet 2008 23:43

      ce que je voulais dire
      c’est qu’il ne faut faut pas s’attacher aux étiquettes, mais à ce que l’on peut écrire ! smiley
      en fait, je parlais de l’absolu, au delà des clivages politiques.

      si je suis d’accord avec vous, je le dis,
      dans le cas contraire aussi smiley

      mais vous aviez saisi ce que j’ai voulu exprimer ! smiley


    • sisyphe sisyphe 30 juillet 2008 11:09

      Petillon est un des meilleurs dessinateurs politiques (au sens large)  de l’époque.
      Outre "L’enquète corse", ne pas oublier "L’affaire du voile’, où il décrit, avec la même ironie perçante et juste, les travers  de la religion, autant que les excès des comportements sociétaux actuels.
      Dommage que vous n’ayez pas illustré l’article de quelques uns de ses savoureux dessins du Canard Enchainé.
      sur les sujets sociaux
      sur la politique
      il y en a pas mal...
      entre autres ..




        • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 11:34

          Hi hi ! excellent. Et François avec sa houpette qui évoque l’arrivée des Verts au MoDem. Dessin.


        • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 11:36

          Ah ! on voit mieux la houpette sur ce dessin.


        • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 11:38

          Heu pardon, erreur de lien. Normalement c’est là.


        • morice morice 30 juillet 2008 11:17

           quel con de breton !!  merci la Taverne de le saluer aussi bien !!


          • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 12:23

            Morice, c’est toi qui m’a glissé l’idée de ce papier l’autre jour en évoquant Jack Palmer dans un commentaire ou dans un article je ne sais plus. Bon, on fait fifty fifty pour les bénéf’ ?





          • claude claude 30 juillet 2008 11:49

            bonjour la taverne,

            merci ! merci ! merci ! pour cet article frais qui nous sort du train train ordinaire d’av ! smiley

            ahhhhhhhhhhhhhh pétillon ! smiley

            le résumer à l’enquête corse c’est un peu court ! je l’ai découvert en lisant pilote (mâtin, quel journal !), et je l’ai suivi dans l’écho des savannes.

            j’attendais avec impatience la suite déjantée de ses aventures. les disparus d’apostrophe m’avaient fait hurler de rire !

            il partageait alors la vedette avec l’inéfable inspecteur canardo de sokal et l’excellent concombre masqué de mandryka

            ces personnages ont marqué des générations de lecteurs, comme les magazines dans lesquels ils étaient édités : l’écho des savanes, métal hurlant, à suivre, circus,pilote, fluide glacial... (j’ai gardé précieusement, dans ma cave, bien protégés, les numéros des années 80 de ces journaux auxquels il faut rajouter des années de parution de spirou)
            c’était l’époque où la bd a quitté le domaine de l’enfance pour évoluer vers les ados et les adultes. et où il y avait des scénarios de qualité mis en image par de grands dessinateurs.

            à suivre
            étant une véritable pépinière de nouveaux talents, prenant en cela, la suite de journaux comme tintin, spirou et pif gadget...

            bonne journée ! smiley


            • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 12:21

              "j’ai gardé précieusement, dans ma cave, bien protégés, les numéros des années 80 de ces journaux" : Aïe ! claude, vous risquez de voir votre logis visité comme l’appartement de Ségolène Royal. Vous croyez que Ségolène Royal avait chez elle une collection de Pilotes ? Cela expliquerait. (1)

              (1) hypothèse soufflée par le détective Jack Palmer donc sujette à caution.


            • sisyphe sisyphe 30 juillet 2008 13:32

              @ Claude

              Je vois que nous avons affaire à une connaisseuse (?)
              Oui : Pilote, puis L’Echo des savanes, Metal Hurlant, A suivre, Charlie (mensuel), Fluide Glacial  : des mines de talents et des heures de bonheur.... smiley


            • claude claude 30 juillet 2008 23:46

              @ sysiphe

               smiley smiley smiley


            • visiteur 30 juillet 2008 12:00

              J’adore Pétillon, sur le Canard je cherche ses dessins en priorité.

              J’ai toujours en tête ce dessin oû Monica ( la stagiaire ) en statue de la liberté tend des cigares.
              C’était à l’époque de Clinton  un amateur de cigares humidifiés de façon particulière.


              • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 12:25

                Calmos : Habituellement vous êtes assez drôle dans l’attaque. Mais là vous allez faire un gros flop il me semble...


              • ASINUS 30 juillet 2008 12:58

                yep calmos , un brin d exageration , bien que breton je ne suis pas saoul toute la journée
                sauf quand le lis un article de"celuiquenulnedoisnommer"mais la si je bois c est pour oublier
                pas parceque je suis breton
                sus pas saoul la preuve sinon j aurais dit SERR DA VEG !Calmos


              • Gül 30 juillet 2008 13:04

                Hou !la ! Calmos !

                Levé du mauvais pied aujourd’hui, l’avez posé à l’est ?

                Allez un petit chouchen pour un peu de douceur, un bon bol d’air marin, une bruine pour laver les vilaines pensées, et le soleil va revenir.... smiley


              • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 13:24

                A vous lire, on voit finalement que les connards ne sont pas ceux qu’on croit...


              • sisyphe sisyphe 30 juillet 2008 13:28

                sauf que si Sarko s’approchait, il risquait de s’en prendre une bonne, le nabot !
                Courageux, mais pas téméraire (surtout avec 10 gardes du corps à ses côtés) smiley

                Enfin, où l’on voit que le pauvre calmos saute sur n’importe quoi pour se défouler et venir sucer son petit Kondukator : t’es une caricature, calmos !


              • sisyphe sisyphe 30 juillet 2008 13:56

                Pire qu’une caricature : l’archetype du parfait connard bête, hargneux, grossier, d’une débilité abyssale.

                Soutien aux proches. smiley


              • claude claude 30 juillet 2008 15:31

                bonjour calmos,

                levé du pied gauche ou orgie de chouchen mal digérée ??? smiley
                je vous trouve un peu rugueux aujourd’hui !

                qui plus est, l’humour dévastateur de pétillon devrait vous plaire !!!

                on picole partout en france !

                • En France, plus de quatre hommes sur dix sont concernés par le risque d’alcoolisation excessive, ponctuel ou chronique. Selon l’étude "Les problèmes d’alcool en France : quelles sont les populations à risque" de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), près d’un homme sur deux âgés entre 25 et 64 ans est un consommateur d’alcool à risque. La proportion chez les femmes atteint plus d’une sur dix. (Relaxnews
                la bretagne arrive derrière le bassin parisien ! www.irdes.fr/Publications/Qes/Qes129.pdf

                 

                GÉOGRAPHIE HISTORIQUE D’UNE
                PANDÉMIE :
                L’ALCOOLISME

                 

                Didier NOURRISSON

                Professeur d’histoire contemporaine

                IUFM de Lyon


                """ (...) Mais la géopathologie naissante se construit avec tous les préjugés que lui donne la nouvelle maladie : en particulier, les médecins, qui ont défini l’étiologie de l’alcoolisme au milieu du XIXe siècle, attribuent l’origine du mal à la consommation constamment répétée de boissons distillées, les spiritueux. Ces seules liqueurs sont considérées comme “ alcools ”, tandis que les boissons fermentées, vins, bières, cidres, passent pour inoffensives et même salubres. La plupart des médecins les qualifient d’“ hygiéniques ”. La cartographie des consommations, et donc des surconsommations des alcools, fait alors ressortir aussitôt les régions à vins et les régions à spiritueux. La première enquête qui conclut par l’aphorisme “ le vin chasse l’alcool ” est réalisée par l’inspecteur général des asiles, le docteur Lunier, et publiée en 1877. Ce point de vue ne sera plus de sitôt remis en cause(...)

                La carte que nous proposons ici répond au même souci démonstratif. En 1904, année “ ordinaire ” dans la décennie de plus forte consommation alcoolique jamais enregistrée dans notre pays, deux France semblent s’opposer : une France du Nord-Ouest, alcoolique au dernier degré, une France vinophile du Sud.

                Les contemporains en tirent plusieurs conséquences :

                - la construction folklorique, largement fantasmatique, à la limite du racisme, de types régionaux de buveurs  : le Breton, ivrogne incorrigible, le Normand, alcoolique notoire. Des régions entières et leurs populations sont alors marquées du sceau de la disqualification sociale.(...)""""

                - en revanche, les régions de la France du Sud reçoivent un brevet d’immunité alcoolique et leurs consommations, en particulier le vin, bénéficient dès lors, d’un label de salubrité.

                - les premières campagnes antialcooliques vont porter sur les boissons distillées et concerner principalement la France du nord-Ouest, jugée en danger de “ dégénérescence ”. Les boissons hygiéniques sont même dégrevées de taxes et leur consommation ouvertement encouragée. Il faudra attendre les années 1930 pour qu’on découvre l’œnolisme. Ainsi les militants antialcooliques ont souvent été les fourriers de l’alcoolisme ! (...)"""


              • Gül 30 juillet 2008 12:26

                Bonjour La Taverne,

                Merci de ce clin d’oeil à un des maîtres de l’humour. C’est agréable de commencer la journée avec ça ! smiley


                • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 12:28

                  Bin, l’été, on coince la bulle... smiley


                • La Taverne des Poètes 30 juillet 2008 13:37

                  Je suis heureux de constater que Pétillon est autant apprécié. Vive les "connards" bretons !


                  • Plum’ 30 juillet 2008 14:19

                    Je ne vois pas ce que Pétillon a de breton. Français oui, breton ah ??

                    Mon avis sur son oeuvre - c’en est une - est mitigé. Il n’en ressort qu’un engagement très tiède. Tout le monde s’y retrouve, y compris les corses et les cathos. A ironiser dans toutes les directions, j’ai l’impression qu’il n’a aucune idée directrice... Et il conforte donc les choses en place, UMP, PS, MEDEF, CGT, tous gentiment pourris, continuons commme ça...

                    Alors, tout est à jeter ? Le problème, c’est qu’il a beaucoup d’humour, avec même un joli brin de poésie (celle du scénariste du Baron noir). Et il sait aborder les sujets sous un angle original.

                    Alors, tout est à garder ? Sans doute, mais finalement sans enthousiasme, sans adhésion, avec un recul qui fait écho à celui de l’auteur...


                    • Redj Redj 30 juillet 2008 15:18

                      Et oui plu’m, quand quelqu’un est né en Bretagne, on dit de lui que c’est un breton...

                      Idem quand quelqu’un nait en Normandie, c’est un normand.

                      Rien de bien compliqué là dedans !


                    • Plum’ 31 juillet 2008 00:02

                      Redj, je ne parlais pas de la vie privée de Pétillon, mais de l’impact que peut avoir la Bretagne sur son oeuvre. Je ne le vois pas... Au vu du titre, j’espérais que l’article en parlerait, mais il n’en parle pas du tout...


                    • Plum’ 30 juillet 2008 23:55

                      Sans me prononcer sur la justification d’une telle suppression, je m’associe à la demande d’explication. Une suppression sans justification peut trop souvent s’apparenter à une censure. Le silence est l’ami des censeurs... Le fait que de nombreux commentaires aient été supprimés est aussi troublant. Il serait plus sain d’utiliser avec parcimonie l’arme de la suppression...


                    • Forest Ent Forest Ent 30 juillet 2008 16:39

                      Il est bien mérité que René Pétillon reçoive quelque laurier. C’est depuis plus de 30 ans un des meilleurs français, sur la forme et sur le fond.

                      Son style était au début très inspiré du nonsense anglo-américain, à la "mad magazine" ou "mel brooks", ce qui était criant dans les parodies de Sherlock Holmes et Arsène Lupin ("la dent creuse"). Le personnage de "Jack Palmer" l’a progressivement orienté vers une dérision plus profonde et plus humaine. Il a atteint maintenant un équilibre et une maturité remarquables, en particulier dans ses caricatures du "canard enchaîné", merveilles de précision, où il écrabouille sans difficulté le malheureux Cabu qui n’a jamais réussi à renouveler son style après les années mai 68.

                      Un amateur de BD humoristique ne peut pas ne pas avoir lu "la dent creuse", "le pékinois" et "l’enquête corse". Il est dommage que cette dernière BD, tout à fait juste et remarquable, ait été autant massacrée dans son adaptation au cinéma, stérile et castratrice.

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