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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > César 2013, la honte du cinéma français ?

César 2013, la honte du cinéma français ?

Le cinéma français a-t-il perdu ses valeurs ? C’est la question que l'on pouvait légitimement se poser vendredi soir dernier devant la 38e Cérémonie des César. Absence de passion, manque de respects envers les aînés, mépris des techniciens, blagues déplacées voire misogynes, langage vulgaire… Tel était le programme que nous avaient réservé Antoine De Caunes, Jamel Debbouze et une grande partie de ceux qui ont fait un détour par la scène du Théâtre du Châtelet.
Le propos de ce billet n’est pas de commenter le palmarès, ce que d’autres ont déjà fait abondamment dans la presse, mais de livrer et d’expliquer le sentiment de consternation teinté de tristesse que nous a laissé cette soirée.

Vendredi soir, donc, j’ai assisté à l’un des spectacles les plus affligeants qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années à la télévision : la 38e Cérémonie des César !

Cérémonie ? Moi, j’ai dit Cérémonie, bizarre, comme c’est étrange. Pourquoi aurais-je dit « Cérémonie », bizarre… Où était le glamour, où était le frisson, où était la passion ; et surtout, où était l’hommage au cinéma ? Ce que j’ai vu à l’écran ressemblait davantage à une soirée ratée entre potes dans un bistrot de luxe, où chacun irait de sa petite blague, quitte à verser dans le private joke, histoire de maintenir l’assemblée à peu près éveillée. A ceci près que la fête mobiliserait un budget conséquent et une gigantesque équipe de techniciens, afin que mesdames et messieurs les « stars » se sentent bien chez eux.

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Antoine De Caunes, César 2013

Certes, les Cérémonies des César ont toujours été barbantes. Rien à voir avec les Oscars, dont les soirées sont envahies d'images de films et rythmées par des prestations musicales et autres festivités. Toutefois, chaque année en France, on se réjouit de voir un réalisateur, une actrice ou un acteur que l’on admire recevoir son prix (cette année, le prix décerné à l'acteur belge Matthias Schoenaerts, que j'ai adoré dans De Rouille et d'Os et Bullhead, m'a fait chaud au coeur). Ne serait-ce que pour ces quelques secondes de discours ému, d’hommage aux partenaires ou collaborateurs, le spectateur a l’impression de ne pas avoir complètement perdu son temps en regardant l’émission en direct, et non en replay sur YouTube.
Mais cette année, malgré quelques discours touchants, la Cérémonie des César dans son ensemble m’a plongée dans un état d’exaspération voire de révolte. Au point que, croyez-le ou non, moi qui m’énerve de l’intervention de plus en plus intrusive de Twitter à la télévision (oui, je sais, il faudra s'y faire), je me suis prise à tweeter plusieurs fois dans la soirée sur le tag #Cesar2013 !

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Marion Cotillard, l’une de nos seules vraies « stars ». Même si le coloris de sa nappe... robe de cette année était d’un goût contestable
Marion Cotillard, César 2013

Pour commencer, au risque de verser dans le « people », la première chose qui frappe est l’incapacité des Français à apporter du rêve sur un tapis rouge. Non, ce ne sont pas des considérations accessoires : une fois par an, aux César, nos stars sont censées nous donner cela – du glamour, du rêve. Faire rêver fait partie de la fonction des stars dans la société. C'est ce qui justifie, aux yeux du public, le luxe dans lequel elles évoluent.
Aux Etats-Unis, il faut les voir, les actrices, déambuler sur les tapis rouge avec un maintien parfait, des silhouettes vertigineuses soulignées par des robes aux tissus somptueux, aux couleurs flamboyantes (aux Golden Globes 2013, le rouge était la it-color). On se souvient encore de la superbe robe blanche d’Anne Hathaway aux Oscar 2009, ou de la robe mauve de Natalie Portman aux Oscars 2011 (enceinte et toujours aussi gracieuse). Magique. En France, rien de tout cela. Les actrices portent des robes qui ne leur vont pas, se tiennent de manière disgracieuse, les bras ballants et les épaules tombantes, quand elles ne trébuchent pas en route. Bref, elles ne font pas rêver, à quelques exceptions près (Virginie Ledoyen, Céline Salette et quelques autres avaient fait un effort. Bérénice Béjo, quant à elle, avait opté pour un étrange style fée des bois). La tenue de Charlotte Gainsbourg cette année, par exemple, n’était pas aussi laide à l’écran que sur les photos, mais est-ce vraiment une tenue de soirée ? D’ailleurs, quelle est cette nouvelle mode, chez les actrices françaises, consistant depuis quelques années à ne pas mettre de soutien-gorge ? Il y avait tout de même un petit mieux par rapport à la cérémonie de l’année dernière, aux César 2012, où l’on avait véritablement touché le fond en matière de mode – le traumatisme causé par l’horrible complet de Sylvie Testud, décolleté jusqu’au nombril, avec rien en-dessous (pas même un soutif), m’a laissé de profondes blessures.

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Le style fée des bois, avec Bérénice Béjo
Bérénice Béjo, César 2013

De leur côté, les acteurs ne brillent pas non plus par leur prestance et semblent avoir définitivement adopté le port de l’uniforme façon men in black. L’austérité est de rigueur. Un petit détour par les cérémonies sud-coréennes prouve pourtant qu’un homme peut s’extirper de la malédiction du tout-en-noir et rester élégant, tel Joo Won aux KBS Drama Awards 2012 ou même Choi Minho tout de bleu vêtu aux SBS Drama Awards 2012. Même en noir, il est possible d’apporter un peu de fantaisie en jouant sur les textures comme Kim Soo Hyun aux MBC Drama Awards 2012. Plus proche de nous, les Anglais donnaient aussi le ton aux récents Bafta Awards, avec des tenues élégantes et plus osées que les Français. Même Marion Cotillard s'habille mieux à l'étranger.
Pour ces César 2013, je me demande bien ce que les magazines people auront bien pu inventer pour vanter les mérites du tapis rouge… S’ils veulent être invités l’année prochaine, il y a intérêt à faire preuve d’imagination (bon courage, les gars !).

 

Ces considérations vestimentaires peuvent paraître futiles mais elles expriment le premier manquement de nos stars à leur fonction sociale. Sans surprise, ces tenues allaient de pair avec un manque d’élégance dans les comportements, cependant que le luxe était vanté à plus d’une reprise (la mention des costumes Lanvin, du Fouquet’s, etc.).
Reste à déterminer qui, d’Antoine De Caunes en maître de cérémonie, de Jamel Debbouze en président ou de tous les remettants, remporte la palme de la vulgarité.

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Il est peut-être temps de passer à autre chose...
Antoine De Caunes, César 2013

Attardons-nous un instant sur Antoine De Caunes. Maître de Cérémonie entre 1996 et 1999 puis en 2008, 2009 et de 2011 à 2013, l’ancien animateur de Nulle Part Ailleurs, aujourd’hui acteur, scénariste et réalisateur, peut se targuer de détenir le record du nombre de présentations des César. Jusqu’à présent, j’ai toujours apprécié son humour cinglant et pince-sans-rire, même s'il s'égare parfois un peu trop, et avec plus ou moins de bonheur, dans le registre politique. Mais cette année, je ne sais pas ce qui lui a pris mais M. De Caunes s’est littéralement vautré avec des blagues toutes moins drôles les unes que les autres. L’animateur s’est même montré à plus d’une reprise déplaisant, notamment lorsqu’il s’est livré à un speech misogyne à l’adresse d’Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture. Réserver une petite vanne à cette dernière sur ses écrits érotiques passés aurait été une chose, mais choisir cet argument comme angle unique de son discours, après avoir lancé au cours de la soirée quelques piques sur la parité, en est une autre. On était à la limite de l'insulte.

M. De Caunes, si l’exercice ne vous inspire plus, il est peut-être temps de passer le flambeau.

Mais là n’est pas le pire, loin de là. Ce n’est qu’une goutte d’eau venue faire déborder un vase déjà bien rempli par la vulgarité et le manque de respect qui caractérisait cette soirée.

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Le concept de tenue de soirée selon Soko
Soko, César 2013

Parlons du niveau de langue employé. Faut-il rappeler le devoir de chacun, dans une cérémonie de ce genre, de s’exprimer dans un langage correct ? Pour rappel, il s’agit d’une cérémonie - oui, une cérémonie - au cours de laquelle sont remis les prix décernés par l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma, soit une institution à caractère culturel. Aussi nos acteurs, réalisateurs et techniciens sont-ils censés incarner, le temps d’une soirée, une discipline comprise dans ce que l’on appelle la Culture - si pompeux ce mot soit-il devenu de nos jours, apparemment.
On a souvent reproché aux César d'être trop guindés. Mais il y a peut-être un malentendu sur ce reproche : c'était la froideur du public qui était pointée du doigt. Cette année, le relâchement était de mise sur la scène... devant un public toujours aussi glacial. D'autre part, si un écart de langage peut produire son effet et s’avérer très drôle quand tout le monde s’exprime dans un langage juste ce qu'il faut châtié, j’ai du mal à accepter d’entendre tous les remettants s’exprimer comme s’ils étaient au bar ou dans le hall de leur immeuble. Il y a des moments pour chaque chose, pour être familier, pour être cool mais aussi pour être digne et avoir de la tenue. Est-ce trop demander que d’attendre un peu de classe de la part des intervenants à la Cérémonie des César ?

« Nan, j’déconne ! Ça va, calmez-vous, les mecs, on rigole ! », disait Jamel Debbouze, Président de la Cérémonie (mais qui a eu l'idée saugrenue de le mettre à cette place ?), juste avant de remettre le César du Meilleur Film à Amour de Michael Haneke. Ne parlons même pas de Lambert Wilson qui, non content de nous avoir réservé un sketche pitoyable au moment de remettre le César du Meilleur Espoir Féminin, mâchait du chewing-gum pendant la soirée.
Qu’est-ce qui explique un tel relâchement de la part des intervenants ? Une explication possible : ces « stars » sont blasées par ce genre cérémonie. Et peu importe si d’autres, toujours dans l’ombre, rêvent de monter un jour sur scène pour se voir remettre une récompense.

Ainsi, il n’est pas outrancier de mettre un mot sur l’attitude de nos « stars » : le mépris.
Le mépris des confrères et des techniciens était d’ailleurs manifeste chez un certains nombre d’invités.

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Sympathiques jusqu’au moment où ça dérape...
Les Kaïra, César 2013

L’année dernière, nous avons eu droit à une Mathilde Seigner venue remettre, complètement bourrée, le prix du meilleur second rôle masculin à Michel Blanc (étrangement absent de la soirée cette année), humiliant au passage ce dernier en soulignant qu’elle aurait préféré que Joey Starr soit récompensé. L’ancienneté et le talent de M. Blanc ne méritait-il pas un peu de respect ? Il paraît que Joey Starr l’avait fait boire de l’alcool avant la soirée, confiait-il lui-même récemment à La Nouvelle République… En tout cas, il avait dû être sacrément déçu de ne pas avoir eu le prix ! C'est sans doute ce qui explique qu'il ait gâché cette année son moment de gloire à Valérie Benguigui, lauréate du César du meilleur second rôle féminin pour Le Prénom. Mais alors qu’il était du devoir du maître de cérémonie de recadrer l’acteur afin qu’il mette en sourdine sa rustrerie, Antoine De Caunes a préféré enfoncer le clou en priant gentiment l’actrice, pourtant visiblement émue, d’activer et de foutre le camp.

De leur côté, les Kaïra ont mis beaucoup de zèle à ruiner le moment de gloire des ingénieurs du son du film Cloclo. Alors que les trois lauréats, visiblement peu habitués à s’exprimer en public (tout le monde n’est pas coaché pour l’exercice), faisaient timidement leur discours, les Kaïra ont entrepris de divertir la salle en faisant de la trottinette sur la scène – avec la complicité d’Antoine De Caunes, bien entendu. C’est aussi ça, la classe française. Du coup, légèrement distraite, je n'ai rien écouté au discours, je l'avoue. Naaan, j’déconne !

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C’était quoi le code vestimentaire de la soirée ?
Aurélie Filippetti, César 2013

En vérité, je n’ai jamais vu un tel mépris des autres que pendant cette soirée des César 2013. Je n’ai jamais vu des « stars » afficher aussi ostensiblement leur dédain pour les personnes qu’ils considèrent comme ayant un statut inférieur ou une célébrité moindre. Comme nous le savons, le milieu du cinéma est extrêmement hiérarchisé. Il n’y a qu’à mettre les pieds sur un plateau de tournage pour s’en rendre compte. Malgré tout, l'esprit d'équipe, nécessaire à une production aussi laborieuse que celle d'un film, y est tout aussi palpable. Ainsi, en général, lors de cérémonies officielles, le cinéma est à l’honneur pour ses qualités artistiques mais aussi pour l’investissement des équipes, que certains primés n'hésitent pas à souligner. Mais pas aux César 2013, la cérémonie où l'on se moque des ingénieurs du son. De même, habituellement, les acteurs nouveaux dans la "famille du cinéma" manifestent leur respect vis-à-vis des plus anciens. Certains sont même gênés d'être primés face à des vétérans. Ces valeurs se sont visiblement perdues en route, si l’on en croit l’attitude de M. Starr, dont la filmographie certes intéressante mais pas encore aussi fournie que celle de Mme Benguigi, qui a plus d'ancienneté dans le métier, ne justifie pas qu’il affiche un tel manque de respect. Si j'étais lui, je lui ferais des excuses.

Mais naaaan, j’déconne !

Quelques minutes plus tard, Kevin Costner, tiré du long sommeil dans lequel il était plongé pendant tout le reste de la soirée, recevait son César d'honneur. Sincèrement touché, il rendait hommage au passage à tous les chauffeurs et techniciens qui se lèvent tôt pour assurer le confort des autres. Seul temps fort de la soirée, le discours émouvant de Kevin Costner était précédé d'un superbe montage d’images de ses films réalisé en coulisse par des petites mains dont nous ne saurons pas les noms (pensez-vous !) mais qui ont su saisir sa présence, son regard, à travers des morceaux choisis de Danse avec les Loups, Sens Unique, Robin des Bois ou encore Les Incorruptibles.
En somme, Kevin Costner était la seule véritable star de la soirée, la seule qui nous a apporté un peu de rêve, d’émotion et des valeurs – celles du cinéma. En bref, tout ce que nos « stars » ont piétiné tout au long de cette pathétique soirée, avec la bénédiction d’Antoine De Caunes, de Jamel Debbouze et de toute l’Académie. Une soirée, au cours de laquelle, le chapitre Costner mis à part, nous n'avons pas vu beaucoup d'images de cinéma.

Les César, une farce ? Naaan, j’déconne !

Comme disait Lino Ventura dans Les Tontons Flingueurs : les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait.

Elodie Leroy

www.stellarsisters.com


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60 réactions à cet article    


  • JL JL 25 février 2013 10:59

    Je suis un fidèle téléspectateur de la cérémonie des Césars depuis des années. Curieusement, cette année, j’ai été désabusé. En lisant votre billet, je confirme : tout ce que vous dites est juste.

    Vous avez volontairement choisi de ne pas commenter le palmarès, mais je voudrais dire que je trouve dommage que tous les prix soient attribués à un nombre si restreint de réalisations, et que de très bons films soient ainsi passés aux oubliettes.

    Je pense particulièrement au délicieux « Du vent dans mes mollets » que j’avais espéré voir figurer en bonne place aux Césars.


    • JL JL 26 février 2013 14:02

      C’est intéressant de remarquer que ce propos suscite autant de pour que de contre.

      Bref, on n’est pas indifférents à cette cérémonie.

      Et pour une fois qu’il y a un programme en clair sur Canal+ (je ne suis pas abonné).


    • lsga lsga 3 mars 2013 11:52

      franchement, pourquoi regardez vous ces conneries ? 

      jetez votre télé à la poubelle, après, ça ira mieux. 

    • Michel DROUET Michel DROUET 25 février 2013 11:00

      C’est quoi, les « valeurs » du cinéma français, à part les valeurs financières de certains acteurs, dont on a beaucoup parlé ces derniers temps ?

      Le ciné est devenu une machine à cash. Ne vous étonnez pas si la vulgarité qui va souvent de pair avec l’argent envahit les écrans.


      • Deneb Deneb 25 février 2013 14:31

        Vous n’avez pas l’air de comprendre la suprême vérité : plus on met de sous dans une « oeuvre », meilleure sera sa qualité « artistique ». C’est du moins ce que laissent entendre les défenseurs de Hadopi, du DRMisation à outrance et autres chantres de l’« industrie culturelle », fustigeant les méchants pirates qui « tuent la culture ».


      • Yvance77 25 février 2013 11:01

        Vendredi soir, donc, j’ai assisté à l’un des spectacles les plus affligeants qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années à la télévision : la 38e Cérémonie des César !

        Salut,

        En fait, je salue votre courage, car s’affliger ce supplice en est une grande preuve. Me faire chier, devant cette mafia boboisée avec « les fils et fils de qui ont du talent », relève certainement de l’exploit... mais je n’en ai jamais eu ce courage !


        • kemilein 26 février 2013 00:24

          ce qui est d’autant plus vrai que ce sont ceux qui regardent ce genre de merde qui font justement le beurre de ceux qui s’y exhibent.

          oui oui entendez par là que je vous point du doigt (l’auteur) explicitement.

          Le Cinéma, comme s’il n’en existait qu’un, et uniquement de celui qu’il est de bon ton de montrer et qui passe, là, montrer a la vue de tous.

          Ce Cinéma la, ce ramassis d’injures et d’inintérêts, avec des merdes aussi crados que « bienvenue chez les chtits ».

          il vous prend pour ce que vous êtes, pour ce que vous lui montrer a voir, des imbéciles. ce cinéma là vous le méritez, il est a votre image.


        • hunter hunter 26 février 2013 14:00

          Jamais regardé cette m.... d’autant que je n’ai pas la chaîne cryptée, archétype de la boboïtude !!!!! (comme dit Yvance) ; je regardais un temps certaines de leurs émissions en clair, mais dorénavant je ne peux plus, c’est au dela de mes forces !!

          Je ne vais jamais au cinéma non plus, c’est trop cher !

          Donc tous ces « wankers », ce n’est pas moi qui leur fait gagner du pognon !

          Si beaucoup de gens faisaient comme moi, cette pseudo aristocratie du spectacle, dégringolerait de son piédestal !

          H/


        • chmoll chmoll 3 mars 2013 08:32

          j’aurais voulu essayer à quel point j’aurais pu résister a cette torture mentale

          mé g pas put ,non g pas put, ct trop trop dur


        • schwitters schwitters 25 février 2013 11:15

          Effectivement ce que vous dites n’a rien à voir avec le cinéma mais avec la société du spectacle...Vous pleurnichez de ne pas avoir le même amusement avec des robes érotiques, vous foncez dans les clichés à l’américaine ! C’est une dévotion qui vous est toute personnelle, soit, mais ne réclamez pas la même chose des français, qui ont gardé une forme d’ironie face à l’idée d’être le « meilleur » ou la « meilleure ». 


          • Thomas Roussot Thomas Roussot 25 février 2013 11:22

            De Caunes drôle comme une porte de prison, ambiance cimetière, et je te remercie Jacqueline, et je te remercie Jacquot, et je te remercie ma tante sur la commode pendant 4 plombes.
            Un enterrement du cinéma en somme.


            • ZenZoe ZenZoe 25 février 2013 11:26

              Hors sujet.
              Juste pour dire que vendredi soir, il y avait « Faut pas rêver » en Tanzanie, et que j’ai regardé, et que je n’ai pas regretté. Une évasion magnifique, sublime, les mots manquent, je peux juste dire que twitter ne m’est jamais venu à l’esprit en regardant les images de ce pays qui nous change de l’Afrique qu’on voit ces jours-ci. Très beau voyage.
              On peut bien sûr préférer écouter les vannes de Djamel et détailler les belles robes de Marion et Charlotte, chacun ses distractions, mais je me demanderai toujours pourquoi, si on n’aime pas, on ne va pas voir ailleurs au lieu de souffrir jusqu’au bout ?


              • schwitters schwitters 25 février 2013 11:34
                « C’était quoi le code vestimentaire de la soirée ? Aurélie Filippetti, César 2013 »La photo est très bien, c’est exactement la différence entre le vieux continent et le nouveau ! L’art n’a rien à voir avec un tapage visuel, la vérité est dans ce genre de photo. Au temps des grands cinéastes européens, les créateurs, acteurs étaient comme cela... Pourquoi les juger sur l’aspect spectaculaire, la vente de robes, de parfums avec le support d’acteurs et d’actrices ?

                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 février 2013 11:43

                  César est une patée pour chiens ,j’l’ai vu à la télé !


                  • Shawford Shawford42 25 février 2013 11:47

                    Y’en a qui veulent se faire mettre un gros hot dogs par César dans le fondement ? Moi je ne me sentirais nullement en confiance (double sens). Avé


                    • schwitters schwitters 25 février 2013 11:51

                      Ils touchent de l’argent ? Cela pourrait justifier leur sacrifice de leurs fondamentaux.


                    • Shawford Shawford42 25 février 2013 12:00

                      Free, t’as tout compris, et/ou pour faire friser la romaine, c’est de l’bombe !


                    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 25 février 2013 11:58

                      Ca existe toujours, ce spectacle pour débiles mentaux ? Mais qui regarde encore cette merde ? 


                      • JL JL 25 février 2013 12:58

                        Qui ? Les cinéphiles, peut-être ?


                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 25 février 2013 13:45

                        Les cinéphiles regardent des films. Pas des spectacle télévisés dans lesquels des membres de la même famille (la grande famille du cinéma parait-il) s’offrent à eux-mêmes des étrons compressés et dorés.


                        Je comprends que j’assassine vos rêves.Cette France n’existe plus. Le cinéma français est devenu une annexe de la télévision, une réserve de bons plans pour les copains et les cousins. C’est pourquoi la plupart des films français ont le niveau d’un téléfilm. Nous avons toujours de bons acteurs en France, mais plus de scénaristes ni de réalisateurs. Nous avons quelques souvenirs, est-ce cela que vous cherchez dans cette cérémonie césarienne ?

                      • JL JL 25 février 2013 14:17

                        « Je comprends que j’assassine vos rêves. »

                         !!!

                        ça va, les chevilles ?


                      • docdory docdory 26 février 2013 13:19

                        @ Gaspard Delanuit

                        Ce n’est pas que l’on manque de bons scénaristes en France, mais que tous les bons scénaristes français font de la bande dessinée plutôt que du cinéma : ils ont beaucoup plus à gagner en notoriété, et probablement en rémunération !
                        C’est pour cette raison que la BD française est l’une des meilleures du monde, et que le cinéma français est le plus souvent consternant ou ennuyeux .

                      • mantille 25 février 2013 13:35

                        Bonjour, j’ai voulu regarder pour savoir si le film AMOUR avait des CESARS mais toutes ces blagues a ras de terre ca suffit je ne regarderais plus... MAIS QUE VENAIT FAIRE SUR LE PLATEAU Antoine de Caunes avec ce DRAPEAU MAROCAIN ?????? ne sommes nous pas encore en France ? ou doit on apprendre l’hymne national Marocain ((


                        • Ruut Ruut 25 février 2013 13:44

                          Un film primé et un film a ne pas aller voir.


                          • Esclarmonde Esclarmonde 25 février 2013 15:13

                            Peut-être que lorsque on arrêtera de singer les américains et de penser par nous-même, ça ira sans doute beaucoup mieux.....


                            Il est évident que ce milieu tourne de plus en plus sur lui même car plus ça va, plus ce sont des « fils et des fille de » qui font la pluie et le beau temps dans ce milieu. En clair, si plus aucune personne venant d’un autre milieu (qu’il soit riche ou pauvre d’ailleurs) n’apportent un peu d’air nouveau, on assiste forcément à un asséchement de l’inspiration et du talent. Comment un fils d’acteur célèbre n’étant pas sorti de son milieu bobo peut jouer un paysan, un ouvrier ou un bourgeois de province s’il ne sait même pas à quoi il ressemble.D’ou la profusion de navet ou aucun français ne se reconnaît !! 


                            Et dans la musique c’est pareil, je ne me reconnais plus dans la musique française depuis plusieurs années mis à part quelques groupes locaux inconnus hors de leur région...


                            Exception à la règle, Djamel Debbouze mais la, c’est la voyoucratie des banlieues qui est reconnue par un milieu bobo fascinée par elle...


                            • geedorah geedorah 25 février 2013 15:52

                              c clair que si joeystaar et debouze ont pu percer dans le milieu c’est parce que au cours de soirée « jetset » où ils ont pu poser leurs pieds ils ont fascinés des bourg, c comme qd t’es ado et que la cailra de la classe est adulée par un certain nombre (on se demande pourquoi ms ça c la nature humaine p’tre)

                              du coup comme ds ce milieu c copinage à fond, ils ont fini par travailler dans le cinéma et y inviter certains potes à eux qui ont autant de talent qu’eux... mais pas de problèmes c un tit monde qui s’auto-félicite et qui se nourrit des subventions publiques (en partie du moins) et des billets achetés par des français aux goûts douteux...(des beauf en clair)


                            • Jagermaster Jagermaster 26 février 2013 10:19

                              « Peut-être que lorsque on arrêtera de singer les américains et de penser par nous-même, ça ira sans doute beaucoup mieux..... »

                              Pourtant on voit bien que nos acteurs en meurent d’envie...
                              Des qu’ils gagnent un César, ils se sentent plus et filent à Los Angeles. C’est ÇA leur rêve, ils se foutent du cinéma francais et des francais tout court avec un Haneke qui doit TOUT à la France, il se permet quand meme de snober la cérémonie, signe qu’il y a bel et bien un malaise. Trintignant n’est pas venu non plus, tout comme ben affleck.

                              Voila quoi, on se retrouve avec un lobby venu de Trappes qui ne reflète en rien le désir ni l’attente des français envers le 7e art.

                              (d’ailleurs les rémunérations pour le film « les seigneurs » à été un vrai fouttoir. Chacun y méttant du sien pour etre payer comme l’autre ou pas moins que ramzy mais plus que gad etc... Ca montre bien quelles motivations animent aujourd’hui nos acteurs)


                            • goc goc 25 février 2013 16:00

                              @ l’auteur

                              déjà dans le titre, il y a comme un parfum de pléonasme (honte et cinéma français)

                              maintenant à force de singer les ricains, on en arrive aux mêmes valeurs, à savoir que la qualité d’un film ne se juge qu’a le recette financière qu’il procure et non a la qualité culturelle qu’il véhicule


                              • elary 25 février 2013 16:07

                                Ramener Jamel Debbouze à la « voyoucratie » c’est dégueulasse, raciste. De toute façon cet article est un torchon d’une minette jalouse, sans doute apprentie comédienne ratée. 

                                Les cérémonies des césars ne sont jamais d’une grande qualité, loin sans faut, mais de là à vomir sur tout, y compris les robes, que perso je trouve originales... Ah, le bon vieux temps de Zitrone, Guy Lux, Denise Fabre et son coeur croisé...ces bons Français !

                                • docdory docdory 26 février 2013 13:47

                                  @Elary

                                  Même si Jamel Debbouze n’appartient probablement pas à la voyoucratie, ce qui me sidère c’est que des gens puissent le trouver drôle. 
                                  Personnellement, il ne m’a jamais fait rire un seul instant. Pour moi, en ce qui concerne les « humoristes », il représente la quintessence de la vulgarité absolument pas drôle, ex aequo avec Jean-Marie Bigard.
                                  La seule différencce entre Debbouze et Bigard, c’est que l’un fait de l’humour pour beaufs décérébrés de gauche et l’autre fait de l’humour pour beaufs décérébrés de droite
                                  Qu’un individu aussi consternant se retrouve sous les feux de la rampe dans ce qui devrait être la fête du cinéma français est tout simplement ahurissant !!!

                                • JL JL 26 février 2013 13:56

                                  Debbouze ne me fait pas rire non plus, mais je lui reconnais une grande intelligence. Et les gens célèbres comme lui sont, ou bien choyés ou bien diabolisés. Debbouze a choisi d’être choyé.


                                • gegemalaga 3 mars 2013 11:29

                                  renseignez vous un peu ...

                                  et si..c’etait ..encore pire que de la voyoucratie ...

                                  de toute manieres , il n’y a rien de raciste , à ne pas aimer un « jeune m.....x » !

                                  si le cinéma français n’a que c’a a nous monter .....bien triste !

                                  gegemalaga

                                • Denzo75018 25 février 2013 16:54

                                  A toujours vouloir faire des « bons mots » crescendo on finit par en devenir Ridicule !

                                  Tous ces artistes feraient bien de revisionner et méditer à nouveau sur l’excellent film « Ridicule » ..


                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 février 2013 17:10

                                    Ce soir il y a les « victoires de la musique classique » ...
                                    Bon ,meme si je n’aime pas le terme « victoire » ,et meme s’il doit y avoir quelques petits arrangements entre amis ,au moins ce n’est pas le patronyme hérité de papa-maman qui fait le talent devant lequel on doit s’extasier .
                                    Et puis j’ai du respect pour Lodéon .


                                    • cedricx cedricx 25 février 2013 17:45

                                      Puisqu’on parle cinéma - merci à l’auteur pour cet excellent article - pensons à voir ou à revoir les chefs-d’oeuvre du cinéma français (hotel du nord, La trilogie marseillaise...) et les immense acteurs que sont les Raimu, Arletty, Jouvet, Gabin, Blier censurés, interdits d’écran aujourd’hui tout commme les Audiard, Carné et autres que l’on voudrait effacer de la mémoire collective. Alors oui quand on subit le spectacle affligeant du cinéma français d’aujourd’hui on ne peut que vomir ce numéro que nous ont joué les Decaunes et Debbouze.


                                      • MARMOR 25 février 2013 18:34

                                        Vous vous attendiez à quoi avec Deux bouses comme président ??,


                                        • tchoo 25 février 2013 18:49

                                          D’ailleurs, quelle est cette nouvelle mode, chez les actrices françaises, consistant depuis quelques années à ne pas mettre de soutien-gorge ?

                                          Rien que pour ça, je plussoie PTDR
                                          saluez Chrstine B de ma part !


                                          • CATP 25 février 2013 19:06

                                            je crois savoir que le cinéma français se finance pour une part non négligeable sur la vente des places de cinéma (et donc avec un fort concours du cinéma américain)

                                            en gros on va voir costner, willis ou de niro, et on paye avec ça le salaire de 2 bouses ou de gad elmaleh

                                            ces gens finalement nous volent notre fric


                                            • xmen-classe4 xmen-classe4 25 février 2013 19:48

                                              du cinema, mais ils font de la politique.


                                              • C.Q.F.D. C.Q.F.D. 25 février 2013 19:50

                                                La honte, c’est d’abord de perdre son temps à regarder des émissions de ce genre... alors qu’on peut se faire un bon film.

                                                 

                                                Ensuite, la honte, c’est d’honorer un « objet culturel » comme cet inqualifiable « AMOUR ».


                                                A quel moment avez-vous eu honte ? 

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