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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ceux qui ont aimé Hôtel California aimeront Luke Doucet

Ceux qui ont aimé Hôtel California aimeront Luke Doucet

Originaire de Winnipeg, Manitoba, le guitariste canadien Luke Doucet est encore peu connu en France, et on se demande bien pourquoi.

Voilà un mordu de musique country/folk/blues qui n’a pas hésité à s’installer six mois à Nashville, courant 2006, tel un travailleur français compétent mais soucieux d‘utiliser son droit au congé individuel de formation.

 

Suffisant, semble-t-il, pour lui permettre de puiser à satiété dans la benne à inspiration et ressortir avec un judicieux choix d’influences allant de Bob Dylan à J.J. Cale, en passant par Emmylou Harris, Neil Young, Graham Parker, Glen Frey et Dire Straits.
 

Voyageur solitaire au long court (il voyage depuis l’âge de 16 ans) la musique de Luke Doucet synthétise parfaitement le genre good side of the road, si bien qu’on la croirait sortie tout droit des années 75.

J’y retrouve personnellement un zeste de ZZtop, un slide à la Dire Straits, un root vintage à la Neil Young, pour un bel assemblage, fort plaisant à l‘oreille.

Foin de spleen, souvent accolé à l‘errance routarde, dans la musique de Luke Doucet, qui se veut avant tout sucrée, mélodieuse, fluide, digeste donc comme du Southern Comfort.

Auteur-compositeur-interprète, Luke Doucet est un excellent guitariste (qui roule à la Gretsch) et qui, ayant tout pigé des pionniers du genre, nous offre dans sa dernière livrée une musique bien équilibrée, suave et accrocheuse en diable, avec textes et partoches fignolés au cordeau, loin de la mièvrerie et de la banalité qui caractérisent trop souvent le genre.

L’album Blood’s Too Rich, sorti en février 2008 et donné alors pour un des meilleurs disques canadiens de la décennie, en est la parfaite illustration.

En prime, l’homme possède les atouts de charme, indispensables dans le binz musical moderne : voix chaude, (peut-être un petit emprunt charme à James Blunt dont il fait parfois les premières parties) et présence scénique, pour ne rien gâcher.

Bref, une musique idéale pour tailler la route cet été, et mieux encore si vous avez la chance inouïe de posséder une Gran Torino déglinguée.

Dans ce cas, vous serez en symbiose avec  I was in woodstock, un morceau qui fait remonter à la surface quelques bulles d’une époque insouciante et révolue.

 

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5 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 juillet 2009 11:05

    Oui, il est pas mal du tout. Il lui manque tout de méme un voix plus grave ou surtout plus rauque pour aller avec sa musique.


    • Yohan Yohan 11 juillet 2009 11:17

      Salut Sandro
      Je l’ai découvert par hasard récemment. Sur son myspace, on voit que son registre est assez large. Je suis content de retrouver une musique qu’on n’entend plus guère sur les ondes chez nous, moins formatée, quoique que sur son dernier album il ait un peu cédé aux appels du bizness. C’est quand même un musico intéressant. Je vais donc acheter, et écouter les textes qui m’ont l’air plus fins que ce qu’on nous sert habituellement.. 
      bon WE


      • Paul Cosquer 11 juillet 2009 12:21

        à Yohan : Quand on voit des talents comme celui-là : Auteur-compositeur-interprète + bon chanteur + bon guitariste, donc perle rare, on se dit que ce n’est pas juste de pirater les vrais artistes qui font du bon travail en tout cas tant qu’ils ne sont pas phagocytés par les puissances d’argent et d’agents. Mais vous avez bien dit que vous allez acheter. Bravo.


        • Philippe D Philippe D 11 juillet 2009 13:29

          de California à Winnipeg, Manitoba... en Gran Torino
          Le coude à la portière.
          La canette bien à sa place. La flasque de whisky aussi.

          Souvenirs d’un temps presque complètement révolu, le V8 remplacé par le moteur électrique.
          Va donc te faire envouter par le sifflement du moteur électrique !

          Les américains n’ont pas fini d’être nostalgiques.


          • Fergus fergus 11 juillet 2009 19:24

            Salut, Johan.

            Merci pour cette découverte d’un artiste que je ne connaissais pas et qui semble en effet prometteur.

            Dommage, comme l’a écrit Sandro, qu’il manque un peu de voix et que ses morceaux soient un tantinet répétitifs.

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