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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Cinéma coréen : « The Housemaid » de Im Sang-Soo

Cinéma coréen : « The Housemaid » de Im Sang-Soo

Surpris ou tout simplement déçu ? En sortant de la salle d’un petit cinéma de Séoul, où était diffusée l’avant-première du dernier film de Im Sang-Soo, The Housemaid (하녀), en présence du réalisateur et de l’actrice principale Jeon Do-Yeon, le sentiment général est assez partagé.

Une chose est sûre, il donne sincèrement envie de voir la première version de ce film réalisé en 1960 par Kim Ki-Young. Surtout depuis que celui-ci a reçu les plus grands éloges des Cahiers du Cinéma en 2003, après avoir été découvert par le monde occidental (plusieurs dizaines d’années plus tard, oui), et en particulier par l’éditeur en chef des Cahiers également critique de cinéma Jean-Michel Frodon : "une œuvre merveilleuse provoquée par une imprévisibilité totale". Frodon n’hésitera pas à le comparer à du Luis Buñuel. Mais revenons à nos moutons. Ce soir, l’écran était calibré pour la version 2010 sous-titrée anglais...

Petit retour sur le scénario : Lee Eun-Yi (Jeon Do-Yeon), serveuse travaillant à la ville, est embauchée comme gouvernante dans une riche et immense maison ultra-bourgeoise, un peu à l’écart de la frénésie urbaine coréenne. Byeong-Sik (Yoon Yeo-Jeong), vieille gouvernante déjà présente dans la maison, assure les tâches ménagères. La maison est occupée par Hae-Ra (Seo-Woo), mère de la jeune Nami (Ahn Seo-Hyeon), enceinte de neuf mois de jumeaux. Hoon (Lee Jung-Jae), père de Nami et mari de Hae-Ra, est un businessman fortuné amateur de musique classique, d’art et de vin. La venue de Lee Eun-Yi comme gouvernante va faire basculer la vie de cette famille aisée dont le pouvoir n’aura aucune limite.

Sélectionné pour la 63e édition du Festival de Cannes, ce film possède une touche de France discrète mais remarquée : tableau (ci-contre), vin, etc. La présence de Jeon Do-Yeon, Palme d’Or de la meilleure actrice en 2007, également distinguée Chevalier des Arts et des Lettres lors du Festival International du Film de Pusan en octobre dernier, et les nombreux "Thanks To" dédiés à des Français lors du générique de fin montrent l’attachement de Im Sang-Soo pour la France. Il faut également noter que la projection était réalisée avec le support de l’Ambassade de France en Corée.

Bref, un avis général assez mitigé à la sortie. Je retiendrai une chose : ce film montre le vrai côté de la Corée du Sud par, d’une part, les images, avec la vie urbaine (karaoke, alcool, restaurants de rues, etc.), les conditions sociales, le suicide, la richesse et ses conséquences (chirurgie esthétique, vie ultra-luxueuse, exagération, etc.) et, d’autre part, par les sentiments, avec le suicide, le pouvoir, le sexe ou encore la vengeance. Tous ces traits qui font la Corée d’aujourd’hui sont évoqués (soulignés !). Pour ce qui est du reste, rien d’exceptionnel. On ne peut pas dire que les acteurs se sont surpassés (excepté une excellente note pour Yoon Yeo-Jeong qui mériterait largement sa place pour le Prix du meilleur second rôle féminin à Cannes). Le montage ne semblait pas parfait (espérons que ce ne soit que pour l’avant-première). Musique, maquillage et filmage rappellent parfois des scènes déjà vues dans d’autres films (Lady Vengeance par exemple). Nous pourrons tout de même remarquer une certaine qualité dans les effets spéciaux. 
 
(bande-annonce sur le site)
 
Bienvenue en Corée du Sud
 

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Arosmik

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