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Cinéma : l’effarante invasion des « fils et filles de »

Alors que le Festival de Cannes vient d’ouvrir ses portes et de déployer son tapis rouge, coup de projecteur sur l’une des caractéristiques du cinéma français : les « fils et filles de » y sont de plus en plus nombreux. Certes, le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend désormais une ampleur jamais connue dans le passé...

Tout le monde connaît le lien de filiation entre l’acteur Bernard Blier et le réalisateur Bertrand Blier, entre le dialoguiste Michel Audiard et le réalisateur Jacques Audiard, ou bien encore entre Thomas Langmann, acteur puis producteur, et le réalisateur Claude Berri.

Très connue également, et nettement plus spectaculaire, la dynastie des Gélin, depuis les grands-parents Daniel Gélin et Danièle Delorme jusqu’à leur petit-fils Hugo Gélin, en passant par le père de ce dernier, Xavier Gélin et sa sœur Fiona Gélin, tous acteurs. Sans oublier l’actrice Maria Schneider, également fille de Daniel Gélin.

Une autre dynastie d’acteurs célèbres a marqué l’histoire du cinéma : celle des Brasseur, depuis Pierre Brasseur et son épouse Odette Joyeux jusqu’à leur petit-fils Alexandre Brasseur, fils de Claude Brasseur

Belle brochette d’acteurs également dans la famille Depardieu, entre le père, Gérard Depardieu, la mère, Élisabeth Depardieu, et les enfants, Julie Depardieu et son regretté frère Guillaume Depardieu, trop tôt disparu.

Plus complexe est la situation de la famille Berry. On trouve là l’actrice Joséphine Berry, fille des acteurs Richard Berry et Jessica Forde. Lequel Richard Berry partage également la parentalité de l’actrice Coline Berry avec la comédienne Catherine Hiégel. Un Richard Berry par ailleurs oncle d’une autre actrice, Marylou Berry, elle-même fille de Josiane Balasko. Ouf !

Beaucoup de monde cinématographique également du côté de la nébuleuse familiale Gainsbourg-Birkin-Doillon. Quand on ne chante pas chez ces gens-là, on joue, et parfois les deux en même temps. Si tout le monde connaît Charlotte Gainsbourg, fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, moindre est la notoriété de Kate Barry, fille de Jane Birkin, au contraire de Lou Doillon, fille de Jane Birkin et du réalisateur Jacques Doillon.

Si les actrices Agathe Bonitzer, fille du réalisateur Pascal Bonitzer, Lola Dewaere, fille de Patrick Dewaere, ou Lolita Chammah, fille d’Isabelle Huppert et de l’acteur britannique Ronald Chammah, sont peu connues du grand public, tel n’est pas le cas de Romane Bohringer, la célèbre fille de Richard Bohringer.

Impossible évidemment de passer sous silence la filiation entre Laura Smet et ses parents Nathalie Baye et l’acteur occasionnel Johnny Halliday. Ou celle qui unit Thomas Chabrol à ses géniteurs Claude Chabrol et Stéphane Audran.

Un couple de parents acteurs d’un rejeton également comédien, rien de bien original. La preuve encore avec Bernard Giraudeau et Anny Duperey, parents de Sara Giraudeau. Idem pour Hippolyte Girardot et Isabel Otero et leur fille Ana Girardot, et pour Daniel Auteuil et Anne Jousset, parents d’Aurore Auteuil.

Autres cas intéressants : d’une part, celui de Salomé Lelouch ; fille de Claude Lelouch et Evelyne Bouix, c’est par sa mère et Pierre Arditi qu’elle a été élevée ; d’autre part, celui de Sagamore Stévenin et Robinson Stévenin, tous les deux acteurs comme leur père Jean-François Stévenin.

Reste la pléthore de comédiens, fils et filles d’un acteur ou d’une actrice célèbre : Nicolas Bedos, fils de Guy Bedos ; Vincent Cassel, fils de Jean-Pierre Cassel ; Emma de Caunes, fille d’Antoine de Caunes ; Michel Colucci, fils de Coluche ; Clovis Cornillac, fils de Myriam Boyer ; Lola Creton, fille de Michel Creton ; Anouchka Delon, fille d’Alain Delon ; Louis Garrel, fils de Philippe Garrel ; Izia Higelin, fille de Jacques Higelin ; Arthur Jugnot, fils de Gérard Jugnot ; Léo Lanvin, fils de Gérard Lanvin ; Delphine Rich, fille de Claude Rich ; Lambert Wilson, fils de Georges Wilson. Sans oublier les regrettées Marie Trintignant, fille de Jean-Louis Trintignant, et Pauline Lafont, fille de Bernadette Lafont.

Avoir un parent puissant, même s’il n’appartient pas au milieu, ne peut évidemment pas être un handicap. Cela n’a pas nui à Léa Seydoux, fille de l’industriel et financier Jérôme Seydoux. De même, avoir un père producteur ou metteur en scène célèbre, ne peut être un frein à une ambition cinématographique ; n’est-ce pas, MM. Romain Gavras, fils de Costa-Gavras, et Félix Moati, fils de Serge Moati ?

Un oncle célèbre, c’est bien aussi, et Lucie Boujenah, nièce de Michel Boujenah, doit en convenir. Et à défaut d’oncle ou de tante, il arrive que l’on puisse s’appuyer sur un frère ou une sœur : aux fratries déjà évoquées plus haut, ajoutons Catherine Frot, sœur de Dominique Frot, et Armelle Deutsch, sœur de Lorànt Deutsch.

On l’a compris en prenant connaissance de cette liste bien loin d’être exhaustive, l’industrie cinématographique est une affaire de famille. À chaque festival, des récipiendaires de prix se plaisent d’ailleurs à évoquer la « Grande famille du Cinéma ». Une grande famille constituée en l’occurrence d’une nébuleuse de petites familles parfois très imbriquées les unes dans les autres.

Faut-il voir dans cette prolifération de « fils et filles de » une anomalie ? Pas sûr, car les recrutements de rejetons existent également dans nombre de secteurs d’activités très éloignés du 7e Art. Mais ces pratiques, aux relents parfois népotiques, sont partout en sévère régression. Sauf au cinéma ! Et c’est ainsi que l’on ressent comme une gêne à constater toujours plus de noms connus, accompagnés de prénoms qui le sont moins, au générique des films.

N’en déduisons pourtant pas que les producteurs sont prompts à céder aux « amicales pressions » de leurs acteurs et actrices vedettes pour faire jouer des baltringues dont la plus grande qualité se trouve dans le patronyme. Ce serait prendre les producteurs pour des personnes capables de privilégier l’amitié au portefeuille, ce qui n’est que très rarement le cas comme chacun sait. Et pour cause : ces gens-là ont besoin de bonnes critiques pour booster les entrées en salle : pas question pour eux de voir éreinter un comédien ou une comédienne dont il s’avèrerait que, fils ou fille de pur-sang, il ou elle ne serait qu’un minable canasson, une improbable haridelle.

Il faut s’y faire : les « fils et filles de » sont de bons professionnels, parfois même d’excellents acteurs et actrices. Mais on ne pourra pas s’empêcher de penser, surtout si l’on connaît soi-même des laissés-pour-compte, que cet évident favoritisme barre la route à de grands talents, injustement réduits à des rôles sans importance, voire confinés dans une figuration alimentaire, faute de carnet d’adresse ou de parents membres de la Jet Set ou du Show-Biz.


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160 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 16 mai 2013 09:29

    Bonjour, DLSL.

    Je comprends ce que vous voulez exprimer, mais je ne vois pourtant pas les choses comme vous.

    Ainsi, je ne parlerais pas d’un esprit « mafieux », mais plutôt clanique, et parfois même communautaire. Mais je reconnais que, les mots mis à part, cela conduit de fait au népotisme.

    Vous écrivez « le fils a toute chance d’être plus talentueux qu’un autre » ? Qu’est-ce qui le prouve ? Le talent de comédien serait-il génétique ? Ce n’est, à mes yeux, qu’un fantasme, comme l’est la transmission des qualités athlétiques chez les champions qui se vérifie très rarement.

    Quant aux fils de Bach, que je connais bien, étant passionné de musique classique, c’est avant tout à leur éducation musicale (on était musicien dans la famille depuis 3 trois générations) qu’ils ont dû de devenir des compositeurs de talent. Mais pas tous : si cette éducation a porté ses fruits pour Johan-Christian et Carl-Philip-Emmanuel (un peu moins pour Wilhelm-Fridemann), elle a été un échec pour d’autres. Ajoutez à cela qu’il y a très peu d’autres exemples de compositeurs « fils de » ayant réussi à s’imposer, exception faite de WA Mozart, fils de Léopold, ou des Stamitz père et fils, tous deux de grands compositeurs, piliers de l’Ecole de Mannheim. Plus près de nous, les Strauss. Mais à part eux, rien ou presque.

     


  • Jeff Parrot Jeff Parrot 16 mai 2013 17:44

    Je crois surtout qu’on peut pas comparer le talent d’acteur et de musicien, c’est pas le même niveau dans l’art, dans la création. Tout le monde peut jouer dans un film avec des années de formation, tout le monde peut jouer de la guitare comme un chef après des années de formation mais peu de monde peut créer des oeuvres musicales majeures !
    Les musiciens qui ont marqué l’histoire de la musique sont certainement nés dans des familles de musiciens mais ne sont pas des fils de musiciens qui ont eux aussi marqué l’histoire de la musique.


  • Fergus Fergus 16 mai 2013 18:56

    Bonjour, Jeff.

    Vous avez raison en ce qui concerne les grands compositeurs : presque tous sont nés dans un milieu musical ou ont eu la chance de recevoir une solide éducation musicale après que leurs dispositions aient été détectées. Très peu ont eu des parents de grand talent.

    Quant au cinéma, non seulement on peut jouer après des années de formation, mais le cinéma fourmille de cas d’acteurs ou d’actrices venues de nulle part et qui ont réussi à être imposés par des metteurs en scène atypiques, à l’image d’Emilie Dequenne que j’évoque un peu plus loin.


  • appoline appoline 16 mai 2013 19:45

    Oui mais n’oubliez pas que les enfants n’ont que rarement le talent des parents et beaucoup vont donc, contraints et forcés, prendre un bon gadin, auquel, ils ne sont pas préparés. La sélection naturel se fait sur le tard mais elle se fait et ce n’est pas un mal.


    Quand on voit des Bedos, Dutronc et autres connards de ce genre, qui se prennent pour des stars alors qu’ils ont de la merde plein leurs souliers et ne valent rien, je me dis que certains milieux ramassent vraiment les déchets des anciens, heureusement que la médecine ça ne marche pas comme ça, sinon nous n’aurions plus de cheveux à nous faire pour nos retraites

  • Fergus Fergus 16 mai 2013 20:23

    Bonsoir, Appoline.

    Bien que je ne les apprécie pas particulièrement, je vous trouve bien dure avec des artistes comme les fils Bedos et Dutronc. Dans la longue litanie des « fils et filles de », ils ne sont pas les pires.


  • Fanny 17 mai 2013 01:58

    Leopold Mozart était simplement prof. de musique, pas compositeur me semble-t-il. Mais outre son génie absolu de fils, il a eu aussi une fille musicienne plus que douée. La soeur de Mendelsohn a composé des oeuvres originales, très personnelles, qui passent parfois à la radio. Le fils de Niels Bohr fut aussi lauréat du Nobel de physique. Le talent a certainement une forte composante culturelle, mais peut-être aussi génétique (on ne le saura jamais).


  • Fergus Fergus 17 mai 2013 09:24

    Bonjour, Fanny.

    Si, Leopold Mozart était un compositeur de bon niveau. Quant à Nannerl, la sœur de Wolfgang, elle était elle-même une brillante musicienne, et sans doute eût-elle pu faire carrière dans la composition si les temps avaient été plus favorables à l’émancipation des femmes. Fanny Mendelssohn, la surdouée, malgré une plus grande opiniâtreté, a dû elle-même se plier à la volonté paternelle et la passivité coupable de son frère Felix. Si cela vous intéresse, j’ai raconté l’histoire de cette femme dans un article intitulé L’injuste destin de Fanny Mendelssohn.


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 mai 2013 16:48

    @ FERGUS


    Beaucoup de compétences sont héréditaires par apprentissage. Être comédien peut bien en être une. Pas de doute, en tous cas, quant au talent à convaincre qu’on en a... Et tellement plus rassurant pour Lambda de penser qu’il est quidam, lui, parce que Dieu l’a mis dans ses gênes plutôt que par sa propre faute, qu’il apprend vite à le croire sans le dire... 

    Et ca ne vaut pas qu’au théâtre... Un consensus large est à se coaguler contre la démocratie et donc pour bâtir des dynasties . On n’est jamais loin de cherc’her un roi. Un roi du stade, des planches... ou un Roi, tout simplement. Au point où l’on es est, on ferait peut ètre une bonne affaire, d’ailleurs, en se choisisssant des chefs dont on pourrait esperer au moins qu’ils ont été bien élevés.....


    PJCA

  • Fergus Fergus 20 mai 2013 22:38

    Bonsoir, Pierre.

    Se chercher des rois, autrement dit avoir besoin de héros, est un signe de faiblesse. Tous les individus ont des qualités, et les talents révélés des uns ne sont peut-être pas plus admirables que les talents cachés ou non révélés des autres. On peut féliciter l’excellence de certains sans les placer sur un piédestal pour autant.

    Cordialement.


  • Robert GIL ROBERT GIL 16 mai 2013 09:00

    Et oui, il ont le mauvais goût de se reproduire et de nous refiler leurs rejetons qui persistent à nous casser les oreilles, à bredouiller des âneries. Ils forment en effet, avec les sportifs et les « people » en général, une aristocratie napoléonienne qui rencontre et fréquente l’aristocratie politique. Cette quasi consanguinité de classe occupe l’écran de télévision et nous est arbitrairement imposée via l’écran. Désormais, les émissions grand public des Drucker, Ruquier et autres Ardisson, mêlent les uns et les autres. Ils viennent promouvoir qui un album, qui un film, qui un livre. C’est le même monde, le Tout-Paris des arrivistes qui se croisent et s’entrecroisent. Ils font la une des magazines et polluent notre vie de leur indécrottable présence..........

    voir : LE PETIT MONDE DU SCHOW BIZZ


    • Fergus Fergus 16 mai 2013 09:34

      Bonjour, Robert Gil.

      Entièrement d’accord avec votre commentaire. Vous parlez de « consanguinité de classe », et c’est bien de cela qu’il s’agit de plus en plus, le pire étant que tous ces gens-là parviennent à faire des audiences en jouant sur la naïveté d’un public passif qui reçoit image et son sans le moindre esprit critique. C’est à la fois fascinant et pathétique !

      Merci pour le lien. 


    • Cocasse Cocasse 16 mai 2013 11:49

      Je serais pas aussi radical, mais il y a une part de vrai dans ce que vous dites, Robert Gil.


    • Fergus Fergus 16 mai 2013 12:23

      Bonjour, Cocasse.

      Si ce n’était qu’une part...


    • appoline appoline 16 mai 2013 19:49

      En somme je dirais : ils nous bassinent avec leurs avortons, nous avons toutes les difficultés du monde à nous débarrasser de leurs vieux, loupé, nous héritons des lardons dont les capacités sont moindres à voir même inexistantes


    • hunter hunter 16 mai 2013 09:10

      Salut Fergus,

      Concept déjà énoncé par Marx dans « Le Capital » : reproduction des classes sociales : le fils d’acteur a beaucoup plus de chances de faire l’acteur, que d’aller à la chaîne monter des bagnoles chez Renault (d’autant plus que les usines ne sont plus en France, mais c’est un autre débat) !

      Dans le domaine des affaires, le « big business », le phénomène se vérifie aussi, exemple Lagardère !

      Tendance lourde et historique dans les milieux de domination donc.

      Quant au fils de l’ouvrier automobile, il y a 30 piges, il avait toutes les chances de remplacer son paternel sur la chaîne ! De nos jours, ça sera Pôle Emploi, pour la raison évoquée ci-dessus, entre les parenthèses...à moins qu’il soit d’accord pour gagner 300 euros par mois en Roumanie !

      Cette variante bien entendu, ne touchera pas les filles de/ fils de, qui eux, toucheront autant de pognon que leurs parents, voire plus, même s’ils n’ont pas leur talent !

      De toute façon, le cinéma français, d’une nullité aussi exceptionnelle à 95 % que son caractère « culturel », alimentée par de somptueuses subventions publiques, permet de faire vivre tous ses parasites, avec la joyeuse complicité du public, qui accepte de se soulager le portefeuille pour aller voir les films !

      Il est facile de se débarrasser de ces inutiles, en cessant de voir les productions lamentables, où ils exercent leurs piètres talents !

      Pour ma part, je n’ai plus mis les pieds dans un cinéma depuis plus de 20 piges : je ne cautionne donc pas la « notoriété » et la prospérité de tous ces amuseurs !

      Be seeing you

      H/

      Be seeing you

      H/


      • Fergus Fergus 16 mai 2013 09:47

        Salut, Hunter.

        Le constat de Marx a cela d’inquiétant qu’il a gardé son caractère intemporel, même si l’on a pu croire un temps (notamment dans les années 70) que la société pourrait s’affranchir de ces schémas sociaux. Rien n’y fait, ou presque, tant les corporatismes et les comportements de classe ont la peau dure. C’est évidemment navrant.

        Sur le cinéma français, je ne partage pas votre point de vue. Certes, on peut penser que sa qualité a baissé depuis 10 ou 20 ans. Je continue pourtant de prendre beaucoup de plaisir à regarder des films d’excellente facture tels (pour les 3 dernières années) « Poupoupidou », « The Artist », « Polisse », « Le cochon de Gaza »,  « Les adieux à la reine », « Du vent dans mes mollets », « L’exercice du pouvoir », « Dans la maison », « Populaire », « Alceste à bicyclette » ou « Au bout du conte », pour ne citer que ceux-là.

        Bonne journée.


      • devphil30 devphil30 16 mai 2013 09:26

        Ils se reproduisent entre eux , c’est comme les politiques ce sont des dynasties de privilégiés qui n’ont cure des Français , seuls leur égo compte.


        Cela bride le renouveau et la diversité , même si de nouveaux talents sortent , les fils de et fille de ... ont des facilités pour entrer dans ce milieu.

        Philippe

        • Fergus Fergus 16 mai 2013 09:51

          Bonjour, Devphil.

          Un constat partagé par nombre de nos concitoyens. Et ce que l’on constate dans le cinéma est encore pire dans la chanson. Au point d’en arriver à décerner des récompenses à des chanteurs et chanteuses sans voix et sans talent d’écriture, à l’image de Charlotte Gainsbourg ou Carla Bruni.


        • gruni gruni 16 mai 2013 09:31

          Bonjour Fergus


          Vous avez raison de signaler une certaine similitude familiale entre le cinéma et d’autres corporations. Bon sang ne saurait mentir paraît-il, ce qui vous en convenez n’est pas toujours vérifié, le talent n’est pas forcément un don génétique. Vous soulignez aussi l’injustice de ce système ce qui est vrai, et comme je ne suis pas un cinéphile attentif, je me demande si ce système du nom en haut de l’affiche est autant à la mode dans les autres pays ?
          En tout cas l’idée de l’article est excellente, elle dénonce un copinage qui n’a que trop duré.


          • Fergus Fergus 16 mai 2013 10:07

            Bonjour, Gruni.

            La question de l’existence de telles pratiques à caractère népotique à l’étranger se pose, et j’avoue ne pas avoir la réponse. Certes, on peut mettre en avant le cas des Douglas et, plus ancien encore, celui des Hepburn. Mais il ne semble pas que ce phénomène ait pris aux Etats-Unis l’ampleur qu’il connaît chez nous. Il est vrai que les Etasuniens sont sans doute plus pragmatiques et préfèrent privilégier un talent avéré anonyme (mais potentiellement appelé à se faire un nom) qu’un talent quelconque labellisé par un patronyme connu.


          • jymb 16 mai 2013 09:37

            Le plus « marrant » est que dans les interviews on entend systématiquement raconter qu’ils (ou elles) se sont lancés presque par hasard, qu’en fait ils ( elles) révaient d’être aide-soignante et qu’ils ont eu la chance d’être remarqués lors d’une audition anonyme...véritable injure à ceux qui galèrent et triment pour émerger
            Je n’ai jamais entendu la vérité ( mon père a décroché son téléphone et m’a obtenu un rôle en trente secondes, et un passage télé en deux minutes supplémentaires de « travail » dans un talk show couru) 
            Amis contributeurs fuyez ces âneries de festivals, césars, oscars, et autres distribution de congratulations larmoyantes entre copains !!!!


            • Fergus Fergus 16 mai 2013 10:12

              Bonjour, Jymb.

              Les parcours de vie des stars du cinéma sont devenus de purs produits de communication, très largement bâtis par des experts du story-telling. Comme vous, je fuis tout ce qui est festivals et manifestations médiatiques très largement « consanguines » pour reprendre un terme évoqué plus haut par Robert Gil.


            • Mr Mimose Mr Mimose 16 mai 2013 13:53

              Tout a fait jymb !!!

               Chaque fois que j’entends l’interview d’une célébrité ou d’un riche ils étaient tous presque clochard avec 2 sous en poche et ont réussi grâce « a un talent formidable pour les célébrité » ou « un travail acharné pour les devenus riches ».

              Je suis désolé mais je connais beaucoup de gens qui travaillent dur tout les jours et ils ne deviennent pas riche tout au plus de petits artisans qui ont du mal à boucler les fins de mois.

              Faut arreter de prendre les gens pour des cons.

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            • Taverne Taverne 16 mai 2013 09:43

              Tout le monde connaît les : Brasseur de père en fils, les quand Gélin j’ai l’autre, les Depardieu deux par trois, les Berri-Berri et les Berry-Berry, sans oublier Blier.

              Mais en France les citoyens naissent libres et égaux et n’accèdent aux postes qu’en fonction de leurs talents. C’est encore ce que j’entendais dire l’autre dimanche chez Michel Drucker qui recevait Léa Drucker, juste avant le JT de Marie Drucker.

              On pourrait faire un autre article du même type sur la chanson ou dans l’édition, montrant que l’égalité des droits est un principe bien partagé dans notre pays...


              • Fergus Fergus 16 mai 2013 10:18

                Salut, Taverne.

                Les émissions de Drucker sont un exemple type de ce que notre pays produit de pire en matière d’abrutissement des populations, appelées à admirer béatement des élites autoproclamées et assurant notoriété et fortune en circuit verrouillé.

                Il en va de même, en effet, pour la chanson. Idem pour l’édition, où le nombre de bouquins indigents de personnalités publiés chaque année est ilmpressionnat, et cela au détriment de réels talents rejetés.

                Bonne journée. 


              • subliminette subliminette 16 mai 2013 09:54

                C’est la même chose dans tous les milieux : journalisme, littérature.... On peut les appeler les « entre-nous ». Ils ont en commun d’être certains de leurs talents supérieurs et indispensables. Ils se connaissent tous et se critiquent par en-dessous mais offrent un front uni, eux les dieux de l’Olympe face aux simples mortels. Ils ont adooooré tourner avec machin ou truc qu’ils souhaiteraient pourtant pendre à un crochet de boucher.

                On voit paraître des bouquins sans intérêt aucun , mais mal écrit par un nom célèbre, celui-là se fera publier sans aucun problème alors que de jeunes talents galèrent, des manuscrits plein leur tiroir.

                En journalisme, PPDA s’est vu attribuer des talents qu’il ne possède pas. Tout est faux en lui, même son nom. Pourtant son fils a une émission à lui tout seul. Emission banale à pleurer et ennuyeuse au possible, mal montée et présentée par un animateur falot et sans charisme aucun. J’imagine que des tas de jeunes journalistes aussi talentueux qu’anonymes piaffent à la porte... Mais eux n’ont pas la clef !


                • Fergus Fergus 16 mai 2013 10:22

                  Bonjour, Subliminette.

                  C’est la même chose, en effet, dans tous les milieux appartenant à ces élites autoproclamées et encensées dans des médias appartenant au même microcosme. Sur les bouquins, je viens, avant de vous lire, aller dans le même sens en réponse à Taverne.

                  Mais, hélas ! rien ne changera tant que nos compatriotes continueront, par passivité ou paresse intellectuelle, d’assurer le succès des ces gens.


                • Surya Surya 16 mai 2013 10:20

                  Bonjour Fergus,

                  C’est la première fois qu’un de vos articles me laisse un peu perplexe, raison pour laquelle je choisis de ne pas le voter : je n’arrive pas à déterminer si je suis d’accord ou pas. A la fois oui, et à la fois non, sans doute.

                  En effet, cela peut être agaçant de voir les « fils de » et « filles de » s’emparer de l’écran, mais d’un autre côté, du moment que le « fils de » ou la « fille de » a du talent, peu m’importe. Parmi tous ces fils de et filles de, il y en a des très bons, et des « moins » bons.

                  J’aime passionnément le cinéma, et en conséquence je ne supporte pas un film mal joué, un acteur mauvais, et peu m’importe qu’il soit le « fils de » ou pas.
                  Je dirai même que ce doit être plus dur à vivre d’être mauvais si l’on est le « fils de » plutôt qu’une personne anonyme au départ. Etre tout le temps comparé à ses parents, scruté pour voir si oui ou non le rejeton sera à la hauteur, ça doit pas être tous les jours facile à vivre. Si l’on me rétorque que je ne vais tout de même pas les plaindre, je répondrai que s’ils ne sont pas à plaindre, c’est uniquement en raison de l’épaisseur de leur portefeuille, mais à part ça, on sait bien que l’argent, s’il ne fait pas le talent, ne fait pas le bonheur non plus.

                  Donc, ce qui m’importe, finalement, c’est si oui ou non le rejeton a du talent. Et des fois, ça donne des trucs pas mal du tout : regardez le film « Buffet Froid ». Un bon exemple je pense.

                  Pour moi, il est également évident qu’un enfant d’acteur a plus de chances de devenir acteur car il a baigné dans ce milieu depuis sa naissance. On peut juste regretter que ces personnes utilisent leur nom pour percer à coup sûr, peut être devraient-ils avoir la modestie de choisir un nom de scène, j’en sais rien. De toute façon ça se saurait immédiatement qu’il / elle est le rejeton de... ça changerait donc pas grand chose dans les facilités qu’ils auraient dès le départ, le tapis rouge déroulé devant eux dès le début etc etc... mais au moins ça donnerait l’impression qu’ils choisissent l’idée d’un départ de zéro, au moins symbolique.

                  Si l’on scrute le problème vu du côté des parents, pourquoi ces parents acteurs n’aideraient-ils pas leurs gamins à devenir eux aussi acteurs, si telle est leur envie ? On peut penser que c’est comme une sorte d’héritage à transmettre, ou alors sinon abolissons toute forme d’héritage. Je crois que Depardieu (oui, je sais, le nom à ne pas défendre en ce moment) en a bavé à ses débuts, il me semble qu’il a galéré avant de percer, après il est devenu ce qu’il est devenu, mais si donc on reproche à ses enfants d’être devenus trop facilement des acteurs (et ça se comprend, évidemment, quand on pense à tous les autres, qui galèrent car totalement inconnus et fauchés), c’est un peu comme reprocher à quelqu’un de transmettre ses économies à ses enfants.

                  Je suis plus choquée par les subventions astronomiques au cinéma évoquées plus haut, qui proviennent de la poche des spectateurs, cette « exception culturelle française » dont nous sommes si fiers.
                  Mais peut être tout cela forme un tout ?

                  Est-ce une spécificité française, ces « fils de » et « filles de » ?
                  Et puis, il n’y en a peut être pas que dans le monde du cinéma ou du show biz. Et là, ce n’est même plus le simple talent qui serait mis en jeu, mais bien les compétences. Et c’est là que je rejoins votre point de vue : d’un point de vue général, ce n’est pas PARCE QUE on est le fils de ou la fille de que l’on est FORCEMENT prédisposé à avoir le talent ou la compétence. Ce n’est pas génétique, que je sache. Et peut être y a-t-il des gens qui se trompent et le pensent. En réalité, c’est comme pour tout, il faut toujours accepter de passer par un apprentissage long et sérieux. Sinon, milieu du cinéma ou pas, on est un fumiste.

                  Sinon, à part ça, la seule critique que j’émettrai par rapport à votre article est l’usage, à deux reprises, de l’expression « ces gens là ».


                  • Fergus Fergus 16 mai 2013 12:06

                    Bonjour, Surya.

                    Vous écrivez « Parmi tous ces fils de et filles de, il y en a des très bons, et des « moins » bons », et vous avez raison. C’est très exactement ce que j’ai écrit en fin d’article. Ce qui me gêne, c’est qu’il y ait des acteurs formidables qui ne feront jamais la carrière qu’ils méritent parce que les castings sont en partie phagocytés par les dynasties cinématographiques. Cela n’enlève rien aux mérites bien réels de certains « fils et filles de », même s’ils ont bénéficié d’un évident coup de pouce.

                    Pour ce qui est du cinéma français et de la manière, sujette à critiques justifiées, dont il fonctionne, gageons que les débats engagés par des gens comme Maraval, Hazanavicius ou Attal vont amener la profession à revoir son organisation. 

                    Sur la génétique, vous rejoignez le point de vue que j’ai exprimé un peu plus haut sur ce fil.

                    Enfin, je regrette que l’usage de la formule « ces gens-là » puisse donner lieu à une interprétation condescendante car ce n’était pas mon intention. Il est vrai que l’expression est souvent connotée ; j’aurais par c onséquent dû écrire « ces personnes-là ».


                  • demosoluce 16 mai 2013 10:50

                    Je suis assez dans l’analyse de Surya, partagé en raison d’une plus grande complexité du sujet qu’il semble au départ.

                    S’il n’y a pas de transmission de talent au plan génétique, force est de reconnaître qu’une personne qui est au contact d’un art depuis sa plus tendre enfance a plus de chance d’y être sensible et imprègner. Un enfant qui a vu son père façonner des meubles et oeuvres en bois des heures durant a plus de chance de pouvoir réussir dans cette voix qu’un autre. Il ne faut pas sous-estimer non plus le pouvoir de la transmission. Un bon acteur a plus de chance d’accompagner son rejeton dans son apprentissage du 7ème art qu’un boulanger. Donc quelque part, il y a une certaine logique. Ce qui est tout d’bord embêtant est la force du carnet d’adresse dans la réussite, du piston, mais qui se retrouve partout. Un étudiant voulant faire son stage à la Poste aura plus de chance d’en obtenir un s’il a dans son entourage quelqu’un bossant à la Poste. Donc ce n’est pas propre au 7ème art.

                    Non, ce qui met mal à l’aise, quand on regarde les génériques (car les liens familiaux apparaissent aussi fortement dans des postes qui ne sont pas visibles), et j’avoue un certain malaise aussi, c’est quand on prend en compte l’importance sociale du secteur, du métier. Le métier d’ébéniste, de comptable est important, mais il n’influence pas la société. Or, notre société d’images a donné un très grande place au cinéma, à la Tv, bref au Show-biz dans l’influence sur elle. Par l’argent car notre société est fondé sur le Dieu argent, mais aussi sur l’influence psychologique. Nombre de gens sont influencés par les dires de tel ou tel star. On les interrogent d’ailleurs sur tous les sujets, surtout depuis que les émissions globales type Ruquier, Drucker, Denisot, se sont imposés.

                    Ce qui me gène aussi se situe justement plus au niveau du média TV, où un clan du style Drucker me paraît plus dangereux que le clan Blier ou Berry.Le pouvoir d’influence est bcp plus grand.


                    • Fergus Fergus 16 mai 2013 12:17

                      Bonjour, Demosoluce.

                      Je ne conteste évidemment pas le fait que la proximité familiale chez les professionnels du cinéma puisse être un avantage naturel pour les « fils et filles de ». Comme vous le soulignez, on retrouve cela dans d’autres milieux. Ce qui me semble préoccupant, mais peut-être suis dans l’erreur, vient du fait que ce phénomène prenne de l’ampleur. Une tendance forcément négative pour tous les jeunes acteurs talentueux qui essaient de percer dans le cinéma et voient ainsi leurs chances diminuer d’autant.

                      100 % d’accord avec vous le deuxième point : je suis personnellement stupéfait qu’autant de gens puissent assurer les audiences d’émissions qui ne visent qu’à encenser des élites autoproclamées et qui vivent en circuit fermé. Cette réalité est un vrai problème car elle contribue à la démobilisation des téléspectateurs, anesthésiés par des grand-messes aux recettes éprouvées. Drucker est, à cet égard, infiniment plus pernicieux qu’un clan Berry ou un clan Blier dont les talents sont bien réels.


                    • cevennevive cevennevive 16 mai 2013 11:12

                      Bonjour à tous,


                      Et dire que les bons Français bien-pensants montrent du doigt en toutes occasions le système des castes qui prévaut encore en Inde ! Les acteurs, chanteurs, présentateurs, etc, feraient donc partie des « intouchables »... ?

                      Fergus, vous avez oublié les Lamy. Alexandra, devenue célèbre, a fait entrer sa soeur dans le métier.

                      Pour le talent, j’ignore s’il se transmet de père en fils. Peut-être après tout. Ma mère savait coudre, tricoter, cuisiner, faire de la broderie, du crochet. Moi aussi...

                      Pour ce qui est du festival, j’évite en ce moment d’écouter FR Inter. Cette dichotomie entre ce que vivent les Français modestes et ces « feux d’artifice » me dérange.

                      Bonne journée.



                      • Fergus Fergus 16 mai 2013 12:22

                        Bonjour, Cevennevive.

                        J’ai oublié Lamy et, n’étant pas spécialiste du people cinématographique, sans doute quelques autres cas.

                        Merci pour votre commentaire que j’approuve très largement. J’évite moi aussi d’écouter les émissions consacrées à Cannes tant elles me semblent décalées, comme vous le soulignez.

                         


                      • cevennevive cevennevive 16 mai 2013 13:14

                        Pour ce qui est des filles LAMY, elles étaient filles d’un couple vendant des tissus dans une petite rue d’Alès. 


                        Un couple charmant d’ailleurs.

                        Ce n’était donc pas des filles de... L’exception existe.

                        Alexandra avait certainement du talent et de l’opiniâtreté pour avoir percé dans ce métier. Mais elle vient « d’ouvrir » la chaîne des Lamy (et peut-être des Dujardin).


                      • Fergus Fergus 16 mai 2013 14:07

                        @ Cevennevive.

                        Merci pour ces précisions. J’avoue ne quasiment pas connaître Alexandra Lamy. Un peu miuex Dujardin depuis « The Artist »

                        Bonne journée..


                      • alinea Alinea 16 mai 2013 11:13

                        Comment, Isabelle Adjani n’a pas propulsé ses rejetons ? Sophie Marceau ? Sandrine Bonnaire ? Philippe Noiret, et toute la bande...Bon, mes « vedettes » datent un peu.. c’est que, je ne suis pas très cinéphile !
                        Les Brasseurs ont une ressemblance physique incroyable et il me semblait que le rejeton n’avait que de moyens rôles à la télé ! Je crois surtout, que, peut-être à cause de cela, il n’y a plus de vrais grands noms au cinéma ! Au fond, ça ne doit pas être aussi facile de passer derrière un « monstre » comme Depardieu !


                        • Fergus Fergus 16 mai 2013 12:27

                          Bonjour, Alinea.

                          Le fait est qu’il peut être difficile de faire carrière dans le sillage d’une star du cinéma. Dommage que Guillaume Depardieu soit décédé car il avait un réel potentiel. Même si je l’aime bien pour son côté lunaire, je n’en dirais pas autant de sa soeur.


                        • epicure 18 mai 2013 17:26

                          C’est vrai qu’être « fils de » ou « fille de », ne garanti pas le statut du parent au rang de star.
                          Il y a des « fils ou filles de » qui ont tenté et échoué.

                          Je pense que ça rejoint les propos au dessus sur l’influence culturelle, la transmission, en grandissant dans le milieu, ils acquiert des connaissances et savoir faire qui leur permet de devenir un artiste acceptable, voire bon, sans forcément avoir le génie du ou des parents qui sont sortis de nulle part.

                          De plus comme dit aussi au dessus, le métier d’acteur n’est pas un art de création brute, mais repose avant tout sur un certain savoir faire, que les meilleurs ont naturellement.
                          La créativité, en général ça n’est pas héréditaire, donc il est plus difficile de s’imposer comme compositeur par exemple que comme acteur en étant « enfant de ».


                        • Fergus Fergus 19 mai 2013 09:08

                          Bonjour, Epicure.

                          « La créativité, en général ça n’est pas héréditaire », écrivez-vous. Entièrement d’accord. Idem, à mon avis, pour les talents de comédien qui nécessitent un minimum de créativité dans l’expression.


                        • Scual 16 mai 2013 11:58

                          « cet évident favoritisme barre la route à de grands talents »

                          C’est la même chose au niveau des autres « élites ». Tous des fils à papa. Après faut pas s’étonner.

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