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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Cinéma : L’ivresse du pouvoir, Claude Chabrol

Cinéma : L’ivresse du pouvoir, Claude Chabrol

Chabrol prévient dès le générique : L’ivresse du pouvoir n’est pas un film relatant les développements d’une célèbre affaire ayant défrayé la chronique judiciaire et le monde économique il y a quelques années. De fait, ce film est avant tout un portrait de femme, juge d’instruction, aux gants rouges. Une femme dont la seule obsession n’est plus que de faire tomber une bande d’affairistes véreux. Une femme dont la vie privée n’a plus aucune consistance, et qui ne jouit plus que dans son bureau. Une femme qui fait payer aux hommes qu’elle entend les fautes qu’elle n’a jamais eu les moyens de commettre. Comme d’habitude, Isabelle Huppert est convaincante, juste et crédible. Comme souvent, son personnage n’est pas vraiment sympathique, du moins pas davantage que ceux qu’elle poursuit de ses acidités, voire un peu moins, comme le PDG joué par Berléand. A ce titre, il se confirme que L’ivresse du pouvoir est très contagieuse.

Ce sentiment est renforcé par le plaisir que prend Chabrol à placer le spectateur du côté des mis en examen, qui constituent malgré tout une belle brochette de crapules. Ainsi, Jean-François Balmer est tout simplement hilarant lors de son audition ; de même, Philippe Duclos effectue un numéro de circonvolutions et d’ellipses tout à fait remarquable ; enfin, il est difficile de ne pas trouver réjouissante la caricature de Pasqua - pardon pour le pléonasme. Tout cela n’est finalement qu’une gigantesque farce, comme en témoignent nombre des noms des différents protagonistes (Patrick Bruel est Sibaud...). L’ultime clin d’œil ou pied de nez n’est pas le moindre. Si le nom de l’entreprise concernée par l’enquête n’est jamais cité, l’on aperçoit néanmoins sur un mur, lors d’une perquisition, qu’elle se nomme FMG, soit ELF à peu de choses près, comme dans 2001, Odyssée de l’Espace, où le super ordinateur s’appelait HAL, du moins dans la version originale, et non IBM.


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1 réactions à cet article    


  • Turquois 28 février 2006 11:11

    En fait, il faut lire : « Comme souvent, son personnage n’est pas vraiment sympathique, du moins pas davantage que ceux qu’elle poursuit de ses acidités, voire un peu moins que celui du PDG joué par Berléand. »

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